Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2019

57 résultats 

carcinome bronchiolo-alvéolaire l.m.

alveolar carcinoma, bronchioloalveolar carcinoma

Syn.   cancer bronchiolo-alvéolaire

cancer des bronches, cancer bronchiolo-alvéolaire

[F2,K1]

carcinome bronchio-alvéolaire lépidique l.m.

Forme anatomo-clinique d’adénocarcinome bronchiolo-alvéolaire d'architecture lépidique pure, caractérisée par le recouvrement de parois alvéolaires normales ou discrètement épaissies par des cellules tumorales en couches unicellulaires.
Cette structure lépidique respecte l'architecture vasculaire et élastique normale propre à la paroi alvéolaire. Elle correspond à une tumeur non invasive, extrêmement rare (moins de 3 % des adénocarcinomes).

Étym. gr. lepidos : écaille

lépidique, cancer du poumon

[F2,K1]

cellule alvéolaire l.f.

pneumocyte

pneumocyte

[A2,K1]

comblement alvéolaire l.m.

alveolar filling

En radiologie pulmonaire, opacité du parenchyme traduisant le comblement des alvéoles par un liquide (séreux, purulent, hémorragique) ou par des cellules.

syndrome alvéolaire

[B2,K1]

cul-de-sac alvéolaire l.m.

saccule alvéolaire

[A2]

espace alvéolaire pulmonaire l.m.

alveolar space.
Espace des voies aériennes qui participe à l'hématose.
Il est contenu dans les lobules pulmonaires et correspond aux bronchioles et aux alvéoles qui participent à l'hématose. Des alvéoles qui ne sont pas perfusées font partie de l'espace mort.
L’absence de perfusion ou de ventilation d’alvéoles définit l’espace mort.

air alvéolaire, bronchiole, espace mort, espace mort (effet d'), lobule pulmonaire

[K1,C2]

Édit. 2018 

hyperventilation alvéolaire l.f.

alveolar hyperventilation

Ventilation alvéolaire supérieure à celle nécessaire pour assurer les besoins métaboliques.
L'hyperventilation peut avoir comme conséquence une hypocapnémie et une alcalose.
Plusieurs mécanismes peuvent être à l'origine d'une hyperventilation alvéolaire, le plus fréquent étant l'hyperventilation réflexe lors d'un stress, telle une prise de sang. Il peut aussi s'agir de la réponse à une hypoxémie ou à une hypercapnémie.
L'hyperventilation, par l'hypocapnie qu'elle entraine, peut aboutir à une perte de conscience, liée à une vasoconstriction artériolaire cérébrale avec une diminution du débit sanguin cérébral due à l'hypocapnie.

hyperventilation alvéolaire et psychisme l.f.

alveolar hyperventilation and psychism

Augmentation du débit ventilatoire alvéolaire se traduisant par une hypocapnie avec chute du taux de l'anhydride carbonique dans le sang (PCO2) et alcalose respiratoire (ou alcalose gazeuse).
Le rôle de l'hyperventilation dans le déclenchement de l'anxiété, de manifestations phobiques et surtout d'attaques de panique reste discuté, malgré les très nombreuses études effectuées.
Ainsi, pour certains auteurs, sur un fond de personnalité prédisposée, en particulier chez l'hystérique, l'anxiété peut s'accompagner d'une hyperventilation. S'y associent souvent des paresthésies et une tétanie. peut-être liées à une hypocalcémie en rapport avec l'alcalose respiratoire. Celles-ci contribueraient à maintenir l'état anxieux, donc l'hyperpnée, malgré le déclin de la PACO2 (PCO2 alvéolaire). Plus généralement, sera rappelée la relative fréquence des dyspnées, voire des blocpnées, dans un contexte névrotique.
On a parlé également de "phobie intéroceptive", liée aux sensations internes provoquées par l'hyperventilation et à leur interprétation dramatique. Une causalité circulaire complexe est, en fait, vraisemblable.

hypoventilation alvéolaire l.f.

