Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2018

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alcool n.m.

alcohol

1) Nom générique des composés organiques de formule R-OH, résultant de la substitution théorique du groupe OH à un atome d’hydrogène sur un carbone saturé d’un hydrocarbure.
On distingue :
-les alcools primaires : R-CH2OH
-les alcools secondaires : R-CHOH-R’
- les alcools tertiaires :
En nomenclature internationale, on fait suivre de la désinence -ol le nom de l’hydrocarbure correspondant (ex. : éthanol à partir d’éthane).
2) À la pharmacopée, le terme alcool désigne un mélange d’éthanol et d’eau dont la teneur en éthanol doit être comprise entre 94,7 et 96,6 p. 100 (V/V).
3) Dans le langage courant, le terme alcool sans qualificatif désigne l’alcool éthylique de titre indéterminé.
Celui-ci doit être précisé lorsque l’on considère particulièrement les effets pharmacologiques et toxicologiques.

Étym. : arabe, al–cohol : substance subtile

alcool éthylique, éthanol

[C1, G3, G4]

Édit. : 2017 

alcool absolu l.m.

absolute alcohol

Alcool éthylique pur.
L'alcool absolu, exposé à l'air, se charge d'humidité jusqu'à 5% en volume, pour donner l'alcool à 95°.
alcoholature
Préparation galénique obtenue par macération à parties égales d’une plante médicinale fraîche dans l’alcool éthylique.

Étym. : arabe, al–cohol : substance subtile

[G3)]

Édit. : 2017

alcool batylique l.m.

batyl alcohol

Alcool gras dont la structure est un éther d'alcool cétylique (alcool gras en C16) et de glycérol.
Il est trouvé dans les produits de saponification des alcoxyglycérides et des alcoxyphosphatides naturels.

Étym. : de Batis, genre de poisson hypotrème

[C1]

Édit. : 2017 

alcool benzylique l.m.

benzylic alcohol

Alcool de formule globale C6H5CH2OH , trouvé naturellement dans certaines plantes.
L’alcool benzylique est utilisé pour ses propriétés antiseptiques et analgésiques. Il est également utilisé comme solvant dans l’industrie cosmétique mais aussi dans les peintures, encres et vernis.

Syn. : phénylméthanol

[C1]

Édit. : 2017 

alcool butylique l.m.

butyl alcohol

Syn. : butanol

butanol

[C1]

Édit. : 2017 

alcool carnaubique l.m.

arnaubyl alcohol

Alcool gras à très longue chaîne, présent dans certaines cires.
Il a été trouvé dans les cires du carnauba brésilien Copernicia cerifera.

[C1]

Édit. : 2017 

alcool cétylique l.m.

cetyl alcohol

Alcool gras à 16 carbones présent dans les cires animales.
C'est le principal alcool gras du blanc de baleine, où il est surtout estérifié par l'acide palmitique sous forme de palmitate de cétyle.

Étym. : gr. ketos : gros poisson

[C1]

Édit. : 2017 

alcool chimylique  l.m.

chimyl alcohol

Alcool gras dont la structure est un éther d'alcool stéarique (alcool gras en C18) et de glycérol.
Il est trouvé dans les produits de saponification des alcoxyglycérides et des alcoxyphosphatides naturels.

Étym. : lat. chimaera : chèvre ou monstre à demi-chèvre

[C1]

Édit. : 2017 

alcool-déshydrogénase (ADH) n.f.

alcohol dehydrogenase

Enzyme à nicotinamide-adénine-dinucléotide (NAD) catalysant l'oxydation d'alcool en aldéhyde ou en cétones.
L'ADH est un enzyme cytosolique constitué de 2 sous-unités dont 5 types ont été individualisés : alpha (ADH1), bêta (ADH2), gamma (ADH3), delta (ADH4), epsilon  (ADH5), chacun étant codé au niveau d'un locus distinct ; un polymorphisme génétique existe au niveau des locus ADH2 (bêta 1, bêta 2, bêta 3) et ADH3 (gamma 1, gamma 2).
Les sous-unités identiques s'assemblent généralement entre elles formant des iso-enzymes dont les propriétés cinétiques (Km et Vmax) sont très différentes. Les iso-enzymes qui jouent le plus grand rôle physiologique sont ceux codés par les ADH 1 à 3 ; ils sont principalement présents dans le foie mais aussi dans le rein et le tube digestif. L'association entre un iso-enzyme et le développement d’une maladie alcoolique du foie n'a pas à ce jour été démontrée.

