Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2018

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fausse route de déglutition l.f.

Introduction de substances solides ou liquides dans l’arbre respiratoire au cours de la déglutition.
Elle survient  en particulier au cours des paralysies complètes du larynx.

paralysie complète du larynx, fausse route, fausse route alimentaire

[P1]

Édit. 2018

fausse route l.f.

false passage

1) Introduction accidentelle de substances solides ou liquides dans les voies aériennes supérieures.
2) Perforation de paroi lors d’une exploration d’un organe à l’aide d’un cathéter, d’une sonde, d’un endoscope.

endoscopie

[P1,B3]

Édit. 2018

fausse route alimentaire l.f.

C. L. Mendelson, obstétricien et cardiologue américain (1946)

Mendelson (syndrome de), fausse route, fausse route de déglutition

[P1]

Édit. 2018

accident de la route l.m.

traffic accident

Traumatismes liés à la circulation routière.
Ils entraînent surtout des blessures, des tachytraumatismes, des écrasements et, moins fréquemment, des brûlures. Ils sont en général dus aux effets de décélération lors du choc, les dommages sont d'autant plus grands que la vitesse du véhicule était plus grande avant l'accident.
La prévention primaire passe par la normalisation des véhicules, l'amélioration du réseau routier, la réglementation de la circulation, le contrôle policier (vitesse, etc.), la formation des conducteurs et la surveillance de leur hygiène (contrôle de l'alcoolémie, etc.). Le «facteur humain» est très important : les erreurs de conduite ont une grande part dans la survenue des accidents, c'est pourquoi la prévention passe par une bonne formation des conducteurs, leur surveillance et une stricte observance de l'hygiène (consommation alimentaire, boisson, respect d'un repos nécessaire, etc). Notamment les substances psychotropes (alcool, drogues, médicaments tels les benzodiazépines, etc.) sont souvent impliqués, aussi leur détection est faite par la police lors de contrôles pour excès de vitesse (éthylotest) ou par la justice (recherche des toxiques lors des autopsies). Les recherches de substances psychotropes devraient être systématiques à l'autopsie et surtout lors de l'admission des blessés à l'hôpital, malheureusement elles sont rarement effectuées.
Ces recherches devraient être systématiques à l'autopsie et surtout lors de l'admission des blessés à l'hôpital, malheureusement elles sont rarement effectuées. L’usage du téléphone au volant responsable d’un accident corporel sur 10 est interdit qu’il soit tenu à la main ou porté à l’oreille.
La prévention secondaire consiste en l'aménagement du véhicule, l'usage de la ceinture de sécurité et l'air-bag.
La prévention tertiaire passe par l'organisation des secours avec une médicalisation précoce et une meilleure organisation des services d'accueil hospitaliers.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

accélération, accident, éthylotest, syndrome d'écrasement, blessé, SAMU, tachytraumatisme, urgence

[G2]

Édit. 2016

mise en route d'un appareil d'anesthésie l.m.

implementation of an anaesthetic apparatus

Vérification indispensable d'un appareil d'anesthésie ou de réanimation avant toute utilisation étant donné le risque mortel que peut apporter une mauvaise utilisation.
La vérification de la nature des gaz doit être faite au préalable par le service de contrôle, mais les autres vérifications doivent être faites systématiquement par l'anesthésiste : circuits, fixation des différentes parties, matériel d'intubation, de perfusion et autres (seringues, etc.) alimentations électriques et en gaz.

mise en service d'un dispositif médical

déglutition n.f.

