Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2020

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hidradénome vulvaire l.m.

hidradenoma (vulvar)

Groupe d'adénomes kystiques développés aux dépens des glandes sudoripares, la vulve notamment.

Étym. gr. hidros : sueur ; adên : glande ; ôma : tumeur 

hidradénome papillifère vulvaire

[J1,O3,F5]

lichen vulvaire l.m.

vulval lichen

Localisation vulvaire du lichen plan ou du lichen scléreux.

néoplasie intra-épithéliale vulvaire l.f.

vulvar intræpithelial neoplasia

Lésion vulvaire histologiquement caractérisée par une désorganisation architecturale de l’épithélium malpighien et par la présence d’atypies cellulaires.
Elle se présente cliniquement comme une lésion fixe soit rouge, érythroplasique, soit blanche, leucoplasique. Lorsque les atypies cellulaires sont étagées, il s'agit soit d'une infection à papillomavirus à type de papulose bowénoïde, soit d'une maladie de Bowen, donc d'une lésion précancéreuse ; si elles n'intéressent que la couche basale, elles correspondent le plus souvent aux altérations épithéliales d'un lichen scléreux.
d’un lichen scléreux.

carcinome in situ

néoplasie vulvaire intra-épithéliale l.f.

vaginal intraepithelial neoplasia

Lésion précancéreuse de l’épithélium vulvaire.
Elle inclut la dysplasie, dont on décrit trois stades de gravité croissante de 1 à 3, le cancer in situ et la maladie de Paget vulvaire. Elle est traitée par une vulvectomie partielle ou une hémivulvectomie. Elle est souvent associée à une dysplasie du vagin ou du col de l’utérus.

Sigle  : VIN

carcinome in situ

prurit vulvaire l.m.

pruritus vulvae

Prurit localisé de la région vulvaire.
Fréquent, il relève de causes variées, notamment infectieuses (par ex. candidose éventuellement favorisée par un diabète), inflammatoires (par ex. lichen scléreux) ou néoplasiques (par ex. maladie de Bowen ou de Paget), parfois intriquées à des facteurs étiologiques secondaires (irritation ou eczéma dus aux topiques appliqués, lichénification et composante psychique).
Le risque d’être en présence d’une lésion prénéoplasique (maladie de Paget ou maladie de Bowen) doit faire procéder à des biopsies, surtout si le prurit résiste au traitement local par les corticoïdes.

scléroatrophie vulvaire l.f.

vulvar scleroatrophy

Atrophie scléreuse de la vulve généralement secondaire à un lichen scléreux.
Toutefois, un lichen plan vulvaire, une pemphigoïde bulleuse, d'évolution chronique, pourraient être aussi à l'origine de cet état.

lichen scléreux

séborrhée vulvaire l.f.

vulvar seborrhea

Sécrétion séborrhéique excessive des grandes lèvres à l'origine d'une dermatose chronique prurigineuse.

thrombus vulvaire l.m.

vulvar thrombus

Hématome de la vulve, habituellement sur la grande lèvre, constitué lors de l’accouchement, souvent à la suite d’une épisiotomie, diffusant vers le vagin, le périnée, la fesse.

Syn. hématome vulvaire

vestibule vulvaire l.m.

vestibule

Région anatomique vulvaire limitée en avant par le clitoris, latéralement par la face interne des petites et grandes lèvres et, en arrière, par la fourchette.
Séparé du vagin par l'hymen, il est limité en haut par le clitoris, dont il est séparé par le sillon nymphohyménéal. Le méat urétral s'ouvre à sa partie supérieure. Entre l'orifice vaginal et la fourchette se trouve la fossette naviculaire.

Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur)

vulvaire adj.

vulvar

Qui concerne la vulve.

Étym. lat. vulva : vulve

kraurosis vulvaire, prurit vulvaire

granulome n.m.

