Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2020

52 résultats 

œdème maculaire cliniquement significatif l.m.

clinically significant macular oedema

Définition par le groupe ETDRS de l'œdème maculaire diabétique sur des critères exclusivement ophtalmoscopiques, dans le but de codifier les indications de la photocoagulation d'une maculopathie diabétique.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

ETDRS

Édit. 2017

œdème maculaire l.m.

macular oedema

Infiltration liquidienne sous la macula due à une occlusion de la veine centrale de la rétine éventuellement liée à une lésion rétinienne qui peut être causée par un diabète ou par une hypertension artérielle et qui se traduit par une importante baisse de l’acuité visuelle.
Sa variété dite « cystoïde » correspond à la juxtaposition de petites formations kystiques. Il est mis en évidence par l’angiographie.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

macula

Édit. 2017

œdème maculaire diffus l.m.

diffuse macular oedema

Œdème maculaire, infiltrant de façon diffuse la rétine postérieure, secondaire à une hyperperméabilité du lit capillaire rétinien postérieur.
Le processus primaire serait une ischémie partielle du lit capillaire postérieur entraînant une dilatation compensatoire des autres capillaires afin de maintenir le débit sanguin rétinien.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Édit. 2017

œdème maculaire focal l.m.

focal macular oedema

Œdème maculaire localisé en regard de capillaires dilatés altérés ou de bouquets de micro-anévrismes.
A l'angiographie, la diffusion du colorant est localisée autour de ces anomalies vasculaires. Cet œdème s'associe fréquemment à des exsudats lipidiques qui ont tendance à se disposer en couronne autour des anomalies capillaires, formant des " couronnes circinées".

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

maculopathie diabétique, œdème maculaire diabétique

Édit. 2017

œdème maculaire tractionnel l.m.

tractional macular oedema

Œdème rétinien de la région maculaire secondaire à des tractions vitréennes.
Cette situation clinique, dont le traitement est chirurgical, se rencontre au cours de nombreux états pathologiques dont les plus fréquents sont la maculopathie diabétique et le syndrome de traction vitréo-maculaire idiopathique.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Syn. maculopathie tractionnelle

Édit. 2017

œdème maculaire cystoïde (OMC) l.m.

cystoid macular oedema

Œdème maculaire cystoïde bilatéral par fuite des capillaires périfovéolaires.
L’examen montre : EOG (électro-oculogramme) altéré, ERG (électrorétinogramme) également altéré mais plus tardivement, hypermétropie, petits corps flottants vitréens, capillaires maculaires dilatés. L'œdème maculaire disparaît et laisse place après une ou deux décennies à un remaniement maculaire assez discret. L'OMC inaugure parfois une dystrophie rétinienne atypique (ostéoblastes péricentraux). Le locus du gène CYMD est en 7p21-p15. L’affection est autosomique dominante (MIM 153880).

A. F. Deutman, ophtalmologiste néerlandais (1976)

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Syn. dystrophie maculaire cystoïde dominante

Édit. 2017

œdème maculaire diabétique l.m.

diabetic macular oedema

Épaississement œdémateux de la rétine de la région maculaire lié à l'évolution d'une rétinopathie diabétique.
Forme clinique particulièrement fréquente de la rétinopathie diabétique liée à la rupture de la barrière hématorétinienne interne. Le diagnostic en est biomicroscopique (épaississement rétinien, exsudats) et est précisé par l'angiographie. On distingue l'œdème maculaire focal et l'œdème maculaire diffus souvent associé à la présence de logettes cystoïdes. La photocoagulation au laser en est dans certains cas le traitement.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

œdème maculaire cliniquement significatif

Édit. 2017

Berlin (œdème de) l.m.

commotio retinae
traumatic retinopathy
Œdème des couches externes de la rétine, secondaire à une contusion frontale du globe oculaire.
Cet aspect d'œdème par contusion peut être associé à des hémorragies pré- et sous-rétiniennes, ainsi qu'à des ruptures traumatiques de la choroïde.

R. Berlin, ophtalmologiste allemand (1873)

Syn. maculopathie contusive, maculopathie traumatique

Édit. 2017

encéphalopathie progressive avec œdème, hypsarythmie, et atrophie optique l.f.

progressive encephalopathy with edema, hypsarhythmia, and optic atrophy syndrome

Syn. syndrome PEHO

syndrome PEHO

[H1, P2, Q2]

Édit. 2019

halo d'œdème l.m.

ring of edema

1) Historiquement, en radiologie digestive, image constituée par une couronne hypodense entourant la niche gastrique ou bulbaire emplie d'opacifiant.
Cet aspect était celui d'une niche ulcéreuse vue de face, entourée de son bourrelet d'œdème, plus particulièrement visible par compression abdominale élective ou par la technique de couche mince.
2) En IRM, halo en hypersignal en T2 entourant une lésion et traduisant son caractère évolutif.
Sa transformation graisseuse milite en faveur de la régression de la lésion (lésion « regraissante » = lésion régressante). J Malghem.
J Malghem, radiologue belge.

