Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2018

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phosphoinositide 3-kinase n.f.

Famille d’enzymes intracellulaires catalysant la phosphorylation de l’inositol ou de ses dérivés phosphorylés sur le carbone N° 3.
La  famille des phosphoinositide 3-kinases est impliquée dans de nombreuses cascades de signalisation intracellulaire aboutissant à des effets biologiques très divers, en particulier prolifération, migration, différenciation et survie cellulaire.

Syn. phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate 3-kinase, phosphatidylinositide 3-kinase, phosphatidylinositol-3-kinase, PI 3-kinase

Sigle PI3K

inositol, phosphatidyl-inositol

[C1,C3]

Édit. 2018

phosphoinositide 3-kinases l.f.p.

Famille d’enzymes catalysant la transformation des phosphoinositides en phosphatidylinositol-3-phosphate.
Elles jouent un rôle dans les fonctions cellulaires : croissance, prolifération, différenciation, mobilité, et interviennent dans le métabolisme, l'angiogénèse et la cancérogenèse.
Sigle : PI3K, PI(3)K, PI-3K

Syn. phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate 3-kinases. phosphatidylinositide 3-kinases, phosphatidylinositol-3-kinases, PI 3-kinases

adénosine-kinase n.f.

adenosine kinase

Enzyme catalysant une réaction de phosphorylation de la fonction alcool primaire du ribose de l'adénosine, par un acide phosphorique de l'ATP.

[C1,C3]

Édit. 2017

adénylate-kinase n.f.

adenylate kinase

Enzyme catalysant une réaction de phosphorylation de l'adénosine-monophosphate en adénosine-diphosphate par une molécule d'ATP.
On en trouve plusieurs formes iso-enzymatiques dans les cellules : l'adénylate-kinase I est présente dans le cytoplasme ; l'adénylate-kinase II dans l'espace intermembranaire des mitochondries ; l'adénylate-kinase III dans la matrice mitochondriale. L'iso-enzyme I seul présent dans les érythrocytes normaux peut en être absent congénitalement et entraîner, chez de rares patients, une anémie hémolytique sévère.

Syn. myokinase

[C1,C3,F1]

Édit. 2017

adénylate kinase (déficit en) l.m.

adenylate kinase deficiency

Déficit observé de façon exceptionnelle.
Bien toléré chez certains patients, il serait, chez d'autres, responsable d'une anémie hémolytique sévère.

[C1,C3,F1]

Édit. 2017

calcium calmodulin-dependent serine threonine protein kinase (CASK) l. angl.

Membre de la famille des protéines kinases, activée par la calmoduline ayant fixé du calcium.
La CASK est une protéine membranaire exprimée dans tous les tissus d’origine ectodermique, principalement au niveau des synapses dans le cerveau. Des mutations de cette protéine sont impliquées dans certaines formes de retard mental.

Abrév. CASK

protéine kinase, calmoduline

créatine-kinase n.m.

creatine-kinase

Enzyme catalysant réversiblement une réaction de transfert de radical phosphoryle d'une molécule d'ATP à une molécule de créatine, formant un créatine-phosphate, molécule "riche en énergie".
La créatine-kinase du cytoplasme, à structure dimérique, est utilisée au cours de l'effort pour reformer des molécules d'ATP à partir de l'ADP. La créatine-kinase de l'espace intermembranaire des mitochondries, à structure octamérique, est utilisée au repos pour resynthétiser les réserves de créatine-phosphate, grâce aux ATP formés par la chaine respiratoire.
La créatine-kinase(CK) existe sous forme de 3 iso-enzymes appelées CK-MM, abondante dans le muscle strié, CK-MB, abondante dans le myocarde et CK-BB, abondante dans le cerveau. Une élévation de la concentration sérique de CK est observée dans les lésions cardiaques et musculaires. Une augmentation rapide (quelques heures) de la CK-MB est observée dans l’infarctus du myocarde. Une augmentation de la CK-MM est observée dans les myopathies et au cours des syndromes d’écrasement musculaire.

créatine-phosphokinase, phosphagène, infarctus du myocarde, écrasement musculaire

[C1,C2]

cyclin dependent kinase-like 5 gene l.m.

STK9 gène

[H1,H3,O1,Q1,Q2]

Édit. 2017

déficit en phosphorylase-kinase hépatique l.m.

hepatic phosphorylase kinase deficiency

glycogénose hépatique de type VIII

diacylglycérol-kinase n.f.

diacylglycerol kinase

Enzyme qui catalyse la synthèse d'un acide phosphatidique par transfert d'un radical phosphorique de l'ATP sur un diacylglycérol.

