Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2020

53 résultats 

lipome pléiomorphe l.m.

pleiomorphic lipoma

lipome atypique

pléiomorphe adj.

Syn. pléomorphe

pléomorphe

[C3,D1]

adénome à cellules basales l.m.

basal cell adenoma

Variété de tumeur bénigne des glandes salivaires dont les cellules s’agencent en nappes de petits éléments à caractère parfois fusiforme et de nature épithéliale.
Des différenciations canalaires s’observent parfois au sein des massifs tumoraux, parfois bordés en périphérie par une assise palissadique de cellules tumorales.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

Syn. adénome basocellulaire

[A3,F5,P3 ]

Édit. 2017

adénome à cellules claires l.m.

clear cell adenoma

Variété de tumeur bénigne des glandes salivaires dans laquelle la couche de cellules externes myo-épithéliales prolifère en abondance.
Les cellules se chargent en glycogène et prennent un aspect clarifié. On reconnaît plus ou moins aisément des cellules épithéliales bordantes résiduelles souvent peu proliférantes.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

[A3,F5,P3]

Édit. 2017

adénome basocellulaire l.m.

basal cell adenoma

[F5,O3 ]

Édit. 2017

adénome biliaire l.m.

bile duct adenoma

Tumeur bénigne du foie, faite de petits canaux biliaires bordés par un épithélium d'aspect normal et séparés par un tissu fibreux.
C'est une lésion généralement solitaire, sous-capsulaire, de moins de 1 cm de diamètre. Il s'agit pour certains d'un hamartome, pour d'autres d'une réaction focale à une agression. Il n'a pas de caractère précancéreux.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

Syn. cholangiome bénin

[A3,F5,L1]

Édit. 2017

adénome bronchique l.m.

bronchial adenoma

Tumeur bénigne constituée d'acini reproduisant les glandes bronchiques dans le cadre des adénomes monomorphes.
Les adénomes pléomorphes et oncocytaires sont exceptionnels et tout aussi bénins.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

[F5,K1]

Édit. 2017

adénome canalaire l.m.

canalicular adenoma

adénome canaliculaire

[F5,P3 ]

Édit. 2017

adénome canaliculaire l.m.

canalicular adenoma

Variété de tumeur bénigne des glandes salivaires faite de petits canaux agencés dans un stroma fibreux.
Ces canaux ont une assise de cellules épithéliales, une couche de cellules épithéliales cylindriques et une lumière souvent de petite taille.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

Syn. adénome tubuleux, adénome canalaire, adénome tubulaire

[F5,P3]

Édit. 2017

adénome cérumineux l.m.

ceruminous adenoma

Tumeur bénigne développée à partir d’une glande cérumineuse du conduit auditif externe.
Elle se traduit par une masse tumorale obstruant le conduit ; son traitement est chirurgical.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

glandes cérumineuses

[F5,P1 ]

Édit. 2017

adénome colorectal l.m.

colorectal adenoma

Adénome développé aux dépens des glandes de la muqueuse colorectale, de la valvule de Bauhin à la ligne pectinée anorectale.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

[F5,L1,L2]

Édit. 2017

adénome de la glande surrénale l.m.

adrenal adenoma

Tumeur bénigne de la corticosurrénale, responsable d'un Syndrome d'hypercorticisme avec virilisation si elle sécrète du cortisol et des androgènes, d'une hypertension artérielle si elle sécrète de l'aldostérone, le syndrome de Conn.
La médullo-surrénale est aussi le siège d'adénomes, variété bénigne des phéochromocytomes qui sécrètent des catécholamines.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

[F5,O4]

Édit. 2017

adénome du mamelon l.m.

nipple's adenoma

Tumeur bénigne souvent érosive ou ulcérée du mamelon, à contenu glandulaire et papillaire.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

[F5,O5]

Édit. 2017

adénome du sein l.m.

breast adenoma

Tumeur bénigne, encapsulée, du sein avec un contingent uniquement papillaire.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

[F5,O5]

Édit. 2017

adénome floride du mamelon l.m.

adenomatosis of the nipple

Tumeur bénigne, souvent multiple, du mamelon avec un contingent uniquement papillaire et hyperplasie galactophorique.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

Syn. adénomatose du mamelon

[F5,O5]

Édit. 2017

adénome gastrique l.m.

gastric adenoma

Adénome développé aux dépens de la muqueuse gastrique qui se développe le plus souvent sur une muqueuse atrophique avec métaplasie intestinale.
Cette métaplasie est presque toujours à l'origine de la prolifération.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

[A3,F5,L1,L2]

Édit. 2017

adénome hépatique (AHC) l.m.