Ventilation alvéolaire insuffisante par rapport aux besoins métaboliques.
L'hypoventilation alvéolaire s'accompagne d'une hypoxémie et d'une hypercapnie, entrainant une acidose respiratoire. Elle est généralement secondaire à une maladie respiratoire, ou neuromusculaire, à une myopathie ; mais elle peut être primitive (malédiction d'Ondine).

Étym. Selon la légende la nymphe Ondine, pour punir son mari, simple mortel, lui ôta la possibilité de respirer.

Ondine (malédiction d')

limbe alvéolaire rétro-dentaire l.m.

trigone rétro-molaire

lipoprotéinose alvéolaire l.f.

alveolar lipoproteinosis

protéinose alvéolaire

macrophage alvéolaire l.m.

alveolar macrophage

Macrophage intra-alvéolaire après sa migration depuis le tissu interstitiel pulmonaire, c’est-à-dire la paroi alvéolaire, vers le revêtement alvéolaire, pour devenir ensuite libre dans la cavité alvéolaire.
Il est reconnaissable à son contenu en corps denses ou lysosomes

Étym. gr. macros : grand ; phagos : mangeur

microlithiase alvéolaire pulmonaire l.f.

pulmonary alveolar microlithiasis

Maladie caractérisée anatomiquement par la présence dans les alvéoles des deux poumons de petits calculs de 100 à 200 μm, formés d'une mucoprotéine surchargée de calcium (calcosphérites).
Affection rare, familiale dans 35% des cas, de cause inconnue.
L'image radiologique est pathognomonique, faite d'une miliaire pulmonaire diffuse, très fine, de densité minérale, prédominant dans les régions hilaires et aux bases, soulignant la bordure pleurale et les scissures.
Longtemps cliniquement latente, la maladie s'aggrave progressivement,  entraînant une insuffisance ventilatoire restrictive qui aboutit à l'insuffisance respiratoire, au cœur pulmonaire chronique et à la mort.

Étym. gr. mikros : petit ; lithos : pierre

nerf alvéolaire inférieur l.m.

nervus alveolaris inferior (TA)

inferior alveolar nerve

Branche du tronc postérieur du nerf mandibulaire.
Ce nerf traverse la fosse ptérygo-maxillaire et atteint l’origine du canal mandibulaire surplombé par la lingula mandibulaire. Il donne le nerf mylo-hyoïdien et, devenu purement sensitif, il pénètre dans le canal mandibulaire. Il participe au plexus dentaire inférieur qui donne des rameaux dentaires inférieurs destinés aux racines des dents molaires et  prémolaires, un rameau dit nerf incisif pour les racines de la dent canine et des deux dents incisives, des rameaux gingivaux inférieurs, et le nerf mentonnier  qui émerge de la mandibule par le foramen mental et se distribue par de nombreux rameaux à la lèvre inférieure et au menton. Dans un tiers des cas environ, la division du nerf dentaire inférieur est plus précoce et se fait en nerf dental fournissant tous les rameaux dentaires et en nerf mentonnier. Le nerf alvéolaire inférieur s’anastomose avec le nerf lingual.

Syn. anc.  nerf dentaire inférieur

partie alvéolaire de la mandibule l.f.

pars alveolaris mandibulae  (TA)

alveolar part of mandible

Bord supérieur du corps de la mandibule creusé des alvéoles dentaires qui forment, dans leur ensemble, l’arc alvéolaire de la mandibule.

pneumonie alvéolaire l.f.

pneumonie lobaire aigüe

point alvéolaire inférieur l.m.

inferior alveolar point

Point médian situé sur la partie antérieure du bord alvéolaire de la mandibule.

point alvéolaire supérieur l.m.

superior alveolar point

Point de rencontre de la partie antérieure du bord alvéolaire du maxillaire avec la suture intermaxillaire.

