Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2020

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algie faciale l.f.

facial pain

Syndrome douloureux situé dans le territoire d'innervation de la Vème paire du nerf crânien ou nerf trijumeau.
L'algie faciale typique est la névralgie du trijumeau caractérisée par une douleur extrême, unilatérale, en général diurne, intéressant soit la zone bouche-oreille, soit la zone nez-orbite. Les algies faciales atypiques regroupent différentes entités : psychogène, migraine faciale, algies postzostériennes, ostéo-arthrite temporomandibulaire. Elles sont à différencier des algies d'origine dentaire ou sinusienne.

Étym. gr. algos : douleur

trijumeau (névralgie du)

[H1]

Édit. 2017 

algie pelvienne l.f.

pelvic pain

Douleur siégeant dans le petit bassin anatomique féminin, pouvant correspondre à une pathologie génitale fonctionnelle ou organique telle l’endométriose, ou une salpingite chronique.
La cœlioscopie est le meilleur moyen d’en identifier la cause.

Étym. gr. algos : douleur

dyspareunie, dysménorrhée, endométriose, salpingite chronique, syndrome prémenstruel, algoménorrhée, syndrome d'Allen et Masters

[O3]

Édit. 2017 

algie vasculaire l.f.

vascular pain

Douleur liée à une maladie circulatoire.
Par ex. l'ischémie aigüe d'un membre, l'algie de décubitus d'une artériopathie, la gangrène ischémique.

Étym. gr. algos : douleur

[K4]

Édit. 2017 

algie vasculaire de la face l.f.

cluster headache

Affection caractérisée par des crises douloureuses, intenses, pulsatiles, répétées, généralement unilatérales, intéressant l’œil (souvent rétro-orbitaires), le maxillaire et la partie latérale du nez accompagnées de signes vasomoteurs et sécrétoires homolatéraux.
S’y associent fréquemment un larmoiement, une rhinorrhée, une rougeur cutanée homolatérale et une injection conjonctivale. Touchant trois fois plus l’homme que la femme, autour de 30 ans, les douleurs en salves, d’une durée de quelques minutes à plusieurs heures, surviennent chaque jour parfois plusieurs fois par jour, souvent à heure fixe et la nuit pendant des périodes de plusieurs semaines, séparées d’intervalles libres durant des mois ou même des années. Une forme chronique d'emblée ou secondairement, avec répétition quotidienne des accès pendant des années, est plus rarement observée.

Selon le siège de la douleur et les signes associés, il a été décrit les syndromes de Charlin, de Sluder ou du ganglion sphénopalatin, l’érythromélalgie de la face, la névralgie du nerf du canal ptérygoïdien ou des nerfs grand pétreux ou pétreux profond.
Les traitements les plus efficaces sont l'oxygénothérapie lors des crises et le sumatriptan injectable.

Étym. gr. algos : douleur

Syn. érythroprosopalgie, névralgie migraineuse, syndrome de Charlin, syndrome de Sluder

sympathalgie,  syndrome du ganglion sphénopalatin, érythromélalgie de la face, névralgie du nerf vidien,Vail (syndrome de), sumatriptan

[H1, K4, P1, P2]

Édit. 2019

post-zostériennes (douleurs) l.f.p.

herpes zoster pains

Douleurs, souvent intenses, survenant surtout chez les personnes âgées et, plus fréquemment, lors des zonas des nerfs crâniens tels que le zona ophtalmique.
Elles persistent au-delà d’un mois après la survenue du zona, disparaissent habituellement dans un délai de six mois mais peuvent être beaucoup plus prolongées. Elles nécessitent souvent le recours à des antalgiques majeurs.

Syn. algies post-zostériennes

acromélalgie n.f.

acromelalgia

Douleur des extrémités.

[N1]

Édit. 2017

angialgie n.f.

angialgia

Douleur siégeant sur le trajet d’un vaisseau sans lésion apparente de celui-ci.

Syn. angioalgie

[K4]

Édit. 2017

angioalgie n.f.

Syn. angialgie

angialgie

[K4]

Édit. 2017

aortalgie n.f.

aortalgia

Douleur rétrosternale irradiant dans le dos et dans le cou, liée à une lésion aortique aigüe, dont la plus fréquente est la dissection de l’aorte.

