Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2020

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analogues nucléosidiques inhibiteurs de la transcriptase inverse l.m.p.

analogues nucléosidiques inhibitory of reverse transcriptase

Antirétroviraux virustatiques, utilisés par voie orale et en association dans le traitement de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH1 et VIH2).
On distingue l’AZT (azidothymidine) et l’abacavir analogues de la thymidine, la ddI analogue de l’adénosine, la ddC analogue de la déoxycytidine, le d4T analogue de la thymidine, le 3TC analogue de la cytidine, le ténofovir, seul inhibiteur nucléotidique de la transcriptase inverse.

azidothymidine, abacavir, ténofovir

[D1,G3,G5]

Édit. 2017

inhibiteurs de la transcriptase inverse l.m.p.

reverse transcriptase inhibitors

Antirétroviraux inhibant la réplication des virus de l’immunodéficience humaine ; ils ne sont que virustatiques et ne peuvent aboutir à l’éradication du VIH.
Tous doivent être utilisés en association.
Les analogues nucléosidiques inhibiteurs de la transcriptase inverse sont actifs sur les virus VIH1 et VIH2. On distingue la zidovudine (AZT), la d4T (stavudine) et l’abacavir analogues de la thymidine, la ddI (didanosine) analogue de l’adénosine, la ddC (zalcitabine) et le 3TC (lamivudine) analogues de la cytidine. Le ténofovir, est le seul inhibiteur nucléotidique de la transcriptase inverse. Tous se prescrivent par voie buccale. Seule la zidovudine peut être utilisée également par voie intraveineuse. Outre les effets indésirables propres à chaque médicament, l’acidose lactique par cytopathie mitochondriale représente une toxicité commune à tous.
Les analogues non nucléosidiques de la transcriptase inverse (delavirdine, efavirenz, névirapine), actifs sur VIH1, agissent sur un site différent de celui des inhibiteurs nucléosidiques ; ils sont utilisés par voie orale et induisent surtout des réactions d’intolérance cutanée.

sida

inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse l.m.p.

reverse transcriptase not nucléosidiques inhibitors

Antirétroviraux virustatiques, actifs uniquement sur le VIH1, utilisés par voie orale et en association dans le traitement de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine.
On distingue la névirapine, la delavirdine, l’efavirenz. Ils peuvent induire surtout des réactions d’intolérance cutanée

sida

transcriptase inverse l.f.

reverse transcriptase

Enzyme ou système enzymatique catalysant la biosynthèse d'un acide désoxyribonucléique complémentaire d'une matrice ribonucléique.
Les transcriptases inverses sont impliquées dans la réplication de virus ribonucléiques tels que les virus de l'immunodéficience humaine.

transcriptase réverse

acide thymidine-monophosphorique l.m.

Syn. acide thymidylique

acide thymidylique

[C1]

Édit. 2020

thymidine n.f.

thymidine

Désoxy-2-riboside de la thymine.
Nucléoside isolé de l'acide thymonucléique, c'est-à-dire les acides désoxyribonucléiques du thymus, et obtenu également par condensation de la thymine avec le désoxyriboside.
Le terme de thymidine est impropre, car il devrait désigner le riboside de la thymine, nucléoside présent dans certains ARN ; le terme correct est désoxythymidine.

thymidine-kinase n.f.

thymidine kinase

Enzyme catalysant la phosphorylation de la thymidine par l'ATP, dont le gène introduit dans une cellule tumorale peut entraîner la mort de la cellule (gène suicide).

thymidine tritiée l.f.

thymidine 3H

Thymidine radioactive marquée par un isotope 3H utilisée pour étudier le cycle cellulaire.
La thymidine tritiée (3H), se dirige vers le noyau, et ne s'incorpore que dans les cellules en phase S, c'est-à-dire celles dont l'ADN(et non l’ARN) incorpore des nucléotides.

cycle cellulaire

reverse transcriptase l.f.

transcriptase inverse, transcriptase réverse

transcriptase réverse l.f.

reverse transcriptase

Enzyme ou système enzymatique catalysant la biosynthèse d'un acide désoxyribonucléique complémentaire d'une matrice ribonucléique.
Les transcriptases réverses sont impliquées dans la réplication de virus ribonucléiques tels que les virus de l'immunodéficience humaine.

Syn. reverse transcriptase

astigmatisme inverse l.m.

Astigmatisme cornéen régulier dans lequel le méridien vertical est plus convergent que le méridien horizontal.

Étym. gr. : privatif ; stigma : marque

condylome inversé l.m.

inverted condyloma

Forme histologique particulière du condylome qui se développe vers la profondeur des tissus en les refoulant par l'intermédiaire de digitations recouvertes de la membrane basale.

[F5]

génétique inverse l.f.

reverse genetics

Consiste à analyser l’impact phénotypique de la modification d’un gène dont on ne connaît pas la fonction. La génétique moléculaire et le séquençage des génomes ont conduit à l'essor de la génétique inverse. Ce paradigme sélectif (le chercheur choisit le gène à muter/perturber) est différent de celui de la génétique formelle ou classique.

génétique formelle

immunologie inverse l.f.

reverse immunology

Procédé permettant de prédire et d’identifier des peptides immunogènes à partir de la séquence de la protéine produite par le gène d’intérêt chez un patient donné.
La présentation d’un peptide à la surface des cellules présentatrices d’antigènes, ou des cellules tumorales, nécessite des étapes successives de protéolyse, transport et liaison aux molécules du complexe majeur d’histocompatibilité de classe I (CMH-I). Des algorithmes de prédiction des sites de coupure de la protéine par les protéasomes et d’autres des séquences peptidiques susceptibles de se lier aux molécules du CMH d’un patient donné ont été développés en utilisant des données déjà validées. On identifie ainsi de nouveaux épitopes à partir de séquences d’antigènes connus ou de nouveaux antigènes potentiels à partir de données génomiques. Les mutations tumorales sont en effet la source de néoantigènes à identifier dans un but thérapeutique.

complexe majeur d'histocompatibilité, protéasome

inverse du carré de la distance (loi de l') l.f.

