Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2019

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acide gamma-aminobutyrique l.m.

γ-aminobutyric acid

Acide aminé dérivé de l'acide glutamique par décarboxylation, jouant un rôle de neurotransmetteur dans certaines fibres nerveuses inhibitrices.
Ayant des effets anxiolytique, anticonvulsivant, hypnotique et myorelaxant, il est utilisé dans le traitement de l’épilepsie et de l’hypertension artérielle.

Syn. 4-aminobutanoïque (acide), pipéridique (acide)

Sigle GABA pour gamma-aminobutyric acid

[C1,C2,C3,G5,H1]

Édit. 2017

acide homo-gamma-linolénique l.m.

homo-γ-linolenic acid

Acide D8,11,14-cis-eicosatriènoïque, acide gras à 20 atomes de carbone et 3 doubles liaisons faisant partie de la famille "essentielle" de l'acide linoléique (n-6).
Sa biosynthèse s'effectue dans l'organisme par élongation de l'acide gamma-linolénique sous forme liée au coenzyme A, au moyen d'un radical acétyle provenant du malonyl-coenzyme A. Il est le précurseur de l'acide arachidonique, qui résulte d'une déshydrogénation par une D5-désaturase.

Syn. dihomo-γ-linolénique

acide arachidonique, acide linoléique

[C1]

Édit. 2017

angle gamma l.m.

γ angle

Angle formé par l’axe optique et l’axe de fixation.

[P2]

Édit. 2017

chaîne gamma l.f.

γ chain

Chaîne lourde des immunoglobulines G (IgG).

maladie des chaînes γ

[C1,F3]

constante spécifique gamma l.f.

gamma-rate constant

Caractéristique d’un radionucléide exprimant l’intensité de son émission gamma par le débit d’exposition (en R/min.) à la distance de 1m. d’une source de 1 mCi.
Abandonnée, remplacée par la constante de débit de kerma.

[B1]

gamma-angioencéphalographie n.f.

radio isotope cerebral angiography

gamma-encéphalographie

gamma-angiographie, n.f.

γ-angiography, γ-cardiography

Étude de la morphologie et du fonctionnement du cœur et des gros vaisseaux au moyen d’un radio-isotope émetteur de rayons gamma (iode radioactif ou technétium) injecté par voie veineuse et suivi dans son cheminement par une caméra et un compteur à scintillation, placés en situation précordiale.
La γ-cardiographie permet d’étudier le débit cardiaque et le fonctionnement de chacun des ventricules du cœur.

Syn. gammacardiographie

angio-scintigraphie

gamma-butyrobétaïne n.f.

butyrobétaïne

gamma (du film) l.m.

courbe sensitométrique

gamma-encéphalographie n.f.

gammagraphy of the brain

Procédé consistant à injecter dans l'organisme un isotope radioactif par voie intraveineuse et à enregistrer la distribution dans l'encéphale de ses radiations gamma, à l'aide d'un détecteur à scintillation (compteur ou caméra).
Les caméras actuelles permettent une étude dynamique de la fixation à des temps plus ou moins précoces par rapport au moment de l'injection.
L'emploi de molécules franchissant la barrière hématoencéphalique (amphétamines marquées à l'iode 123, complexes lipophiles marqués au technétium 99m) autorise une étude approchée de la perfusion cérébrale locale.
L'emploi de traceurs spécifiques a permis les progrès de la tomographie d'émission (TEP ou SPET). Certains traceurs à tropisme tumoral (en particulier le FDG marqué au fluor 18) sont particulièrement utiles pour le diagnostic des tumeurs cérébrales.
L'emploi de ligands marqués semble très prometteur pour l'étude des récepteurs de neurotransmetteurs, (en particulier dopaminergiques, sérotoninergiques, opiacés).

