Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2020

15 résultats 

protoscolex n.m.

protoscolex

Élément résultant du bourgeonnement de la membrane des capsules proligères d’un kyste hydatique.
Mesurant 120 µm environ, les protoscolex contiennent un scolex invaginé portant les 4 ventouses et les 36 à 42 crochets du futur cestode adulte. Normalement attachés à la paroi des capsules proligères, les protoscolex peuvent s’en libérer et flotter dans le liquide hydatique avant de se réunir à la partie déclive du kyste où ils forment le sable hydatique. Leur évolution possible est double : ingérés par un hôte définitif convenable (canidé), ils se dévaginent et donnent chacun naissance, par bourgeonnement, à un Echinococcus granulosus adulte ; dans l’organisme de leur hôte intermédiaire naturel (mouton) ou accidentel (homme), ils peuvent se vacuoliser et, par un processus de polyembryonnie, donner naissance à une hydatide fille, tout à fait conforme au kyste hydatique initial (Echinococcose secondaire).

hydatide n.f.

hydatid

Forme larvaire d'un ténia échinocoque.
En pratique, ce terme désigne la larve d'Echinococcus granulosus.

kyste hydatique, hydatidose

[D2]

hydatide de Morgagni l.f.

G. Morgagni anatomiste et anatomopathologiste italien (1682-1771)

appendice vésiculaire de l'époophoron

[A1]

hydatide fille l.f.

Kyste hydatique secondaire résultant de la vacuolisation d’un protoscolex.
Les hydatides filles sont identiques au kyste initial dont la rupture les libère en provoquant une échinococcose secondaire. Celle-ci peut aussi résulter de la libération de protoscolex dont la vacuolisation se produit alors en dehors du kyste primitif.

hydatidose, échinococcose secondaire

[D2]

hydatide pédiculée de Morgagni l.f.

G. Morgagni anatomiste et anatomopathologiste italien (1682-1771)

Syn. appendice vésiculaire de l'époophoron

appendice vésiculaire de l'époophoron

[A1]

Édit. 2018

hydatide sessile de Morgagni l.f.

G. Morgagni anatomiste et anatomopathologiste italien (1682-1771)

appendice du testicule

[A1]

Édit. 2015

hydatide (torsion d') l.f.

torsion of testicular appendices

Accident aigu intéressant l'hydatide sessile ou l'hydatide pédiculée, dont la torsion aboutit à l'ischémie et la nécrose inflammatoire.
La clinique réunit douleur aigüe et tuméfaction inflammatoire limitée à la bourse. Un diagnostic certain ne conduit à aucun acte thérapeutique agressif ; par contre le moindre doute sur une torsion du cordon spermatique impose une exploration chirurgicale d'urgence.

testicule (torsion de)

[M2]

hydatidose pulmonaire primitive l.f.

primitive pulmonary echinococciasis, pulmonary echinococcosis, hydatid disease of lung

Localisation pulmonaire d'embryons hexacanthes ayant franchi le barrage hépatique, bloqués dans les capillaires pulmonaires où l'embryon se développe.
L'atteinte pulmonaire est la seconde en fréquence (20 à 40%) après celle du foie. L'infestation par voie aérienne est rarissime.
On distingue les kystes simples réalisant une opacité liquidienne ronde et les kystes vomiqués (expectoration du liquide hydatique) à travers une fistule bronchique entrainant une suppuration pulmonaire.
Une fois sur cinq, il s'agit de kystes multiples : soit kystes pulmonaires multiples unilatéraux (1 fois sur 2), soit kystes pulmonaires bilatéraux (1 fois sur 4), ou kystes pulmonaires et hépatiques près d'1 fois sur 4. La coexistence d'une autre localisation est rare.
Dans la forme habituelle du bassin méditerranéen et en Argentine, le traitement chirurgical encadré par un traitement à l'albendazole est la kystectomie ou l'énucléation en l'absence de suppuration parenchymateuse. En cas de suppuration, l'exérèse pulmonaire doit être aussi limitée que possible : segmentectomie, voire lobectomie.
Une sous-espèce particulière d'Echinococcus granulosus observée au Canada et dans d'autres pays nordiques entraine des lésions essentiellement pulmonaires et d'évolution paradoxalement assez bénigne.

