Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2019

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akinésie n.f.

akinesia

Réduction parfois considérable de l'initiation et de l'exécution du mouvement, indépendante d'une paralysie et d'une hypertonie.
Elle se manifeste au niveau de la face (aspect figé, hypomimie, clignement rare) et des membres (perte des automatismes moteurs, notamment du balancement associé des bras à la marche, disparition des mouvements spontanés, des gestes expressifs, mais aussi difficulté d'arrêt d'un mouvement en cours d'exécution).
Réduit à ses mouvements volontaires, le patient conserve leur stratégie, mais doit vouloir et penser chacun d'eux, en fait perturbés principalement par la perte des automatismes primaires : retard, déroulement ralenti, impossibilité d'effectuer des mouvements alternatifs rapides (marionnettes, pianotage, etc.), de réaliser simultanément deux actions différentes.
La micrographie précoce est très caractéristique. Les troubles moteurs verbaux, avec assourdissement, monotonie et accélérations intercurrentes souvent difficilement compréhensibles, sont plus tardifs.
L'akinésie peut brusquement céder lors d'une émotion (kinésies paradoxales), ou s'accompagner d'une sorte de piétinement forcé sur place (akathisie).
Evaluable par la mesure de temps de réaction, cette composante négative du syndrome parkinsonien traduit la place que tiennent les structures extrapyramidales dans le maintien des adaptations posturales, l'intervention des facteurs émotionnels et la production du mouvement volontaire.
L’akinésie peut être en rapport avec une affection neurologique (syndrome parkinsonien, aux effets neurologiques des neuroleptiques, principalement) ou avec un trouble psychique (stupeur, état dépressif).
Ses formes sévères ne seront pas confondues, en particulier, avec un état catatonique

Étym. gr. akinesis : immobilité

Syn. acinésie

[H1,H3]

Édit. 2017