Syn. gammagraphie cérébrale, scintigraphie cérébrale

TEP, SPET

gamma (en IRM) symb.m.

gamma (MRI)

rapport gyromagnétique

[B2,B3]

Édit. 2018

gamma-glutamyl-transférase (γ-GT) n.f.

gammaglutamyltransferase

Enzyme catalysant le transfert d'un groupe γ-glutamyle provenant du glutathion ou d'autres composés vers un accepteur, qui peut être un acide aminé de type L (cystine, glutamine, méthionine, sérine, etc.) ou une molécule d'ammoniac.
La γ-GT est présente chez les micro-organismes et les eucaryotes. Chez les mammifères, l'activité la plus élevée est située dans les organes impliqués dans les fonctions de transport tels que rein pancréas, foie. Localisée à la surface de la membrane plasmique, elle joue un rôle clef dans le métabolisme du glutathion et la détoxification cellulaire. La γ-GT plasmatique est considérée comme un marqueur classique mais non exclusif de cholestase et de consommation chronique excessive d'alcool.

transglutaminase

gamma-gluytamyl-transpeptidase l.f.

gamma-glutamyl-transférase

gamma-hydroxybutyrate l.m.

gamma hydroxybutyrate

Anesthésique intraveineux qui peut être métabolisé en gamma-aminobutyrique (GABA) et intervient alors comme inhibiteur dans la transmission de l'influx nerveux.
Peu toxique, sans action analgésique, il doit être associé à un analgésique fort et à un curare pour l'usage chirurgical. Il favorise la rentrée du K+ dans les cellules, ce qui abaisse la kaliémie et ralentit l'électroencéphalogramme (qui peut même devenir plat). Il a un effet légèrement hypotenseur mais avec des à-coups hypertensifs en réaction aux stimulus nociceptifs. Il s'élimine lentement, ce qui restreint son utilisation en anesthésie générale. En obstétrique son action ocytocique accroît la fréquence des contractions et favorise la dilatation du col.

Abrév. γ- OH

anesthésie intraveineuse

gamma (rayonnement) n.m.

rayons γ

gamma-transducine poplypeptide l.f.

γ-transducin poplypeptide

Sous-unité de la transducine qui est une variété de protéine G, protéine liée à un nucléotide à guanine trouvée dans le segment externe des bâtonnets qui joue un rôle important dans la transduction visuelle.
Elle est associée à la rhodopsine et met en rapport rhodopsine et phosphodiestérase (PDE). Lorsque la rhodopsine est activée par un photon, elle active à son tour la sousunité α de la transducine ; cette dernière lève l'inhibition de la phosphodiestérase qui à son tour hydrolyse les molécules de GMPc en 5'-GMP ; la diminution en GMPc provoque alors la fermeture des canaux Na+ de la membrane du segment externe, ce qui est à l'origine de l'hyperpolarisation qui donne naissance à l'ERG. La transducine est composée de trois sousunités, α, β et γ. L'unité α montre une grande diversité et confère la fonction spécifique à la protéine G, les unités β et γ sont moins diversifiées et jouent probablement peu de rôle dans la spécificité de la protéine G. Les unités β et γ sont différentes pour les cônes et pour les bâtonnets (MIM 189970).

J. B. Hurley, biologiste américain (1984)

Sigle GNGT (guanine nucleotide-binding protein, gamma-transducine)

rhodopsine, GMP cyclique

gamma-méthylproline n.f.

γ-methylprolin

gammaméthylproline

gamma-transducine polypeptide l.f.

γ-transducin polypeptide

J. B. Hurley, biochimiste américain (1984)

gammatransducine poplypeptide

glutamique-gamma-carboxylase n.f.

glutamic γ-carboxylase

Enzyme catalysant la carboxylation de l'acide glutamique inclus dans certaines protéines en acide gamma-carboxyglutamique.
Cet enzyme à vitamine K est présent dans le foie, où il sert à la biosynthèse de protéines de la coagulation, telles que la prothrombine.

glutamyl -gamma-carboxylase n.f.,

Enzyme catalysant la carboxylation du carbone γ de l’acide glutamique des protéines pour former l’acide γ-carboxy-glutamique

Cette enzyme utilise la vitamine K comme coenzyme. Les résidus d’acide gamma-carboxy-glutamique présents dans certaines protéines, en particulier dans plusieurs facteurs de la coagulation, leur permettent de fixer des ions calcium indispensables à leur activité biologique

Syn. γ-glutamyl-carboxylase, protéine carboxylase

vitamine K

motoneurone gamma  l.m.

