Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2019

37 résultats 

agence du médicament l.f.

agency of the medicine

Elle a été remplacée par l’Agence française de sécurité du médicament et des produits de santé.

Agence française de sécurité du médicament et des produits de santé

[E1,E3,G3]

Édit. 2017

agence française de sécurité du médicament et des produits de santé l.f.

Elle a été remplacée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

[E1,E3,G3]

Édit. 2017

agence française de sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé l.f.

french agency of sanitary safety of drug and healthcare products

Sigle AFSSAPS

agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé

[E1,E3,G3]

Édit. 2017

agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé l.f.

national agency of security of drug and healthcare products

ANSM

[E1,E3,G3]

Édit. 2017

agence nationale du médicament vétérinaire l.f.

-gérer la pharmacovigilance vétérinaire,

-contrôler la publicité,procéder à l’évaluation des dossiers européens de limites maximales de résidus de substances rentrant dans la composition de médicaments vétérinaires destinés aux animaux producteurs de denrées alimentaires.
L’agence est placée sous la tutelle des ministres de l’Agriculture et de la Santé. Son directeur est nommé par arrêté de ces deux ministres.

Sigle ANMV

[D5,E1,E3,G3]

Édit. 2017

antiacide gastrique (médicament) l.m.

antacids drug

Médicament destiné à neutraliser l’acidité du suc gastrique, utilisé dans l’hyperchlorhydrie, l’ulcère gastroduodénal.
Ce sont des substances « tampon » fixant les ions acides du liquide gastrique (ce qui augmente le pH). Elles sont utilisées pour prévenir le syndrome de Mendelson en anesthésiologie.
Ces substances sont dites particulaires ou non, selon la composition de la solution. Les produits particulaires les plus courants sont formés par un mélange d'hydroxydes d’aluminium et de magnésium. Les antiacides non particulaires sont des sels dont l’anion fixe les ions H+ (par ex. citrate de sodium en solution 0,3 molaire). Le citrate de Na effervescent peut être associé à des antihistaminiques (anti-H2). Les antiacides agissent de façon presque instantanée mais leur action se limite au liquide présent dans l'estomac au moment de l'absorption. Il ne faut pas confondre ces antiacides avec les anti-H2 et les inhibiteurs de la pompe à protons de la muqueuse gastrique qui réduisent la sécrétion acide.

topique digestif

anti-angineux (médicament) l.m.

anti-anginal drug

Médicament administré par différentes voies : per os, percutané, intraveineuse ou intracoronaire dans le but de calmer instantanément une crise d’angine de poitrine (traitement curatif) ou d’empêcher sa survenue (traitement préventif).
Le but est d’améliorer l’apport d'O2 au myocarde afin d’équilibrer l’offre et la demande. Le mécanisme mis en jeu pour améliorer la fourniture d'O2 varie selon l’action recherchée : vasodilatation coronaire et diminution de la pré-charge (dérivés nitrés), diminution des besoins du myocarde en O2 par inhibition des récepteurs -adrénergiques et ralentissement de la fréquence cardiaque (bêta-bloquants), diminution de la post-charge et effet relaxant sur la fibre myocardique (inhibiteurs calciques), effet spasmolytique, vasodilatation veineuse avec baisse de la pré-charge, vasodilatation des artères coronaires (activateurs des canaux potassiques)..

angine de poitrine, dérivés nitrés, bêta-bloquant, inhibiteur calcique

anticoagulant (médicament) l.m. 

anticoagulant

Médicament inhibant les processus de coagulation prescrit pour s’opposer à l’apparition d’une thrombose ou empêcher l’extension quand elle a débuté.
Plusieurs anticoagulants sont disponibles, les uns actifs par voie orale, les autres actifs par voie parentérale (injectables en intraveineuse ou en sous-cutanée).
Parmi les anticoagulants oraux on distingue les antivitamines K dont un dérivé de l’indanedione et les coumariniques (acénocoumarol et warfarine) et les nouveaux anticoagulants oraux (NAOC) avec un inhibiteur direct de la thrombine (dabigatran etexilate) et des inhibiteurs du facteur Xa (rivaroxaban, apixaban, edoxaban).
Les anticoagulants injectables par voie intraveineuse sont les héparines standards non fractionnées d’activité anti-IIa et anti-Xa et, par voie sous-cutanée, d’activité anti-Xa, les héparines de bas poids moléculaire et le fondaparinux (un pentasaccharide). Dans des indications exceptionnelles, peuvent être utilisées l’antithrombine humaine, l’argatroban (inhibiteur direct de la thrombine) et le danaparoïde (d’activité anti-IIa et anti-Xa), la bivalirudine (inhibiteur direct de la thrombine), la lépirudine (inhibiteur direct de la thrombine), et la protéine C (inhibitrice du facteur Va et du facteur VIIIa).

