Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2020

7 résultats 

angiomatose épithélioïde l.f.

epithelioid angiomatosis

Édit. 2017  

angiomatose bacillaire

[A3,D1,J1,K4]

cellule épithélioïde l.f.

epithelioid cell

Macrophage modifié, activé, allongé, fusiforme ou cylindrique, et dont le cytoplasme abondant, acidophile, rose pâle par coloration à l'hématéine-éosine, aux limites imprécises offre une certaine similitude avec une cellule épithéliale, d’où son nom.
Cellule riche en réticulum endoplasmique, en appareil de Golgi, en vésicules et en vacuoles, elle est plus adaptée à une sécrétion qu’à la phagocytose et se rencontre dans des réactions inflammatoires plus ou moins spécifiques ou immunitaires. Elle se trouve souvent groupée en palissades autour d’un foyer de nécrose ou formant un follicule dans les granulomes tuberculoïdes. En association avec les cellules géantes de Langhans, les cellules épithélioïdes évoquent une inflammation granulomateuse et en premier lieu une tuberculose, mais elles ne sont pas spécifiques de cette infection. La ressemblance de certaines cellules tumorales avec les cellules épithéliales a fait attribuer le qualificatif d'épithélioïde à des tumeurs conjonctives, vasculaires notamment, p. ex. : hémangioendothéliome épithélioïde ; ou à un type très particulier de naevus : naevus à cellules fusiformes et épithélioïdes ou naevus de Spitz, ou mélanome bénin juvénile.

T. Langhans, anatomopathologiste allemand (1839-1915) ; Sophie Spitz, anatomopathologiste américaine (1948)

macrophage, Langhans (cellules géantes de), hémangio-endothéliome épithélioïde, Spitz (naevus de )

[A2]

épithélioïde adj.

epithelioid

Cellule conjonctive, histiocyte, ressemblant à une cellule épithéliale.

[A2]

Édit. 2018

granulome épithélioïde l.m.

granulome, granulome tuberculeux

hémangiome épithélioïde l.m.

epithelioid haemangioma

Prolifération vasculaire inflammatoire pseudo-tumorale d'étiologie inconnue, touchant l'adulte jeune et caractérisée par la survenue de lésions nodulaires sous-cutanées habituellement groupées autour des oreilles, parfois associées à des adénopathies satellites et à une éosinophilie sanguine.
L'examen histologique montre une prolifération de capillaires normaux dont les parois sont épaissies par des cellules endothéliales protruses dans la lumière vasculaire et un infiltrat constitué de lymphocytes et de nombreux éosinophiles autour des vaisseaux pouvant aller jusqu'à la différenciation en follicules lymphoïdes. L'évolution spontanée est chronique et toujours bénigne. Le traitement fait appel à la chirurgie et/ou à la radiothérapie.

T. Kimura, anatomopathologiste japonais (1948)

Syn. hyperplasie angiolymphoïde avec éosinophilie, hémangiome histiocytoïde (obs.)

angiome caverneux, Kimura (maladie de)

[K4]

Édit. 2015

sarcome épithélioïde l.m.

epithelioid sarcoma

Variété de sarcome du tissu conjonctif, affectant principalement l'adolescent et l'adulte jeune, plus fréquemment l'homme que la femme, siégeant sur les membres, particulièrement aux mains et aux pieds, et se présentant sous forme d'une tumeur solitaire souscutanée ou de nodules profonds, multiples, parfois ulcérés.
Histologiquement, la lésion est caractérisée d'une part par sa disposition en amas de cellules éosinophiles ou polygonales séparés par des bandes fibreuses infiltrées de lymphocytes et, d'autre part, par une tendance nécrotique centrale des amas tumoraux. L'évolution s'étale sur plusieurs années. Le décès est le plus souvent dû à des métastases pleuropulmonaires. L'ablation chirurgicale, même précoce et large, est fréquemment suivie de récidives. La chimio- et la radiothérapie sont peu efficaces. L'origine de la tumeur est encore discutée : de nature synoviale pour certains, elle serait plutôt d'origine fibroblastique selon d'autres : les résultats des études ultrastructurales favorisent cette dernière hypothèse.
Etym : gr sarx : chair

F. M. Enzinger, anatomopathologiste américain (1970)

sarcome

hémangioendothéliome épithélioide du foie l.m.

hepatic epithelioid hemangioendothelioma

Tumeur rare, d'origine vasculaire, qui se développe sur tout le corps, mais touche surtout le foie et le poumon.
La lésion est plus fréquente chez la femme que chez l'homme (sex ratio 2/1), d'âge moyen 42 ans. Il n'y a pas de facteur étiologique incriminé et le rôle des contraceptifs n'est pas démontré. Les signes cliniques ne sont pas spécifiques. Les douleurs abdominales sont les plus fréquentes, l'état général est souvent conservé. La biologie montre une cholestase souvent modérée. Les marqueurs tumoraux sont négatifs. La forme nodulaire unique est présente chez 10 % des patients, la forme multinodulaire est la plus fréquente. Les signes radiologiques sont évocateurs en cas de localisation périphérique des lésions hypodenses au scanner ne se réhaussant pas au temps artériel, avec à l'IRM un aspect en halo post-gadolinium. On peut observer une rétraction capsulaire et des calcifications. Les localisations extra-hépatiques sont fréquentes. A l'histologie, le centre est pauci cellulaire pouvant contenir de la nécrose et des calcifications. La périphérie est plus riche en éléments cellulaires. La mise en évidence de cellules contenant l'antigène associé au facteur VIII et une positivité pour la vimentine, le CD 31 et le CD 34 sont des éléments contributifs. Le pronostic est très variable avec des survies longues sans traitement, même en cas de localisations exra-hépatiques. D'autres malades décèdent rapidement. Les traitements reposent sur la résection hépatique quand elle est possible, la chimiothérapie et la transplantation hépatique. 

émangiome épithélioïde, facteur VIII de la coagulation sanguine, vimentine, CD, CD 34

[L1, N3]

Édit. 2019