Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2020

207 résultats 

système nerveux autonome (atteintes du) l.f.p.

pathology of the autonomic nervous system

La physiopathologie du système nerveux autonome dépend, soit de lésions traumatiques ou dégénératives, soit de troubles nerveux (dysautonomie neurovégétative) morbides (certaines maladies, état de choc), toxiques ou thérapeutiques, notamment au cours de l'anesthésie.
Les signes des atteintes lésionnelles dépendent de la localisation anatomique, les signes biologiques dépendent de la cause.
Atteintes lésionnelles : qu'il y ait ou non quadriplégie, quand les ganglions sympathiques cervicaux sont lésés, les traumatismes du rachis cervical entraînent une vasoplégie d'où un collapsus vasculaire (surtout aux changements de position, lors du ramassage de la victime) et un syndrome de Claude Bernard Horner. Les atteintes vertébrales thoraciques basses ou lombaires entraînent moins de complications immédiates mais laissent des séquelles dans le domaine génito-urinaire (rétention d'urine, impuissance, etc.).
Les dysautonomies congénitales ou acquises peuvent être centrales (syndrome d'atrophies multi-systématisées de Shy et Drager), périphériques (dysautonomie familiale de Riley Day) ou secondaires à des atteintes du système nerveux périphérique (diabète, amyloïdose, porphyrie, alcoolisme).
Signes :
  - 1) Sympathiques : - a)  Stimulation : mydriase (syndrome de Pourfour du Petit), exophtalmie, hypersécrétion nasale, salivaire, sudorale, horipilation, hypertension et tachycardie (épreuve de Valsalva), vasoconstriction cutanée, sécheresse de la peau  ; - b Paralysie : mydriase, enophtalmie, vasodilatation.
  - 2) Parasympathiques : Stimulation : myosis, enophtalmie, sudation, bradycardie, réflexe oculocardiaque.

Cl. Bernard, physiologiste français, membre de l’Académie de médecine (1858 et 1862) ; J.F. Horner, ophtalmologiste suisse (1869) ; F. Pourtour du Petit, anatomiste, chirurgien et ophtalmologiste français (1727) ; G. M. Shy et G. A. Drager, neurologues américains (1960) ; C. M. Riley et R. L. Day, pédiatres américains (1949)

système nerveux autonome céphalique  l.m.

pars cephalica systematis autonomici (TA)

Ensemble des éléments des systèmes nerveux sympathique et parasympathique destinés aux organes de la tête

système nerveux autonome cervical l.m.

pars cervicalis systematis autonomici (TA)

cervical part of sympathic system

Ensemble des éléments des systèmes sympathique et parasympathique situés dans le cou.

système nerveux cérébro-spinal l.m.

axe cérébro-spinal, système nerveux central

système nerveux extrapyramidal l.m.

extrapyramidal system

Système moteur distinct du système pyramidal , formé par les régions corticales extrapyramidales, les noyaux du thalamus, la région sous-thalamique, le corps strié, le noyau rouge.
Ce système joue un rôle dans les mouvements associés, la posture et la motricité automatique

[H1]

Édit. 2020

système nerveux parasympathique l.m.

parasympathetic nervous system

Ensemble de fibres nerveuses issues des régions crâniennes (nerfs III, VII, VIIbis, IX et X), et sacrées, dont les effets physiologiques sont généralement opposés au système nerveux sympathique : leur action met en jeu un médiateur chimique, l’acétylcholine.
Les inhibiteurs de la cholinestérase (ésérine, génésérine) sont des médicaments parasympathomimétiques.

système nerveux autonome

système nerveux périphérique l.m.

systema nervosum periphericum, pars peripherica systema nervosi (TA)

peripheral nervous system

Ensemble de tous les organes du système nerveux qui n’appartiennent pas au système nerveux central.
Ce sont les ganglions, les nerfs et les plexus.

système nerveux pyramidal l.m.

pyramidal nervous system

Syn. faisceau pyramidal, faisceau corticospinal

pyramidal (faisceau)

système nerveux sympathique l.m.

