Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2020

88 résultats 

fistule auriculo-branchiale de la première fente . l.f.

kyste (et fistule) auriculo-branchial de la première fente

[A3,P1,Q2]

Édit. 2018

fistule biliaire l.f.

biliary fistula

Fistule donnant lieu à un écoulement de bile.
Elle peut être interne, l'écoulement se faisant vers un viscère, ou externe, la bile s'écoulant hors de la paroi abdominale.

Étym. lat. fistula : canal

[A3]

Édit. 2018

fistule biliobronchique l.f.

bronchobiliary fistula

Communication fistulaire entre un segment des voies biliaires avec une bronche, provoquant l'expectoration de bile.
En cas de kyste hydatique ou d'un abcès biliaire perforé à travers le diaphragme et la plèvre, elle peut être à l'origine d'une vomique biliaire.

Étym. lat. fistula : canal

[A3,L1,K1]

Édit. 2018

fistule biliocutanée l.f.

bilio-cutaneous fistula

Fistule rarissime résultant d'une ouverture de la vésicule biliaire à la peau.

Étym. lat. fistula : canal

[A3,L1,J1]

Édit. 2018

fistule biliogastrique l.f.

bilio-gastric fistula

Fistule résultant de la perforation de la vésicule biliaire ou des voies biliaires dans l'estomac, complication devenue très rare d'une cholécystite aigüe.

Étym. lat. fistula : canal

[A3,L1]

Édit. 2018

fistule bilio-intestinale l.f.

bilio-intestinal fistula

Fistule résultant de la perforation de la vésicule ou des voies biliaires dans l'intestin.
Elle peut se présenter sous deux formes : fistule cholécystoduodénale, ou fistule cholécystocolique rare, accompagnée d'une colite avec diarrhée, due au passage de la bile dans le gros intestin.

Étym. lat. fistula : canal

[A3,L1]

Édit. 2018

fistule branchiale l.f.

branchial fistula

Malformation congénitale des 2ème, 3ème et 4ème arcs et poches branchiaux qui survient si, anormalement, le 2ème arc ne recouvre pas les 3ème et 4ème arcs.
L’anomalie revêt différents types selon qu’elle intéresse la ou les poches branchiales ectoblastiques ou entoblastiques, ou les deux avec persistance d’une communication.
Les fistules branchiales ectoblastiques sont les plus fréquentes. Elles surviennent lorsque le sinus cervical, reliquat de la fusion des 2ème, 3ème et 4ème poches ectoblastiques demeurent en communication avec l’extérieur par un étroit canal, la fistule branchiale. C’est un conduit épithélial dont l’orifice cutané siège à la face latérale du cou, au bord ventral du muscle sterno-hyoïdien. Il draine un kyste cervical latéral (sinus borgne externe), le plus souvent dans la région sous-angulomandibulaire.
Les fistules branchiales entoblastiques, plus rares, mettent en communication un kyste cervical latéral (sinus borgne interne) avec le pharynx, le plus souvent au fond de la loge amygdalienne (2ème poche branchiale entoblastique).
Rares sont les fistules complètes comportant un orifice cutané et un orifice pharyngien. Elles témoignent de l’existence, à un moment donné du développement, d’une véritable fente branchiale, en règle entre les 2ème poches endo- et ectobranchiales.
Plus rares sont les fistules simples ou complexes de la 1ère poche branchiale (fistule auriculo-branchiale) ou des 3ème et 4ème poches branchiales (fistules cervicales latérales basses).
Toutes ces fistules sont dites primaires car développées directement sur les vestiges des poches branchiales.
A l’opposé, un kyste latéral du cou (reliquat du sinus cervical), non reconnu à la naissance, peut se manifester tardivement par l’apparition d’une fistule dite secondaire, à l’occasion d’une augmentation de son volume.

Étym. lat. fistula : canal

Syn. fistule cervicale latérale

appareil branchial, arc branchial, poche branchiale, ectoblastique, entoblastique, sinus cervical, kyste cervical latéral, kyste amygdaloïde, kyste (et fistule) auriculo-branchial, kyste branchial

[A3,P1]

Édit. 2018

fistule bronchotrachéo-œsophagienne non traumatique l.f.

Communication entre l'œsophage et l'arbre trachéobronchique, révélée par des fausses routes à répétition lors de l'absorption des liquides, causes d'épisodes de suppurations bronchopulmonaires.
Son étiologie est variable :
- tumorale par nécrose d'un carcinome œsophagien dans la trachée ou l'une des bronches principales. Il est exceptionnel qu'une tumeur maligne trachéobronchique se fistulise dans l'œsophage. Un traitement radio et/ou chimiothérapique peut être cause de la fistule, par nécrose tumorale ;
- tuberculeuse parfois, en cause par l'intermédiaire d'une adénopathie intertrachéobroncho-œsophagienne ;
- congénitale.
Affirmer le diagnostic repose sur la clinique et la trachéobronchoscopie pour localiser avec précision la fistule.
Dans les fistules tumorales malignes, le traitement est palliatif, instrumental, donnant des résultats médiocres le plus souvent.
Lorsque la fistule est congénitale, le traitement est chirurgical comme en cas d'origine tuberculeuse après mise en route du traitement antituberculeux.