deglutition, swallowing

Processus permettant le transfert du contenu buccal dans l’estomac.
Elle comporte trois phases successives schématiques. La 1ère phase est orale, volontaire, assurant le passage du bol alimentaire de la cavité buccale vers le pharynx ; la langue propulse le bol alimentaire en arrière et le voile s’élève. La 2ème phase est pharyngo-laryngo-œsophagienne, réflexe, avec des mécanismes de protection et de propulsion : la protection du cavum est assurée par la contraction réflexe du voile, celle du larynx par la contraction des muscles laryngés et par la base de langue. La propulsion du bol alimentaire est provoquée par la contraction des muscles pharyngés puis par l’ouverture réflexe du sphincter supérieur de l’œsophage. La 3ème phase, œsophagienne est assurée par la contraction péristaltique de la musculature œsophagienne.
Ce fonctionnement neuromusculaire complexe involontaire et réflexe dans ses phases 2 et 3 est assuré par un centre bulbaire ainsi que par les dernières paires nerveuses crâniennes.
Après réception sensitive surtout oropharyngée, les voies afférentes naissent du nerf glossopharyngien (IXème paire crânienne), des branches pharyngée et laryngée internes du pneumogastrique (X ème paire) et du trijumeau (V ème paire). Elles vont au noyau solitaire du tronc cérébral et sont relayées vers une population neuronale spécifique de la formation réticulée, qui est le centre rhombencéphalique de la déglutition. Celui-ci est voisin du centre respiratoire. Une coordination est réalisée entre les divers centres.
La voie efférente est formée de motoneurones destinés à des muscles striés, localisés dans les noyaux moteurs des V ème, VII ème, IX ème, XII ème paires crâniennes et le noyau ambigu de la
X ème paire.
Une lésion du tronc cérébral, une tumeur cervicofaciale ou des voies aérodigestives supérieures peuvent atteindre le réflexe de déglutition.
La survenue d’une anomalie de la déglutition nécessite un examen locorégional spécialisé : endoscopie, radiomanométrie.

Étym. lat. deglutio : j’avale

dysphagie

déglutition clignotante l.f.

blinking deglutition

W. Ewart, médecin britannique (1848-1929)

Ewart (syndrome d')

déglutition infantile l.f.

swallowing with tongue, thrust habit

Déglutition normale du nourrisson devant disparaître avec l’apparition et l’utilisation des dents.
Lors de la déglutition infantile, la langue s’étale entre les arcades alors qu’en déglutition normale, l’adulte serre les dents. Cet étalement de la langue est la cause de nombreuses anomalies dans le domaine de l’orthodontie.
Ce type de déglutition est conservé chez l’adulte uniquement lorsqu’il boit.

Étym. lat. deglutio : j’avale

paralysie de la déglutition du nouveau-né et de l'enfant l.f.

newborn's or infant's swallowing paralysis

Incapacité de déglutir correctement juste après la naissance, qui traduit une souffrance neurologique.
Excepté chez le prématuré, l'absence de récupération d'une déglutition valable dans les dix jours qui suivent la naissance est un facteur péjoratif.
En dehors de toute souffrance fœtale, certains enfants sont incapables de déglutir et font des fausses routes lors des tentatives d'alimentation. Une fois éliminée une cause traumatique (plaie oropharyngée ou œsophagienne), une affection malformative ou tumorale de l'œsophage, un retard de maturation peut être évoqué, surtout s'il existe une paralysie des adducteurs de la glotte. Ce retard, le plus souvent transitoire, disparaît en quelques semaines. Mais quelques enfants mettent longtemps à faire face à ce trouble. Avant d'évoquer un retard de maturation il convient de s'assurer de l'absence de malformation, de tumeur oropharyngée ou d'anomalie du tronc cérébral (faire une une IRM). Un caryotype peut être utile car les paralysies peuvent relever de certaines aberrations chromosomiques.
Chez l'enfant atteint de paralysie de la déglutition sans atteinte respiratoire (tumeur du tronc, retard de maturation, neuropathie périphérique) l'aspiration continue de la salive permet d'éviter les fausses routes.

pneumonie de déglutition l.f.

deglutition pneumonia

Pneumonie due au passage d’aliments ou de sécrétions infectés dans les voies respiratoires.
Son étiologie est souvent plurimicrobienne, associant des bactéries aérobies et anaérobies.