Pars sympatica (Pars autonomica systematis nervosi peripherici) (TA)

sympathetic nervous system

Système nerveux périphérique régulant la vie organique et végétative en agissant sur les viscères par l'intermédiaire de l'adrénaline et de la noradrénaline.
Il est constitué par des réseaux de nerfs et de ganglions localisés dans la chaîne latérovertébrale, en rapport avec les nerfs rachidiens (rameaux communicants) ainsi que par des plexus périviscéraux et viscéraux.
Le sympathique, au sens traditionnel tombé en désuétude dans l’usage médical, comprend deux systèmes complémentaires : orthosympathique et parasympathique. Au sens étroit actuellement en usage, sympathique est synonyme d'orthosympathique, autrefois dit grand sympathique.
Les anciens anatomistes considéraient la chaîne des ganglions paravertébraux comme un tronc nerveux distribuant des nerfs aux différents viscères. Ils l'ont appelé «nerf grand harmonisateur» (en latin, nervus harmonicus magnus gangliosus, transposé en grec «grand sympathique») parce qu'il semblait assurer la mise en communauté des sentiments que ces viscères étaient supposés abriter.

Étym. angl. sympathetic (1765), transposition d'harmoniser sous forme grecque (sumpatheia : ce qu'on ressent ensemble, sun - pathos).

système nerveux autonome, ganglion sympathique

système nerveux sympathique de l'utérus l.m.

uterine autonomous (sympathetic) nervous system

Partie du système sympathique et parasympathique constituant le plexus hypogastrique qui contrôle la sensibilité et la motricité de l'utérus.
Il pourrait jouer un rôle dans l'initiation et la maîtrise de la parturition, notamment par l'interaction de ses récepteurs α-stimulateurs et β-inhibiteurs de la contractilité du myomètre.

plexus hypogastrique

système nerveux végétatif l.m.

vegetative (autonomous) nervous system

Syn. système nerveux autonome, système viscéral

système nerveux autonome, ganglion sympathique, hypothalamus

angéite n.f.

angeiitis

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation

Syn. vascularite

vascularite

[K4]

Édit. 2019

Zeek (angéite allergique de) l.f.

hypersensitivity angiitis

P. M. Zeek, anatomopathologiste américain (1948)

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation

Syn. vascularite leucocytoclasique

vascularite leucocytoclasique

[F1, F3, J1, K4]

Édit. 2019

angéite associée à des cancers l.f.

angiitis associated with malignancy

Atteinte vasculaire rare, de nature infectieuse, paranéoplasique ou secondaire à une infiltration des vaisseaux par les cellules tumorales, qui complique essentiellement les hémopathies.
Les infections à germes le plus souvent opportunistes (fungiques, bactériennes ou virales), survenant au cours des hémopathies graves, peuvent se compliquer d'hémorragies sous-arachnoïdiennes et/ou intraparenchymateuses consécutives à la rupture d'anévrismes mycotiques ou de lésions ischémiques secondaires à une vascularite allergique ou à un embole mycotique.
Les angéites granulomateuses paranéoplasiques sont décrites au cours des syndromes lymphoprolifératifs (lymphome non hodgkinien, leucémie lymphoïde chronique, maladie de Hodgkin, histiocytose maligne). Leur évolution est parallèle à celle de la maladie hématologique. La leucémie à tricholeucocytes peut s'associer à une angéite diffuse ou localisée au système nerveux et se présenter comme une périartérite noueuse.
Les vascularites associées aux cancers solides sont exceptionnelles.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation

angéite, anévrisme mycotique, hémopathie, hémorragie sous-arachnoïdienne, anévrisme mycotique, lymphome, leucémie lymphoïde chronique, maladie de Hodgkin, histiocytose maligne, leucémie à tricholeucocytes, périartérite noueuse, syndrome paranéoplasique

[F1, K4]

Édit. 2019

angéite associée à la prise de médicaments ou de drogues l.f.

angeitis associated with use/abuse of medicaments or substances

Survenant lors d'une première exposition au toxique ou après une utilisation chronique, l'accident vasculaire cérébral peut être soit une hémorragie méningée ou cérébrale (notamment avec les amphétamines, la cocaïne), soit un accident ischémique (observé plus volontiers avec des drogues telles que l'héroïne ou le LSD).
La présentation clinique est celle d'un accident vasculaire cérébral de survenue brutale, accompagné de céphalées intenses. L'angiographie objective parfois des sténoses, voire des occlusions des siphons carotidiens, ou des rétrécissements segmentaires des artères intracrâniennes évoquant une artérite.
Les mécanismes pathogéniques évoqués sont : une lésion directe de la paroi artérielle ou une vascularite immuno-allergique (à la drogue elle-même ou aux agents adultérants), un collapsus avec hypotension et hypoxémie, un vasospasme et une hypertension artérielle aigüe (induits par des agents sympathomimétiques), des embolies de matériel étranger, une endocardite avec embolies septiques, ou des anévrismes mycotiques (pour les drogues utilisées par voie intraveineuse).