Syn. diglycéride-kinase

diglycéride-kinase n.m.

diglyceride-kinase

diacylglycérol-kinase

glycéraldéhyde-kinase n.f.

glyceraldehyde kinase

Enzyme catalysant le transfert d'un radical phosphorique de l'adénosine triphosphate (ATP) sur le glycéraldéhyde.
Il participe au métabolisme du fructose.

glycérate-kinase n.f.

glyceric kinase

Enzyme catalysant le transfert du radical phosphorique de l'adénosine triphosphate (ATP) sur le D-glycérate, formant le D-phospho-3-glycérate.
Il est présent dans le foie où il est impliqué dans le métabolisme du fructose.

glycérate-kinase (déficit en) l.m.

glycerate kinase deficiency

Myopathie modérée avec ou sans retard mental, par atteinte de la terminaison distale du gène de la dystrophine.

glycérol-kinase n.f.

glycerol kinase

Enzyme catalysant la phosphorylation du glycérol en utilisant une molécule d'adénosine-triphosphate (ATP).
La présence de cet enzyme dans le foie permet d'utiliser le glycérol provenant de la circulation sanguine pour synthétiser le glycérophosphate métabolisable. Dans le tissu adipeux qui ne contient pratiquement pas de glycérol-kinase, la synthèse du glycérophosphate se fait à partir des trioses-phosphates.

adénosine-triphosphate

inhibiteur de tyrosine kinase l.m.

imatinib

kinase n.f.

kinase

Enzyme catalysant une réaction d'activation.
Les kinases sont surtout les enzymes transférant le radical phosphoryle de l'ATP sur un substrat. P. ex. l'hexokinase permet à un ose de devenir actif métaboliquement sous forme d'hexose-6-phosphate.

Étym. gr. kinesis : mouvement

kinase dépendante des cyclines l.f.

cyclin-dependent kinase (CDK)

Famille de protéines-kinases indispensables au cycle de division cellulaire, qui sont activées par fixation de cyclines.
Les CDK activées par les cyclines permettent l’avancée des cellules dans le cycle de division cellulaire en phosphorylant des substrats spécifiques lors des étapes successives du cycle. Le génome humain contient 21gènes codant des CDK, parmi lesquelles au moins CDK1 à CDK4 sont directement impliquées dans le contrôle du cycle cellulaire.

cycline, protéine kinase, cycle cellulaire

[C1]

Édit. 2018

MAP-kinase n.f.

MAP kinase

L'une des protéines intracellulaires catalysant la phosphorylation des protéines MAP (Mitogen Activated Protein).
Cette phosphorylation par l'ATP s'effectue sur une sérine ou une thréonine de la MAP. La MAP-kinase est elle-même activée par phosphorylation sous l'effet d'une cascade de kinases : MAP-kinase-kinase, MAP-kinase-kinase-kinase, cette dernière étant phosphorylée par une kinase membranaire, la raf-kinase, activée par les protéines ras. Les MAP-kinases sont aussi appelées ERK (Extracellular signal Regulated Kinase). Les MAP-kinases phosphorylent non seulement des MAP intranucléaires, mais encore d'autres kinases cytoplasmiques telles que celle (S6 kinase) qui phosphoryle des protéines ribosomiques contrôlant la synthèse des protéines.

Syn. ERK sigle pour Extracellular signal Regulated Kinase

mévalonate-kinase (déficit en) l.m.

mevalonate kinase deficiency

acidurie mévalonique

monoglycéride-kinase n.f.

monoglyceride kinase

Enzyme catalysant le transfert d'un radical phosphorique d'une molécule d'ATP sur la fonction alcool primaire en 3 d'un monoglycéride.

phosphoglycérate-kinase n.f.

phosphoglycerate-kinase

Enzyme catalysant le transfert réversible du radical phosphoryle de l'ATP sur la fonction carboxylique de l'acide phosphoglycérique.
Il joue un rôle dans la glycolyse, au niveau de l’oxydoréduction phosphorylante, en permettant la formation d'une molécule d'ATP à partir de l'acide diphospho-1,3-glycérique.

phosphoglycérate-kinase (déficit en) l.m.

phosphoglycerate-kinase deficiency (PGK)

Déficit génétique récessif d'un enzyme catalysant le tranfert réversible du radical phosphoryle de l'ATP sur la fonction carboxylique de l'acide phosphoglycérique, jouant un rôle dans la glycolyse.
Liée à l'X (Xq13), survenant chez l'enfant et l'adolescent, cette affection classée parmi les glycogénoses rares associe habituellement une anémie hémolytique à un retard mental, à des convulsions et à des troubles musculaires, les uns et les autres souvent sévères. Des douleurs et une faiblesse des membres inférieurs à l'exercice, avec myoglobinurie et insuffisance rénale, sont relevées. Le taux de créatine-kinase est considérablement augmenté. La lactacidémie ne s'accroît pas à l'effort. La surcharge en glycogène, évaluée dans le muscle, reste très modérée, ainsi qu'un déficit en phosphoglycérate-kinase.

phosphomévalonate-kinase n.f.

phosphomevalonate kinase

Enzyme catalysant le transfert d'un radical phosphoryle de l'ATP sur l'acide phosphorique du phosphomévalonate, formant le pyrophosphomévalonate.
Il participe aux réactions de la biosynthèse des stérols et des composés isoprénoïdes.

phosphorylase-kinase n.f.

phosphorylase kinase

Enzyme catalysant le transfert d'un radical phosphoryle de l'ATP sur une phosphorylase b ou sur une déphospho-phosphorylase pour la transformer en phosphorylase a active.
La phosphorylase-kinase du muscle est normalement inactive. Son activité est déclenchée par l'influx nerveux ou par les ions Ca2+ et une protéine activatrice. La phosphorylase-kinase du foie (ou déphosphophosphorylase-kinase) n'est également activée que par un facteur déclenchant, l'AMP cyclique, dont la formation à partir d'ATP est le résultat de l'action d'une adénylate-cyclase activée par l'adrénaline ou le glucagon.

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