Expression mathématique de la variation d’une grandeur physique y qui décroît de façon inversement proportionnelle au carré de la distance x considérée : y = x2

Elle a un caractère très général pour des grandeurs liées à la propagation en espace libre du rayonnement émis par une source ponctuelle, par exemple la fluence et la dose diminuent en 1/x2 en fonction de la distance x à la source.
Elle gouverne aussi la force de Coulomb entre deux charges électriques ponctuelles, la force gravitationnelle entre deux masses ponctuelles, etc.

C. de Coulomb, physicien français (1785)

force de Coulomb

microscope inversé l.m.

inverse microscope

microscope chimique

[A2,A3,B1,B3]

Édit. 2017 

mutagénèse inverse l.f.

reverse genetics, surrogate genetics

Processus consistant en la mutagénèse in vitro d'un gène cloné, suivi de son retour dans la souche originelle à l'état muté par remplacement d'allèle.

mutation inverse l.f.

reverse mutation

Dans un gène muté, mutation ponctuelle rétablissant le phénotype originel ; elle a lieu généralement à un autre locus.
Quand elle a lieu au même locus, rétablissant ainsi le génotype d'origine, on parle de mutation en retour.

Syn. rétromutation

nystagmus latent inverse l.m.

inverse latent nystagmus

Forme clinique de nystagmus congénital latent apparaissant en fixation binoculaire, mais disparaissant ou diminuant à l'occlusion d'un œil.
C'est donc l'inverse du nystagmus latent proprement dit.

Étym. gr. nustazô : je m'incline

occlusion ophtalmique inverse l.f.

inverse occlusion

Modalité d'occlusion thérapeutique consistant à occlure le mauvais œil dans le traitement de l'amblyopie.

Étym. lat. occludere : fermer

Syn. occlusion ophtalmique indirecte

Édit. 2017

osmose inverse l.f. 

Traitement physico-chimique et antimicrobien visant à extraire par rétention les substances

inorganiques et organiques de l’eau.
Il est le plus souvent mis en œuvre après un adoucissement et une ou plusieurs filtration(s) et
peut constituer le dernier traitement d’une filière d’amélioration de la qualité de l’eau.
L’osmose inverse est réalisée par passage de l’eau à traiter sur une membrane semi-perméable qui laisse passer les molécules d’eau et retient la majorité des composés présents dans l’eau (micro-organismes, particules en suspension, colloïdes, ions contaminants organiques dont les endotoxines bactériennes). Toutefois il ne s’agit pas de traitements stérilisants.
La conductivité d’une eau osmosée est plus faible que celle de l’eau initiale et sa corrosivité importante.

Édit. 2017

papillome inversé l.m.

inverted papilloma

Variété de papillome dans laquelle les végétations épithéliales, au lieu d'être exophytiques, s'étendent, de façon inversée, dans le chorion de la muqueuse, nasale et vésicale notamment.
Sur la conjonctive palpébrale, le comportement de cette formation papillomateuse paraît moins menaçant que son équivalent des fosses nasales.

papillome inversé des fosses nasales l.m.

inverted papilloma

Forme particulière de papillome dans lequel la prolifération épithéliale pénètre à l’intérieur du stroma.
Il est susceptible de dégénérer, surtout après une exèrèse insuffisante.

papillome urothélial inversé l.m.

inverted urothelial papilloma

Tumeur papillaire de vessie dont la prolifération endophytique s'étend vers l'épaisseur de la paroi vésicale, en sens inverse de la tendance habituelle exophytique vers la cavité vésicale.
Cette particularité la rend invisible en cystoscopie ; le diagnostic est fait par résection endoscopique de la zone pariétale suspecte.

tumeur papillaire de vessie

pharmacologie inverse l.f.

Pharmacologie de développement récent, qui résulte de l'isolement dans le génome de gènes identifiés par homologie avec d'autres gènes ou à la suite de séquençages industriels sans sélection préalable.
Ces gènes exprimés dans les cellules pouvant les rendre sensibles à l'action de certaines substances, on en déduit qu'ils codent pour des enzymes ou des récepteurs actifs pharmacologiquement.
Cette pharmacologie suit donc une démarche qui va du gène à la fonction, alors que la pharmacologie moléculaire traditionnelle procédait de la fonction à la protéine puis au gène : elle recherchait une protéine douée d'activité biologique dite pharmacologique, en se fondant sur l'effet de substances sur certaines cellules. Le biochimiste isolait la protéine et, par synthèse d'oligonucléotides basés sur la séquence, localisait le gène correspondant.
La pharmacologie inverse a ainsi identifié de nombreux sous-types de récepteurs, par ex. de la sérotonine (14 sous-types au lieu de 3 ou 4 attendus de la pharmacologie classique) ou de la dopamine (7 au lieu des 2 connus), etc.

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