Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2020

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kyste n.m.

cyst

Tumeur bénigne, formée dans un organe par une cavité remplie d'une substance liquide, molle ou rarement solide et bordée d’une surface épithéliale dont le type sert à la classification. 
On distingue ainsi le kyste épidermoïde (bordure malpighienne), le kyste séreux (bordure unicellulaire de cellules claires), le kyste muqueux (bordure faite de cellules mucipares). Le kyste peut être uniloculaire ou multiloculaire. Quand les cavités kystiques s’emboîtent les unes dans les autres et témoignent d’une activité proliférative, on parle de cystadénome (cystadénome ovarien, pancréatique).
Sur les os, les kystes épidermoïdes sont constitués d'îlots de cellules épithéliales squameuses, emprisonnées dans l'os. Ils possèdent une évolution expansive. L'image radiologique est celle d'une lacune arrondie homogène, bordée d'un liseré opaque. Le kyste essentiel des os occupe la métaphyse des os longs (humérus, fémur) des enfants et des adolescents. Plein d’un liquide clair ou sanguinolent, il ne possède pas de revêtement épithélial mais « un fond de coquetier », fait de tissus nécrosés assez caractéristique. 
Le kyste anévrismal des os, (décrit en 1942 par Jaffé et Lichtenstein) s’observe chez les sujets jeunes, peut toucher tous les os, avec une prédilection pour le rachis. Il est constitué de larges lacunes vasculaires pleines de sang liquide, séparées par un tissu conjonctif lâche dans laquelle se développe souvent une ébauche d’ostéogenèse et de nombreux ostéoclastes. La nosologie malformative ou tumorale de cette lésion n’est pas établie mais la survenue de celle-ci peut masquer un temps l’évolution sournoise d’une tumeur maligne. En raison de la présence d’ostéoclastes, le kyste anévrismal a été longtemps confondu avec une tumeur à
cellules géantes. 
Le kyste poplité ou de Baker, est la localisation la plus fréquente des kystes synoviaux. 
Par extension, on parle souvent de kyste devant une déhiscence ou une image claire et vide à la radio.

hydatidose pulmonaire secondaire l.f.

pulmonary metastasis echinococcosis

Localisation métastatique de la forme larvaire de l'échinocoque due à la fistulisation d'un kyste hydatique siégeant dans la paroi du ventricule droit le plus souvent, mais aussi d'un kyste hydatique hépatique fistulisé dans la veine cave inférieure ou une veine sus-hépatique.
Le kyste fissuré envoie régulièrement dans la petite circulation des microemboles de vésicules hydatiques dont le développement entraine des images en "lâcher de ballons" sous la forme de multiples opacités arrondies bilatérales de taille et d'âge variables, ayant tendance à s'ouvrir dans les petites bronches.
Le traitement repose sur l'ablation du kyste d'origine, foie ou ventricule droit. Au niveau du cœur, une CEC est toujours nécessaire. Le traitement de l'échinococcose pulmonaire métastatique secondaire doit être, après ablation du kyste causal, suivi d'un traitement médical à l'albendazole de 1 à 3 ans pour n'avoir à traiter ultérieurement que les kystes pulmonaires résiduels.
L'échinococcose secondaire bronchogénique, ensemencement pulmonaire par voie endobronchique du fait de la rupture d'un kyste fertile, est certes possible mais rarissime.

Syn. kyste hydatique pulmonaire secondaire (métastatique), échinococcose pulmonaire secondaire (métastatique)

échinococcose

[D2,K1]

kyste séreux congénital l.m.