antivitamines K, nouveaux anticoagulants oraux (NAOC), inhibiteurs de la thrombine, inhibiteurs du facteur Xa, héparines, fondaparinux, antithrombine humaine, danaporoïde, bivalirudine, protéine C

antihypertenseur (médicament) l.m.

antihypertensive drug

Médicament destiné à provoquer un abaissement simultané des pressions artérielles systolique et diastolique afin d’obtenir en permanence des valeurs proches de la normale (inférieures à 140/80 mm de Hg).
Le traitement de l’hypertension artérielle est efficace pour la prévention des complications de l’athérosclérose dont elle est l’une des principales causes, ainsi que pour la prévention des hémorragies cérébrales et cérébroméningées.
Il existe une dizaine de classes de médicaments antihypertenseurs, utilisés isolément ou en association.
1°- diurétiques hypokaliémiants (furosémide, bumétamide, chlorothiazide, etc.).
2°-substances faiblement diurétiques et hyperkaliémiantes (amiloride, indapamide, ciclétanine, spironolactone , canrénoate de potassium).
3°- inhibiteurs de l’enzyme de conversion
4°- bêta-bloquants (acébutolol, bisoprolol, propranolol, etc).
 5°- inhibiteurs calciques (diltiazem, vérapamil, dihydropyridines diverses...).
6°- ouvreurs de canaux potassiques KATP, (diazoxide).
7°- activateurs de guanyl-cyclases (nitroprussiate de sodium) ;
8°- alpha-1-bloquants (prazosine, urapidil).
9°- antihypertenseurs d’action centrale (clonidine, alphaméthyldopa, etc.).
Ces divers traitements sont administrés par voie orale, à dose modérée et en monothérapie dans un premier temps, de manière à éviter l’apparition d’effets indésirables chez des patients très souvent asymptomatiques auparavant. En revanche l’urgence hypertensive, qui se traduit par une élévation majeure de la pression artérielle et parfois des signes alarmants (signes nerveux, hypertension intracrânienne visible au fond d’œil, subœdème pulmonaire, insuffisance rénale) requiert un traitement antihypertenseur d’action immédiate par voie orale ou éventuellement intraveineux ou intramusculaire.
L’expression « médicaments hypotenseurs » est impropre.  

bêta adrénergique (médicament) l.m.

β -adrenergic

Substance reproduisant les effets bêta de l'adrénaline et de l'isoprotérénol, dont l'action β 2 myorelaxante sur le myomètre est utilisée pour la tocolyse.
Les produits plus prescrits en obstétrique sont le salbutamol et la ventoline. A cause de leur effet β 1 adrénergique sur le cœur, ils sont contre-indiqués en cas de cardiopathie ou même d'extrasystoles. Leur efficacité au-delà de 48 heures est contestée, ils désensibilisent leurs propres récepteurs

tocolyse

Édit. 2017

biodisponibilité d'un médicament l.f.

