Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2020

11 résultats 

germes aérobies à Gram négatif dans les pneumonies et bronchopneumonies l.m.p.

pneumonia Gram-negative organisms

Infections souvent graves, particulièrement observées en milieu hospitalier et/ou chez des sujets fragilisés.
- Pseudomonas aeruginosa donne une atteinte plurifocale souvent bilatérale, d'évolution grave chez les sujets fragiles.
- Escherichia coli s'observe chez un malade porteur d'une affection pulmonaire chronique. Les empyèmes y sont fréquents.
- Klebsiella pneumoniae entraîne une nécrose précoce et extensive, évoluant souvent vers la chronicisation lorsque le traitement antibiotique n'a pas été précocement adapté.
- Haemophilus influenzae s'observe chez les bronchopathes chroniques.
- Legionella pneumophila évolue par petites épidémies à la suite de contaminations aériennes.

infection pulmonaire à Klebsiella pneumoniae et légionellose

germes aérobies à Gram positif dans les pneumonies et bronchopneumonies l.m.p.

Gram-positive organisms in pneumonia

Infections pulmonaires aigües à germes aérobies à Gram + dont le pneumocoque est le germe le plus souvent en cause.
- Le pneumocoque (Streptococcus pneumoniae) est responsable de 90% des pneumonies lobaires, mais celles-ci ne représentent que 30 à 40% des pneumopathies à pneumocoques. Le modèle bronchopneumonique est observé dans 50 à 60% des cas.
Excavation, gangrène et complications pleurales sont rares.
- Le staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) a une propagation bronchopneumonique ou est lié à une contamination hématogène par des emboles septiques. Une évolution torpide avec des bronchectasies séquellaires n'est pas rare.
Le streptocoque (Streptococcus) au cours des infections pulmonaires est lié à une contamination aérienne. La pneumonie évolue souvent vers une phase rétractile.

staphylococcie pleuropulmonaire, pneumonie lobaire aigüe

germes anaérobies dans les pneumonies et bronchopneumonies l.m.p.

anaerobic microbes pneumonia

Infection pulmonaire se transmettant soit par voie aérienne à partir de foyers septiques ORL, soit par embolies septiques à partir d'une thrombophlébite au contact d'un foyer ORL, digestif, urinaire ou opératoire.
La nécrose pulmonaire est constante et précoce. Une pleurésie purulente s'observe une fois sur deux. Dans un tiers de ces cas, cette pleurésie purulente paraît primitive. En pratique, toute pleurésie purulente en apparence primitive est due à des germes anaérobies.

pneumonies et bronchiolites virales l.f.p.

viral pneumonia, viral bronchiolitis

Infections des voies aériennes inférieures dues à certains virus ayant pour cible les cellules épithéliales de la muqueuse bronchique.
Ces infections des voies aériennes inférieures sont en règle bénignes mais deviennent graves chez les patients atteints d'une affection cardiorespiratoire préalable.
Ces infections habituellement font suite et s'associent à une atteinte des voies aériennes supérieures, porte d'entrée habituelle. L'atteinte bronchique se traduit par un tableau de bronchite aigüe, l'atteinte du parenchyme pulmonaire donne un tableau de pneumonie atypique.
Les causes les plus fréquentes sont :
- les pneumonies et bronchiolites du virus syncytial chez les jeunes enfants,
- les infections des voies aériennes inférieures du virus para-infuenzae
- le syndrome grippal des virus influenzae A et B .
 Moins fréquentes sont :
- les épidémies d'infections respiratoires aigües chez les adolescents, les pneumonies du virus influenzae A, les pneumonies de l'enfant à rhinovirus, les pneumonies et les bronchiolites à coronarovirus, les pneumonies des vieillards à virus syncytial, les pneumonies à adénovirus des enfants et des immunodéprimés, les pneumonies des sujets sains dues aux virus influenzae A et B ainsi qu'aux enterovirus.
Chez les sujets immunodéprimés, le cytomégalovirus et herpès simplex virus sont la cause de pneumopathies très graves avec une mortalité de 80 à 90%.

grippe commune, grippe maligne

pneumonies atypiques primitives l.f.p.

