Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2020

38 résultats 

tumeur myofibroblastique inflammatoire du poumon l.f.

inflammatory pseudotumor of lung

Lésion nodulaire composée de cellules inflammatoires lymphocytaires et surtout plasmocytaires, de macrophages chargés de lipides et de cellules conjonctives myofibroblastiques.
Son histogénèse n'est pas déterminée. Habituellement bénigne, elle peut être localement invasive sur les bronches et sur la plèvre.
Elle se voit surtout dans la première partie de la vie, révélée parfois par des signes infectieux. Ailleurs, c'est une découverte d'examen radiographique. Le nodule radiologique est homogène, bien circonscrit, contenant des calcifications parfois. L'évolution est lente. Le diagnostic est souvent post-opératoire sur l'examen histopathologique de la pièce.
Selon la prédominance du type histologique dans cette tumeur composite, de nombreux noms lui ont été donnés.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. plasmocytome, histiocytome, xanthome, tumeur à mastocytes, granulome histiocytaire, pseudotumeurs inflammatoires

xanthome pulmonaire

pseudotumeur inflammatoire l.f.

Ensemble disparate réunissant des formations d'allure macroscopique tumorale et qui sont la conséquence d'un processus inflammatoire chronique hyperplasique.

Castleman (pseudotumeur de) l.f.

angiofollicular lymph node hyperplasia, angiofollicular hyperplasia

Castelman (maladie de)

[F5]

pseudotumeur n.f.

tumor-like lesion

Lésion ayant macroscopiquenent l'aspect d'une tumeur mais répondant histologiquement à un processus non néoplasique, le plus souvent de nature inflammatoire ou hyperplasique (hyperplasie glandulokystique de l’endomètre), ou dysplasique (dysplasie mammaire), voire hamartomateuse.

pseudotumeur trophoblastique invasive l.f.

pseudotrophoblastic tumour

tumeur trophoblastique du site d'implantation placentaire

pseudotumeur de Castleman l.f.

angiofollicular lymph node hyperplasia, angiofollicular hyperplasia

Maladie inflammatoire caractérisée par une hyperplasie ganglionnaire surtout médiastinale et abdominale, mais qui peut atteindre le tissu sous-cutané, avec une image histologique particulière pouvant revêtir deux types : soit hyalinovasculaire avec une prolifération vasculaire centrale entourée de nombreux lymphocytes B polyclonaux, soit plasmocytaire.
La forme hyalinovasculaire est torpide, découverte fortuitement devant une masse radiographique ; les formes plasmocytaires peuvent s'accompagner de signes généraux et parfois de manifestations auto-immunes. Il existe 2 variétés cliniques, l'une localisée, l'autre diffuse, multicentrique. Des travaux récents ont mis en évidence la présence du virus KSV (ou HHV8) dans des ganglions de personnes atteintes de la maladie de Castleman, laissant penser qu'il pourrait s'agir de la cause de la maladie. Les lymphocytes des maladies de Castleman produisent de l'interleukine 6.

B. Castleman, anatomo-pathologiste américain (1956)

Syn. pseudotumeur inflammatoire, pseudolymphome de Castleman, hyperplasie lymphoïde angiofolliculaire

[F5]

anti-inflammatoire n.m.

antiinflammatory drug

Médicament symptomatique utilisé dans le traitement des affections inflammatoires, par voie générale ou locale.
Ils comprennent deux classes essentielles : les anti-inflammatoires stéroïdiens représentés par les glucocorticoïdes, dont le chef de file est le cortisol ou hydrocortisone, et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), dont le chef de file est l'aspirine.

artériopathie inflammatoire l.f.

angeitic, angiitic vasculitis

Ensemble d'affections qui ont en commun une lésion pariétale des vaisseaux du système nerveux central.
Elles se manifestent par des tableaux cliniques divers : signes focaux déficitaires, crises d'épilepsie, encéphalopathie, associés ou non à des signes généraux : altération de l'état général, fièvre, et/ou atteinte d'autres organes.
Les séquences pondérées en T2 de l'IRM peuvent révéler des hyper-signaux non spécifiques de la substance blanche encéphalique ; l'association à des anomalies corticales est plus caractéristique. L'angiographie permet d'évoquer le diagnostic devant des rétrécissements segmentaires des artères cérébrales, séparés par des dilatations fusiformes. Ces anomalies ne sont pas spécifiques d'une vascularite et restent inconstantes. Seule, la biopsie leptoméningée ou corticale, en fait rarement réalisée, permet un diagnostic de certitude.
Ce type d'affections est rarement isolé, le plus souvent associé à une angéite systémique apparemment primitive, à une maladie systémique, à une pathologie infectieuse, néoplasique, ou à la prise de médicaments ou de toxiques.