Syn. pneumonie par aspiration

diarrhée (fausse) l.f.

false diarrhoea

Emission de selles liquides faites de matières fécales rediluées par hypersécrétion intestinale réactionnelle et fermentation due à la stase en amont d’un obstacle, un cancer obstructif du côlon gauche le plus souvent.
Elle s’intègre dans un tableau clinique d’alternative de diarrhée et de constipation qui doit faire évoquer le cancer colique sténosant, subocclusif. Elle simule une diarrhée et est dite aussi diarrhée de redilution. Ce tableau, à ne pas méconnaître, est devenu plus rare depuis les modes de dépistage précoce du cancer colique

Étym. gr. diarrhoê : écoulement

fausse corde vocale l.f.

pli vestibulaire

[A1,P1]

Édit. 2018

fausse couche n.f.

spontaneous abortion

Interruption spontanée de la grossesse avant 22 semaines d’aménorrhée.
Elle est dite précoce avant 15 semaines d’aménorrhée, souvent due à une anomalie chromosomique de l’embryon. Tardive elle est habituellement due à une béance cervico-isthmique de l’utérus.

Syn. avortement spontané

[O3]

Édit. 2018

fausse membrane n.f.

pseudomembrane

Exsudat fibrineux ou fibrinoleucocytaire, siégeant, sous forme de lambeaux blanchâtres, adhérents et cohérents, à la surface d’une muqueuse infectée : angine à fausses membranes de la diphtérie.

[D1]

Édit. 2018

fausse reconnaissance l.f.

false recognition

Identification erronée de personnes, d'objets, de lieux ou de situations considérés par le patient comme connus du fait d'une ressemblance partielle ou, le plus souvent, sans ressemblance.
Ce trouble est observé surtout dans les confusions mentales, les déficits mnésiques du syndrome de Korsakoff et le jeu maniaque.
L'illusion des doubles, non-identification de personnes familières avec conviction délirante d'un sosie, est relevée surtout dans des états aigus ou chroniques, mais aussi dans des affections organiques, notamment frontales bilatérales.
Le dédoublement des situations ou des lieux (paramnésie de réduplication), s'observerait principalement dans les syndromes de Korsakoff traumatiques et certaines tumeurs cérébrales.

J. Capgras, psychiatre français (1923 et 1926) ; A. Pick, neuropsychiatre tchécoslovaque d’origine allemande (1903) ; S.S. Korsakoff , neuropsychiatre russe (1887)

[H1,H3]

Édit. 2018

fausse teigne amiantacée l.f.

pityriasis amiantacea, tinea amiantacea

Syndrome dans lequel le cuir chevelu est le siège, soit au niveau d'une ou de plusieurs plaques très bien délimitées, soit en totalité, de squames épaisses et denses, grisâtres ou blanchâtres, parfois brillantes comme de l'amiante, qui recouvrent les cheveux à leur émergence et les collent le long du cuir chevelu, les plaques les plus épaisses étant parfois responsables d'une alopécie localisée et réversible.
La forme dite « humide » est d’origine infectieuse : le cuir chevelu sous-jacent est érythémateux et suintant; un streptocoque et/ou un staphylocoque sont le plus souvent mis en évidence et le traitement est celui d'un impétigo. La forme dite « sèche » ou « teigne amiantacée d'Alibert », peut relever de plusieurs causes : dermite séborrhéique sévère, eczéma localisé, psoriasis, ou encore lichen plan.

J. Alibert, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1833)

Syn. teigne amiantacée d'Alibert (obsolète), kératose amiantacée (obsolète), pityriasis amiantacé (obsolète)

[D1,J1]

Édit. 2018

fausse urgence l.f.

false emergency

urgence (fausse)

[N1]

Édit. 2018

fusion fausse l.f.

false fusion

Circonstance dans laquelle, au synoptophore, le sujet voit subjectivement les tests fusionnés, sans qu'il y ait de mouvements oculaires objectifs fusionnels accompagnateurs, ce qui se traduit par un déplacement du reflet cornéen par rapport à la pupille.

fusion subjective

urgence (fausse) l.f.

false emergency

Situation considérée comme urgente par les appelants mais qui ne l'est pas en réalité.

Étym. lat. urgens : pressant (participe présent adjectivé d'urgeo : presser, insister avec opiniâtreté)

urgence