Étym. : arabe, al–cohol : substance subtile

alcoolisme, nicotinamide-adénine-dinucléotide

[C1, C3, Q1 ]

Édit. : 2017 

alcoolémie l.m.

blood alcohol concentration (BAC), level (BAL), alcoholaemia

Teneur sanguine en alcool éthylique, exprimée en grammes par litre en France et en milligrames par cent millitres dans les pays anglo-saxons.
Il existe deux méthodes de dosage :
1) les méthodes enzymatiques font appel à l’oxydation de l’éthanol en éthanal par une coenzyme soit l’alcool déshydrogénase qui présente une spécificité étroite pour l’éthanol, soit l’alcool oxydase, de spécificité moins bonne (interférence avec le méthanol). La mesure finale s’effectue par absorption soit dans l’ultra-violet, soit dans le visible (réaction de Trinder) ;
2) les méthodes chromatographiques utilisent la chromatographie en phase gazeuse (CPG) selon deux modes principaux, soit l’injection d’une dilution du sang dans le chromatographe, soit le mode d’espace de tête dans lequel on analyse uniquement le gaz surmontant une dilution du sang total dans un flacon serti.- La détection est réalisée par ionisation de flamme.
Dans le cadre médico-légal, seules les méthodes par CPG peuvent être utilisées, sur sang total. En routine clinique, elle peut être dosée par technique enzymatique. Même à jeun cette teneur n'est jamais complètement nulle. Mais il existe une relation nette entre la fréquence d'accident de la route (mesuré ici par le nombre d'accidents de buveurs par rapport à celui de sujets à jeun) et l'alcoolémie du conducteur. Le schéma ci-contre, emprunté à une étude anglaise sur des accidents mortels (OCDE, 1988) donne le facteur de risque apporté par l'alcool : les jeunes conducteurs sont particulièrement sensibles à une élévation de l'alcoolémie. En Europe la limite légale tolérée est de : 0,2 g/L en Suède, 0,5 g/L dans les pays latins et 0,8 g/L dans les pays anglophones ou alémaniques. A 0,5 g/L les jeunes conducteurs ont déjà un facteur de risque deux fois plus grand que celui des conducteurs plus âgés.
 
A : jeunes conducteurs, buveurs occasionnels
B : conducteurs plus âgés, buveurs occasionnels
C : conducteurs, buveurs invétérés.
Toutefois il faudrait expliquer pourquoi, chez des conducteurs plus âgés, le facteur de risque est plus faible que chez les jeunes et parler du facteur d’induction enzymatique.
À compter du 15 septembre 1995, la loi française a fixé à 0,5 g. d'éthanol par litre de sang la concentration à partir de laquelle la conduite d'un véhicule est délictueuse, même en l'absence d'incident ou d'infraction au code de la route. Cette disposition est applicable à l'ensemble des crimes et délits de droit commun, aux auteurs comme aux victimes.
De manière courante et métonymique, "alcoolémie" est utilisée abusivement en lieu et place de "teneur d'alcoolémie ».

Étym. : arabe al -cohol : liquide distillé; gr. haima : sang

Syn. : éthanolémie

  alcool éthylique, alcoolisme aigu, éthylomètre, risque (facteur de)

[G3, G4]

Édit. : 2017 

alcool éthylique l.m.