congenital cyst of the orbit

Kyste colobomateux congénital de l'orbite avec microphtalmie.
Tumeur orbitaire primitive résultant d'un défaut de fermeture de la fente embryonnaire. Cette lésion peut être unilatérale ou bilatérale et, comme la microphtalmie, plus ou moins importante : elle peut parfois être confondue avec une angiomatose du fait de la couleur palpébrale bleutée en cas de kyste volumineux se développant vers les paupières. Dans ce type de lésion, il est nécessaire de pratiquer une échographie orbitaire et surtout une imagerie par résonance magnétique pour préciser la localisation et la taille du kyste ainsi que ses rapports avec le globe oculaire (communication avec la cavité vitréenne) et les autres structures de l'orbite. Lorsque le kyste est bien toléré et de petite taille, il n'est pas nécessaire de procéder à son ablation ; lorsqu'il existe des déformations palpébrales ou orbitaires liées au volume du kyste, l'exérèse est nécessaire, parfois associée à celle du globe microphtalme et non fonctionnel.

kyste bronchogénique l.m.

bronchogenic cyst, bronchial cyst

Malformation due à un développement anormal d'un bourgeon bronchique, entre le 20e et le 40e jour de la vie fœtale.
Les kystes bronchogéniques sont habituellement asymptomatiques chez l'adulte, sauf les kystes paratrachéaux, carénaires ou souscarénaires.
Chez l'enfant et le nourrisson surtout, ils peuvent entraîner dès la naissance une détresse respiratoire avec "wheezing".
La radiographie thoracique révèle une opacité dense le long de l'axe aérien, mais les kystes médians de petite taille pourraient être méconnus si l'on ne pratiquait systématiquement une tomodensitométrie. Elle permet de confirmer le diagnostic, révélant que la densité de la masse est entre 20 et 40 unités Hounsfield ce qui, dans ce dernier cas, peut prêter à confusion avec une tumeur solide.
L'indication opératoire est formelle dans tous les cas. Chez le nourrisson, ce peut être une indication d'urgence devant une détresse respiratoire. Quel que soit l'âge, ces kystes peuvent se fistuliser dans les bronches, ce qui est une complication grave. Lors de l'intervention, on trouve toujours un court pédicule fibreux reliant le kyste à une bronche. Histologiquement la paroi du kyste bronchogénique est constituée de tous les éléments d'une bronche : épithélium cylindrocubique, ilots cartilagineux, fibres musculaires lisses, glandes mucipares. Le kyste contient un liquide mucoïde épais, visqueux, riche en glycoprotéines.
Le kyste bronchogénique peut être également localisé à la peau en regard du manubrium sternal ou de la fourchette sternale, prenant alors l’aspect d’un nodule solitaire congénital

branchiome n.m.

branchial cleft cyst, branchioma

Ensemble de lésions congénitales siégeant sur le cou et le visage et résultant d'un défaut de développement embryonnaire avec inclusion dans la peau de structures épithéliales extracutanées.
On distingue : a) le kyste branchial, résultant de la séquestration dans la peau de restes de la première ou deuxième fente branchiale et provoquant chez l'enfant des tuméfactions rondes le long du muscle sterno-cléido-mastoïdien ; b) le kyste thyréoglosse, localisé sur la face antérieure du cou ; c) le kyste dermoïde siégeant fréquemment à la queue des sourcils et aux commissures labiales ; d) les fibrochondromes branchiaux, formations sessiles ou pédiculées, dures, couvertes de peau normale, souvent localisées dans les régions pré-auriculaires ; e) les fistules branchiales cervicales, siégeant à la base du cou et ne se manifestant souvent que par un minuscule orifice : elles sont souvent sujettes à des poussées inflammatoires ; f) les fistules pré-auriculaires, résultant d'un défaut d'occlusion du premier arc branchial et se traduisant dans la plupart des cas par un orifice punctiforme en avant de l'hélix, au-dessus du tragus : elles sont souvent le siège d'infections secondaires ; g) les dysraphies médiofaciales, s'accompagnant souvent de fistules cutanées.
Le terme désigne également, de façon désuète, des métastases d’épithéliomas des voies aérodigestives supérieures ou de la thyroïde de nature kystique ou solide développées dans les parties latérales du cou (branchiogennic carcinoma).

appendice pré-auriculaire, fistule palatine

Édit. 2017

cystadénome séreux du pancréas l.m.