Syn. angéite, vascularite

dystrophie pseudo-inflammatoire de Sorsby l.f.

Affection maculaire progressive avec nombreux drusen, se compliquant rapidement de néovaisseaux sous-rétiniens maculaires et d’une baisse invalidante bilatérale de l'acuité visuelle ;

La maladie débute entre 30 et 40 ans par une large plage séreuse maculaire, accompagnée d’hémorragies au niveau de la lésion ou sur ses bords, et d’exsudats. La plage maculaire est entourée de nombreux drusen séreux. Au stade terminal, il existe une atrophie aréolaire centrale ou un aspect pseudotumoral cicatriciel plus ou moins pigmenté et une extension des lésions exsudatives vers la périphérie. A l'origine de la maladie se trouve la choriocapillaire tout comme dans la dégénérescence disciforme acquise. L’affection et ses complications semblent assez proches des drusen dominants compliqués, mais dans cette forme l’atteinte est d’emblée sévère bilatérale et exsudative, et elle commence chez le sujet d’âge moyen. La transmission héréditaire est de type autosomique dominant (MIM 136900). Le locus du gène (SFD) est en22q13.-qter.

A. Sorsby, ophtalmologiste britannique (1949)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

Syn. Sorsby (syndrome de)

dystrophie pseudo-inflammatoire rétinienne l.f.

pseudoinflammatory fundus dystrophy

Affection maculaire progressive avec néovaisseaux choroïdiens sous-rétiniens maculaires débutant après trente ans.
Baisse rapide de l'acuité visuelle des deux yeux vers 40 ans. Drusen du pôle postérieur et placard maculaire avec hémorragies et exsudats sur la lésion ou ses bords. Au stade terminal atrophie aréolaire centrale, pigmentation et extension vers la périphérie. La maladie est identique à la dystrophie pseudo-inflammatoire de Sorsby mais elle est d'hérédité autosomique récessive. Il convient d'éviter l'abréviation PFD qui est la même que pour la dysplasie fibreuse polyostéosique d'Albright. L’affection est autosomique récessive (MIM 264420).

H. R. Forsius, ophtalmologiste finlandais (1982) ; A. Sorsby, ophtalmologiste britannique (1949)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

Syn. PFD de type Lavia, PFD de type finlandais (sigle à éviter)

exsudat inflammatoire l.m.

inflammatory exudate

œdème, exsudat

[A3]

Édit. 2018  

granulome inflammatoire l.m.

granuloma

Ensemble des cellules aux spécialités fonctionnelles différentes, présentes dans un foyer inflammatoire.
Cet infiltrat comporte : des histiocytes-macrophages ; des cellules immunologiquement compétentes
(lymphocytes T et lymphocytes B se transformant en plasmocytes excréteurs d’immunoglobulines) ; des fibrocytes, fibroblastes, fibroclastes et myofibroblastes, avec parfois prédominance d’un type de ces cellules réalisant alors, p. ex., un granulome histiocytaire ou un granulome plasmocytaire.
Cet ensemble cellulaire est destiné à réparer une lésion, après en avoir éventuellement détruit l’agent causal. Dans ce dernier cas, un matériel inassimilable peut persister et donner au granulome un caractère particulier, non seulement par la présence d’un « corps étranger », éventuellement reconnaissable en microscopie optique, mais aussi par une transformation histiocytaire particulière qui donne naissance à une cellule géante dite à corps étranger (granulome à corps étranger).

hamartome épidermique verruqueux inflammatoire linéaire l.m.

inflammatory linear verucous epidermal nævus (ILVEN)

Lésion congénitale ou atteignant l'enfant avant l'âge de six ans et principalement les filles, unilatérale, évoluant par poussées inflammatoires successives et dont l'aspect clinique consiste en papules kératosiques prurigineuses, disposées en bandes ou en réseau et souvent couvertes de squames grisâtres.
Histologiquement, l'aspect est psoriasiforme, avec cependant la présence dans la couche cornée d'une alternance de zones ortho- et parakératosiques. L'évolution est chronique. Il n'y a pas de traitement efficace; les rétinoïdes peuvent amener une amélioration relative.

J. Altman et A. Mehregan, dermatologues américains (1971)

Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer

Syn. nævus épidermique verruqueux inflammatoire linéaire, dermatitic epidermal nævus (obs.)