ethanol

Alcool primaire C2H5OH, éthanol, se présentant sous forme d’un liquide incolore, volatil, bouillant à 78°C, miscible à l’eau, très inflammable, d'odeur piquante et aromatique, de saveur âcre et chaude.
L'éthanol est un constituant universel résultant de la fermentation alcoolique provoquée en particulier par Saccharomyces cerevisiae, la Levure de bière : tout produit naturel contenant des sucres fermentescibles est amené à subir cette fermentation productrice d’alcool qui contribue à stabiliser ce produit (fabrication du vin, de la bière, du cidre, du lait, etc.). La fabrication des boissons alcooliques et de l’alcool pur est de grande importance industrielle. L’alcool peut en outre être produit en vue de la fabrication de biocarburants. Il peut être synthétisé industriellement.
Sous l’angle alimentaire et toxicologique, l’alcool doit être traité avec attention et des attitudes contradictoires sont exprimées par divers spécialistes. D’une part l’usage régulier de boissons alcoolisées est attesté depuis la plus haute antiquité dans la plupart des civilisations, d’autre part l’alcool fut introduit dans la panoplie des remèdes, en particulier sous des formes pharmaceutiques diverses (vins, élixirs...), le pouvoir dissolvant de l’alcool permettant la mise en solution de divers constituants naturels (fabrication d’extraits et teintures). Pendant longtemps, avant l’invention des anesthésiques, l’alcool fut largement utilisé pour réduire la sensation de la douleur et aussi les réactions de défense de sujets soumis à des situations conflictuelles (soumission chimique).
L’alcool est employé comme antiseptique à la dilution de 70%.
L'alcool est absorbé très rapidement par voie digestive avec les boissons ou par voie pulmonaire sous forme de vapeur. Par voie digestive, son absorption est complète en 30 à 45 minutes dans l’estomac (20%), puis dans le grêle proximal de manière passive. La vitesse d’absorption est très variable selon l’état de la vacuité gastrique qui l’accélère, selon la concentration de l’alcool et la nature des aliments qui l'accompagnent et selon les susceptibilités individuelles. Elle est retardée par la consommation de graisses en abondance et aussi par la prise de certains médicaments (amphétamines et anticholinergiques).
L’alcool diffuse en quelques dizaines de minutes dans tout l'organisme ; sa répartition est comparable à celle de l'eau. L'alcoolémie est maximale en une demi-heure environ après l'absorption orale, elle est alors approximativement égale au rapport poids d'alcool ingéré/poids corporel.
L'alcool s'élimine sans changement par tous les émonctoires, notamment par voie pulmonaire. Son métabolisme dominant est hépatique, lié entre autre à des cytochromes P 45O inductibles de classe II. L'alcool-déshydrogénase, enzyme du métabolisme, transforme l'éthanol en éthanal (acétaldéhyde) à une vitesse pratiquement constante de 0,15 g/L de sang par heure. Le terme ultime est l'acide acétique, point de départ pour une transformation en lipides. Sa dégradation complète en dioxyde de carbone et eau libère 30 kJ/g (soit 7 kcal).
Selon le degré de vulnérabilité individuelle et l’importance de la consommation, l’alcool intervient plus ou moins dans les métabolismes et exerce un rôle pathogène sur différents organes, en particulier le foie et le système nerveux. D'autres systèmes d'oxydation peuvent aussi concourir à cette oxydation de l'alcool (MEOS) et certains d’entre eux produisent des formes actives de l'oxygène capables d'altérer les structures membranaires des mitochondries hépatiques pouvant entraîner une cirrhose. La conséquence la plus immédiate du catabolisme de l'éthanol dans le foie est une stéatose. Dans le système nerveux central, l'alcool interfère avec le métabolisme des catécholamines, conduisant à des composés apparentés aux alcaloïdes hallucinogènes ou opioïdes. L'ivresse est produite par ingestion immodérée de boissons alcooliques. Psychotrope facteur de communication par levée des inhibitions, pour certains sujets, il peut devenir toxicomanogène. Une pratique de haute gravité qui se généralise actuellement chez les jeunes est la consommation en quantité de boissons riches en alcool en vue de provoquer rapidement une ivresse avancée (binge trinking traduit par « cuite express ». L’alcool apparaît alors comme une « drogue licite » puisque sa consommation n’est pratiquement pas entravée.

Étym. : arabe al -cohol : liquide distillé ; éthyle : formé sur éther avec le suffixe yle : par analogie avec méthyle

alcoolisme aigu, alcool méthylique, ébriété, éthylotest, ivresse alcoolique, MEOS, stéatose, opioïde

[C1, G3, G4, L1]

Édit. : 2017 

alcoolique   adj., n.m. ou f.

alcoholic

1) Qui a trait à l’alcool.
2) Appliqué à une personne, terme imprécis qui peut avoir plusieurs sens :
- personne qui aux yeux de son entourage, consomme trop de boissons contenant de l’alcool,
- personne atteinte d’une alcoolopathie organique ou mentale.

Étym. : arabe al -cohol : liquide distillé 

[C1, G3, G4]

Édit. : 2017 

alcoolique dangereux l.m.

dangerous alcoholic

Sujet ivre ou alcoolique, dont le comportement atteint ou laisse pressentir un degré de violence débordant les capacités de tolérance de l'entourage, et menaçant son intégrité.

Étym. : arabe al -cohol : liquide distillé

loi du 15 aril 1954, dangerosité en psychiatrie

[E3, G3, G4]

Édit. : 2017 

alcooliques anonymes l.m.

anonymous alcoholics

Association de personnes se proclamant "alcooliques", ayant le projet de renforcer leur propre abstinence dans l'aide aux alcooliques non abstinents.
Son action est fondée sur l'expression anonyme et publique de témoignages personnels de chaque membre à l'égard de l'éthanol, et sur un programme de "restructuration" en douze étapes proposé au sujet désireux de s'abstenir, avec parrainage individuel par un abstinent confirmé.