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation

angéite, accident vasculaire cérébral, hémorragie méningée, amphétamine, cocaïne, héroïne; LSD 25, anévrisme mycotique

[G4, G5, K4]

Édit. 2019

angéite d'hypersensibilité l.f.

hypersensitivity angiitis

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation

Syn. vascularite leucocytoclasique

vascularite leucocytoclasique

[K4]

Édit. 2019

angéite familiale l.f.

hereditary hemorrhagic telangiectasis


Affection caractérisée par de nombreuses télangiectasies cutanées, muqueuses et rétiniennes, de transmission autosomique dominante.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation

Syn. télangiectasie héréditaire hémorragique, maladie de Rendu-Osler

angéite, télangiectasie

[J1, K4, N3, P2, Q2]

Édit. 2019

angéite leucocytoclasique l.f.

leucocytoclastic vasculitis

Syn. vascularite leucocytoclasique

vascularite leucocytoclasique

[F1, F3, J1, K4]

Édit. 2019

angéite lymphocytaire l.f.

lymphocytic angiitis

Syn. vascularite leucocytoclasique

vascularite leucocytoclasique

[F1, F3, J1, K4]

Édit. 2019

angéite médicamenteuse l.f.

medicinal angiitis

Angéite survenant au cours ou au décours d’une thérapeutique médicamenteuse.
Il s’agit d’une angéite d’hypersensibilité qui touche surtout les vaisseaux cutanés de petit calibre et se traduit cliniquement par des manifestations cutanées (urticaire, purpura, éruption cutanéomuqueuse voire érythème noueux) et rarement par des manifestations viscérales. Parmi les très nombreux médicaments parfois responsables d’une angéite médicamenteuse, citons allopurinol, aspirine, anti-inflammatoires non-stéroïdiens, chlorpromazine, cotrimoxazole, furosémide, hydantoïne, pénicilline, quinidine, sels d’or, tétracycline, thiazidiques, certaines chimiothérapies antinéoplasiques et certains sérums et vaccins.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation

angéite, angéite allergique de Zeek

[D1,G3,G4,G5,K4,N3]

Édit. 2019

angéite non infectieuse l.f.

non infectious angiitis

Inflammation artérielle, souvent nécrotique, généralement diffuse, d’origine encore indéterminée.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation

angéite

[K4]

Édit. 2019

angéite nécrosante l.f.


necrotizing angeitis

Groupe de maladies marquées par une inflammation nécrotique des parois des vaisseaux sanguins, surtout celle des artères de moyen calibre ou des artérioles, secondaire à un probable mécanisme immunopathologique.
L'artérite à cellules géantes, la périartérite noueuse, l'angéite d’hypersensibilité, la granulomatose avec polyangéite , la granulomatose éosinophilique avec polyangéite font partie de cette entité.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation

Syn. vascularite nécrosante systémique

artérite à cellules géantes, périartérite noueuse, angéite d’hypersensibilité,  granulomatose avec polyangéite ,  granulomatose éosinophilique avec polyangéite

[F3, K4, N3]

Édit. 2019

artérite granulomateuse l.f.

granulomatous arteritis

angéite granulomateuse

chalazodermie granulomateuse l.f.

granulomatous slack skin

granulome chalazodermique

[J1,F5]

chéilite granulomateuse de Miescher l.f.

granulomatous cheilitis, Miescher's cheilitis

Inflammation granulomateuse chronique de la lèvre de cause inconnue.
Elle se traduit initialement par une tuméfaction intermittente, parfois asymétrique d'une lèvre. Puis l'hypertrophie devient permanente : c'est la macrochéilite ; la lèvre prend une consistance élastique. Seule une biopsie profonde permet de retrouver les petits granulomes gigantoépithélioïdes caractéristiques. Elle peut accompagner une maladie de Crohn. Le syndrome de Melkersson-Rosenthal associe une macrochéilite identique à celle de Miescher, une langue plicaturée et une paralysie faciale périphérique.

A. G. Miescher, dermatologiste suisse (1945) ; E. Melkersson, neurologue suédois (1928) ; C. Rosenthal, neuropsychiatre allemand (1931)

macrochéilite granulomateuse

[N1,P3]

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