Étym. lat. fistula : canal

[A3,K1,L1,P1]

Édit. 2018

fistule bucco-cervico-faciale l.f.

Trajet anormal congénital faisant communiquer le plancher buccal avec les plans sous-jacents.
Fréquentes, les fistules muqueuses sont souvent uniques et associées à des lésions dentaires (foyer d'ostéite, granulome, kyste péricoronaire infecté). Les fistules cutanées peuvent être uniques ou multiples. Il convient de rechercher une ostéite mandibulaire. Les fistules mentonnières sont la conséquence d'une ostéite apicale développée à partir des incisives inférieures après un traumatisme. Un processus néoplasique, une infection de type actinomycose ainsi qu'une tuberculose ganglionnaire doivent être aussi recherchés, plus rarement une syphilis tertiaire.

Étym. lat. fistula : canal

fistule dentaire

[A3,P3]

Édit. 2018

fistule bucco-sinuso-nasale l.f.

oro antral fistula

communication bucco-sinuso-nasale

[A3,P3,P1]

Édit. 2018

fistule carotido-caverneuse l.f.

carotido-cavernous fistula

Communication entre la carotide interne et le sinus caverneux après lacération traumatique de la carotide interne et bien plus rarement rupture spontanée d'un anévrisme géant de la carotide interne caverneuse.
En clinique, il peut s'agir de signes ophtalmologiques avec chémosis, exophtalmie et/ou paralysies oculomotrices, ou bien d'une hémorragie cérébrale liée à un reflux du drainage veineux à partir du sinus caverneux dans une veine intradurale.
L’intervention thérapeutique est exclusivement endovasculaire.

Étym. lat. fistula : canal

[A3,K2,P2]

Édit. 2018

fistule cervicovaginale l.f.

cervico-vaginal fistula

Communication anormale entre le col de l’utérus et le fond du vagin.
Elle succède à une déchirure obstétricale ou chirurgicale, à la suite d’une hystérectomie ou d’une césarienne, plus rarement d’une curiethérapie pour un cancer du col de l’utérus.

Étym. lat. fistula : canal

[A3,O3]

Édit. 2018

fistule coccygienne l.f.

coccygeal fistula

Syn. fistule sacrococcygienne

fistule sacrococcygienne

[A3,I1,Q2]

Édit. 2018

fistule colovésicale l.f.

colovesical fistula

Fistule faisant communiquer le côlon avec la vessie.
Elle résulte le plus souvent de l'inflammation d'un diverticule ou d’un cancer du côlon sigmoïde ou encore d’une maladie de Crohn.

Étym. lat. fistula : canal

fistule sigmoïdovésicale, Crohn (maladie de), côlon sigmoïde

[A3,M2,L1]

Édit. 2018

fistule coronaire l.f.

Malformation rare qui survient généralement de manière isolée.
Elle est le plus souvent congénitale mais elle parfois survenir après une intervention chirurgicale cardiaque. Elle n'entraîne ni symptôme ni complication pendant les deux premières décennies de vie, surtout si elle est petite. Après 20 ans, la fréquence des symptômes et des complications augmente. Les complications incluent l'hypoperfusion du myocarde adjacent, des thromboses, des embolies, une insuffisance cardiaque, une fibrillation auriculaire, une rupture, une endocardite ou endartérite et une arythmie. Les thromboses de la fistule sont rares mais peuvent entraîner un infarctus aigu du myocarde, une fibrillation atriale paroxystiqueet une arythmie ventriculaire. La rupture spontanée peut entraîner un hémopéricarde.
L'échocardiographie en deux dimensions aide à différencier les shunts entre euxet l'angiographie coronarienne permet de mettre en évidence les détails anatomiques.
Le principal diagnostic différentiel est la persistance du canal artériel, bien que les autres shunts artérioveineux congénitaux doivent aussi être écartés.
A côté de la chirurgie, traitement classique, mais l'embolisation par cathétérisme est actuellement recommandée en raison de ses excellents résultats avec peu de complications.

S. A. Qureshi, pédiatre britannique (2006)

Réf. Orphanet, S. Qureshi (2006)

[K2]

Édit. 2018

fistule coronarocardiaque l.f.

coronary artery fistula

Communication anormale d’une artère coronaire avec une cavité cardiaque, le plus souvent droite.
Elle peut être congénitale, mais le développement de la chirurgie cardiaque a fait apparaître des fistules coronarocardiaques traumatiques liées à la blessure d’une grosse artère coronaire lors d’une cardiotomie.
Certaines fistules coronarocardiaques, de faible débit sont bien supportées. Les fistules importantes tirent leur gravité d’un shunt gauche-droit à gros débit, mais aussi de la spoliation du lit coronaire entraînant un syndrome d’ischémie myocardique. Elles relèvent alors d’un traitement chirurgical ou d’une oblitération par cardiologie interventionnelle.