serous cystadenoma of pancreas

Le cystadénome séreux du pancréas, de découverte le plus souvent fortuite par l’imagerie chez la femme âgée de 60-70 ans est une lésion bénigne qui ne dégénère pas et ne doit donc pas être opérée.
Siégeant au niveau de la tête du pancréas, entre deux et six cm diamètre, il a un aspect caractéristique en rayon de miel, fait de petits kystes millimétriques séparés par des travées fibreuses.
Lorsqu’il est atypique à l’imagerie, d’aspect macrokystique, il doit être distingué des autres lésions kystiques du pancréas, pseudo kyste et surtout cystadénome mucineux et TIPMP (tumeur intracanalaire papillaire mucineuse du pancréas). Il se différencie des cystadénomes mucineux par l’absence de rehaussement vasculaire et des TIPMP par le caractère non communiquant du kyste avec le canal pancréatique. Dans les cas de diagnostic difficile, la ponction échoguidée du kyste avec dosage des marqueurs tumoraux pancréatiques, des enzymes et l’étude cytologique peut être utile.

cystadénome mucineux du pancréas, tumeur intracanalaire papillaire mucineuse du pancréas

[F5,L1]

hydatide fille l.f.

Kyste hydatique secondaire résultant de la vacuolisation d’un protoscolex.
Les hydatides filles sont identiques au kyste initial dont la rupture les libère en provoquant une échinococcose secondaire. Celle-ci peut aussi résulter de la libération de protoscolex dont la vacuolisation se produit alors en dehors du kyste primitif.

hydatidose, échinococcose secondaire

[D2]

kyste arachnoïdien l.m.

arachnoidal cyst

Collection fermée, remplie de liquide céphalorachidien, développée dans les espaces sous-arachnoïdiens ou intraventriculaires, située le plus souvent en avant du lobe temporal et de la vallée sylvienne (kyste temporo-insulaire), et d'origine congénitale.
Son incidence est d'environ 1,6 pour 1 000.
D'autres localisations sont moins fréquentes : grande citerne, angle pontocérébelleux, suprasellaires, interhémisphériques, citerne de Galien.
Il s'agit d'un cloisonnement de l'encéphale. Le parenchyme cérébral adjacent n'est ni refoulé, ni comprimé, mais agénésique.
Le plus souvent asymptomatique, le kyste est découvert de façon fortuite. En IRM de flux, il apparaît communiquant par un orifice à type de clapet. Les manifestations cliniques associées directement ou indirectement sont les hydrocéphalies, les épilepsies et les hypertensions intracrâniennes. D'autres malformations cérébroméningées sont possibles. Des complications révélatrices, comme une hémorragie intrakystique ou une rupture lors d'un traumatisme, sont très rares.
Les kystes découverts fortuitement ne doivent pas être opérés. Une indication se discute devant un kyste volumineux découvert par échographie fœtale pendant la grossesse, une rupture lors d'un traumatisme ou une complication.

kyste colobomateux de l'orbite l.m.

orbital coloboma cyst

Petit kyste accolé au voisinage du nerf optique, mais parfois gros kyste envahissant la cavité orbitaire et repoussant au fond de l'orbite un œil microphtalme et mal formé.
L'affection est secondaire à une évagination du feuillet interne de la cupule optique qui fait hernie à travers une fente fœtale persistante. Le kyste repousse en avant les paupières et parfois sort de l'orbite en distendant la fente palpébrale de façon spectaculaire. Dans ces formes extrêmes il est parfois impossible de retrouver le globe oculaire si ce n'est par examen tomodensitométrique et même histologique.