granuloma

En histologie, mode particulier de réaction inflammatoire chronique caractérisé par un infiltrat mononucléé composé d'une proportion variable de macrophages et d'histiocytes épithélioïdes, de cellules géantes de Langhans et de lymphocytes.
Ce terme est utilisé seul ou dans la locution « granulome inflammatoire », qui constitue l'aboutissement de la phase exsudative et cellulaire de l'inflammation. Sous forme d’une locution, il précise la cause de la lésion (p. ex. granulome à corps étranger) ou la population cellulaire prédominante (p. ex. granulome plasmocytaire, histiocytaire, épithélioïde). Les granulomes induits par les corps étrangers (asbestose, bérylliose) sont provoqués par une activation directe des macrophages sans reconnaissance spécifique d’antigène par les lymphocytes T. Les macrophages activés sécrètent des facteurs d’activation et de prolifération des fibroblastes. Le granulome peut être à l’origine d’une fibrose avec synthèse et dégradation de protéines matricielles. Des granulomes s’observent de façon caractéristique dans certaines maladies inflammatoires chroniques d’étiologie inconnue telles que la sarcoïdose ou la maladie de Crohn.
En dermatologie clinique, le terme de granulome participe à la dénomination d'entités nosologiques variées telles que granulome annulaire, granulome actinique, granulome éosinophile, granulome facial, granulome silicotique, etc.

Étym. lat. granulum : petit grain ; gr. ôma : tumeur

 granulomatose

granulome à corps étranger l.m.

foreign body granuloma

Granulome constitué autour d'un corps étranger introduit volontairement ou accidentellement dans la peau, qu'il s'agisse de particules inertes (fil de suture, silice, métal, huile minérale, etc.) ou de matériel biologique (piqûre animale ou végétale).
Par extension, on décrit des granulomes à corps étrangers endogènes. Cliniquement, le délai d'apparition de la lésion, parfois très long, et son aspect sont très variables. L'image histologique de ce granulome de résorption peut varier depuis celle d'un granulome macrophagique, le plus courant, à celle d'un granulome lipophagique, sarcoïdosique ou palissadique, voire réaliser l'image d'un pseudo-lymphome cutané.

Syn. granulome xénique, réaction à corps étranger

granulome à corps étranger endogène, granulome silicotique, granulome talcique

granulome à corps étranger endogène l.m.

endogenous foreign body granuloma

Granulome provoqué par la présence dans le derme d'éléments endogènes susceptibles de déclencher la formation d'un granulome à corps étranger autour d'eux.
Il s'agit souvent d'une conséquence de la rupture de kystes intradermiques, en général folliculaires, qui libèrent cristaux de cholestérol, débris de poil ou de kératine ou de parasites comme l'acarien Demodex folliculorum. On observe aussi des granulomes lipophagiques, liés à la résorption de lésions d'hypodermite, ainsi que des formations granulomateuses autour de foyers d'altérations du conjonctif dermique.

granulome macrophagique, granulome lipophagique

granulome actinique l.m.

actinic granuloma

Dermatose faite de lésions papuleuses à disposition annulaire, siégeant sur les régions photoexposées de la tête et du cou chez les sujets âgés, dont l'étude histologique montre, dans le derme moyen, une zone centrale dépourvue de fibres élastiques entourée d'un infiltrat lymphohistiocytaire comportant aussi quelques cellules épithélioïdes et des cellules à corps étranger contenant des débris de fibres élastiques.
Cette image fait supposer que des altérations actiniques des fibres élastiques du derme sont à l’origine des lésions. Mais, pour certains, il s’agirait d’un simple granulome annulaire survenant sur une peau modifiée par une élastose actinique.

J. P. O'Brien, dermatologue australien (1975)

Étym. gr. aktis, aktinos : rayon lumineux

granulome annulaire l.m.

granuloma annulare

Dermatose fréquente, d'origine inconnue, faite de petites papules couleur chair ou un peu rosées, souvent regroupées en figures annulaires, siégeant avec prédilection sur les mains, surtout faces dorsales des doigts, les pieds et les reliefs articulaires des membres, et caractérisée histologiquement par un ou plusieurs foyers de granulome palissadique entourant des plages de dégénérescence du collagène dermique.
Son évolution, bénigne, est imprévisible, la régression spontanée n'étant pas rare quoique dans des délais variables. Il existe des formes atypiques, notamment profuses, ainsi que perforantes.

H. Radcliffe-Crocker, dermatologiste britannique (1902)

granulome annulaire perforant l.m.

perforating granuloma annulare

Forme anatomoclinique exceptionnelle de granulome annulaire, marquée par des phénomènes d'élimination transépidermique.

dermatose perforante

granulome annulaire profond l.m.