Arnold (névralgie d') l.f.

Arnold’s neuralgia

Névralgie par souffrance de la branche postérieure du deuxième nerf cervical qui provoque des douleurs du côté homolatéral à l’atteinte, entre l’occiput et le vertex.
Elle peut entraîner des douleurs paroxystiques comparables à la névralgie du trijumeau. La douleur est reproduite ou exacerbée par la pression au point d’émergence épicrânien du nerf, à cinq centimètres en dehors de la protubérance occipitale externe et une hypo-esthésie à l'examen dans le territoire douloureux.

F. Arnold, anatomiste allemand (1803-1890)

artérite temporale héréditaire l.f.

temporal arteritis

Manifestation localisée de l'artérite à cellules géantes.
L'atteinte de l’artère rétinienne avec cécité est une complication dramatique. La maladie commence par une fatigue profonde, un peu de fièvre, une vitesse de sédimentation élevée et une céphalée violente prédominant aux tempes et exacerbée par l’effleurement cutané en regard. L'artère temporale, indurée en regard, peut être palpée et la biopsie confirme une panartérite à cellules géantes. La plupart des formes sont sporadiques mais l'existence de formes familiales a été observée au moins quinze fois dans la littérature (MIM 187360). On a aussi incriminé une prédisposition génétique par réaction auto-immune (HLA-DR). La maladie correspond en tous points à la maladie de Horton mais elle prend ici un caractère héréditaire.

J. Hutchinson Sir, chirurgien, ophtalmologue, dermatologue et pathologiste britannique (1890)

Syn. artérite à cellules géantes, GCA, artérite crânienne, polymyalgie rhumatismale

arthralgie n.f.

arthralgia

Douleur articulaire.
Elle peut concerner une articulation (mono-arthralgie), deux ou trois articulations (oligo- arthralgie), ou au moins quatre articulations : polyarthralgies. Elle peut s’accompagner de signes articulaires objectifs comme un épanchement ou une synovite, ou être isolée, et l’arthralgie est dite alors simple.

Étym. gr. arthron : articulation, algos : douleur

Bornholm (maladie de) l.f.

Bornholm’s disease

Étym. île danoise

Syn. myalgie épidémique

myalgie épidémique

Édit. 2017

brachialgie n.f.

brachialgia

Terme imprécis désignant toute douleur siégeant dans un endroit quelconque du membre supérieur.
P. ex. certains syndromes cardiaques se manifestent par une douleur dans le bras, non systématisée et mal décrite par le patient.
Peu usité.

Édit. 2017

cardialgie n.f.

precordial pain

1) Douleur dans la région précordiale.
La cardialgie type est l’angine de poitrine.
2) Douleur au niveau du cardia.

épigastralgie

[N1,K2]

causalgie , n.f.

causalgia

Syndrome caractérisé par une sensation de brûlure associée à une hyperesthésie cutanée et par des lésions de la peau qui devient œdématiée, rouge, luisante et moite.
Le plus souvent cette, dystrophie sympathique, réflexe, est causée par une lésion traumatique d’un nerf périphérique. Elle est entretenue par les stimulus nociceptifs provenant de la zone des troubles trophiques du fait de l’œdème ischémique dus à la vasoconstriction sympathique. Il se produit alors une libération de prostaglandines, de bradykinine, de sérotonine et d’histamine qui entretiennent le phénomène.

S. Weir-Mitchell, neurologue américain (1864)

Étym. gr. kausis : chaleur brûlante ; algos : douleur

Syn. Syndrome de Weir-Mitchell, syndrome douloureux complexe de type II.

algodystrophie, douleur, érythermalgie

[H1]

cervicalgie n.f.

cervicalgia

Douleur de localisation cervicale.
Les cervicalgies, le plus souvent postérieures, sont en fait des contractures douloureuses des muscles qui assurent le soutien de l'extrémité céphalique, les muscles trapèzes en particulier (trapèzalgies). Elles peuvent être la conséquence d’une arthrose vertébrale cervicale.

Étym. gr. cervix : cou ; algos : douleur

arthrose cervicale

[I1,N1]

coxalgie n.f.

coxalgia

Tuberculose de l’articulation coxofémorale.
Le sens étymologique: douleur de la hanche, n’est plus utilisé en français.