Syn. kyste orbitaire avec anophtalmie apparente

microphtalmie et kyste colobomateux

kystectomie de l'ovaire l.f.

ovarian cystectomy

Technique chirurgicale permettant l'exérèse d'un kyste ovarien en préservant le parenchyme de l'ovaire et donc sa fonction.
Elle consiste en l'ablation totale de la poche kystique par dissection à kyste fermé ou après ponction. Elle est indiquée pour tout kyste organique, a priori bénin et lorsque la conservation ovarienne est souhaitable. Elle peut se faire par cœlioscopie ou par laparotomie.

kyste cutané l.m.

cutaneous cyst

Formation pseudotumorale plutôt que véritable tumeur, hémisphérique, bénigne, à évolution lente, d'architecture cavitaire plus ou moins évidente, résultant d'une accumulation ou d'une rétention de kératine ou de substances inertes dans une poche à paroi épithéliale et dont les aspects clinique et histologique varient selon son origine.
Les kystes les plus fréquents sont les kystes épidermiques, dont la plupart prennent en réalité naissance dans l'infundibulum folliculaire et dont le grain de milium est un exemple; ils sont bordés par un épiderme normal et contiennent des lamelles de kératine. D'autres se forment dans les zones profondes du follicule pileux et sont délimités par des rangées de cellules épithéliales qui présentent une kératinisation trichilemmale sans granuleuse : c'est le cas du kyste dit sébacé ou, mieux, kyste trichilemmal. D'autres encore résultent d'altérations des glandes sébacées ou sudoripares, p. ex. ceux de la sébocystomatose, le kyste sudoral, l'hidrocystome.

Étym. gr. kystis : vessie, poche ; lat. cutis : peau

kyste de l'ovaire fœtal l.m.

fœtal ovarian cyst

Kyste de l'ovaire développé pendant la vie fœtale et présent à la naissance.
Le diagnostic se fait sur l'identification par l'échographie d'un kyste pelvien alors que l'appareil urinaire et le tractus gastro-intestinal sont normaux. Il représente 5% des tumeurs abdominales du nouveau-né et 82% sont des kystes fonctionnels, 15% sont des tumeurs bénignes, 3% des tumeurs malignes. Responsables de compressions d'organes, de ruptures, d'hémorragies, voire de dystocies, ils doivent être opérés dès la naissance quand la ponction évacuatrice in utero n'a pas été possible. L'ovariectomie est souvent nécessaire. On attribue l'absence congénitale annexielle unilatérale à une torsion puis une nécrose anténatale d'un kyste congénital de l'ovaire.

kyste essentiel de l'os l.m.

unicameral bone cyst, solitary bone cyst

Lésion kystique bénigne des os longs survenant en période de croissance, formée d'une cavité unique ou pauciloculaire débutant dans la métaphyse près du cartilage de croissance, à contenu liquidien séreux et à paroi osseuse fine doublée d'une membrane fibreuse.
Les localisations principales sont : les extrémités supérieures du fémur, de l'humérus, du tibia ; il paraît se développer au contact du cartilage de conjugaison et migre avec la croissance vers la diaphyse. Il est décelé souvent à l'occasion d'une fracture, rarement très déplacée, son contenu devient alors sérohématique. En fin de croissance, le kyste osseux perd de son évolutivité, tend à régresser en formant un kyste résiduel inactif ou même à disparaître. Après traitement par injections de corticoïdes ou après chirurgie, les récidives sont fréquentes en période évolutive du kyste ; il n'y a jamais de dégénérescence maligne ni d'infection spontanée ; son mécanisme est encore inconnu.

Syn. maladie de Mikulicz

kyste fonctionnel de l'ovaire l.m.

functional ovarian cyst

Formation kystique de l'ovaire résultant de la transformation kystique transitoire de structures ovariennes du cycle normal.
Selon qu'il se développe aux dépens du follicule ou du corps jaune, il constitue un kyste folliculaire ou un kyste lutéinique. Son liquide contient une forte concentration hormonale en stéroïdes sexuels contrastant avec une faible concentration en CA-12-5. Il régresse spontanément après quelques semaines dans 70% des cas. Classiquement, un traitement antigonadotrope est indiqué pour favoriser cette régression, associé à une surveillance clinique et échographique sur deux à trois cycles. S'il persiste au-delà de trois mois, il doit être considéré comme organique et opéré, par cœlioscopie le plus souvent. Tout kyste fonctionnel peut se rompre et provoquer un hémopéritoine qui simule une grossesse extra-utérine.