Forme anatomoclinique particulière de granulome annulaire touchant surtout l'enfant, marquée par une localisation dermique profonde et hypodermique des altérations histologiques et déterminant cliniquement des nodules parfois volumineux.
Son principal diagnostic différentiel est le nodule rhumatoïde, qui ne peut guère être distingué que grâce au contexte de polyarthrite dans lequel il survient.

granulome bilharzien l.m.

bilharzia granuloma

Lésion bilharzienne primitive provoquée par la présence d’un œuf de Schistosoma hæmatobium en migration dans un tissu de la paroi de la voie excrétrice urinaire.
Autour de l'œuf en voie de nécrose se produit une réaction cellulaire, formant une barrière d'aspect épithélioïde (éosinophiles et cellules histiocytaires) puis des formations gigantocellulaires multinucléées et plasmocytaires, qui peuvent avoir quelque ressemblance avec le follicule tuberculeux. Ce stade de réaction cellulaire précède celui de sclérose. Dans la vessie, cette lésion apparaît en cystoscopie comme un semis de granulations brillantes de la taille d'une tête d'épingle, constituant les lésions dites primaires, de bilharziose active ; cet aspect est pathognomonique.

follicule bilharzien, tubercule bilharzien, granulome éosinophile parasitaire

granulome candidosique l.m.

candida granuloma

Manifestation assez rare des candidoses, atteignant surtout les enfants dans les premières années de leur vie et qui est associée à des déficits de l’immunité cellulaire.
Elle est constituée de placards cutanés à bords surélevés, à surface granulomateuse, recouverts de croûtes cornées, jaunes et adhérentes au granulome. Ces lésions cutanées peuvent atteindre n'importe quelle région du corps mais prédominent habituellement au visage. La tendance est extensive et justifie l’emploi de thérapeutiques antifongiques majeures et répétées.
L'examen histologique montre une hyperplasie épidermique pseudocarcinomateuse avec des micro-abcès et un dense infiltrat inflammatoire dermique ; mais Candida albicans n'est mis en évidence que dans la partie superficielle de l'épiderme.

Syn. candidose granulomateuse, candidose végétante, granulome moniliasique (obsolète), moniliase végétante (obsolète)

granulome chalazodermique l.m.

granulomatous slack skin

Affection rare, surtout masculine, se présentant comme une infiltration érythémateuse des grands plis, suivie d'un relâchement cutané progressif avec, histologiquement, un infiltrat lympho-histiocytaire et granulomateux dermo-hypodermique associé à une élastolyse et à une lymphophagocytose.
Les études en biologie moléculaire et en immunohistochimie ont démontré la présence d’un clone T ou d’une maladie de Hodgkin, permettant donc de penser que cette maladie n’est qu’un signe particulier d’une prolifération lymphoïde maligne.

Étym. gr. khalasis : relâchement ; derma : peau

Syn. dermatochalazie granulomateuse, dermo-hypodermie atrophique granulomateuse, lymphome chalazodermique

prélymphome

granulome de Majocchi l.m.

Majocchi’s granuloma

D. Majocchi, dermatologue italien (1883)

granulome trichophytique de Majocchi

granulome de Stewart l.m.

J. P. Stewart, otorhinolaryngologiste britannique (1933)

granulome malin centrofacial

granulome de Wilson l.m. (obsolète)

Wilson’s granuloma

Lésion érythémateuse et nodulaire péripilaire située sur la jambe, chez une femme, survenant après épilation ou rasage, généralement due à Trichophyton rubrum ou à Trichophyton rosaceum et correspondant à la forme nodulaire profonde de la folliculite trichophytique accompagnée de périfolliculite.
Ce terme est actuellement remplacé par celui de folliculite dermatophytique.

J. W. Wilson, dermatologue américain (1952)

granulome trichophytique

granulome des piscines l.m.

swimming pool granuloma

Mycobactériose atypique cosmopolite due à Mycobacterium marinum (mycobactérie photochromogène à croissance lente) caractérisée par un ou plusieurs nodules, parfois verruqueux, parfois à groupement sporotrichoïde, survenant sur des régions exposées à l'eau des piscines, des aquariums ou de la mer.
L'image histologique est celle d'un granulome tuberculoïde sans nécrose, et les cultures y mettent Mycobacterium marinum en évidence. Différents antibiotiques peuvent être proposés : antituberculeux, cyclines, quinolones.

Syn. granulome des aquariums, maladie des aquariums, mycobactériose pisciaire

granulome du larynx l.m.

Tuméfaction inflammatoire, uni- ou bilatérale, implantée au niveau des apophyses vocales.
Elle est le plus souvent secondaire à une intubation laryngotrachéale et parfois liée à un reflux gastro-œsophagien.

intubation laryngotrachéale, reflux gastro-œsophagien

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