Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2018

58 résultats 

gigantisme cérébral l.m.

cerebral gigantism, Soto’s syndrome

Macrocéphalie, bosses frontales, prognathisme, et nez plat.
Il s’y ajoute une grande taille avec âge osseux avancé pendant les 2 ou 3 premières années de la vie, une éruption dentaire précoce, un retard mental, un hypertélorisme, des fentes palpébrales d’inclinaison antimongoloïde, une cataracte. La plupart des cas sont de nouvelles mutations dominantes, ce qui fait qu'ils apparaissent sporadiques. L’affection est autosomique dominante (MIM 117550). 

J. F. Sotos, pédiatre américain (1964)

Syn. Sotos (syndrome de)

Sotos-like (syndrome)

gigantisme cérébral-polypose et taches génitales

Sotos syndrome with intestinal polyposis and pigmentary changes of the genitalia

Sotos (syndrome de), Sotos-like (syndrome)

gigantisme n.m.

gigantism

Accroissement exagéré de la taille provoqué par une sécrétion excessive d’hormone de croissance avant la maturité squelettique.

Étym. gr. gigas : grand

gigantisme dysplasique lié au sexe l.m.

dysplasia gigantism X-linked syndrome

J. L. Simpson, généticien américain (1975)

Simpson (syndrome dysmorphique de)

gigantisme sinusien l.m.

sinus gigantism

Soufflure aérienne non évolutive du sinus frontal.

Étym. lat. gigas, gigantis : géant

macrocéphalie, hémihypertrophie, nævus, gigantisme partiel des mains et des pieds l.m.

gigantism, partial, of hands and feet, n(a)evi, hemihypertrophy, macrocephaly

Proteus syndrome

omphalocèle-macroglossie-gigantisme syndrome l.m.

exomphalos-macroglossia-gigantism syndrome

Beckwith-Wiedemann (syndrome de)

Édit. 2017

Perlman (gigantisme de) l.m.

Perlman’s gigantism

Ensemble d'hépatosplénomégalie, gros poids de naissance, anomalies faciales (macrocéphalie, implantation haute des cheveux, basse des oreilles, petit nez court, yeux enfoncés, lèvre inférieure éversée, hypertrophie gingivale), hernie diaphragmatique congénitale, anomalies pancréatiques (tumeurs), sexuelles (hypospadias, cryptorchidie), rénales (gros rein, néphropathie, tumeur), hypotonie, retard mental.

M. Perlman, pédiatre israélien (1973)

accident ischémique cérébral l.m.

ischemic stroke

Souffrance ou nécrose cérébrale dans un territoire artériel défini, secondaire à l’arrêt de la circulation sanguine ou à une baisse importante du débit sanguin cérébral.
Représentant 80% des accidents vasculaires cérébraux artériels, l'ischémie ou infarctus peut occuper tout ou partie du territoire irrigué par une artère (infarctus territorial) ou siéger à la limite des territoires de deux artères voisines (infarctus de jonction).
L'accident ischémique se traduit par des symptômes focaux correspondant au territoire artériel. Il peut être transitoire, comportant une symptomatologie entièrement régressive en moins de 24 heures, ou constitué, avec des signes neurologiques qui peuvent être permanents.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

ramollissement cérébral, infarctus cérébral

[H1,K4]

Édit. 2016

accident ischémique cérébral transitoire l.m.

transit cerebral ischemic attack 

Signes neurologiques focaux de début brutal, entièrement régressifs en moins de 24 heures, secondaires à un défaut de perfusion sanguine dans un territoire vasculaire défini.
La durée de cet accident est habituellement de quelques minutes, jamais plus de quelques heures. La cause est une embolie cérébrale provenant généralement de plaques athéromateuses, parfois ulcérées, issues des carotides ou des artères vertébrales, moins souvent de thrombi muraux d’origine cardiaque.
Les accidents d’origine carotidienne peuvent se traduire par une amaurose transitoire, une hémiparésie, une hémiparesthésie, une dysarthrie, une aphasie. Ceux en rapport avec le système vertébro-basilaire se caractérisent par des vertiges, une diplopie, voire une chute (« drop attack »). Les signes régressent sans séquelle.
L’hypertension, l’athérome, les cardiopathies, le diabète et la polyglobulie sont des facteurs prédisposants.
La survenue d’un tel accident exige une hospitalisation d’urgence pour rechercher la cause et y pallier car les épisodes sont souvent récidivants et annonciateurs de la survenue à échéance variable, parfois précoce, d’un infarctus cérébral.