Syn. image en cocarde

[B2,B3]

Édit. 2018

œdème n.m.

edema

Infiltration par un liquide séreux d’un tissu conjonctif de soutien, s’accompagnant souvent d’exsudation dans une cavité parenchymateuse ou séreuse, p. ex. alvéole pulmonaire, plèvre.
On distingue :
1) l’œdème inflammatoire (exsudat) dû à une fuite plasmatique d’eau, d’électrolytes et de protéines au cours de la réaction inflammatoire, à partir des vaisseaux sanguins ou lymphatiques ;
2) l’œdème hémodynamique ou de stase (transsudat) qui traduit une modification de l’équilibre défini par une augmentation de la pression hydrostatique, essentiellement dans le secteur artériolo-capillaire.
Il se développe surtout dans les tissus lâches comme le tissu conjonctif sous-cutané. Quand la pression du doigt sur la peau laisse une empreinte en godet l’œdème est dit mou ; dans le cas contraire il est dit dur. Il est mal toléré dans les tissus bridés par une enveloppe résistante, gaine ou aponévrose, comme dans le rein, le foie, les muscles ou le cerveau. Dans les cavités, il se manifeste par un épanchement séreux. Il existe des œdèmes localisés, p.ex. consécutifs à une compression veineuse ou lymphatique et des œdèmes viscéraux, p.ex. œdème pulmonaire secondaire à une défaillance cardiaque. Au cours de la toxémie gravidique, sa localisation à la face indique l’imminence d’une crise d’éclampsie.
L’œdème généralisé est un anasarque.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

congestion, hyperhydratation, loge (syndrome de), pression oncotique, pression osmotique, anasarque, syndrome œdémato-ascitique

Édit. 2017

œdème aigu cardiogénique du poumon l.m.

acute pulmonary oedema

Œdème aigu du poumon causé par un état d'insuffisance aigüe du cœur gauche.
L'œdème devient manifeste au bout de 30 min. quand la pression capillaire pulmonaire dépasse 30 mm de Hg, généralement à la suite d'une élévation de la pression télédiastolique du ventricule gauche ou d'un obstacle à la vidange des veines pulmonaires.
Le diagnostic repose sur les signes cliniques : le malade se tient assis, angoissé et présente une tachypnée superficielle caractéristique, accompagnée d'une toux avec expectoration mousseuse qui ne le soulage pas ; on note des signes d'insuffisance cardiaque gauche (tachycardie, bruit de galop et marée montante de râles crépitants à l'auscultation des poumons).
Le traitement consiste à administrer de l'oxygène au masque sous pression positive (CPAP) et à soulager la précharge par l'administration intraveineuse d'un diurétique d'action rapide comme le furosémide, voire d'un dérivé nitré délivré par perfusion continue à la seringue électrique (y associer les digitaliques). Sauf en urgence et faute de mieux, la saignée est abandonnée. Il ne faut jamais coucher de tels malades pendant leur transport et ils doivent être laissés assis dans leur lit.
Toutes les cardiopathies affectant le cœur gauche peuvent se compliquer d'œdème aigu du poumon : cardiopathies ischémiques, hypertensives, myocardiopathies non obstructives, cardiopathies valvulaires touchant les valves mitrales ou aortiques.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

filtration, IPPB, œdème, œdème aigu du poumon, orthopnée

Édit. 2017

œdème aigu hémorragique de la peau du nourrisson l.m.

acute hemorrhagic oedema of childhood, infantile acute haemorrhagic oedema

Affection résultant d'une vascularite aigüe du jeune enfant de 5 mois à 2 ans avec, comme facteurs déclenchants, une infection des voies aériennes supérieures, une vaccination ou la prise d'un médicament, se traduisant par une fièvre à 38-40°C et quelques signes cutanés qui associent un œdème douloureux et un purpura polymorphe avec des médaillons en cocarde, et dont l'évolution est le plus souvent favorable sans séquelles.
Il n'y a pas d'examens complémentaires discriminants ; on doit éliminer une méningococcémie.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Syn. purpura en cocarde infantile postinfectieux de Seidlmayer

Édit. 2017

œdème aigu pulmonaire lésionnel l.m.

détresse respiratoire aigüe de l'adulte (syndrome de) (SDRA)

Édit. 2017

œdème angioneurotique

angioneurotic edema

Réaction œdémateuse de survenue brutale, de cause diverse, héréditaire ou non, caractérisée par un œdème cutanéomuqueux et/ou viscéral d'intensité variable, p. ex. l'œdème de Quincke.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

œdème de Quincke

Édit. 2017

œdème angioneurotique héréditaire l.m.

