Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2018

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stimulateur cardiaque à double chambre l.m.

double chamber pacemaker

Stimulateur cardiaque stimulant, au moyen de deux sondes, l'oreillette droite et le vendricule droit.
Par convention internationale, les sigles suivants définissent le mode de fonctionnement des stimulateurs double chambre :
- mode DDD : écoutant et stimulant les deux cavités en mode synchronisé ;
- mode DDDR : écoutant et stimulant les deux cavités en mode synchronisé et comportant un mode d'asservissement à partir de l'activité physique du porteur ;
- modes DDI et DDIR : écoutant et stimulant la cavité ventriculaire en mode sentinelle (inhibé) ;
- modes VVI, VVIR : écoutant et stimulant la cavité ventriculaire en mode sentinelle (R = avec capteur d'activité) ;
- mode AAIR : écoutant et stimulant la cavité auriculaire en mode sentinelle (R = avec capteur d'activité).
Le stimulateur à double chambre exige la persistance ou la récupération d’un rythme sinusal. Dans ces conditions il améliore sensiblement la performance cardiaque. Ses inconvénients sont un prix de revient plus élevé et la possibilité de déclencher certains rythmes réciproques.

stimulateur cardiaque

stimulateur cardiaque asynchrone l.m.

asynchronic pacemaker

Stimulateur cardiaque à rythme fixe indépendant de l’activité propre du cœur stimulé.
Il a représenté le premier modèle de stimulation cardiaque, mais n’est plus guère utilisé en raison des risques de fibrillations ventriculaires que peut comporter une excitation électrique tombant en période vulnérable ventriculaire.

stimulateur cardiaque l.m.

cardiac pacemaker

Dispositif destiné à assurer artificiellement, par stimulus électrique des oreillettes ou des ventricules, une contraction cardiaque rythmée selon une fréquence choisie.
Son utilisation peut être transitoire (stimulation externe), ou définitive par implantation intrathoracique antérieure du stimulateur électronique sous le muscle grand pectoral, permettant de traiter les bradycardies graves relevant de blocs auriculoventriculaires de haut degré ou de blocs sino-auriculaires quelle qu'en soit la cause.
Le dispositif délivre les stimulations électriques par le moyen d'électrodes (sondes) placées par voie sous-clavière, axillaire ou céphalique. Il analyse aussi les potentiels cardiaques spontanés. Des programmes incorporés permettent d'ajuster la cadence des stimulation délivrées au myocarde aux besoins physiologiques du patient (notamment pas de stimulation si cela n'est pas nécessaire, mais stimulation dès qu'une pause cardiaque devient dangereuse - stimulateurs «sentinelle» - et ajustement de la fréquence cardiaque à l'effort). On distingue ainsi la stimulation ventriculaire multiprogrammable, sentinelle en mode VVI, la stimulation double chambre à l'aide de deux sondes (auriculaire et ventriculaire) et la stimulation monochambre auriculaire.
La durée moyenne de vie d'un stimulateur cardiaque comportant une pile au lithium est de 5 ans.

Syn. : pacemaker (déconseillé)

stimulateur de nerf l.m.

nerve stimulator

Petit boîtier électronique délivrant des impulsions de courte durée (0,2 ms) et d'intensité limitée (60 mA au max) destiné à exciter un nerf à travers la peau pour provoquer la contraction du muscle correspondant.
Ce dispositif est utilisé pour le contrôle de la curarisation en anesthésiologie. On emploie une impulsion unique, 2 ou 4 impulsions en 2 s ou une série tétanisante appliquée pendant 5 s. L'importance de la réponse est évaluée soit par estimation visuelle ou tactile (petits appareils «de poche») soit par un capteur placé sur le muscle : il mesure l'effet et peut même enregistrer le myogramme dans les dispositifs les plus perfectionnés.
La stimulation tétanisante, douloureuse, n'est appliquée, si besoin, que sous anesthésie. On emploie soit de petites électrodes, soit des électrodes jetables d'électrocardiographie, l'électrode excitatrice étant placée sur le trajet du nerf.
L'utilisation la plus intéressante est le train de 4 impulsions en 2 secondes qui permet de comparer la réponse initiale, servant de témoin, à la quatrième. En cas de curarisation cette dernière est diminuée par l'effet d'épuisement produit par un curare non dépolarisant.
Une autre utilisation (à faible intensité < 0,5 mA) est la recherche des nerfs pour mettre en route une anesthésie locorégionale (plexus brachial, nerf sciatique).
 

train de quatre

stimulateur électronique l.m.

electronic pacemaker

Appareil destiné à régulariser selon un rythme physiologique la commande nerveuse et le fonctionnement d’un muscle.
Les premiers appareils de ce type et les plus répandus sont les stimulateurs cardiaques qui ralentissent ou accélèrent les contractions cardiaques en cas de troubles de la commande ou de la conduction nerveuse. On utilise de plus en plus des stimulateurs neurosphinctériens contre les incontinences du rectum ou de la vessie. Des stimulateurs destinés aux muscles de l’appareil locomoteur sont à l’essai, lors de certaines paralysies des membres.

stimulateur monochambr e l.m.

Stimulateur ayant une seule sonde ventriculaire ou plus rarement auriculaire.

stimulateur multisite l.m.

multisite pacemaker

Stimulateur cardiaque pouvant entraîner de manière synchrone les ventricules et/ou les oreillettes droite et gauche.

stimulateur orthorythmique l.m.

orthorhythmic pacemaker

Stimulateur cardiaque de type sentinelle mais à hystérésis variable, c’est-à-dire dont le délai de stimulation est calculé automatiquement en fonction du rythme instantané (durée de la diastole ventriculaire précédente).
Les stimulateurs orthorythmiques ne s’adressent qu’à des cas particuliers de tachycardie.

stimulateur sentinelle

stimulateur sentinelle l.m.

demand pacemaker

Stimulateur cardiaque qui entraîne le cœur à la demande lorsque son rythme spontané est trop lent.
Il a remplacé presque partout le stimulateur asynchrone.