Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2020

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tachycardie paroxystique supraventriculaire fœtale l.f.

paroxystic fetal supraventricular tachycardia

Brusque élévation du rythme cardiaque fœtal au-dessus de 180 battements par minute, dépassant parfois 250 battements par minute, durant plusieurs dizaines de minutes, et pouvant entrainer une insuffisance cardiaque fœtale.
Elle se traite par la digitaline intraveineuse qui, injectée à la mère, traverse le placenta.

tachycardie par réentrée électronique l.f.

Tachycardie survenant après une stimulation ventriculaire entrainant une conduction rétrograde des ventricules à l’oreillette et entendue par le circuit auriculaire du stimulateur

tachycardie supraventriculaire l.f.

supra-ventricular tachycardia

Trouble du rythme cardiaque prenant naissance au-dessus des ventricules, en amont de la bifurcation du faisceau de His.
La fibrillation auriculaire et le flutter auriculaire en sont les principaux exemples. En pratique, ce terme est réservé aux tachycardies par réentrée dans le nœud auriculoventriculaire : la dissociation longitudinale des voies de conduction rapide et lentes de la jonction auriculoventriculaire, créant un circuit de réentrée, est évoquée pour expliquer l'existence d'un «rythme réciproque» (tachycardie paroxystique de Bouveret) qui n'est généralement lié à aucune cardiopathie sousjacente. Parfois la réentrée emprunte une voie accessoire (faisceau de Kent). Dans ce cas, si le cheminement se fait sur le mode antidromique, l'accès peut être toléré du fait de la vitesse de propagation de l'influx quand il passe dans le faisceau accessoire par voie antérograde.Les accès de cette tachycardie débutent et cessent brutalement : la fréquence cardiaque est régulière et rapide de l'ordre de 200/min, l'électrocardiogramme montre des complexes QRS fins, les ondes P sont la plupart du temps invisibles et s'inscrivent derrière les complexes ventriculaires en début de repolarisation.La stimulation vagale arrête la crise ou est sans effet (loi du Tout ou Rien). Le traitement fait appel aux «petits moyens» tels la manœvre de Valsalva, la compression oculaire ou le massage carotidien. En cas d'échec la réduction médicamenteuse est indiquée (Striadyne→ intraveineuse) et un traitement antiarythmique est utile en cas de récidives fréquentes et mal tolérées.

L. Bouveret, médecin interniste français (1889)

Sigle TSV

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