Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2019

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Roussy-Lévy (syndrome de) l.m.

Roussy-Lévy's syndrome

Dystasie aréflexique héréditaire de début précoce, caractérisée par des troubles de la statique et de la marche, une aréflexie ostéotendineuse généralisée, une atrophie péronière, des pieds creux et un tremblement intentionnel.
Sa situation nosologique reste discutée. Elle est considérée actuellement comme un forme de névrite hypertrophique différenciée de la maladie de Déjerine-Sottas par des troubles sensitifs et une amyotrophie peu marqués.

G. Roussy, anatomopathologiste français, membre de l'Académie de médecine et Gabrielle Lévy, neurologue française (1926)

Dejerine-Sottas (maladie de)

Creyx et Lévy (syndrome de) l.m.

Creyx and Lévy’s syndrome

Ce syndrome, à l’opposé du syndrome de Gougerot-Sjögren, associe hypersécrétion permanente des larmes, de la muqueuse nasale et des glandes salivaires et inflammation du rachis cervical à type d’arthrite.
Il fait le plus souvent suite à une connectivite et serait secondaire au développement d’auto-anticorps.

M. Creyx et J. Lévy, médecins français (1948)

Gougerot-Sjögren (syndrome de)

[N3]

Édit. 2015

Dejerine-Roussy (syndrome de) l.m.

Dejerine-Roussy's syndrome

Syndrome thalamique du type le plus fréquent, lié à une lésion des noyaux ventral postérieur et ventral postérolatéral.
Il est dominé par des troubles sensitifs : hémianesthésie controlatérale portant sur toutes les modalités de la sensibilité, principalement profonde, avec réactions excessives aux excitations douloureuses et thermiques ; algies spontanées souvent très intenses, du côté anesthésié ; hyperpathie, élément caractéristique du syndrome, avec sensation douloureuse retardée et durable, déclenchée par une stimulation tactile ou mécanique.
Parmi les autres signes, on relèvera : une hémiparésie discrète, rapidement régressive ; une hémichorée majorée au membre supérieur ; des mouvements anormaux de la main, surtout digitaux, instables, incessants, "crampoïdes".
Un infarctus thalamique postérolatéral est généralement en cause. Il porte sur le territoire du pédicule thalamogenouillé qui nait de l'origine de l'artère cérébrale postérieure, juste en aval de la communicante postérieure.

J. J. Dejerine neurologue et G. Roussy, neuropathologiste français, membres de l'Académie de médecine (1906)

Levy-Hollister (syndrome de) l.m.

Levy-Hollister’s syndrome

W. J. Levy, ophthalmologiste américain (1967) ; D. W. Hollister, pédiatre et généticien américain (1973)

lacrymo-auriculo-dento-digital (syndrome)

syndrome de Creyx et Lévy l.m.

Creyx and Lévy’s syndrome

Ce syndrome, à l’opposé du syndrome de Gougerot-Sjögren, associe hypersécrétion permanente des larmes, de la muqueuse nasale et des glandes salivaires et inflammation du rachis cervical à type d’arthrite.
Il fait le plus souvent suite à une connectivite et serait secondaire au développement d’auto-anticorps.

M. Creyx et J. Lévy, médecins français (1948)

syndrome de Gougerot-Sjögren

[N3]

artère pariétale ascendante de Foix et Lévy l.f.

A. Foix, neurologue français (1882-1927) ; G. Lévy, neurologue française (1886-1935)

artère pariétale antérieure

artères pallidales externes de Foix et Levy l.f.p.

A. Foix, neurologue français (1882-1927) ; Gabrielle Lévy, neurologue française (1886-1935)

artères striées médiales

Darier-Roussy (sarcoïde de) l.f.

Darier-Roussy’s sarcoid

F. J. Darier, dermatologiste français et G. Roussy, anatomopathologiste français, membres de l’Académie de Médecine (1904)

sarcoïde hypodermique de Darier-Roussy

échelle de la douleur de l'enfant Gustave Roussy (DEGR) l.f.

Evaluation de la douleur, après une observation de 4 heures, selon 10 items cotés de 0 à 4 qui se regroupent en 3 parties.