bioavailability

Fraction de la dose d’un médicament qui, après administration, atteint, par la circulation générale, un site d’action donné ainsi que la vitesse avec laquelle il l’atteint.
Taux et vitesse d’absorption sont déterminés à partir de la courbe temps/teneur dans le sérum ou de la mesure de l’excrétion urinaire du principe actif.
Il faut distinguer la biodisponibilité galénique, fraction du médicament effectivement libérée de son excipient, la biodisponibilité pharmacocinétique, fraction du médicament qui atteint la circulation générale, la biodisponibilité pharmacodynamique, fraction du médicament qui réagit avec son récepteur spécifique. Seule la voie d’administration intraveineuse assure une biodisponibilité pharmacocinétique proche de 100%.
Pour la plupart des médicaments il existe une relation entre leur teneur sanguine (reflet de la teneur au niveau des sites d'action) et leur activité pharmacologique. Les études de la biodisponibilité sont faites au cours de la mise au point d'un nouveau médicament, ou dans les évaluations comparatives de produits identiques fabriqués sous une forme galénique différente. Elles consistent à mesurer les teneurs des médicaments et/ou de leurs métabolites, dans des liquides biologiques, après administration de doses uniques ou répétées.
La biodisponibilité des médicaments varie selon les caractéristiques physicochimiques des molécules (solubilité, dissolution, ionisation), selon la formulation galénique, selon certains facteurs physiopathologiques (âge, pH gastro-intestinal, motricité gastro-intestinale, vidange gastrique, état de la sécrétion biliaire, malabsorption, métabolisme hépatique, grossesse, insuffisance cardiaque), et selon les médicaments associés qui peuvent modifier certaines étapes de la résorption.

Syn. disponibilité biologique des médicaments

pharmacocinétique

Édit. 2017

chronocinétique d'un médicament n.f.

Variations prévisibles de la pharmacocinétique (Cmax, tmax, t1/2, AUC …) d'un médicament en fonction de son heure d'administration dans l'échelle des 24 heures.

[C,G3]

conditionnement d'un médicament l.m.

En pharmacotechnie, trois sens sont attachés à ce terme :

1° - Ensemble des opérations que doit subir une substance médicamenteuse présentée en vrac ou sous une forme galénique (comprimé, gélule, ampoule, etc.) avant de devenir un produit fini ou un médicament (arrêté du 7 12 1992).
On parle alors de conditionnement primaire.
2° - Présentation collective des unités médicamenteuses destinée à les protéger et à en limiter la quantité selon la consommation prévue (mise en boîte contenant des ampoules, mise de gélules en plaquettes thermosoudées, etc.).
Il s’agit alors du conditionnement secondaire.
3° - Ensemble des articles servant à cette présentation.

[G5]

demi-vie plasmatique d'un médicament l.f.

plasmatic half-life  of a drug

Temps au bout duquel un médicament atteint la moitié de sa concentration plasmatique maximale.

dénomination spéciale (d'un médicament) l.f.

special name (of a drug)

La désignation peut être de type scientifique ou fantaisiste, accompagnée du nom du fabricant ou de sa marque.
La désignation scientifique est celle du principe actif. Dans l’autre cas la nature du principe actif doit être mentionnée sur le conditionnement telle qu’elle figure à la Pharmacopée française.

effet indésirable d'un médicament l.m.p.

side effects of drug

Effet non recherché, prévisible ou non, de gravité variable, observé à la suite d'une prescription médicamenteuse.
Ces effets revêtent les formes les plus diverses, leur délai d'apparition et leur gravité sont très variables ; ils font l'objet d'une surveillance sur le plan national et international. S’ils atteignent un degré particulièrement insupportable, ils peuvent conduire à un retrait de l’ANM d’un médicament spécialisé. Cette expression doit être utilisée systématiquement à la place d’effet secondaire qui est impropre.

effet secondaire

[E1,E3,G5,G3]

Édit. 2018

médicament n.m.

drug,  medicine

1) Selon la définition du Code de la santé publique (art. L 511) « toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l‘égard des maladies humaines ou animales, ainsi que de tout produit pouvant être administré à l’homme ou à l’animal, en vue de d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions organiques. »
2) Selon la conception anglo-saxonne, substance exerçant des effets pharmacologiques applicables à un traitement thérapeutique.
3) Dans le langage pharmaceutique strict, un médicament est le produit terminé contenant le ou les principes actifs accompagné(s) des substances complémentaires (adjuvants en particulier), présenté sous une forme pharmaceutique définie (comprimés, gélules, capsules, sachets, ampoule de solutions...) qui est disposée le plus souvent dans des plaquettes thermosoudées (blister en anglais) et introduite dans un emballage (conditionnement externe, contenant une notice d’utilisation).
Dans le langage courant, sous le nom de médicament, on a tendance à désigner soit ce produit terminé prêt à l’emploi, soit le principe actif.
Sont concernés par cette définition les spécialités pharmaceutiques préparées à l’avance et présentées sous un conditionnement particulier, y compris les produits génériques, les préparations hospitalières faites sur prescription médicale dans la pharmacie à usage intérieur d’un établissement de santé, les préparations officinales réalisées dans des officines ayant reçu autorisation spéciale de cette fabrication, des produits dérivés du sang humain ou du plasma humain et, selon la décision de l’OMS (1992), toute substance entrant dans la composition d’un produit pharmaceutique et destinée à modifier ou explorer un système physiologique.
La dispensation et la vente des médicaments sont réservés aux pharmaciens.
Les médicaments vétérinaires sont soumis à des dispositions spéciales (chapitre du titre II du Code de la santé publique.
Les produits utilisés pour la désinfection des locaux et pour la prothèse dentaire ne sont pas considérés comme des médicaments.    
drug allergy