Sigle : HEVIL

[A3,F5,Q2,J1]

Édit. 2015

histiocytome fibreux inflammatoire l.m.

inflammatory fibrous histiocytoma

Tumeur mésenchymateuse maligne, bien que le caractère de malignité n'apparaisse pas dans cette appellation, proche de l'histiocytosarcome primitif et de l'histiocytome fibreux malin, mais dont l'image histologique comporte de nombreuses cellules xanthomateuses à cytoplasme clair, abondant, granuleux et à noyau atypique, ainsi qu'une composante inflammatoire souvent importante.

Syn. xanthosarcome inflammatoire

hyperplasie inflammatoire conjonctive l.f.

Hyperplasie conjonctive survenant dans un tissu conjonctif, lors d’une inflammation chronique.

Syn. hyperplasie inflammatoire conjonctive pseudosarcomateuse

hyperplasie inflammatoire conjonctive pseudosarcomateuse l.f.

hyperplasie inflammatoire conjonctive

hyperplasie inflammatoire épithéliale l.f.

En bordure d'une plaie chronique, surélévation plus ou moins localisée et irrégulière correspondant à une multiplication des cellules épithéliales en travées désordonnées, entourées de leucocytes polynucléaires et de macrophages.

Syn. hyperplasie inflammatoire pseudoépithéliomateuse

hyperplasie inflammatoire pseudoépithéliomateuse l.f.

hyperplasie inflammatoire épithéliale

hyperplasie papillaire inflammatoire du palais l.f.

palate inflammatory papillar hyperplasia

Affection survenant surtout chez les sujets édentés à hygiène buccale déficiente et à prothèse mal adaptée, se manifestant par de nombreuses petites élevures polyploïdes ou papillomateuses qui recouvrent le palais dur postérieur.
Aucune transformation cancéreuse n'est décrite.

Syn. papillomatose palatine

[P3]

infiltrat inflammatoire l.m.

inflammatory infiltrate

Ensemble des éléments cellulaires figurés présents dans un foyer inflammatoire, aigu ou chronique.
La majeure partie vient du sang circulant (leucocytes) et  les autres éléments sont d'origine locale  (histiocytes, fibrocytes, fibroblastes, mastocytes).

inflammatoire (neuropathie) l.f.

inflammatory neuropathy

Neuropathie survenant dans le cadre d'affections générales inflammatoires éventuellement  dysimmunitaires.
Le qualificatif d'inflammatoire est trop souvent employé sans raison, soit que la neuropathie se développe dans le contexte d'une maladie inflammatoire générale, soit qu'il y ait des lésions du nerf périphérique réellement inflammatoires. Il est souvent associé au terme de neuropathie dysimmune. Ainsi, au cours d'atteintes des nerfs périphériques telles que le syndrome de Guillain-Barré et les polyradiculonévrites chroniques de mécanisme auto-immun identique, le terme de neuropathie inflammatoire est souvent utilisé alors qu'il y a peu ou pas de lésions histologiques inflammatoires. Il serait donc préférable de réserver cette terminologie aux neuropathies intégrées à un tableau de maladies générales inflammatoires du type d'une vascularite, comme au cours des collagénoses, notamment de la périartérite noueuse.

G. Guillain et J. A. Barré, neurologistes français et membres de l'Académie de médecine (1916)

Étym. lat. flamma : flamme

Guillain-Barré (syndrome de), polyradiculonévrites chroniques

nævus épidermique verruqueux inflammatoire linéaire l.m.

Sigle  : NEVIL

hamartome verruqueux inflammatoire linéaire

neuropathie optique inflammatoire ou infectieuse l.f.

inflammatory or infectious optic neuropathy

Neuropathie optique intercurrente ou inaugurale d'une affection inflammatoire ou infectieuse du système nerveux central.
Les signes principaux sont :
- une altération de l'acuité visuelle d’importance variable,
- un déficit du champ visuel traduisant une atteinte des faisceaux du nerf optique,
- un signe pupillaire de Gunn,
- une altération des potentiels évoqués visuels,
- alors que le fond d'œil peut être normal ou comporter un gonflement de la papille optique.
Entrent dans cette catégorie les neuropathies associées à des infections locales ou régionales, la sclérose en plaques, la neuromyélite optique aigüe de Devic (dont l'autonomie est discutée) et les uvéites de toutes origines qui portent le nom d'uvéopapillites.

œdème inflammatoire l.m.

œdème, exsudat, congestion

Édit. 2017

papillomatose inflammatoire du palais l.f.

Hyperplasie papillaire ou pseudo-papillomateuse de la muqueuse palatine liée à des phénomènes inflammatoires favorisés par le port d'une prothèse dentaire et une mauvaise hygiène buccale.

| /2 | page suivante