Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2018

43 résultats :

B0 (champ magnétique) l.m.

B0 magnetic field
Champ magnétique principal produit par l’aimant de l’IRM.
Son intensité, mesurée en tesla (T) est compris, dans le domaine de l’imagerie médicale, entre 0,1T et 7 T. On nomme « bas champs » les champs magnétiques inférieurs à 0.5 T, « moyens champs » ceux compris entre 0.5 et 1T et « hauts champs » les champs supérieurs à 1T. Actuellement, les champs magnétiques les plus fréquemment employés sont de 1,5 T, soit environ 30.000 fois le champ magnétique terreste.
Le champ, orienté selon le grand axe de l’aimant, se doit d’être le plus constant et le plus homogène possible.
Edit. 2018

champ magnétique

[B1, B2, B3]

champ d'induction magnétique l.m. [

agnetic induction field

Ancien nom du champ magnétique.
S'utilise encore lorsqu'un risque de confusion est possible entre le champ magnétique proprement dit et le champ magnétisant, jadis désignés par le même vocable de "champ magnétique".

champ magnétique.

[B1, B2, B3]

Édit. : 2018

champ magnétique (symb. B) l.m.

magnetic field

Entité fondamentale du magnétisme ; propriété de l'espace environnant un aimant d'exercer des forces sur la matière voisine présentant le phénomène de magnétisme.
Le champ magnétique peut se définir à partir de la loi de Laplace comme une grandeur vectorielle liée à l'espace, exprimant la force F exercée sur une charge électrique q qui se déplace à une vitesse v au point considéré.
Une définition équivalente rattache le champ magnétique B à son flux à travers une surface limitée par un conducteur, le flux se déduisant de la différence de potentiel que son établissement fait apparaître aux bornes du conducteur.
Le champ magnétique B, régnant dans un milieu matériel au voisinage d'un aimant, se décompose en deux termes selon B = mu0 (H + I) relation où mu0 représente la perméabilité magnétique du vide, H l'effet de l'aimant lui-même (champ magnétisant, appelé jadis champ magnétique) et I la réponse de la matière (intensité d'aimantation) qui vient ajouter son effet propre à H.
Le rapport de I sur H, appelé susceptibilité magnétique permet de définir, en fonction de son signe et de sa valeur le diamagnétisme, le paramagnétisme et le ferromagnétisme.
L'unité SI de champ magnétique est le tesla (T) : les appareils d'IRM ont habituelement des champs de 0,5 à 3 T ; le champ magnétique terrestre, voisin de 0,5.10-4T se mesure plus volontiers en gauss (G), unité CGS. Un gauss vaut 10-4 T.
Désigné autrefois par l'expression "champ d'induction magnétique"

B0 (champ magnétique) flux magnétique, moment magnétique, précession, diamagnétisme, ferromagnétisme, paramagnétisme, champ d'induction magnétique

[B1, B2, B3]

Édit. : 2018

induction magnétique (champ d') l.m.

magneto-induction (field of)

champ d'induction magnétique

[B2, B3]

Édit. : 2018

pas d'échantillonnage d'un gradient de champ magnétique l.m.

sampling thread

En IRM classique, nombre d'étapes d'incrémentation que devront comprendre les gradients de champ magnétique pour coder tous les plans de coupe, toutes les lignes et toutes les colonnes de la matrice.
Si p. ex. on fait une série de 12 coupes, le pas d'échantillonnage du gradient de sélection de coupes est de 12 ; si la matrice est de 128 x 256, le pas d'échantillonnage du gradient de codage de phase est de 128 et celui du gradient de codage en fréquence de 256.

[B2, B3]

Édit. : 2018

artefact de champ magnétique en IRM l.m.

magnetic field artifact

champ magnétique (artéfact de)

[B2, B3]

Édit. : 2018

bas champ (magnétique) l.m.

B0 (champ magnétique)

[B1, B2, B3]

Édit. : 2018

B1 (champ magnétique) l.m.

B1 magnetic field
En IRM, champ de radiofréquence servant à l’excitation des spins.
B1, B2, B3]
Edit. 2018

champ magnétique (artefact de) l.m.