kyste mucineux de l'ovaire l.m.

ovarian mucoïd cyst

Kyste ovarien caractérisé par la présence de cellules contenant de la mucine d'aspect endocervical ou intestinal.
On le classe schématiquement en cystadénome mucineux bénin et cystadénocarcinome mucineux malin, avec possibilité de tumeur frontière ou à malignité atténuée. Il est généralement volumineux (parmi les kystes ovariens, il est de ceux qui atteignent la plus grande taille) et multiloculaire à paroi mince. Il représente 20% des kystes organiques de l'ovaire. Il se révèle le plus souvent par une symptomatologie tumorale de masse, torsion, ou douleur. Bilatéral dans 5% des cas, il présente une surface externe blanche et opaque. Il contient un liquide citrin, parfois rouge, voire chocolat, et d'aspect filant à muqueux, parfois épais mais dans certains cas fluide. Aux complications habituelles des kystes de l'ovaire, il faut ajouter le risque d'ascite gélatineuse ou pseudomyxome péritonéal compliquant une rupture ou une fissuration du kyste. Il se traite par la chirurgie, selon les cas comme un kyste simple ou comme un cancer de l'ovaire.

kyste sébacé l.m.

sebaceous cyst, steatoma

Kyste siégeant surtout sur les régions séborrhéiques telles que visage, cou, dos, de consistance élastique ou pâteuse, présentant à son sommet un orifice ombiliqué, parfois marqué par un point noir et contenant une matière grasse, blanc jaunâtre, malodorante, souvent associé à de l'acné.
Sa paroi est constituée de cellules épithéliales qui n'évoluent pas vers la kératinisation et dont certaines ont un cytoplasme clair et vacuolisé, subissant une transformation sébacée. Le kyste lui-même contient des débris cellulaires, des amas amorphes et parfois des cristaux de cholestérol. La formation de ce kyste est attribuée à une distension du conduit excréteur de la glande sébacée. Il n'y a pas de facteur familial, ni héréditaire. En fait, les kystes véritablement de nature sébacée sont considérés par beaucoup d'auteurs comme exceptionnels en dehors de la sébocystomatose : les autres seraient d'origine trichilemmale et ces kystes dits sébacés devraient être appelés kystes trichilemmaux.

Syn. tanne (fam.)

kyste trichilemmal

kyste simple du rein l.m.

simple renal cyst, solitary renal cyst

Lésion cavitaire bénigne développée au sein du parenchyme rénal, comportant une fine paroi fibreuse propre revêtue d'un épithélium et contenant un liquide clair.
Cette néoformation bénigne semble pouvoir être d'origine congénitale ou acquise, de nombreux kystes se développant dans les reins des insuffisants rénaux chroniques, dialysés ou transplantés. Le kyste peut être uni ou bilatéral, unique ou multiple malgré son nom de "solitaire". Sa cavité peut parfois être cloisonnée. Le kyste simple donne exceptionnellement des complications : compression du parenchyme ou de la voie excrétrice par les kystes centraux ou parapyéliques, infection ou hémorragie intrakystique.
Identifié avec certitude par l'échographie et éventuellement la tomodensitométrie, et non compliqué, le kyste du rein ne réclame aucun traitement. Une ponction guidée par échographie ou scanner est parfois indiquée à titre diagnostique ou thérapeutique. Si un traitement chirurgical paraît s'imposer, il ne consiste pas en une kystectomie totale, mais en une "excision du dôme saillant".
De nombreux kystes du rein asymptomatiques sont décelés par les échographies abdominales. Toute image kystique comportant un caractère inhabituel (calcification, paroi épaisse, contenu plus dur et hétérogène) doit faire suspecter une lésion d'autre nature en particulier tumorale.

Syn. kyste solitaire du rein

kyste multiloculaire

kyste synovial l.m.

synovial cyst

Kyste formé aux dépens d’une synoviale articulaire ou tendineuse ou d’une bourse séreuse.
Les kystes synoviaux les plus fréquents sont ceux du dos du poignet et le kyste poplité (kyste de Baker).