Étym. lat. fistula : canal

[A3,K2]

Édit. 2018

fistule dentaire l.f.

fistule bucco-cervico-faciale

[A3,P3]

Édit. 2018

fistule du dos du nez l.f.

Malformation congénitale caractérisée par une dépression punctiforme de l’arête nasale à laquelle s’abouche un sac fistuleux, en règle borgne, laissant sourdre par intermittence un peu de liquide.

Étym. lat. fistula : canal

[A3,P1]

Édit. 2018

fistule du tractus thyréoglosse l.f.

fistula of thyroglossal duct

Fistule résultant le plus souvent de l’abcédation ou de l’incision d’un kyste du tractus thyréoglosse.

Étym. lat. fistula : canal

tractus thyréoglosse

[A3,P1]

Édit. 2018

fistule gastrique l.f.

gastric fistula

Trajet faisant communiquer la cavité gastrique avec l'extérieur de la paroi abdominale (il est alors d'origine chirurgicale, c'est une gastrostomie), ou encore avec un viscère voisin (fistule gastroduodénale ou gastrocolique, due à la perforation d'un ulcère, d’une tumeur…).

Étym. lat. fistula : canal

gastrostomie

[A3,L1]

Édit. 2018

fistule gastrocolique l.f.

gastrocolic fistula

Fistule faisant communiquer l'estomac avec le côlon transverse, conséquence de la perforation d'un ulcère ou d’un cancer gastrique dans le côlon.

Étym. lat. fistula : canal

[A3,L1]

Édit. 2018

fistule gastrojéjunocolique l.f.

gastro-jejuno colic fistula

Fistule faisant communiquer l'estomac, l'anse jéjunale et le côlon transverse, due à la perforation d'un ulcère térébrant et perforant apparu sur une gastroentérostomie.

Étym. lat. fistula : canal

[A3,L1]

Édit. 2018

fistule hépatique l.f.

hepatic fistula

Trajet fistuleux allant du foie à la peau et donnant lieu à un écoulement biliaire.

Étym. lat. fistula : canal

fistule biliaire

[A3,L1]

Édit. 2018

fistule intestinale l.f.

fistula of the bowel

Ouverture anormale de l'intestin grêle avec écoulement du liquide intestinal (chyme) soit à l'extérieur, soit dans un autre viscère (fistule interne : vessie, côlon, vagin…).
On parle de fistule quand une partie du liquide intestinal s'échappe par un orifice anormal de l’intestin grêle ou quand la totalité du liquide s'écoule à l'extérieur (par ex. anus artificiel). La gravité de la situation dépend des dimensions des orifices, de leur nombre, de l'abondance de l'écoulement et surtout du niveau de la fistule : plus elle est haute (jéjunale), plus elle retentit gravement sur l'état général.
Les causes sont variées : fistules postopératoires (les plus fréquentes) spontanées ou provoquées (iléostomie), post-traumatiques ou morbides spontanées (par ex. tuberculose de l’intestin grêle ou iléite).
L'examen clinique permet d'apprécier le siège de l'orifice, son caractère, la teneur du liquide, son débit, l'état des téguments, l'existence d'un plastron et le retentissement sur l'état général. L'étude radiologique du trajet permet surtout d'apprécier la perméabilité de l'anse efférente.
Le traitement associe des gestes chirurgicaux directs ou indirects et la rééquilibration hydro-électrolytique et nutritionnelle, en utilisant souvent un appareillage (aspiration du liquide intestinal, irrigation éventuelle par l'acide lactique en fonction du pH).

Étym. lat. fistula : canal

[A3,L1]

Édit. 2018

fistule labiale l.f.

labial fistula

Trajet anormal congénital, souvent héréditaire, s'ouvrant à la surface de la lèvre, soit isolé, soit en association avec d'autres malformations telles qu'une fente orofaciale.
Les fistules labiales inférieures sont les plus fréquentes : les petits puits sont d'habitude situés symétriquement de part et d'autre de la ligne médiane et ont une profondeur de 5 à 15 mm. Elles peuvent communiquer avec des glandes muqueuses. La transmission est autosomique dominante, mais il existe une prédominance féminine. Les fistules labiales supérieures sont très rares et ne font généralement pas partie d'un syndrome malformatif complexe.

Étym. lat. fistula : canal

van der Woude (syndrome de), fente labiopalatine et kystes muqueux de la lèvre inférieure

[A3,P3,Q2]

Édit. 2018

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