Inhomogénéité du signal IRM sans base anatomopathologique, en rapport avec de nombreuses causes potentielles : sensibilité en émission et en réception des antennes, courants de Foucault, interaction électrodynamiques avec l’objet, ondes de radio-fréquence

Toutes ces inhomogénéités sont susceptibles d’être source d’erreurs diagnostiques si leur origine n’est pas perçue comme artéfactuelle.

champ magnétique

[B1, B2, B3]

Édit. : 2018

haut champ (magnétique) l.m

B0 (champ magnétique)

[B1, B2, B3]

Édit. : 2018

champ d'action l.m.

field of action

Direction du regard où l'action principale des muscles oculomoteurs concernés est la mieux mise en évidence.

[P2]

champ de radiation l.m.

radiation field

Propriété conférée à l'espace traversé par le rayonnement, exprimant la possibilité d'actions sur les corpuscules matériels qui y sont présents.

[F2, B1]

champ de rayonnement l.m.

Syn. : champ de radiation

champ de radiation

[F2, B1]

champ de reconstruction l.m.

field of view

champ de vue

[B2, B3]

Édit. : 2018

champ de vue l.m. [B2]

field of view (FOV)

En scanographie et en IRM, portion du plan de coupe, acquise sous forme de données brutes, qui est utilisée pour faire la reconstruction.
Les appareils permettent le choix entre plusieurs champs, parfois sélectionnés automatiquement en fonction de la région examinée : par exemple 420 mm : reconstruction de la totalité d'une coupe du tronc ; 350 mm : colonne lombaire, bassin.. ; 240 mm : crâne ; 140 mm : égion sellaire, rocher, genou… ; 50 mm : doigt, etc.. Le choix de ce champ et celui de la matrice utilisée déterminent la taille des pixels, donc la résolution spatiale. Par exemple, si le champ de reconstruction a une largeur de 420 mm et que l'on utilise une matrice isotropique de 256 x 256, les pixels seront des carrés de 420 : 256 = 1,6 mm de côté; si le champ est de 240 mm et que la matrice est de 512 x 512, ce seront des carrés de 240/512 mm. = 0,4 mm ; la résolution spatiale sera donc meilleure.
Syn.champ de reconstruction, champ d'exploration

FOV

[B2, B3]

Édit. : 2018

champ d'exploration l.m.

field of view

champ de vue

[B2, B3]

Édit. : 2018

champ d'irradiation l.m.

irradiation field

Aire délimitée par l'intersection d'un faisceau de rayonnement avec une surface particulière.
Le champ d'un faisceau est défini par son intersection avec un plan perpendiculaire à l'axe; ses dimensions sont spécifiées à une distance déterminée de la source: p. ex. 10cm x 15cm à 100 cm.
Le champ d'entrée (ou le champ de sortie) est l'aire délimitée à la surface cutanée du sujet par le faisceau incident (ou le faisceau émergeant).

[F2]

champ électrique l.m.

electric field

Propriété, présente dans un espace, d'exercer une force sur un corpuscule ou objet portant une charge électrique.
Entre 2 électrodes planes, étendues, parallèles, à la distance h (cm), et présentant une différence de potentiel U (V), le champ électrique est égal à U/h (V/cm). A la distance x d'une charge q ponctuelle, il est proportionnel à

C. de Coulomb, ingénieur français (1736-1806)

force de Coulomb, inverse du carré de la distance

[B1]

champ exploré l.m.

field of exploration

Espace utile qu'un détecteur ou un appareil d'imagerie est capable d'explorer au cours d'un examen.

scintigraphie corps entier

[B1, B2]

champ magnétisant l.m.

magnetizing field

champ magnétique

[B1, B2, B3]

Édit. : 2018

champ microscopique l.m.

microscopic field

Surface de la préparation microscopique visible à travers le système optique et qui varie en fonction du grossissement.