Étym. lat. medicamentum :  médicament, poison.

allergie aux médicaments

médicament antiviral n.m.

anti-viral drug

Médicament qui empêche la reproduction des virus en bloquant la transcription du virus (inhibiteur de la transcriptase inverse) ou en attaquant les protéases de la paroi virale (inhibiteur de protéase).
Les antiviraux peuvent être employés en monothérapie ou en association, notamment dans le traitement du sida.

Inhibiteurs de la transcriptase inverse              AZT, zidovudine (Rétrovir)              ddl, didanosine (Videx)              ddC, zalcifabine (Hivid)              d4T, stavudine (Zérit) Inhibiteurs de protéase                 saquinavir (Invirase)                 Indinavir (crixivan)                 Ritonavir (Norvir)                 Nelfinavir (Viracept)

Pour les autres maladies on a :
- Varicelle et zona Varicella-zoster virus  Aciclovir, Valaciclovir, Foscav
- Cytomégalovirus Valaciclovir, Foscarnet, Acic Ganciclovir (Cymévan)
- Fièvre de Lassa Ribavirine
- Fièvre rénale hémorragique  Hanta virus   Ribavirine
- Gripe  Virus A Amantadine, Riantadine, Ribavirine
- Virus B  Ribavirine
- Hépatite B Lamivudine, Interféron alpha
- Hépatite C Interféron alpha, Ribavirine + Interféron alpha
- Hépatite D Interféron alpha

- Herpès Herpes simplex virus Aciclovir (Zovirax), Valaciclovir, (Zelitrex), Foscarnet (Foscavir), Pencyclovir (en application locale)

médicament biosimilaire l.m.

Médicament dont les caractéristiques pharmacologiques, en particulier la pharmacocinétique du principe actif et son métabolisme, paraissent identiques à celles d’un produit de référence.

Étym. gr. bio : préfixe (de bios : vie) ; lat. similis : semblable

médicament (contrôle du) l.m.

contrôle du médicament

médicament de confort l.m.

not essential considered drug

Médicament estimé d’importance secondaire.
Bien que ces médicaments aient reçu l’autorisation de mise sur le marché, leur prise en charge par les organismes d’assurance maladie est discutée. Sont ainsi considérés les antiasthéniques, les somnifères légers, etc.
Cette locution est sans signification médicale ni administrative précise.

médicament d'imitation l.m.

me-too drug

Médicament de structure chimique proche de celle de médicaments dont l'intérêt thérapeutique est établi  et dont on attend les mêmes effets.
Leur mise au point n'a trop souvent qu'un intérêt commercial.

médicament essentiel l.m.

essential drug

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, qui en publie régulièrement la liste actualisée, il s’agit de médicaments satisfaisant aux besoins de la population en matière de soins de santé et devant être disponible à tout moment en quantité suffisante et sous la forme pharmaceutique appropriée.
Ceci suppose la constitution de stocks suffisants et la nécessité pour les sociétés fabriquant ces médicaments de prévoir les mesures indispensables à une éventuelle production en urgence à la demande des pouvoirs publics.

médicament essentiellement similaire l.m.

essentially similar drug

générique

médicament générique l.m.

generic drug

Spécialité pharmaceutique similaire et reconnue bioéquivalente aux produits princeps qui ne sont plus protégés par un brevet et dont elles découlent.

Étym. lat. genus, generis : genre, origine

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