Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2018

12 résultats 

pouvoir inhibiteur des antibiotiques dans le sérum l.m.

Examen de laboratoire permettant de déterminer si le sérum d’un patient, traité par une association d’antibiotiques ou, plus rarement, par un seul antibiotique, pour une infection grave telle qu’une bactériémie, est bactéricide vis-à-vis de la souche bactérienne responsable.
Un résultat positif représente un élément de pronostic favorable.

sérum n.m.

serum

Liquide clair, légèrement jaune-verdâtre, se séparant du caillot après coagulation du sang, se distinguant du plasma par le fait qu’il ne contient plus les facteurs consommés par la coagulation, en particulier le fibrinogène (facteur I).
En thérapeutique, sont classées dans la catégorie des sérums des préparations contenant des anticorps utilisés en sérothérapie (antisérums). Sous le nom impropre de sérums sont désignés divers liquides tels que la solution isotonique de chlorure de sodium, dit sérum physiologique (saline en anglais).
Des préparations médicamenteuses préconisées souvent dans des conditions discutables reçoivent parfois, à tort, le surnom de sérum. On avait appelé «sérums de vérité» des préparations injectables de substances pharmacologiquement actives (contenant en particulier de la scopolamine) utilisés par des agents spéciaux du renseignement pour extorquer des informations secrètes.

Étym. lat : serum : petit lait, liquide exsudant du lait coagulé

sérum sanguin, sérothérapie

sérum-albumine n.f.

serum albumin

Holoprotéine sérique ayant les caractères des albumines, c'est-à-dire soluble dans une solution demisaturée de sulfate d'ammonium, représentant la protéine principale du plasma qui en contient normalement 40 à 50 grammes par litre.
Protéine homogène de masse moléculaire 65 kDa (par conséquent plus faible que celle de la plupart des sérum-globulines), la sérum-albumine joue un rôle physiologique essentiel dans le maintien de la pression osmotique du plasma par rapport à celle des espaces interstitiels. La sérum-albumine joue aussi un rôle dans le transport plasmatique des acides gras, en particulier dans la mobilisation des graisses de réserve et dans celui d'autres molécules organiques telles que bilirubine, colorants, médicaments, etc...
La sérum-albumine peut être dosée par électrophorèse des protéines plasmatiques, par colorimétrie ou par immuno-turbimétrie. Sa concentration est diminuée dans les dénutritions, dans les atteintes hépato-cellulaires sévères, dans les syndromes inflammatoires, dans les syndromes néphrotiques et dans les brûlures étendues. Elle augmente dans les hémoconcentrations.

Syn. sérine (impropre, en raison des confusions possibles avec la sérine, acide aminé), plasma-albumine

sérum antilymphocytaire l.m.

antilymphocyte serum

Immunsérum animal contenant des anticorps antilymphocytes humains utilisé comme immunosuppresseur.
Préparé par l'injection de préparations purifiées de lymphocytes à des espèces différentes, il exerce des effets immunosuppresseurs puissants, en particulier sur les réactions à médiation cellulaire (rejet de greffe, réaction du greffon contre l'hôte).
Les sérums antilymphocytaires utilisés en pathologie expérimentale et humaine sont des hétéro-antisérums. Ces sérums xérogéniques, préparés par l'injection de préparations purifiées de lymphocytes à des espèces différentes,  exercent des effets immunosuppresseurs puissants, en particulier sur les réactions à médiation cellulaire (rejet de greffe, réaction du greffon contre l'hôte).
Des sérums antilymphocytaires et leurs dérivés (globulines antilymphocytaires, anticorps antilymphocytes humains monoclonaux natifs ou humanisés) ont fait l’objet d’études ou d’utilisation clinique en immunité de transplantation et dans certaines maladies comme la polyarthrite rhumatoïde.
Certaines immunoglobulines antilymphocytaires sont obtenues à partir de sérum d’animaux immunisés avec des thymocytes humains.