Groupe hétérogène de pneumonies aigües de type interstitiel, touchant, par petites épidémies, les enfants et les adultes jeunes.
Leur début est progressif. Elles associent un état fébrile modéré, une toux sèche et parfois des myalgies, une conjonctivite bilatérale, des adénopathies cervicales, une éruption cutanée. La radiographie met en évidence des lésions pulmonaires interstitielles à prédominance basale. Les agents infectieux responsables sont nombreux :
- bactériens (Mycoplasma pneumoniae, Chlamydiae, Coxiella burnetii),
- viraux (virus grippaux, virus respiratoire syncytial, adénovirus, autres virus respiratoires),
- fongiques et parasitaires (Pneumocystis jiroveci, Toxoplasma gondii) chez les immunodéprimés.

bronchiolites virales l.f.p.

viral bronchiolitis

pneumonie, bronchiolites 

Édit. 2017

encéphalites virales transmises par les moustiques l.f.p.

mosquito-borne viral encephalitis

Arboviroses comprenant notamment les encéphalites équines de l’Ouest et de l’Est, l’encéphalite équine du Venezuela, l’encéphalite de Saint-Louis, l’encéphalite japonaise B et l’encéphalite australienne, qui sont transmises par différents Culex ou Aedes.

Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)

arbovirose, Culex, Aedes.

[D1, D4;H1]

Édit. 2019

fièvres virales hémorragiques l.f.p.

fièvres hémorragiques virales

[D1,D4]

Édit. 2018

maladies virales respiratoires aigües des voies aériennes inférieures (causes des) l.f.p.

viral disease of lower respiratoiry tract (etiology)

Les maladies respiratoires aigües sont d'origine virale dans près de 2/3 des cas.
Elles appartiennent à 8 genres différents représentant plus de 200 virus antigénétiquement distincts. La majorité de ces infections virales atteint les voies aériennes supérieures, mais l'arbre respiratoire inférieur est souvent touché au cours de certaines épidémies.
Ces virus sont :
- des rhinovirus,
- des coronarovirus,
- le virus respiratoire syncytial,
- le virus para-influenzae,
- des adénovirus,
- les virus influenzae A et B,
- des entérovirus,

pneumonies et bronchopneumonies virales

encéphalites virales transmises par les tiques l.f.p.

tick-borne viral encephalitis

Arboviroses comprenant notamment les encéphalites vernoestivales russe et d’Europe centrale et le "looping ill", méningoencéphalite du Mouton parfois transmise aux éleveurs.

Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)

encéphalite européenne à tiques, arbovirose

[D1, D4, H1]

Édit. 2019

fièvres hémorragiques virales l.f.p.

viral haemorrhagic fevers

Maladies infectieuses provoquées par divers virus non apparentés.
Toutes sont potentiellement graves et susceptibles d’être à l’origine d’épidémies localisées, grevées d’une létalité importante.
Elles ont une distribution géographique le plus souvent circonscrite.
Leur symptomatologie associe un état fébrile, des signes digestifs, une éruption cutanée inconstante et, dans les formes graves des signes viscéraux tels qu’hémorragies diverses par thrombopénie, hépatite nécrosante, encéphalite, myocardite, pneumopathie. Le diagnostic biologique repose sur l’isolement du virus à partir du sang total et sur la sérologie. La transmission est soit indirecte par vecteur, soit directe au contact de malades ou par manipulation de produits biologiques infectés. Il n’y a pas de traitement curatif sauf dans la fièvre de Lassa (ribavirine). Quelques vaccins sont disponibles : fièvre jaune, fièvre hémorragique d’Argentine, fièvres hémorragiques d’Omsk, fièvre de la vallée du Rift.
Les fièvres hémorragiques virales sont nombreuses : fièvres hémorragiques transmises par les piqures de moustiques : fièvre jaune (Flavivirus), dengue hémorragique (Flavivirus), fièvre de la vallée du Rift (Phlebovirus), fièvres hémorragiques transmises par les morsures de tiques : fièvres hémorragiques d’Omsk, maladie de la forêt de Kyasanur (Flavivirus), fièvres hémorragiques de Crimée-Congo (Orthonairovirus), fièvres hémorragiques transmises par l’eau, les aliments, la terre souillés par l’urine de rongeurs ou de singes : fièvres hémorragiques avec syndrome rénal (Hantavirus), fièvres hémorragiques d’Argentine (virus Junin), fièvres hémorragiques de Bolivie (virus Machupo), fièvre de Lassa, fièvres hémorragiques du Venezuela (virus Guanarito) ces quatre derniers virus étant  des Arenavirus;  fièvres hémorragiques de transmission inconnue, dont la contamination est essentiellement interhumaine (contact avec un malade ou avec des produits biologiques infectés tels que le sang ou les excrétas) : maladie à virus Ebola, maladie à virus Marburg (Filovirus).
Les fièvres hémorragiques sont des maladies à déclaration obligatoire.

[D1, D4]

Édit. 2020