[B1]

champ récepteur l.m.

receptive field

Étendue de l'espace dans laquelle un stimulus module l'activité électrique d'une cellule enregistrée par une technique neurophysiologique.
L'étude des champs récepteurs consiste à préciser les modalités du stimulus qui influent sur la réponse comme p. ex. sa localisation dans l'espace, sa structure spatiale en termes de forme, d'extension, de texture, d'orientation et de mouvement, son contraste, sa luminance, sa composition chromatique. Depuis la description initiale, la notion de champ récepteur a évolué pour inclure les influences exercées sur l'activité de la cellule par des stimulations présentées dans la périphérie du champ récepteur proprement dit. Ces dernières ne sont pas suffisantes pour déclencher des potentiels d'action mais peuvent moduler le taux de décharge, en général en l'inhibant.
Le champ récepteur des cellules ganglionnaires de la rétine et du corps géniculé latéral est constitué de deux zones, antagonistes et concentriques : le centre et le pourtour. On parle de champs récepteurs circulaires concentriques. Dans le corps géniculé latéral, ces cellules ne répondent qu'à la stimulation d'un seul œil, elles sont dites monoculaires.
Le champ récepteur des cellules rétiniennes ou géniculées est caractérisé par ses dimensions, la répartition des zones répondant à l'illumination ou à l'extinction, la latence de la réponse, la linéarité de la réponse en fonction de la position du stimulus, sa sensibilité au contraste et à la composition chromatique du stimulus.
Le champ récepteur des cellules des aires V1 ou V2 est constitué d'une mosaïque de zones dont la stimulation individuelle modifie le taux de décharge de la cellule soit lors de l'illumination (zones ON), soit lors de l'extinction (zones OFF), parfois dans les deux circonstances (zones ON-OFF). Le champ récepteur des cellules de l'aire V1 est caractérisé par l'organisation simple ou complexe des zones qui le constituent, l'orientation du stimulus qui déclenche la réponse la plus vigoureuse (orientation préférée), la fréquence spatiale la plus élevée qui est détectée (résolution spatiale). On peut ajouter à cette liste la sensibilité au mouvement et la résolution temporelle. Ces cellules répondent plus ou moins à la stimulation de chaque œil, ce qui définit leur classe de binocularité. On dit qu'elles appartiennent à une classe de dominance oculaire.
La distribution dans l'espace des zones ON et OFF permet de reconnaître plusieurs catégories de champs récepteurs. Les zones ON et OFF des cellules simples sont groupées formant des plages adjacentes. Les zones ON et OFF des cellules complexes n'obéissent pas à une règle de groupement et se chevauchent.
Dans la couche IV de l'aire V1 les champs récepteurs des cellules qui reçoivent les axones de projection du corps géniculé latéral n'ont pas d'orientation préférée et conservent la plupart des caractéristiques des cellules de cette structure. On les dit "non orientées".

dominance oculaire, cellule simple, cellule complexe, rétinotopie

[B1, C2]

champ visuel l.m.

visual field

Portion d'espace perçue par l'œil, celui-ci étant immobile et regardant l'infini.
Ce terme est à distinguer du champ du regard, qui est la portion d'espace explorée par un œil qui se meut dans toutes les directions.
On l'explore par différents moyens : le campimètre, composé d'un tableau noir plat sur lequel se déplacent des index blancs n'est plus utilisé ; le périmètre de Goldmann, le plus employé en neurologie, est une coupole sur la cavité de laquelle se déplacent des index lumineux dont la taille et la luminance sont variables. Il existe des périmètres automatiques qui sont plus utilisés dans le glaucome, dont les lésions initiales intéressent les 30 degrés centraux, que dans l'exploration complète d'un champ visuel. Un champ visuel normal s'étend à 60° en haut, 60° en dedans, 70° en bas et 90° en dehors du point de fixation.
À l'heure actuelle, en neurologie, le périmètre de Goldmann donne les meilleurs renseignements.

hémianopsie, scotome

[P2]

indicateur lumineux de champ l.m.

light localizer

En radiothérapie, accessoire permettant de simuler le faisceau de rayonnement à l'aide d'un champ lumineux.

Étym. : lat. indicium : indication

collimateur, diaphragme du tube radiologique.

périphérie du champ récepteur l.f.

receptive field periphery

Région de l'espace entourant le champ récepteur dans laquelle une stimulation module, le plus souvent dans le sens de l'inhibition, la réponse à la stimulation du champ récepteur.
Le vocable "périphérie" est utilisé de façon confuse pour désigner la zone du pourtour du centre du champ récepteur lorsque celui-ci est circulaire.

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