liver adenoma

Les adénomes hépatocytaires font partie des tumeurs bénignes du foie, qui surviennent comme l’hyperplasie nodulaire focale (HNF), (autre tumeur bénigne du foie), chez des femmes jeunes sous contraceptifs oraux.
Ils sont beaucoup plus rares que les HNF et s’en distinguent par un risque de complications. L’épidémiologie des adénomes s’est modifiée ces dernières années, par leur plus grande fréquence chez les hommes dans un contexte d’obésité entrant dans le cadre des hépatopathies métaboliques. Surtout, la classification moléculaire a permis une prise en charge adaptée des AHC.
Les AHC sont des tumeurs monoclonales, associées à des facteurs favorisants hormonaux, génétiques (glycogénoses de type 1 et 3, tyrosinémie, diabète juvénile de type MODY 3), ou le syndrome métabolique. Ils peuvent être asymptomatiques ou s’accompagner de douleurs abdominales, d’anomalies des tests hépatiques, de syndrome inflammatoire ou se compliquer (hémorragie, rupture, transformation maligne en carcinome hépatocellulaire).
L’étude moléculaire a permis une classification en 4 sous types.
- Les AHC télangiectasiques inflammatoires(TI) sont les plus fréquents survenant surtout chez les femmes avec une longue durée de contraception et ayant un indice de masse corporelle élevé. Ils se caractérisent par des remaniements vasculaires et une matrice extracellulaire inflammatoire. Ils sont en rapport avec une activation de la voie JAK/STAT impliquant des mutations activatrices de différents oncogènes. Les mutations sont responsables d’une activation de la voie STAT 3, expliquant le phénotype inflammatoire de ces adénomes. Parmi les AHC, ce sont ceux qui présentent le taux de complications le plus important.
- Les AHC HNF1 alpha inactivés arrivent en fréquence après les AHC TI. Ils sont caractérisés par des mutations somatiques bialléliques du gène HNF1 alpha. Les patients ayant un diabète MODY 3 et une adénomatose hépatique ayant plus de 10 adénomes présentent une mutation germinale de HNF1 sur un allèle. Ces adénomes se caractérisent par une stéatose marquée. Le risque de complications est faible.
- Le troisième sous type est représenté par les adénomes bêta caténine activés. Il concerne surtout les hommes associé à un risque plus élevé de transformation maligne. Histologiquement, ils sont caractérisés par des atypies cytonucléaires, formations pseudoglandulaires et cholestase. Les mutations β caténine et HNF1 sont exclusives, les adénomes activés β caténine correspondant souvent de type TI.
- Le quatrième type plus restreint concerne les AHC non classés.
Le risque de dégénérescence des AHC est sous tendu par le caractère monoclonal des proliférations, les anomalies cytogénétiques et les mutations du promoteur de TERT (telomerase reverse transcriptase) ré-exprimé dans beaucoup de cancers. Le risque dépend du sexe, de la taille et surtout du sous-type. Le syndrome métabolique augmente aussi le risque de transformation maligne. L’arrêt des hormones, contraception orale ou androgènes ainsi que la correction des éléments du syndrome métabolique est recommandé. Au-delà de 5 cm de diamètre, l’exérèse chirurgicale est souvent retenue.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

hyperplasie nodulaire focale, glycogénose, glycogénose de type I, tyrosinémie, MODY, syndrome métabolique, télangiectasie, stéatose

[F5,L1,L2]

Édit. 2018

adénome hypophysaire l.m.

pituitary adenoma

Tumeur bénigne de l'adulte constituant 8 à 15% des tumeurs cérébrales, développée à partir d'une seule souche cellulaire de l'hypophyse, et qui tend toujours à reproduire la structure architecturale et cytologique du tissu normal.
Elle peut n'avoir aucune traduction clinique car non sécrétante et bien tolérée. Dans la plupart des cas, sont observées des manifestations liées à des phénomènes de compression des voies visuelles (hémianopsie temporale) ou aux conséquences d'une hypersécrétion hormonale, mesurée par des dosages sanguins.
Aux diverses hormones hypophysaires — prolactine, hormone de croissance, ACTH, hormones gonadotropes et thyréotrope — correspondent différentes variétés d'adénomes. Mais ils ne sont pas tous sécrétants et peuvent se révéler uniquement par des signes tumoraux.
Ces tumeurs deviennent parfois volumineuses et nécessitent alors une intervention neurochirurgicale par voie d'abord basse, par le nez (la plus utilisée) ou haute, endocrânienne, en cas de tumeur très extensive. Un traitement complémentaire par radiothérapie est souvent associé. Le pronostic est fonction des troubles glandulaires résiduels et de la qualité de l'exérèse qui, incomplète, favorise les récidives.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

hypophyse

[F5,O4]

Édit. 2017

adénome hypophysaire à prolactine l.m.