Syn. kyste hydatique pulmonaire, échinococcose pulmonaire primitive

échinococcose

[D2,K1]

hydatidose pulmonaire secondaire l.f.

pulmonary metastasis echinococcosis

Localisation métastatique de la forme larvaire de l'échinocoque due à la fistulisation d'un kyste hydatique siégeant dans la paroi du ventricule droit le plus souvent, mais aussi d'un kyste hydatique hépatique fistulisé dans la veine cave inférieure ou une veine sus-hépatique.
Le kyste fissuré envoie régulièrement dans la petite circulation des microemboles de vésicules hydatiques dont le développement entraine des images en "lâcher de ballons" sous la forme de multiples opacités arrondies bilatérales de taille et d'âge variables, ayant tendance à s'ouvrir dans les petites bronches.
Le traitement repose sur l'ablation du kyste d'origine, foie ou ventricule droit. Au niveau du cœur, une CEC est toujours nécessaire. Le traitement de l'échinococcose pulmonaire métastatique secondaire doit être, après ablation du kyste causal, suivi d'un traitement médical à l'albendazole de 1 à 3 ans pour n'avoir à traiter ultérieurement que les kystes pulmonaires résiduels.
L'échinococcose secondaire bronchogénique, ensemencement pulmonaire par voie endobronchique du fait de la rupture d'un kyste fertile, est certes possible mais rarissime.

Syn. kyste hydatique pulmonaire secondaire (métastatique), échinococcose pulmonaire secondaire (métastatique)

échinococcose

[D2,K1]

hydatidose rénale l.f.

renal hydatidosis

kyste hydatique du rein, échinococcose

[D2,M1]

torsion d'hydatide l.f.

torsion of testicular appendices

Accident aigu intéressant l'hydatide sessile ou l'hydatide pédiculée, dont la torsion aboutit à l'ischémie et la nécrose inflammatoire.
La clinique réunit douleur aigüe et tuméfaction inflammatoire limitée à la bourse. Un diagnostic certain ne conduit à aucun acte thérapeutique agressif ; par contre le moindre doute sur une torsion du cordon spermatique impose une exploration chirurgicale d'urgence.

testicule (torsion de)

[M2]

Morgagni (hydatide de) l.f.

appendix epididymidis (TA)
hydatid of Morgagni
Vestige embryonnaire d’origine wolffienne : hydatide pédiculée épididymaire (appendix epididymitis), ou vestige d’origine mullérienne : hydatide sessile testiculaire (appendix testis), implantée sur l’extrémité antérieure de la tête de l’épididyme.
L’hydatide pédiculée peut entraîner une symptomatologie clinique épididymo-testiculaire en cas de torsion.

G. B. Morgagni, anatomiste italien (1682-1771)

hydatidose n.f.

