Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2021

74 résultats 

glande vestibulaire mineure l.f.

glandula vestibularis minor (TA)

minor vestibular gland

Glande mucosécrétante présente en nombre variable (2 à 10 et parfois plus) dans le vestibule.

glande vestibulaire principale l.f

glandula vestibularis major (TA)

greater vestibular gland

Chacune des deux glandes situées de chaque côté de la moitié postérieure de l’orifice vaginal.
De forme allongée d’avant en arrière et aplaties transversalement, les glandes vestibulaires principales sont comprises entre le muscle constricteur de la vulve et la paroi vaginale en dedans, le bulbe vestibulaire et le muscle bulbo-spongieux en dehors.  Situées au-dessous des fascias supérieur et inférieur du diaphragme uro-génital et au-dessus de la petite lèvre de la vulve. Elles s’accolent en avant au bulbe dont elles dépriment la face médiale. Leur canal excréteur, long de un centimètre environ, émerge de la face médiale de la glande. Il se porte obliquement en avant et en dedans et s’ouvre dans le sillon nympho-hyménéal, un peu en arrière de sa partie moyenne.
Glande à sécrétion mucipare, elle contribue à la lubrification du vestibule vaginal au moment des rapports sexuels. Elle se développe après la puberté

C. Bartholin, anatomiste danois (1655-1738) ; J. Duverney, anatomiste français (1648-1730) ; P. Huguier, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1804-1873) ; F. Tiedemann, anatomiste et zoologiste allemand, membre de l’Académie de médecine (1781-1861)

Syn. anc.  glande vulvo-vaginale, glande de Bartholin, glande de Duverney, glande de Huguier, glande de Tiedemann

habituation vestibulaire l.f.

vestibular habituation

Diminution de l’intensité de la réponse de l’appareil vestibulaire soumis à des stimulations répétées.
Phénomène psychophysiologique caractérisé par son acquisition (apprentissage), sa spécificité, sa rétention, ses variations intra et interindividuelles importantes sous l’influence de divers facteurs non spécifiques (éveil, médications etc.)

Étym. lat. habitum : supin de habere : avoir

[P2,P1]

Édit. 2015

hyperréflectivité vestibulaire l.f.

vestibular hyperreflex, hyperactive vestibular

Hyperfonctionnement du réflexe vestibulo-oculaire.

Ant. hyporéflectivité vestibulaire

réflexe vestibulo-oculomoteur

hyporéflectivité vestibulaire l.f.

Diminution de la réponse nystagmique à l’épreuve calorique

Syn. hypovalence

Ant. hyperréflectivité

nystagmus

labyrinthe vestibulaire l.m.

labyrinthus vestibularis (TA)

vestibular labyrinth

Partie du labyrinthe membraneux qui comprend l’utricule, le saccule, les conduits semi-circulaires, le conduit utriculo-sacculaire et  le conduit endolymphatique.

lamelle vestibulaire l.f.

lamella vestibularis  (TA)

vestibular lamella

Partie de la lame spirale osseuse qui, dans le vestibule, sépare la rampe vestibulaire au-dessus de la rampe tympanique ou cavité sous-vestibulaire au-dessous.

lamelle vestibulaire l.f.

lamella vestibularis  (TA)

vestibular lamella

Partie de la lame spirale osseuse qui, dans le vestibule, sépare la rampe vestibulaire au-dessus de la rampe tympanique ou cavité sous-vestibulaire au-dessous.

lèvre vestibulaire du limbe de la lame spirale osseuse l.f.

labium limbi vestibulare laminae spiralis ossei (TA)

vestibular lip of spiral limbus

Bord libre de la lamelle vestibulaire de la lame spirale osseuse.

ligament vestibulaire l.m.

ligamentum vestibulare (TA)

vestibular ligament

Chacun des deux épaississements de la membrane élastique de larynx qui s’étendent de l’angle rentrant du cartilage thyroïde à la fossette triangulaire du cartilage aryténoïde.
Ils sont contenus dans l’épaisseur des plis vestibulaires qu’ils soulèvent. Ils se prolongent en haut par les ligaments aryténo-épiglottiques.