Sigle  : SAL

sérum-globuline n.f.

serum globulin

Protéine sérique ayant les caractères des globulines, c’est-à-dire insoluble dans une solution demisaturée de sulfate d'ammonium, par opposition à la sérum-albumine et aux séromucoïdes solubles.
Ces protéines peuvent être classées par électrophorèse en : α-, β- et -globulines, chacun de ces groupes contenant de nombreuses protéines bien individualisées identifiables par immunoélectrophorèse. La concentration normale des sérum-globulines dans le sérum est de 20 à 30 g par litre ; elle est augmentée dans la cirrhose, le kala-azar, les maladies infectieuses, le plasmocytome. Dans certaines anomalies congénitales, l'une des globulines peut manquer totalement : par ex. agammaglobulinémie, abêtalipoprotéinémie, etc. En dehors des globulines normales du sérum, on observe parfois la présence de globulines anormales telles que facteur rhumatoïde, cryoglobuline, macroglobuline anormale, appelées aussi paraprotéines.

Syn. globulines sériques

sérum antidiphtérique l.m.

antidiphtheric serum

antitoxine diphtérique

sérum antitétanique   l.m.

antitetanic serum

Sérum contenant une antitoxine neutralisant la toxine tétanique, utilisé pour éviter le tétanos.
Ce sérum, préparé sur chevaux hyperimmunisés, est utilisé en sérothérapie pour conférer une immunité passive contre le tétanos.

tétanos

sérum antivenimeux   l.m.

antivenom

Sérum préparé par immunisation d'un animal avec un (ou des) venin(s), destiné au traitement d'une envenimation, notamment secondaire à une morsure de serpent ou de scorpion.
La sérothérapie antivenimeuse repose sur un transfert passif d'immunoglobulines neutralisantes. L'animal, généralement le cheval, est hyper-immunisé par inoculations répétées de faibles doses de venin à toxicité neutralisée et associé à un adjuvant. Les techniques actuelles de purification des sérums antivenimeux ont permis d'augmenter leur efficacité et à réduire considérablement les effets indésirables (érythème local, choc anaphylactique, maladie sérique).
Les venins, notamment de serpents, étant constitués d'un grand nombre de protéines, variables suivant les espèces et les zones géographiques, il convient de recourir à un sérum spécifique (sérum monovalent) si l'animal est identifié, ou à un mélange de sérums correspondant aux venins de plusieurs espèces venimeuses présentes dans la région (sérum polyvalent).
L'administration, si possible en perfusion, du sérum antivenimeux doit, pour être efficace, être aussi précoce que possible, en particulier pour corriger les troubles majeurs de la coagulation.

serpent (morsure de), scorpion (piqûre de), venin, venimeux

sérum anti-ophidien   l.m.

Sérum antivenimeux dirigé contre les venins de serpents

sérum antivenimeux, serpent (morsure de)

Serum Glutamic-Oxaloacetic-Transaminase l.f. (désuet)

Syn. aspartate-aminotransférase

Sigle SGOT

aspartate-aminotransférase, transaminase, hypertransaminasémie

Serum Glutamic-Pyruvic-Transaminase l.f.

Syn. alanine-aminotransférase

Sigle SGPT

alanine-aminotransférase du sérum, hypertransaminasémie

sérum sanguin l.m.

blood serum

Partie liquide du sang ou du plasma qui surnage après la séparation du caillot ou de la coagulation du fibrinogène en fibrine.
Il contient environ 92 % d'eau, des ions minéraux (sodium, potassium, calcium, magnésium, chlorure, bicarbonate, phosphate, sulfate), des protéines (sérumalbumine, sérumglobulines, lipoprotéines), du glucose, des acides gras, de l'urée et des composés azotés, des hormones, et divers métabolites. Le sérum peut contenir des anticorps qui sont utilisés en thérapeutique.

plasma