prolactine pituitary adenoma

Le plus fréquent des adénomes hypophysaires (24 à 40%), habituellement peu volumineux, composé de cellules sécrétrices de prolactine, observé le plus souvent chez la femme.
Il se traduit par une hyperprolactinémie : aménorrhée secondaire, galactorrhée, infertilité, voire simples irrégularités menstruelles de la femme ; impuissance érectile, gynécomastie avec ou sans galactorrhée de l'homme. Plus fréquents chez celui-ci sont les signes associés d'hypopituitarisme et tumoraux, principalement ophtalmologiques.
Mais plutôt qu'une importante déformation sellaire radiologique, est généralement relevée une dépression unilatérale du plancher sellaire avec une image de double fond de profil. Le scanner avec contraste montre la tumeur, mais les micro-adénomes ne sont découverts que sur les coupes frontales, en IRM.
Parmi les investigations biochimiques : l'hyperprolactinémie est constante mais doit être élevée pour être significative d'un adénome (200 ng/mL au moins) ; la réponse à une stimulation par la "thyreotropin releasing hormone" (TRH) est médiocre.
D'autres causes possibles, majoritaires, d'hyperprolactinémie seront éliminées : iatrogènes (traitements psychiatriques, œstrogènes pris au long cours, antiémétiques, etc.) ; tumeurs non lactotropes de la région ; pathologie endocrinienne ; diverses affections non endocriniennes ; hyperprolactinémies dites idiopathiques.
Une grossesse n'est pas obligatoirement contre-indiquée en cas d'adénome à prolactine, sous réserve de certaines précautions. L'allaitement est compatible avec des micro-adénomes.
Actuellement, la bromocriptine, agoniste des récepteurs dopaminergiques, donc inhibiteur de la sécrétion de prolactine, est tenue pour avoir une action antitumorale. Mais une surveillance, notamment ophtalmologique et par IRM, est indiquée.
Il convient de distinguer l'existence éventuelle de macro-adénomes, qui risquent de se compliquer notamment pendant la grossesse : ils détruisent la selle turcique qui devient ballonisée, ils se nécrosent, donnant une image de selle turcique vide, ils compriment le chiasma optique, provoquant une amputation du champ visuel. On doit alors envisager une intervention neurochirurgicale transgingivale et transphénoïdienne.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

Syn. prolactinome

[F5,O4]

Édit. 2017

adénome infundibulaire l.m.

infundibular adenoma

Tumeur organoïde bénigne, rare, dérivée de l'infundibulum pilaire, dont l'image histologique correspond à celle du porome folliculaire, mais qui présente en outre une double différenciation kératinisante et glandulaire, tant sébacée qu'apocrine.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

Syn. porome folliculaire à différenciation sébacée et apocrine

keratosis follicularia inversa

[A3,F5,J1]

Édit. 2017

adénome métanéphrique l.m.

metanephric adenoma

Tumeur épithéliale bénigne du rein, réalisant une lésion de consistance molle, homogène, de couleur beige.
Elle est traitée par néphrectomie partielle ou tumorectomie.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

Syn. néphrome néphronogène

[F5,M]

Édit. 2017

adénome monomorphe l.m.

monomorphic adenoma

Variété de tumeurs bénignes des glandes salivaires principales et accessoires opposée aux adénomes pléomorphes en ce sens que la prolifération tumorale y est d’aspect monotone, très différencié, n’intéressant qu’un type cellulaire ou un modèle architectural.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

[A3,F5,P3]

Édit. 2017

adénome oxyphile l.m.

oxyphilic adenoma

Tumeur bénigne très rare habituellement développée dans la glande parotide.
Elle est faite de grandes cellules à cytoplasme très éosinophile (richesse en mitochondries). Le stroma est peu abondant. Les cellules myo-épithéliales sont peu visibles.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

[A3,F5,P1]

Édit. 2017

adénome papillaire du rein l.m.

renal adenoma

Tumeur épithéliale bénigne du parenchyme rénal, qui se développe souvent dans le cadre de lésions de pyélonéphrite chronique ou de néphro-angiosclérose.
Son cadre nosologique est mal défini. Les critères de bénignité retenus ont été longtemps la petite taille et l'absence (apparente) d'évolutivité. L'aspect chromosomique des cellules évoque parfois une transition vers la malignité.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

[F5,M]

Édit. 2017

adénome papillaire eccrine l.m.

papillary eccrine adenoma

Tumeur cutanée bénigne consistant en un nodule brunâtre, généralement solitaire et siégeant le plus souvent dans les zones distales des membres, histologiquement composée de cavités tubulaires ou même kystiques, délimitées par une double assise cellulaire et dans la lumière desquelles s'observent des digitations ramifiées et anastomosées.
Bien que cette néoformation ressemble à l'adénome tubulaire apocrine, sa nature eccrine peut être déduite, d'une part, de l'absence de sécrétion apocrine et, d'autre part, des caractéristiques enzymatiques des cellules, qui sont celles de cellules sudoripares eccrines. Le pronostic est favorable. L'excision chirurgicale est le traitement de choix.

Étym. gr. aden : glande; ôma : tumeur ; lat. papilla : mamelon, bouton ; gr. ec : hors de ; krinein : sécréter

[A3,F5,J1]

Édit. 2017

| /3 | page suivante