Étym. lat. accidens : ce qui survient ; gr. iskhein : arrêter ; haïma : sans

Sigle AIT

infarctus cérébral

[H1,K4]

Édit. 2016

accident vasculaire cérébral l.m.

stroke

Manifestation neurologique aigüe en rapport avec un processus ischémique ou hémorragique dans le territoire d’une artère à destinée cérébrale.
Les causes habituelles sont une thrombose, une embolie ou un hématome intra-parenchymateux.
Bien qu’il puisse être régressif (accident ischémique transitoire) sa gravité habituelle et son caractère le plus souvent irréversible conduisent à insister sur l’importance de sa prévention. La prise en charge très précoce de l’accident vasculaire ischémique, avec la possibilité de fibrinolyse en urgence, en améliore le pronostic de façon significative.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

Sigle AVC

hémorragie cérébrale, infarctus cérébral, accident ischémique cérébral, accident ischémique (cérébral) transitoire, accident vasculaire cérébral hémorragique

[H1,K4]

Édit. 2016

accident vasculaire cérébral et cancer l.m.

malignancy and stroke

Accidents ischémiques et hémorragiques qui compliquent 15% des cancers dans les séries autopsiques et qui peuvent concerner toutes les néoplasies.
Cinq mécanismes sont individualisés : les troubles de la coagulation induits par la néoplasie (coagulopathie intravasculaire disséminée) ; l'endocardite thrombotique non bactérienne ; les lésions induites directement par la néoplasie (embolies tumorales, anévrismes oncotiques, compression ou envahissement des vaisseaux cérébraux par les tumeurs cérébrales primitives ou secondaires, lymphome angiotrope) ; les lésions secondaires à des complications infectieuses (aspergillose, candidose, muco-mycose) ; les lésions iatrogènes (artériopathie radique, ischémies artérielles ou veineuses des chimiothérapies, hémorragies secondaires à des coagulopathies).

Étym. lat. accidens : ce qui survient

accident vasculaire cérébral

[F2,H1]

Édit. 2016

accident vasculaire cérébral et chirurgie cardiaque l.f.

cardiac surgery and stroke

chirurgie cardiaque et accident vasculaire cérébral, accident vasculaire cérébral

[K3,H1]

Édit. 2016

accident vasculaire cérébral et dépression consécutive l.m.

depression after cerebral stroke

Trouble rencontré chez au moins un quart des patients atteints d'un accident vasculaire cérébral (AVC),  souvent méconnu, sinon sous-estimé.
Il s'agit surtout de tristesse, voire de désespoir et d'anxiété, avec insomnie et anorexie. Mais ces signes peuvent être masqués par des plaintes somatiques, des difficultés cognitives, une labilité émotionnelle, ainsi que des obstacles à la communication liés à un déficit neurologique, en particulier aphasique.
S'il peut exister une symptomatologie pseudo-démentielle cédant à l'épreuve thérapeutique, des symptômes thymiques peuvent, a contrario, annoncer ou masquer l'évolution d'une démence vasculaire.
Le patient souffre notamment du bouleversement de l'image de soi, de ses handicaps et de sa dépendance, des retentissements sur les siens et il craint une récidive plus grave. En fait, l'étiologie est multifactorielle, à la fois organique, psycho-affective et sociale.
Un risque accru de nouveaux AVC et de décès serait associé à la dépression.
Information, conseils et relation de soutien sont probablement suffisants dans la majorité de ces patients. Mais dans les formes majeures, une chimiothérapie antidépressive est indiquée et doit être particulièrement surveillée. Malgré l'absence d'études randomisées à grande échelle, il apparaît que les inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine (fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, etc.), dépourvus d'effets cardiotoniques, anticholinergiques et antihistaminiques, ont une action favorable et sont bien tolérés par ces malades.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

accident vasculaire cérébral

[H1,H3,K4]

Édit. 2016

accident vasculaire cérébral hémorragique l.m.

ictus sanguinis, intracerebral hemorrhage

Forme qui représente 20% des accidents vasculaires cérébraux artériels.
La rupture d'une artère intra-parenchymateuse provoque un hématome intracérébral, collection hématique sous tension constituée dans la substance cérébrale. Elle est le plus souvent secondaire à une hypertension artérielle. En cas d'effraction ventriculaire, on parle d'hémorragie ventriculaire associée, ou d'inondation ventriculaire si celle-ci est abondante. S'il existe une effraction de sang dans l'espace sous-arachnoïdien (ou leptoméningé), l'hémorragie est cérébroméningée

Étym. lat. accidens : ce qui survient

accident vasculaire cérébral, anévrysme artériel intracrânien

[H1,K4]

Édit. 2016

anévrysme cérébral l.m.

anévrysme artériel intra-crânien, anévrysme congénital intracrânien

[H1,K3,K4]

Édit. 2017

angiome cérébral l.m.

cerebral angioma

Malformation vasculaire artérioveineuse du type à circulation rapide, constituée de shunts artérioveineux multiples et complexes dont le calibre est variable.
Toutes les régions encéphaliques peuvent être touchées, avec cependant une prédominance supratentorielle.
Les manifestations cliniques sont liées soit à un détournement sanguin aux dépens d'un parenchyme cérébral ischémié (épilepsie, atrophies corticales, signes neurologiques déficitaires), soit à une rupture vasculaire (hémorragie cérébroméningée). Des céphalées chroniques longtemps isolées, avec souvent hémicrânies parfois migraineuses, survenant toujours du même côté, sont très fréquentes. Le diagnostic repose également sur les aspects en TDM, IRM et angiographie.
Le traitement s'effectue en neuroradiologie interventionnelle (embolisation), par neurochirurgie classique ou par radiothérapie. Ces techniques sont souvent associées et successives.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur

fistule artérioveineuse cérébrale

[H1,K4]

Édit. 2017  

aqueduc cérébral l.m.

aqueduc du mésencéphale

base du pédoncule cérébral l.f.

basis pedunculi cerebri (TA)

base of cerebral peduncle

Partie ventrale saillante du pédoncule cérébral.

