Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2019

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créatine n.f.

creatine

Acide N-méthylguanido-acétique.
Dérivé de la guanidine présent dans le muscle et dans d'autres tissus, sous forme libre, mais surtout sous forme phosphorylée.
La créatine est synthétisée à partir de la glycine, par une transamidination de l'arginine et une transméthylation de l'adénosyl-méthionine. Son produit de déshydratation interne est la créatinine. Dans le sang, elle se trouve dans les globules rouges à la concentration de 30 mg/L. Elle est présente dans les urines du nourrisson, mais disparaît chez l'adulte sauf en cas d'atteintes musculaires.

Étym. gr. kreas, kreatos : chair

[C1]

créatine-phosphate n.m.

creatine-phosphate

1) Sel de l'acide créatine-phosphorique.
2) Amide phosphorique de la créatine.
Pratiquement synonyme de phosphagène pour les cellules des vertébrés, le créatine-phosphate constitue une réserve d'acide phosphorique sous une forme riche en énergie.

Syn. acide créatine-phosphorique

créatine, phosphocréatine, phosphagène

[C1]

créatine phosphokinase (CPK) n.f

creatine phosphokinase

Enzyme trouvée essentiellement dans les muscles intervenant dans la mise en réserve de l’énergie par la phosphorylation de la créatine à partir de l’adénosine triphosphate (ATP) pour donner la créatine phosphate ou phosphagène, lequel, par une réaction inverse, va redonner de l’ATP par phosphorylation de l’adénosine diphosphate (ADP) en cas de besoin énergétique du muscle.
On connaît trois types de créatine phosphokinase : CPK- BB dans le cerveau, CPK-MB dans le cœur et CPK-MM dans les muscles (97 à 99% de la CPK totale). La concentration normale dans le plasma de la CPK est très faible (moins de 195 UI /L chez l'homme et moins de 170 UI /L chez la femme). Cette concentration s’élève en cas de nécrose du muscle (infarctus du myocarde où son dosage est maintenant supplanté par celui de la troponine), de traumatisme musculaire, d’exercice musculaire extrême et d’administration de statines. Il s’élève également dans de nombreuses maladies neuromusculaires : dystrophies musculaires progressives et myopathies métaboliques (glycogénoses).