Étym. : arabe al -cohol : liquide distillé 

AA

néphalistes (associations)

[E1, E3, G3, G4]

Édit. : 2017 

alcooliques (obligation de soins aux) l.f.

compulsory care of alcoholic persons

loi du 15 avril 1954

[E3, G3, G4]

Édit. : 2017 

alcoolisation n.f.

alcoholisation

1) Consommation de boissons alcooliques par une personne ou un groupe, pendant une période donnée, estimée quantifiable sans jugement normatif.
L'alcoolisation active résulte d'une intention délibérée. L'alcoolisation passive est réalisée par l'introduction expérimentale, par quelque voie que ce soit, d'éthanol chez l'animal en général. Sous le même terme, on décrit la consommation de l'enfant soumis aux pressions socioculturelles familiales.
2) Injection d’alcool dans un but thérapeutique.
P ex. au niveau d’une tumeur primitive hépatique, ou d’un ganglion nerveux (alcoolisation du ganglion trigéminal dans la névralgie du trijumeau ).

Étym. : arabe al -cohol : liquide distillé

névralgie du trijumeau 

[B4, G3, G4]

Édit. : 2017 

alcoolisation du foie l.f.

hepatic alcoholization

Traitement des hépatocarcinomes par voie percutanée avec injection in situ d'une substance corrosive : alcool absolu, acide acétique, etc.
Cette technique n’est plus utilisée dans le traitement du carcinome hépatocellulaire, dans les pays occidentaux, remplacée par la radiofréquence.
Expression impropre.

Étym. : arabe al -cohol : liquide distillé 

[B4, F2, L1]

Édit. : 2017 

alcoolisme n.m.

alcohol-related problem, alcoholism (ne s'emploie qu'à propos des alcoolo-dépendants)

1. État pathologique caractérisé par une alcoolo-dépendance et/ou une alcoolopathie.
2. Ensemble des lésions viscérales secondaires à une consommation excessive d'alcool.
3. Appliqué à une collectivité, ce terme recouvre une tentative de quantification du phénomène en amalgamant les divers états pathologiques, les conséquences sociales de l'alcoolisation, certains troubles du comportement, etc.
Le concept de "fléau", qui est souvent appliqué, accentue la confusion et gêne l'évaluation.
Introduit par le suédois Magnus Huss (1849), le mot d'alcoolisme désigne, en langage courant, tout état pathologique lié à une consommation d'éthanol dont la fréquence ou l'intensité est dangereuse pour le sujet.

M. Huss, médecin suédois (1807-1890)

Étym. : arabe al -cohol : liquide distillé 

alcoolo-dépendance

[E1, G3, G4]

Édit. : 2017 

alcoolisme aigu l.m.

acute alcoholism

Intoxication dont les effets apparaissent peu après l'ingestion d'une boisson alcoolique.
L'état ébrieux ou ébriété (ataxie, dysarthrie et confusion), forme initiale ou mineure de l'ivresse apparaît à partir d'un taux sanguin allant de 0,5 à 1,5 g/L. Au-dessus de 2 g/L la marche est difficile sinon impossible. Après 3 g/L le patient est généralement dans le coma (ivre mort) ou du moins fortement obnubilé, il peut mourir en état de choc. Par accoutumance, les alcooliques chroniques tolèrent des taux élevés.
Les effets d'une intoxication isolée se dissipent assez rapidement. Si le réveil tarde, suspecter l'association d'alcool et d'autres substances. De toute façon, éviter tout lavage gastrique, mais mettre en œuvre une surveillance cardiorespiratoire, les perfusions glucosées doivent être additionnées de thiamine (vitamine B1), les analeptiques doivent être maniés avec prudence. La dialyse extrarénale ne doit être utilisée qu'en cas extrême.

Étym. : arabe al -cohol : liquide distillé 

alcool éthylique, alcoolémie, ébriété, ivresse

[E1, G2, G3, G4]

Édit. : 2017 

alcoolisme chronique l.m.

chronic alcoholism

alcoolopathie, alcoolopathie et anesthésie

[E1, G3, G4]

Édit. : 2017 

alcoolisme chronique (indicateurs biologiques de l') l.m.p.

biological indicators of chronic alcoholism

Détection d'une alcoolisation individuelle "à risque" qui repose sur le dosage d'enzymes ou d'autres paramètres sanguins.
Ce sont essentiellement :
- la gamma-glutamyl-transpeptidase (γ GT), enzyme participant au transport transmembranaire d'aminoacides -dont le gamma-glutamyl- depuis un peptide jusqu'à un accepteur. En France, les valeurs normales admises sont inférieures ou égales à 28 UI/L. chez la femme et à 38 UI/L. chez l'homme ;
- le volume globulaire moyen des hématies, normalement compris entre 85 et 95µ3, et qui reste un des meilleurs moyens de détection sous réserve d'un constat de la macrocytose moins de trois heures après le prélèvement.
Sont également utilisés : les variations du taux sérique de la delta-aminolévulinate-déshydratase, de l'alpha-1-déshydratase, de la désialotransferrine, du glutamate-déshydrogénase, et le rapport des taux sériques d'immunoglobuline A et de transferrine (IGA/Tf).
La spécificité de la γGT est de 0.80 et sa sensibilité de 0.85. Le contexte clinique reste donc important à prendre en compte.