Affection débutant le plus souvent avant l'âge de 20 ans et se manifestant par des œdèmes aigus frappant essentiellement le tissu sous-cutané, le plus souvent aux extrémités, mais aussi les organes profonds.
L’atteinte d’organes abdominaux, spécifique et se traduisant par des douleurs abdominales parfois pseudo-chirurgicales, ainsi que de l'appareil respiratoire supérieur, génère un risque d'œdème laryngé qui fait la gravité de cette maladie.
Cette affection, transmise sur le mode autosomique dominant, est aujourd'hui considérée comme due à une mutation du gène de l'inhibiteur de la C1 estérase. La prophylaxie des épisodes aigus fait appel aux androgènes atténués tels le danazol ou le stanozolol.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Syn. angio-œdème héréditaire

œdème de Quincke

Édit. 2017

œdème bleu de Charcot l.m.

phlegmatia cærulea dolens

Édit. 2017

œdème cellulaire l.m.

cellular oedema

Augmentation de volume d'une cellule par gonflement cytoplasmique, par surcharge d'eau ou de substance soluble, liée à un trouble de la perméabilité membranaire.
Ce terme doit être distingué de celui d'hypertrophie.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Syn. tuméfaction iso-osmotique

Édit. 2017

œdème cérébral l.m.

cerebral oedema

Accroissement du volume du cerveau par augmentation de sa teneur en eau entraînant une inondation du tissu nerveux par défaillance de la barrière hémato-encéphalique.
Son mécanisme peut être double : avant tout, issue de plasma hors des capillaires (œdème vasogénique, de nature circulatoire), plus rarement, accumulation de liquide à l’intérieur des cellules nerveuses consécutive à des altérations des parois cellulaires le plus souvent d’origine ischémique (œdème cytotoxique).
Du fait de la situation du cerveau dans la boîte crânienne qui est inextensible, l'œdème cérébral comprime les voies vasculaires efférentes (veines, drainage lymphatique) ce qui entraîne une hypertension intracrânienne traduite par des céphalées, des vomissements, des paralysies, un coma. En imagerie par résonance magnétique, l’œdème cérébral se manifeste comme un hypersignal en T2 et en séquence FLAIR.
En cas d’infarctus massif, l’œdème régional met en jeu le pronostic vital par un mécanisme d’engagement. Un arrêt de la circulation artérielle provoquerait rapidement la mort cérébrale.
Le traitement doit rétablir au plus vite la nutrition du cerveau en abaissant la pression intracrânienne qui dépend en partie de la pression artérielle et de la pression veineuse voisine de la pression alvéolaire moyenne (d'où l'intérêt de la pression expiratoire négative) et d'autre part de la pression oncotique du sang (d'où l'intérêt des injections d'albumine ; le mannitol et le sulfate de magnésie ont aussi été préconisés). Pour le reste, il s'agit de soins de réanimation à pratiquer en unité de soins intensifs.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

hypertension intracrânienne, œdème, tonus membranaire, transport aqueux

Édit. 2017

œdème conjonctival l.m.

Infiltration de liquide entraînant un gonflement indolore plus ou moins translucide de la conjonctive.
Il peut être dû  à un traumatisme, à une brûlure ou à une conjonctivite allergique.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Syn. chémosis

chémosis

Édit. 2017

œdème cornéen l.m.

corneal oedema

Imbibition aqueuse excessive du stroma cornéen avec pour conséquence une opalescence cornéenne.
Les causes en sont multiples : atteinte de l'épithélium, du stroma mais surtout de l'endothélium cornéen.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Édit. 2017

œdème cornéen congénital l.m.

congenital corneal oedema

dystrophie cornéenne endothéliale congénitale

Édit. 2017

œdème cornéen congénital héréditaire de Maumenee l.m.

congenital hereditary Maumenee’s corneal oedema

A. E. Maumenee, ophtalmologiste américain (1960)

dystrophie cornéenne postérieure polymorphe héréditaire (dominante), dystrophie cornéenne endothéliale congénitale (récessive)

Édit. 2017

œdème cornéen épithélial l.m.

corneal epithelial oedema

Clarification des cellules épithéliales de l'assise basale de la cornée, avec microvésicules ou bulles épithéliales.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Édit. 2017

œdème de Berlin l.m.

R. Berlin, ophtalmologiste allemand (1873)

Berlin (œdème de)

Édit. 2017

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