Syn. prosthion

processus alvéolaire du maxillaire l.m.

processus alveolaris maxillae  (TA)

alveolar process of maxilla

Bord inférieur du maxillaire, concave en dedans et en arrière, qui forme avec celui du côté opposé une arcade à concavité postérieure.
Il est creusé de cavités appelées alvéoles où s’implantent les racines des dents.

protéinose alvéolaire l.f.

alveolar proteinosis

Lésion pulmonaire dans laquelle les cavités alvéolaires sont remplies d’un matériel protéinique amorphe éosinophile, riche en lipides, et contenant des cellules spumeuses et des cristaux de cholestérol : alvéolite lipoprotéique.
Elle est généralement considérée comme la manifestation d’un trouble de la production du surfactant en relation avec l’inhalation de poussières, de vapeurs, de gaz, ou de fumée de tabac.
Cette maladie est due à des mutations de la chaîne commune bêta-c (CDw131) des récepteurs d’Il-3, Il-5 et GM-CSF. Les mêmes lésions peuvent être observées au cours de leucémies myéloïdes aigües lorsque le clone mali n’exprime pas bêta-c et chez les souris déficientes en GM-CSF ou en chaînes bêta-c.

protéinose alvéolaire pulmonaire l.f.

pulmonary alveolar proteinosis

Affection rare, de cause inconnue, exclusivement limitée au parenchyme pulmonaire dont de larges groupes d'alvéoles sont remplis d'une substance lipoprotéinacée.
La maladie peut se voir à tous les âges, y compris chez l'enfant, mais se voit surtout chez l'adulte entre 20 et 50 ans, le plus souvent de sexe masculin. Elle a été décrite assez fréquemment en association avec certaines hémopathies malignes.
Elle s'exprime cliniquement par la toux, la dyspnée, des râles souscrépitants aux bases. Radiologiquement, elle présente ordinairement l'aspect typique d'une pneumopathie alvéolaire diffuse : infiltrats pulmonaires peu denses, d'aspect cotonneux, habituellement bilatéraux, à prédominance périhilaire, en "aile de papillon", parcourus d'un bronchogramme aérien. Le lavage broncho-alvéolaire permet le diagnostic devant un liquide laiteux, opaque, sédimentant, acellulaire, granuleux, contenant des apoprotéines, du surfactant. L'analyse biochimique révèle des glycoprotéines et des lipides. Le pronostic est grave, quoiqu'il y ait des cas de résolution spontanée.
Le traitement le plus actif semble être le lavage pulmonaire qu'il faut répéter périodiquement.

rameau alvéolaire supérieur et médian l.m.

ramus alveolaris superior medius (TA)

middle superior alveolar branch

Branche inconstante du nerf infra-orbitaire né dans le sillon infra-orbitaire.
Il atteint le plexus dentaire supérieur par un canal creusé dans la paroi antéro-latérale du sinus maxillaire. Il se distribue aux racines des dents prémolaires.

Syn. anc. nerf dentaire moyen

nerf infra-orbitaire

retard de résorption du liquide alvéolaire l.m.

delayed resorption of alveolar fluid

Détresse respiratoire néonatale mineure par défaut de maturité pulmonaire gênant l'épuration du liquide pulmonaire des alvéoles.

sarcome alvéolaire des tissus mous l.m.

alveolar soft tissue sarcoma

Il s’agit d’une tumeur rare représentant 0,5 à 1% des sarcomes des tissus mous, survenant plus volontiers chez le jeune. Son pronostic est sévère. Son traitement est essentiellement chirurgical. Plus volontiers que les autres sarcomes des tissus mous ce sarcome peut être responsable de métastases cérébrales.
Etym : gr sarx : chair

Cette tumeur est ainsi dénommée car elle est faite de cellules organisées en alvéoles séparées par de fins réseaux de tissu conjonctif contenant des vaisseaux sinusoïdaux bordés d’un endothélium aplati. Elle est caractérisé par une translocation spécifique t(X;17)

sarcome, sarcome des tissus mous,

syndrome alvéolaire l.m.

alveolar pattern

En radiologie pulmonaire, traduction du comblement des espaces aériens distaux caractérisée par une ou plusieurs des images suivantes : nodules acinaires, opacités floues, confluentes, systématisées (pneumonie), "en ailes de papillon" (œdème), contenant un bronchogramme ou un alvéogramme aérien et d'évolution rapide.
Ces signes masquent habituellement l'atteinte interstitielle sous-jacente.

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