ITEM Cotation 0 Cotation 1 Cotation 2 Cotation 3 Cotation 4
1. Position antalgique au repos absence de position antalgique : l'enfant peut se mettre n'importe comment. l'enfant semble éviter certaines positions. l'enfant évite certaines positions mais n'en paraît pas gêné. l'enfant choisit une position antalgique évidente, qui lui apporte un certain soulagement. l'enfant recherche sans succès une position antalgique et n'arrive pas à être bien installé.
2. Manque d'expressivité l'enfant est vif, dynamique, avec un visage animé. l'enfant paraît un peu terne, éteint. au moins un des signes suivants : traits du visage peu expressifs, regard morne, voix marmonnée et monotone, débit verbal lent. plusieurs des signes ci-dessus sont nets. visage figé, comme agrandi. Regard vide. Parle avec effort.
3. Protection spontanée des zones douloureuses l'enfant ne montre aucun souci de se protéger. l'enfant évite les heurts violents. l'enfant protège son corps, en évitant et en écartant ce qui pourrait le toucher. l'enfant se préoccupe visiblement de limiter tout attouchement d'une région de son corps. toute l'attention de l'enfant est requise pour protéger la zone atteinte.
4. Plaintes somatiques pas de plainte : l'enfant n'a pas dit qu'il a mal. Plaintes "neutres" : - sans expression affective (dit en passant "j'ai mal") ; - et sans effort pour le dire (ne se dérange pas exprès). au moins un des signes suivants : - a suscité la question "Qu'est-ce que tu as, tu as mal ?"; - voix geignarde pour dire qu'il a mal; - mimique expressive accompagnant la plainte . en plus de la cotation 2, l'enfant : - a attiré l'attention pour dire qu'il a mal; - a demandé un médicament. c'est au milieu de gémissements, sanglots ou supplications que l'enfant dit qu'il a mal.
5. Attitude antalgique dans le mouvement l'enfant ne présente aucune gêne à bouger tout son corps. Ses mouvements sont souples et aisés. l'enfant montre une gêne, un manque de naturel dans certains de ses mouvements. l'enfant prend des précautions pour certains gestes. l'enfant évite nettement de faire certains gestes, il se mobilise avec prudence et attention. l'enfant doit être aidé, pour lui éviter des mouvements trop pénibles.
6. Désintérêt pour le monde extérieur l'enfant est plein d'énergie, s'intéresse à son environnement, peut fixer son attention et est capable de se distraire. l'enfant s'intéresse à son environnement mais sans enthousiasme. l'enfant s'ennuie facilement mais peut être stimulé. l'enfant se traîne, incapable de jouer, il regarde passivement. l'enfant est apathique et indifférent à tout.
7.Contrôle exercé par l'enfant quand on le mobilise (mobilisation passive) l'enfant se laisse mobiliser sans y accorder d'attention particulière. l'enfant a un regard attentif quand on le mobilise. en plus de la cotation 1, l'enfant montre qu'il faut faire attention en le remuant. en plus de la cotation 2, l'enfant retient de la main ou guide les gestes du soignant. l'enfant s'oppose à toute initiative du soignant ou obtient qu'aucun geste ne soit fait sans son accord.
8. Localisation de zones douloureuses par l'enfant Pas de localisation : à aucun moment, l'enfant ne désigne une partie de son corps comme gênante. l'enfant signale, uniquement verbalement, une sensation pénible dans une région vague sans autre précision. en plus de la cotation 1, l'enfant montre avec un geste vague cette région. l'enfant désigne avec la main une région douloureuse précise. en plus de la cotation 3, l'enfant décrit, d'une manière assurée et précise, le siège de sa douleur.
9. Réactions à l'examen des zones douloureuses aucune réaction déclenchée par l'examen. l'enfant manifeste, juste au moment où on l'examine, une certaine réticence. lors de l'examen, on note au moins un de ces signes : raideur de la zone examinée, crispation du visage, pleurs brusques, blocage respiratoire. en plus de la cotation 2, l'enfant change de couleur, transpire, geint ou cherche à arrêter l'examen. l'examen, de la région douloureuse est quasiment impossible, en raison des réactions de l'enfant.
10. Lenteur et rareté des mouvements les mouvements de l'enfant sont larges, vifs, rapides, variés, et lui apportent un certain plaisir. l'enfant est un peu lent, et bouge sans entrain. un des signes suivants : - latence du geste, - mouvements restreints, - gestes lents; - initiatives motrices rares. plusieurs des signes ci-dessus sont nets. l'enfant est comme figé, alors que rien ne l'empêche de bouger.

 

Annie Gauvain-Piquard, pédiatre française (1991)

Réf. Gauvain-Piquard A., Rodary C., Lemerle J. :Une échelle d’évaluation de la douleur du jeune enfant. Journées parisiennes de pédiatrie 1991:95‐100

[H1,O1]

Édit. 2018

nerf pédonculaire de l'hypophyse de Roussy l.m.

G. Roussy , anatomopathologiste français, membre de l'Académie de médecine (1874-1948)

tractus hypothalamo-hypophysaire

sarcoïde hypodermique de Darier-Roussy l.f. (obs.)

Darier-Roussy’s sarcoid, subcutaneous nodular sarcoidosis

Terme considéré comme synonyme de lésion souscutanée de la sarcoïdose.
La localisation hypodermique de ces nodules profonds explique leur caractère mal délimité; indolents et chroniques, ils ne peuvent être confondus avec les autres lésions à type d'hypodermite nodulaire, mais non spécifiques, telles que l'érythème noueux.

J. Darier, dermatologiste français et G. Roussy, anatomopathologiste français, membres de l’Académie de Médecine (1904)