Syn. anc. ligament thyro-aryténoïdien supérieur : ligament de la corde vocale supérieure ; ligament ventriculaire

membrane vestibulaire du canal cochléaire l.f.

paroi  vestibulaire du canal cochléaire

nerf vestibulaire l.m.

nervus vestibularis (TA)

vestibular nerve

Partie du nerf vestibulo-cochléaire (VIII) qui reçoit et conduit les impressions destinées au maintien de l’équilibre.
Les protoneurones sensoriels de ce nerf prennent origine au niveau du vestibule  (utricule et saccule) et des canaux semi-circulaires  du labyrinthe membraneux. Ils se rassemblent en deux branches. La branche supérieure est constituée par le nerf utriculaire et les nerfs ampullaires antérieur et latéral ; elle traverse l’aire vestibulaire supérieure du méat acoustique interne ; elle atteint le ganglion vestibulaire, origine réelle de ce protoneurone. La branche inférieure est constituée par le nerf sacculaire qui traverse l’aire vestibulaire inférieure du méat acoustique interne et par le nerf ampullaire postérieur qui débouche par le foramen singulare ; cette branche inférieure du nerf vestibulaire gagne le ganglion de Boettcher (partie  inférieure du ganglion de Scarpa) où se situe l’origine réelle de ses protoneurones constitutifs. Le nerf vestibulaire ainsi constitué sort du rocher par le pore acoustique interne où il s’unit au nerf cochléaire pour constituer le nerf vestibulo-cochléaire. Celui-ci, accompagné du nerf facial et du nerf intermédiaire gagne la partie latérale du sillon bulbo-pontique où il pénètre dans le tronc cérébral. Les fibres du nerf vestibulaire aboutissent au noyau vestibulaire médial, au noyau vestibulaire latéral et au noyau vestibulaire supérieur.

neuronite vestibulaire l.f.

Entité actuellement contestée : l’on préfère aujourd’hui parler de névrite vestibulaire

Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur)

névrite vestibulaire

neurectomie vestibulaire l.f.

vestibular neurectomy

Section du contingent vestibulaire du nerf auditif dans le conduit auditif interne.
La voie d’abord peut être: transcochléaire, translabyrinthique, sus pétreuse, ou postérieure dans l’angle ponto-cérébelleux, rétrosigmoïdienne ou rétrolabyrinthique. C’est le traitement chirurgical des vertiges invalidants de la maladie de Menière.

Menière (maladie de)

neuronite vestibulaire l.f.

vestibular neuronitis

névrite vestibulaire

névrite vestibulaire l.f.

Inflammation du nerf vestibulaire responsable d’un syndrome vestibulaire périphérique aigu

dû à la perte unilatérale, partielle ou totale, de la fonction vestibulaire.
La névrite vestibulaire se traduit par la survenue brutale, en quelques minutes, d’un violent vertige rotatoire avec nausées et vomissements, mais sans surdité ou acouphènes ni signes neurologiques. La crise est si forte qu’elle cloue le malade au lit durant au moins un à deux jours. L’examen clinique, forcément limité chez le patient très incommodé par son vertige, retrouve un nystagmus très intense au début et dont la secousse rapide bat vers le côté sain.
Le diagnostic ne peut en être affirmé que par la constatation à l’examen vestibulaire d’une hypo- ou d’une aréflexie unilatérale à l’épreuve calorique. L’audiogramme montre une audition normale. Il est intéressant d’étudier les potentiels évoqués otolithiques qui reflètent la fonction du nerf vestibulaire inférieur. Parfois, en effet, l’attente ne concerne que le nerf vestibulaire supérieur réalisant une névrite dissociée. Ceci est important car, en ce cas, il n’est pas rare d’observer, quelques semaines plus tard, la survenue d’un vertige paroxystique positionnel rendu possible par la conservation de la fonction du canal semi-circulaire postérieur.
Dans les cas typiques, il n’est pas indispensable d’effectuer une IRM. Spontanément, l’évolution se fait vers la guérison : le vertige s’amende en quelques jours et le malade recouvre son équilibre sans séquelles fonctionnelles vraies.
La cause est le plus souvent inconnue, présumée vasculaire ou virale (selon un mécanisme sans doute analogue à celui des paralysies faciales). Ainsi, un virus – sans doute le virus Herpès– présent dans le ganglion du nerf vestibulaire serait-il capable de se « réveiller » sous l’influence de facteurs variés et de déclencher une « neuropathie œdémateuse».
Le traitement consiste dans le repos allongé, l’administration d’un corticoïde à fortes doses et plus accessoirement d’un antivertigineux et d’un anti-émétique. Il semble essentiel de mobiliser au plus vite le malade afin de faciliter la compensation centrale, c’est-à-dire la capacité qu’a le cerveau de pallier la perte d’un des vestibules. Le pronostic est en général favorable avec récupération de la fonction ou compensation centrale.
Le terme de névrite est actuellement préféré à celui de neuronite.

Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur)

vertige, nystagmus, vestibulaire (exploration instrumentale), potentiels évoqués otolithiques, audiogramme, équilibre – nystagmographie, nerf vestibulaire

nystagmus vestibulaire l.m.

vestibular nystagmus

Mouvement conjugué "à ressort" des deux globes oculaires, composé d'une secousse lente, de dérive vers le côté atteint (indiquant habituellement celui-ci) et d'une secousse rapide, saccadée de rappel vers le côté sain (dont le sens, par convention, donne la direction).
C'est le plus sensible des signes vestibulaires spontanés.
Dans sa forme périphérique, il est horizonto-rotatoire (car résultant de la stimulation des trois canaux semi-circulaires), diminué ou aboli par la fixation oculaire volontaire, augmenté quand le regard se dirige vers la secousse rapide, décroissant dans le regard du côté opposé, enfin unidirectionnel (ne changeant pas de sens selon les positions du regard).
Dans sa forme centrale, il est pur (respectivement vertical, horizontal et rotatoire dans les atteintes pédonculaires, protubérantielles et bulbaires), augmenté par la fixation oculaire volontaire, enfin multidirectionnel.
Un nystagmus vestibulaire spontané est toujours pathologique.

Étym. gr. nustazô : je m'incline

omission vestibulaire l.f.

Syndrome décrit chez le sujet âgé consistant en des troubles de l’équilibre liés à la non ou mauvaise utilisation de leur fonction vestibulaire alors que leurs fonctions visuelle et proprioceptive sont déclinantes.

A. Sémont, kinésithérapeute et G. Freyss, otorhinolaryngologiste français (1988)

Édit. 2017

orifice du canalicule vestibulaire l.m.

apertura canaliculi vestibuli (TA)

opening of vestibular canaliculus

Orifice situé sur la face postérieure de la partie pétreuse de l’os temporal, au fond de la fossa subarcuata.

canalicule vestibulaire

Édit. 2017

orifice interne du canalicule vestibulaire l.m.

apertura interna canaliculi vestibuli (TA)

internal opening of vestibular canaliculus

Orifice intracrânien qui s’ouvre au fond de la fossa subarcuata.

fossa subarcuata

Édit. 2017

ouverture du canalicule  vestibulaire l.f.

apertura canaliculi vestibuli (TA)

opening of vestibular canaliculus

Ouverture antérieure du canalicule vestibulaire au fond de la fossa subarcuata.

Édit. 2017

papillomatose vestibulaire physiologique l.f.

hirsutoid papillomas of the vulva

État lié à la présence de petites excroissances papillomateuses digitiformes couleur de la muqueuse normale, de nature physiologique, généralement localisées au vestibule vulvaire.
Histologiquement ces lésions sont proches des angiofibromes. Elles sont l'équivalent féminin des papules perlées de la couronne du gland.

paroi vestibulaire du conduit cochléaire l.f.

paries vestibularis ducti cochlearis ; membrana vestibularis ducti cochléaris (TA)

Paroi supérieure du canal cochléaire (limaçon membraneux)

Elle est constituée, de dedans en dehors, par un endothélium, une membrane basale ou vitrée et une couche conjonctive se continuant par le périoste de la rampe vestibulaire.

E. Reissner, anatomiste allemand (1824-1878)

Syn. anc. membrane de Reissner

partie inférieure du ganglion vestibulaire l.f.

pars  inferior ganglionis vestibularis (TA)

inferior part of vestibular ganglion

Partie inférieure du ganglion vestibulaire qui donne naissance au nerf ampullaire postérieur et au nerf sacculaire.

partie inférieure du nerf vestibulaire l.f.

pars inferior nervi vestibularis (TA)

inferior part of vestibular nerve

Branche de division inférieure du nerf vestibulaire d’où émanent le nerf ampullaire postérieur et le nerf sacculaire.

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