Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2019

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incrétine n.f.

incretin

Hormones sécrétées par le système “APUD” (Amine Precursor Uptake) de la partie proximale de l’intestin grêle, intervenant dans les productions pancréatiques d’insuline et de glucagon, sécrétées par les cellules endocrines de l’intestin grêle sous l’influence directe de l’apport alimentaire de nutriments glucidiques, sans être influencé par l’injection intra veineuse de glucose.
Le concept « incrétine » désigne la plus grande efficacité, pour stimuler la sécrétion d’insuline, de l’administration orale de glucose, comparée à la voie intra veineuse.
Il existe deux incrétines :
- le glucose-dependent insulinotropic polypeptide (GIP), provenant des cellules K du duodénum, qui augmente la sécrétion de glucagon et agit sur les adipocytes ;
- le glucagon like peptide-1(GLP-1), chimiquement proche du glucagon, provenant des cellules L de l’iléon, qui stimule la sécrétion d’insuline, inhibe celle de glucagon, exerce un effet satiétogène sur les récepteurs centraux et ralentit la vidange gastrique. In vitro, il favorise la prolifération et inhibe l’apoptose des cellules β.
Au cours du diabète de type 2, seule l’action du GLP-1 est défectueuse. Son administration restaure le profil sécrétoire de l’insuline et du glucagon, rétablit la phase précoce de l’insulino-sécrétion et supprime la production hépatique de glucose pendant la phase post-absorptive, sans faire courir les risques d’hypoglycémie et de surcharge pondérale. Sa dégradation très rapide par la dipeptidylpeptidase 4 (DPP4) exige, en thérapeutique, l’emploi concomitant d’un inhibiteur de cette enzyme (sitagliptine et vildagliptine, par voie orale) ou d’un agoniste de l’incrétine (hexanatide et liraglutide, par voie sous-cutanée).

Sigle s : GLP1, GIP

insuline, glucagon, adipocyte