hydatidosis, echinococcosis, hydatic cyst disease

Parasitose, le plus souvent hépatique ou pulmonaire, provoquée par les formes larvaires (hydatide ou kyste hydatique) d’Echinococcus granulosus.
Très répandue dans les pays d'élevage de moutons (bassin méditerranéen, Argentine), cette maladie existe également au Canada et dans d’autres pays nordiques. Elle est alors provoquée par une sous-espèce particulière d’Echinococcus granulosus entraînant des lésions essentiellement pulmonaires et d’évolution paradoxalement assez bénigne.
Le Chien est l'hôte habituel d' E. granulosus sous sa forme adulte. L'œuf ingéré par l'Homme est lysé dans l'estomac, libérant l'embryon qui peut franchir la muqueuse intestinale et par la veine porte, gagner le foie où il se localise dans 60 à 70% des cas. Il peut également atteindre les poumons, rarement d'autres organes. L'embryon donne une larve qui se développe sous la forme d'un kyste liquidien. Par son volume, celui-ci entraîne les signes de la maladie. La nature liquidienne et les limites du kyste sont précisées par l’échographie et la tomodensitométrie. L'examen sérologique peut confirmer le diagnostic. L'exérèse chirurgicale est nécessaire afin d'éviter les phénomènes compressifs, la surinfection et la rupture.
Les localisations nerveuses restent rares, traduites par un syndrome d'hypertension intracrânienne et des signes de localisation. Parfois sont observées des localisations osseuses, crâniennes, vertébrales, mammaires ou gynécologiques. Le traitement est surtout chirurgical.
Dans les pays nordiques, l'hydatidose, entraîne des lésions essentiellement pulmonaires et d’évolution paradoxalement assez bénigne.

Étym. gr. hudôr, hudatos : eau

Syn. kyste hydatique, échinococcose

échinococcose, hydatidose pleurale, hydatidose pulmonaire primitive, hydatidose pulmonaire secondaire

[D2]

Édit. 2019

hydatidose pleurale l.f.

pleural echinococcosis, pleural echinococciasis

Localisation pleurale d'embryons hexacanthes d'Echinococcus granulosus dont la localisation primitive est tout à fait exceptionnelle et la forme secondaire rare car il faut que la rupture d'un kyste hydatique de voisinage soit méconnue.
La forme secondaire correspond à la greffe de vésicules hydatiques dont le développement se fait à la fois sur la plèvre, dans l'épaisseur de la plèvre et du fascia endothoracique. Cette affection impose une véritable pleurectomie pariétale pour éviter la récidive, associée au traitement médical par l'albendazole.

Syn. kystes hydatiques pleuraux, échinococcose pleurale

échinococcose

[D2,K1]

hydatidose n.f.

hydatidosis, echinococcosis, hydatic cyst disease

Parasitose, le plus souvent hépatique ou pulmonaire, provoquée par les formes larvaires (hydatide ou kyste hydatique) d’Echinococcus granulosus.
Très répandue dans les pays d'élevage de moutons (bassin méditerranéen, Argentine), cette maladie existe également au Canada et dans d’autres pays nordiques. Elle est alors provoquée par une sous-espèce particulière d’Echinococcus granulosus entraînant des lésions essentiellement pulmonaires et d’évolution paradoxalement assez bénigne.
Le Chien est l'hôte habituel d' E. granulosus sous sa forme adulte. L'œuf ingéré par l'Homme est lysé dans l'estomac, libérant l'embryon qui peut franchir la muqueuse intestinale et par la veine porte, gagner le foie où il se localise dans 60 à 70% des cas. Il peut également atteindre les poumons, rarement d'autres organes. L'embryon donne une larve qui se développe sous la forme d'un kyste liquidien. Par son volume, celui-ci entraîne les signes de la maladie. La nature liquidienne et les limites du kyste sont précisées par l’échographie et la tomodensitométrie. L'examen sérologique peut confirmer le diagnostic. L'exérèse chirurgicale est nécessaire afin d'éviter les phénomènes compressifs, la surinfection et la rupture.
Les localisations nerveuses restent rares, traduites par un syndrome d'hypertension intracrânienne et des signes de localisation. Parfois sont observées des localisations osseuses, crâniennes, vertébrales, mammaires ou gynécologiques. Le traitement est surtout chirurgical.
Dans les pays nordiques, l'hydatidose, entraîne des lésions essentiellement pulmonaires et d’évolution paradoxalement assez bénigne.

Étym. gr. hudôr, hudatos : eau

Syn. kyste hydatique, échinococcose

échinococcose, hydatidose pleurale, hydatidose pulmonaire primitive, hydatidose pulmonaire secondaire