Syn. anc. pied du pédoncule cérébral

Édit. 2017

cancer et accident vasculaire cérébral l.m.

malignancy and stroke

accident vasculaire cérébral et cancer

[F2,H1]

cathétérisme cardiaque et risque d'accident vasculaire cérébral l.m.

cardiac catheterization and risk of stroke

Techniques de cathétérisme pour coronarographie ou ventriculographie, qui sont grevées de 0,7 à 1% d'accidents vasculaires cérébraux.
Il s'agit d'accidents ischémiques emboliques à point de départ cardiaque ou aortique. Les séquelles sont graves, avec un déficit permanent pour la moitié. De rares embolies de cholestérol ont été décrites.
Les indications de cet examen dans le bilan étiologique d'une embolie cérébrale sont limitées : apprécier la fonction et l'expansion d'un segment akinétique ventriculaire, évaluer l'état fonctionnel des valves cardiaques, préciser un shunt ou mettre en évidence des troubles de conduction intra-auriculaire ou une maladie du sinus en mesurant le temps de récupération du nœud sinusal.

[B3,K2,H1]

chirurgie cardiaque et accident vasculaire cérébral l.f.

cardiac surgery and stroke

Le risque d'accident neurologique mortel lors d'une intervention à cœur ouvert avec circulation extracorporelle, à cœur fermé, ou d'une transplantation cardiaque, est estimé entre 0,3 et 2%.
L'ischémie cérébrale peut être diffuse, secondaire à une diminution globale et importante du débit sanguin en rapport avec une hypotension artérielle ou un arrêt cardiaque. Le pronostic est fonction de la durée, de la profondeur de l'hypoperfusion et de l'âge du malade.
Les ischémies focales, fréquentes, n'entraînent des séquelles permanentes que chez 1% des patients ; elles sont la conséquence d'embolies dont l'origine est variée : thrombotique à point de départ cardiaque ou de plaques d'athérome, gazeuse (circulation extracorporelle), de matériel valvulaire, de silicone, de chlorure de polyvinyle, etc.
Lorsque la chirurgie cardiaque est pratiquée précocement, au décours d'un accident embolique cérébral, le risque d'hémorragies cérébrales est élevé (29%), particulièrement en cas d'endocardite infectieuse ou d'infarctus cérébral important.

[K3,H1 ]

cortex cérébral l.m.

pallium (TA)

cerebral cortex

Zone continue de substance grise de trois à quatre millimètres d’épaisseur qui occupe toute la surface des circonvolutions cérébrales.
La cyto-architectonie et la myéloarchitectonie permettent de lui reconnaître, sur une coupe idéale, six couches étagées de la superficie à la profondeur : couche moléculaire, couche granulaire externe, couche pyramidale externe, couche granulaire interne, couche pyramidale interne et couche multiforme. Selon l’importance et la répartition de ces couches on distingue deux grands territoires : 1- l’allocortex, préposé à la fonction osmatique, est formé de l’archicortex et du paléocortex et constitue l’archipallium ; 2- l’isocortex couvre tout le territoire du néopallium. On distingue un isocortex homotypique et isocortex hétérotypique.

[H5]

Édit. 2015

crâne cérébral l.m.

cerebral skull

Partie du crâne qui contient l'encéphale et comprend la calvaria (voute), formée d'os plats d'origine membraneuse et la base formée d'os d'origine cartilagineuse.

Syn. neurocrâne

[A1]

Édit. 2015

débit sanguin cérébral l.m.

cerebral blood flow

Le débit sanguin cérébral est égal au rapport de la pression de perfusion cérébrale sur les résistances vasculaires cérébrales.
La pression de perfusion est la différence entre les pressions artérielle et veineuse cérébrales. Les résistances vasculaires sont représentées par la pression intracrânienne, la viscosité sanguine, l’état anatomique du lit vasculaire et le tonus vasculaire cérébral.
Le débit sanguin cérébral est de 50 mL/100 g/mn (80 mL/100g/mn pour la substance grise et 20 mL/100g/mn pour la substance blanche). Trois méthodes de mesure du débit régional, non invasives, se sont développées : la tomodensitométrie au xénon stable, la tomographie d'émission monophotonique au xénon 133 radioactif et la tomographie par émission de positons. Ces techniques permettent d'appréhender différentes situations hémodynamiques et/ou métaboliques rencontrées en pathologie vasculaire cérébrale.

Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux

Sigle  : DSC

circulation cérébrale (régulation de la)

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