Étym. gr. kustos : vessie ; graphein : écrire

protoscolex n.m.

protoscolex

Élément résultant du bourgeonnement de la membrane des capsules proligères d’un kyste hydatique.
Mesurant 120 µm environ, les protoscolex contiennent un scolex invaginé portant les 4 ventouses et les 36 à 42 crochets du futur cestode adulte. Normalement attachés à la paroi des capsules proligères, les protoscolex peuvent s’en libérer et flotter dans le liquide hydatique avant de se réunir à la partie déclive du kyste où ils forment le sable hydatique. Leur évolution possible est double : ingérés par un hôte définitif convenable (canidé), ils se dévaginent et donnent chacun naissance, par bourgeonnement, à un Echinococcus granulosus adulte ; dans l’organisme de leur hôte intermédiaire naturel (mouton) ou accidentel (homme), ils peuvent se vacuoliser et, par un processus de polyembryonnie, donner naissance à une hydatide fille, tout à fait conforme au kyste hydatique initial (Echinococcose secondaire).

sable hydatique l.m.

hydatic sand

Ensemble des éléments figurés (vésicules proligères, protoscolex), détachés de la membrane germinative d’un kyste hydatique, libérés dans le liquide hydatique, qui se réunissent ensuite à la partie déclive du kyste.
En cas de rupture et d’ouverture du kyste dans une séreuse, les éléments du sable hydatique peuvent, chacun, donner naissance à de nouvelles hydatides (échinococcose secondaire).

échinococcose

fragment tombé (signe du) l.m.

fallen fragment sign

Signe radiologique en faveur d'un kyste osseux simple compliqué d'une fracture.
Si le kyste (poche liquidienne métaphysaire intra-osseuse qui s'éloigne de la physe au cours de la croissance) est à l'origine d'une fracture pathologique, un fragment osseux pariétal peut tomber dans la cavité kystique. La situation constamment déclive de ce fragment pariétal, vu sur les radiographies de face ou de champ, témoigne de la nature kystique de la lésion et permet, de façon quasi-pathognomonique, de poser le diagnostic de kyste solitaire à l'origine d'une  fracture pathologique.

kyste osseux solitaire, kyste essentiel de l'os, fracture pathologique

[I1, I2, O1, F5]

Édit. 2019

Tarnier (loi de) l.f.

Tarnier's law

Loi selon laquelle l'accouchement par les voies naturelles est impossible s'il existe un kyste de l'ovaire prævia d'un volume supérieur à celui d'un œuf de poule.
Au-delà de cette taille, le kyste de l'ovaire est à l'origine d'une dystocie de progression du fœtus, à moins que le kyste ne se rompe.

S. Tarnier, obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1828-1897)

hydatidose n.f.

hydatidosis, echinococcosis, hydatic cyst disease

Parasitose, le plus souvent hépatique ou pulmonaire, provoquée par les formes larvaires (hydatide ou kyste hydatique) d’Echinococcus granulosus.
Très répandue dans les pays d'élevage de moutons (bassin méditerranéen, Argentine), cette maladie existe également au Canada et dans d’autres pays nordiques. Elle est alors provoquée par une sous-espèce particulière d’Echinococcus granulosus entraînant des lésions essentiellement pulmonaires et d’évolution paradoxalement assez bénigne.
Le Chien est l'hôte habituel d' E. granulosus sous sa forme adulte. L'œuf ingéré par l'Homme est lysé dans l'estomac, libérant l'embryon qui peut franchir la muqueuse intestinale et par la veine porte, gagner le foie où il se localise dans 60 à 70% des cas. Il peut également atteindre les poumons, rarement d'autres organes. L'embryon donne une larve qui se développe sous la forme d'un kyste liquidien. Par son volume, celui-ci entraîne les signes de la maladie. La nature liquidienne et les limites du kyste sont précisées par l’échographie et la tomodensitométrie. L'examen sérologique peut confirmer le diagnostic. L'exérèse chirurgicale est nécessaire afin d'éviter les phénomènes compressifs, la surinfection et la rupture.
Les localisations nerveuses restent rares, traduites par un syndrome d'hypertension intracrânienne et des signes de localisation. Parfois sont observées des localisations osseuses, crâniennes, vertébrales, mammaires ou gynécologiques. Le traitement est surtout chirurgical.
Dans les pays nordiques, l'hydatidose, entraîne des lésions essentiellement pulmonaires et d’évolution paradoxalement assez bénigne.