Étym. lat. coxa : hanche ; gr. algos : douleur

Syn. arthrite tuberculeuse de la hanche

[D3,I1]

cruralgie n.f.

cruralgia

Douleur par souffrance radiculaire ou tronculaire du nerf crural.
La douleur est souvent intense, localisée à la face antérieure de la cuisse, et peut être accompagnée de dysesthésies dans le même territoire. En cas d’atteinte de la racine L4, la douleur se prolonge le long de la crête tibiale. Elle peut être due à une anomalie rachidienne (mécanique ou inflammatoire), extra-rachidienne (hématome du psoas, anévrisme de l’aorte abdominale), ou à une maladie générale (diabète).

[H1]

cystalgie n.f.

cystalgia

Douleur de la vessie.

cystalgique (syndrome)

[M3]

cystalgique (syndrome) l.m.

Syndrome clinique associant pollakiurie, impériosités mictionnelles et douleurs vésicales, évoluant de façon intermittente et fantasque en dehors de toute infection urinaire et de toute cause organique.
Il est l'apanage de la femme et les douleurs peuvent avoir une irradiation uréthrovaginale. Il peut s'accompagner de dyspareunie. Il est généralement admis que les facteurs psychogènes sont prédominants dans cette affection qui peut être très invalidante.
Il convient d'éliminer, pour son diagnostic, une cystite interstitielle, une cystite chimique médicamenteuse ou une neurovessie.

Syn. cystalgie à urines claires, névralgie vésicale

syndrome uréthral de l'homme

[M3,N1]

dorsalgie n.f.

dorsalgia

Douleur de la région thoracique postérieure, pouvant être liée à une affection du rachis thoracique.

douleur psychogène l.f.

psychogenic pain

Cependant une activation spécifique du gyrus cingulaire et de ses afférences sous-corticales a été mise en évidence avec la tomographie par émission de positons (TEP) aussi bien dans ce type de douleurs (telles que les céphalées psychogènes) que dans les douleurs neurologiques et les illusions de douleur.
Une description trop riche, imprécise, labile, une sémiologie atypique, l'absence de données objectives orientent souvent vers une douleur psychogène. Bien que non suffisante, la notion d'une manifestation psychiatrique est indispensable : conversion hystérique, dépression masquée, hypocondrie, etc. En pratique, il s'agit plutôt d'une intrication avec des facteurs somatiques.
Comme, selon beaucoup d'auteurs, l’existence d’une douleur psychogène n'est pas scientifiquement prouvée, la qualification d'idiopathique paraît préférable, s'agissant p. ex. des glossodynies et des fibromyalgies. En tout cas, on ne doit jamais faire l'économie d'une relation avec les patients algiques, étant donné la fréquence des états anxieux (surtout dans les formes aigües) et/ou dépressifs (surtout dans les formes chroniques).
Depuis 1885, le parcours freudien sur ce sujet aboutit au problème de la conversion de l'affect en douleur dans les névroses actuelles, mais aussi à l'institution d'un clivage dans le moi par la douleur. À l'extrême, des analystes, sans doute éloignés de la douleur organique, estiment que les moyens employés pour obtenir la guérison, qu'ils soient hypnotiques, comportementaux, voire chirurgicaux, sont voués à l'échec, aux déplacements du symptôme, à son éternel retour, voire au délire.

Douleur sans support anatomique explicable, incitant à évoquer une origine psychogène. (à la ligne)

Étym. lat. dolor : douleur

Syn. psychalgie

psychalgie, amputés (douleurs des), membre fantôme

éosinophilie-myalgie (syndrome) l.m.

eosinophilia myalgia syndrome

Syndrome subaigu fait de fatigue, de myalgies, de signes cutanés, de manifestations respiratoires fugaces et d'œdèmes des membres inférieurs, accompagnés d'une franche éosinophilie, dû à la consommation de tryptophane.
L'arrêt de l'ingestion de tryptophane entraîne une disparition lente des signes cliniques.

tryptophane

[N1,F1,R2]

Édit. 2018

épicondylalgie n.f.

epicondylalgia

Douleur de la région épicondylienne.

épicondylite

[I1]

Édit. 2020

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