Étym. : arabe al -cohol : liquide distillé 

gamma-glutamyl-transférase

[C1, E1, G3, G4]

Édit. : 2017 

alcoolisme (complications neurologiques de l') l.f.p.

neurological complications of alcoholism

acropathie ulcéromutilante, atrophie cérébelleuse des alcooliques, atrophie cérébrale, démence, encéphalopathie hépatique, Gayet-Wernicke (encéphalopathie de), Korsakoff (syndrome de), Marchiafava-Bignami (maladie de), myélinolyse centrale du pont, neurop

[G3, G4, H1]

Édit. : 2017 

alcoolisme fœtal l.m.

fetal alcohol Syndrome

Ensemble des malformations dues à l'action exercée par l'éthanol ingéré par la mère sur le produit de la conception pendant la grossesse.
Au cours des premiers mois de la vie intra-utérine, il s'agit de malformation (embryopathie) et, au-delà, de l'atteinte d'un organe déjà formé (fœtopathie).
Le risque est important chez les mères grandes consommatrices, surtout celles dont l'équilibre enzymatique serait déficient. Mais il n'existe pas de seuil d'alcoolisation au-dessous duquel le risque serait nul. La fréquence serait de 3 p.100 des naissances environ.
Éléments du syndrome : nanisme, microcéphalie avec front bombé et face étroite, philtrum peu développé, rétrognathisme, lèvre supérieure mince, hypoplasie mandibulaire, clinodactylie du 5ème doigt, raideur articulaire, hypospadias, cryptorchidie, anomalies cardiaques (tétralogie de Fallot), hypoplasie de l’artère pulmonaire, canal ventriculaire… Il peut s’y ajouter des lésions plus sévères (agénésie du corps calleux et spina bifida). Les fentes palpébrales peuvent présenter un aspect antimongoloïde et peuvent exister un blépharophimosis, un télécanthus, un épicanthus, un strabisme, une microphtalmie, une dysgénésie du segment antérieur et une hypoplasie de la papille.

Étym. : arabe al -cohol : liquide distillé 

[G3, G4, O6]

Édit. : 2017 

alcoolisme (prévention de l') l.f.

prevention of alcoholism

Ensemble des dispositions d'ordre sanitaire, social, économique, destinées à diminuer les facteurs de risque de l'alcoolisation individuelle et collective.
En alcoologie, les concepts spécifiques au modèle médical (prévention primaire, secondaire, tertiaire) ont fait place à la notion de prévention globale, associant : la limitation de l'offre par la voie législative, l'éducation du consommateur, la répression ; la mise en œuvre d'une politique cohérente d'information, d'éducation pour la santé, par la formation de relais ; des programmes globaux, non spécifiques, abordant en particulier les problèmes posés par les autres toxicomanies.
L'alcoolisation concernant une grande part de la population, il convient d'insister sur les "conduites à risque" (accidentalité routière, domestique, etc.) sans se limiter aux populations dites "à risque".

Étym. : arabe al -cohol : liquide distillé 

centre de cure ambulatoire en alcoologie (CCAA)

[E1, G3, G4]

Édit. : 2017 

alcoolite n.f.

alcoholitis

Variété d'alcoolopathie avec dépendance à l'éthanol (P. Fouquet).
L'alcoolite recouvre l'alcoolisme socioprofessionnel d'habitude des pays viticoles, avec consommation régulière de vin - plus accessoirement de bière - depuis l'adolescence, sans ivresse ni culpabilité.
L'arrêt spontané est possible au début de la sénescence. Dans les autres cas, c'est soit une lente apparition de complications hépatique et digestive et/ou neurologiques, soit, brutale, d'une psychose alcoolique aigüe. Sur le psychique, la tendance à la jalousie peut s'accentuer, comme les rationalisations et l'apsychognosie tardives. L'évolution peut également se faire vers l'alcoolose.

Étym. : arabe al -cohol : liquide distillé 

[E1, G3, G4 ]

Édit. : 2017 

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