Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2020

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aspergillome n.m.

aspergilloma

Mycétome constitué par un enchevêtrement mycélien d’un Aspergillus (Aspergillus fumigatus, surtout) et se développant dans une cavité presque toujours préformée (ancienne caverne tuberculeuse p. ex).
Cliniquement, l’aspergillome se manifeste notamment par des hémoptysies. Le traitement en est surtout chirurgical.
La lésion est préalablement détergée par le traitement antibiotique et demeure en communication avec l'arbre bronchique, puis est colonisée.
L'enchevêtrement mycélien en couches concentriques est à l'origine d'une masse extensive, plus ou moins volumineuse : c'est la "truffe aspergillaire", ou mycétome, ou aspergillome. L'aspergillome est responsable d'hémoptysies, souvent récidivantes et parfois cataclysmiques. Le sujet est porteur d'anticorps anti-aspergillaires qui sont des IgG. L'image radiologique, caractéristique, est l'image en "grelot" : opacité homogène, arrondie, reposant au point déclive de la cavité et surmontée d'un croissant gazeux. L'espèce la plus fréquemment en cause est Aspergillus fumigatus, mais aussi plus rarement A. flavus, A. nidulans, A. niger.
L'Aspergillus peut aussi envahir les tissus, le plus souvent à partir des vaisseaux, donnant alors une aspergillose invasive qui est une complication redoutée des traitements immunosuppresseurs, plus rarement de l'immunodépression acquise dans l'infection par le VIH.
Les antifongiques sont peu actifs et le traitement est chirurgical d'hémoptysies récidivantes. Il est discutable en leur absence.

Étym. lat. aspergillum : goupillon