γ motoneuron, γ motoneurone

Motoneurone spécialisé assurant par l'intermédiaire des fibres γ1 et γ2 qui en sont issues, la contraction des portions polaires des fibres fusoriales.

Étym. fr. moto- préfixe dérivé de moteur ; gr. neuron : nerf

boucle γ, fuseau neuromusculaire

radioactivité gamma l.f.

γ radioactivity

Désintégration d'un atome radioactif accompagnée de l'émission d'un photon d'origine nucléaire.
L'émission d'un photon, lors de la désintégration d'un radioélément, est à la base de la scintigraphie. L'énergie de ce photon doit être suffisante pour ne pas être trop absorbée par les tissus, mais pas trop élevée pour que l'absorption par les cristaux d'iodure de sodium du détecteur reste notable ; un compromis particulièrement intéressant est représenté par le technétium 99m à 140 keV.

caméra à scintillations, isomère, rayons gamma

rayons gamma l.m.p.

γ rays

Photons d'origine intranucléaire, représentant l'éjection par un noyau atomique d'un excédent d'énergie interne.
Ils s'observent pour la plupart dans des désintégrations β (- ou +). Ils ont des énergies définies caractéristiques du radionucléide: par ex lors de la désintégration d'un noyau de 60Co l'émission d'un β est suivie d'un photon de 1,17 MeV et d'un photon de 1,33MeV.
Ils s'observent aussi dans de nombreuses réactions nucléaires où le noyau résultant présente un excédent d'énergie par rapport à son état fondamental.
L'émission des rayons γ accompagne le plus souvent instantanément l'émission des particules, mais pour quelques nucléides elle se produit de façon aléatoire au cours du temps (isomères métastables).
Le domaine des énergies des rayons γ se situe entre quelques dizaines de keV et quelques MeV. Il est beaucoup moins étendu que celui des rayons X dont ils se distinguent uniquement par leur origine intranucléaire.
Les rayons γ émis par les radioéléments sont utilisés pour la détection de ceux-ci et pour leurs applications thérapeutiques propres.

isomère

sous-unité gamma de la phosphodiestérase du GMPc des photorécepteurs bâtonnets rétiniens l.f.

retinal rod photoreceptor cGMP phosphodiesterase γ subunit

Partie de la phosphodiestérase du GMP (guanosine-monophosphate) cyclique qui est un enzyme clef de la phototransduction des bâtonnets rétiniens.
La phosphodiestérase du GMPc est un enzyme essentiel au fonctionnement normal des bâtonnets (MIM 180073). Cette protéine hétérotétramérique a deux sous-unités catalytiques α et β et deux sous-unités γ identiques qui inhibent α et β. Le gène de la sous-unité γ, PDEB, est localisé en 17q25 : il a été trouvé modifié dans au moins trois formes de dystrophies rétiniennes périphériques humaines, une rétinite pigmentaire dominante et deux syndromes de Usher de type I.

N. Tuteja, biochimiste indien en activité de recherche aux États-Unis (1990) ; C.H. Usher, ophtalmologue britannique (1914)

Syn. PDEG

transduction visuelle, GMP cyclique

maladie des chaînes gamma l.f.

γ heavy chain disease

Gammopathie monoclonale des gens d’âge marquée par une altération de l’état général, une hypertrophie ganglionnaire généralisée, une hépatosplénomégalie et une anémie.
Un œdème palatin, signe caractéristique, est lié à une hypertrophie de l’anneau de Waldeyer. L’infiltration lymphoplasmocytaire secrète l’immunoglobuline incomplète composée de fragments de chaînes lourdes γ indemnes de chaînes légères que l’on identifie dans le sérum et les urines. Des désordres auto-immuns sont fréquemment associés.

E. C. Franklin, médecin interniste américain (1964)

Syn. Franklin (maladie de)

chaînes gamma