Étym. gr. hudôr, hudatos : eau

Syn. kyste hydatique, échinococcose

échinococcose, hydatidose pleurale, hydatidose pulmonaire primitive, hydatidose pulmonaire secondaire

[D2]

Édit. 2019

hydatidose n.f.

hydatidosis, echinococcosis, hydatic cyst disease

Parasitose, le plus souvent hépatique ou pulmonaire, provoquée par les formes larvaires (hydatide ou kyste hydatique) d’Echinococcus granulosus.
Très répandue dans les pays d'élevage de moutons (bassin méditerranéen, Argentine), cette maladie existe également au Canada et dans d’autres pays nordiques. Elle est alors provoquée par une sous-espèce particulière d’Echinococcus granulosus entraînant des lésions essentiellement pulmonaires et d’évolution paradoxalement assez bénigne.
Le Chien est l'hôte habituel d' E. granulosus sous sa forme adulte. L'œuf ingéré par l'Homme est lysé dans l'estomac, libérant l'embryon qui peut franchir la muqueuse intestinale et par la veine porte, gagner le foie où il se localise dans 60 à 70% des cas. Il peut également atteindre les poumons, rarement d'autres organes. L'embryon donne une larve qui se développe sous la forme d'un kyste liquidien. Par son volume, celui-ci entraîne les signes de la maladie. La nature liquidienne et les limites du kyste sont précisées par l’échographie et la tomodensitométrie. L'examen sérologique peut confirmer le diagnostic. L'exérèse chirurgicale est nécessaire afin d'éviter les phénomènes compressifs, la surinfection et la rupture.
Les localisations nerveuses restent rares, traduites par un syndrome d'hypertension intracrânienne et des signes de localisation. Parfois sont observées des localisations osseuses, crâniennes, vertébrales, mammaires ou gynécologiques. Le traitement est surtout chirurgical.
Dans les pays nordiques, l'hydatidose, entraîne des lésions essentiellement pulmonaires et d’évolution paradoxalement assez bénigne.

Étym. gr. hudôr, hudatos : eau

Syn. kyste hydatique, échinococcose

échinococcose, hydatidose pleurale, hydatidose pulmonaire primitive, hydatidose pulmonaire secondaire

cavité pulmonaire l.f.

lung cavity

En radiologie, hyperclarté du parenchyme pulmonaire, arrondie, variable de taille, de contours, de siège et de nombre.
Une cavité à paroi épaisse, à contours internes irréguliers traduit un foyer de nécrose de nature infectieuse (abcès après vomique), tumorale maligne (primitive ou secondaire) ou vasculaire (angéite nécrosante).
La tuberculose en fut longtemps la première cause, sa cavité ou caverne, résultat d'une fonte caséeuse, étant souvent reliée au hile par une bronche de drainage (image en rail).
Une cavité finement cerclée peut correspondre à un kyste aérien congénital, à des bulles d'emphysème, mais aussi à une caverne détergée.
Une cavité contenant un "grelot mobile" correspond le plus souvent à sa colonisation mycélienne (aspergillome).
Le kyste hydatique est caractéristique lorsqu'il est surmonté d'un croissant clair (image en ménisque) ou lorsque sa membrane, une fois rompue, flotte sur le niveau liquide (signe du nénuphar ou du soleil couchant).
Le pneumatocèle, dont les variations rapides de taille suggèrent un mécanisme de clapet, s'observe dans la staphylococcie et les dilacérations traumatiques du poumon.

[A1,K1]

Édit. 2015

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