Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2020

113 résultats 

œdème cyclique idiopathique l.m.

idiopathic cyclic oedema

Syndrome caractérisé par un œdème hydrosodé intermittent, récidivant, rythmé par les cycles menstruels, atteignant une femme jeune habituellement auto-poly-médicalisée par des régimes, des laxatifs, des diurétiques et des sédatifs.
Ce syndrome est souvent associé à des perturbations psycho-affectives et à la prise abusive de laxatifs ou de diurétiques pour lutter contre une obésité réelle ou supposée. Le mécanisme exact des troubles reste en débat.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Syn. syndrome de Mach

Édit. 2017

œdème papillaire idiopathique l.m.

idiopathic oedema of the papilla

Plusieurs fratries avec œdème papillaire idiopathique ont été décrites.
Le plus souvent ce sont des jeunes femmes obèses : le facteur familial est indiscutable pour ces cas. L’affection est autosomique récessive (MIM 243200).

W. A. Buchheit, neurochirurgien américain (1969)

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Syn. pseudotumeur cérébrale

œdème papilaire

Édit. 2017

adénosine-monophosphate cyclique (AMPc) n.m.

Dérivé de l’adénosine triphosphate servant de second messager intracellulaire médiant l’action de nombreuses hormones polypeptidiques

L’AMPc peut être dosé par des techniques radio-immunologiques. Son taux sanguin et son excrétion urinaire dépendent principalement de la sécrétion de parathormone. Ces valeurs augmentent donc en cas d’hyperparathyroïdie et diminuent dans les hypoparathyroïdies.

[C1,C3,O4 ]

Édit. 2017

GMP cyclique l.m.

Abréviation de Guanosine Monophosphate cyclique, second messager intracellulaire produit par l’enzyme Guanylate cyclase à partir de la Guanosine TriPhosphate (GTP)

Le GMP cyclique est un second messager intracellulaire impliqué notamment dans le relâchement des muscles lisses, entraînant une vasodilatation.

Sigle GMPc

guanylate cyclase

guanosine-monophosphate cyclique l.m.

cyclic guanosine monophosphate.
Diester phosphorique en 3' et 5' du ribose de la guanosine.
Formé par une guanylate-cyclase membranaire à partir d'une molécule de GTP, ce composé est un messager stimulant certains enzymes cellulaires, sous l'effet de certaines hormones, telles que la sécrétine, ou de neuromédiateurs, comme l'acétylcholine. Son action s'exerce par l'activation de certaines protéine-kinases, dites PKG.
Son rôle a été particulièrement étudié dans le système photosensible des bâtonnets de la rétine.

Sigle : GMP

GTP, protéine-kinase

peptide cyclique l.m.

cyclic peptide

Peptide dépourvu d'acide aminé NH2- et COOH-terminal, du fait d'une liaison peptidique qui assure la fermeture d'un cycle.
De tels peptides existent chez les végétaux et les bactéries ; ils peuvent avoir des propriétés antibiotiques.

phosphodiestérase du GMP cyclique des photorécepteurs l.f.

rod photoreceptor cGMP phosphodiesterase

Enzyme intervenant dans la phototransduction, constituée d'une protéine hétérotétramérique avec une sous-unité alpha, une bêta et deux gamma.
L'enzyme phosphodiestérase du GMP cyclique est une protéine dont les sous-unités alpha (MIM 180071, PDE6A gene), bêta (MIM 180072, PDE6B) et gamma (MIM 180073, PDE6G), peuvent porter des mutations responsables de dystrophies rétiniennes.

Syn. PDE, phosphodiestérase des photorécepteurs

sous-unités α, bêta et γ de la phosphodiestérase GMP cyclique des photorécepteurs bâtonnets rétiniens, GMPc-d'ouverture du canal cationique des photorécepteurs, rétinite pigmentaire, PDE6A gene, PDE6B gene, PDE6G gene

strabisme cyclique l.m.

cyclic squint, alternate-day esotropia

Strabisme caractérisé par l’alternance : 24 h sans strabisme (avec vision binoculaire normale) et 24 h avec un strabisme manifeste, en général une ésotropie.

Étym. gr. strabos : qui louche

Syn. strabisme circadien

ésotropie

adénosine-monophosphate cyclique n.m. (AMPc)

Dérivé de l’adénosine triphosphate servant de second messager intracellulaire médiant l’action de nombreuses hormones polypeptidiques (parathormone, vasopressine, insuline, glucagon, catécholamines, gonadostimulines, TSH….).
L’AMPc peut être dosé par des techniques radio-immunologiques. En situation de surcharge hydrique (qui réduit l’hormone antidiurétique), le taux sanguin d’AMPc et son excrétion urinaire dépendent particulièrement de la sécrétion de parathormone.. En réponse à l’administration de parathormone les taux s’accroissent, sauf en cas de résistance à la parathormone lors des états de pseudohypoarathyroïdie (ceci constitue la base du test d’Ellswoth-Howard).

E.W. Sutherland, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1971, pour ses travaux sur le rôle de l’AMPc dans le mode de transmission de l’action hormonale

hormone

[C1, C3, O4]

Édit. 2020

AMP cyclique sigle  pour Adénosine MonoPhosphate cyclique

cyclic AMP (cAMP)

Nucléotide adénylique dans lequel le bêta-D-ribose est estérifié par un phosphate à la fois sur ses carbones n° 3 et 5 (3',5'AMPc) ou 2 et 3 (2',3'AMPc).
Le 3',5'AMPc est un des messagers secondaires impliqués dans la transmission cytoplasmique des signaux endocriniens.

Syn. acrasine

Sigle AMPc

[C1, O4]

Édit. 2020

Berlin (œdème de) l.m.

commotio retinae
traumatic retinopathy
Œdème des couches externes de la rétine, secondaire à une contusion frontale du globe oculaire.
Cet aspect d'œdème par contusion peut être associé à des hémorragies pré- et sous-rétiniennes, ainsi qu'à des ruptures traumatiques de la choroïde.

R. Berlin, ophtalmologiste allemand (1873)

Syn. maculopathie contusive, maculopathie traumatique

Édit. 2017

encéphalopathie progressive avec œdème, hypsarythmie, et atrophie optique l.f.

progressive encephalopathy with edema, hypsarhythmia, and optic atrophy syndrome

Syn. syndrome PEHO

syndrome PEHO

[H1, P2, Q2]

Édit. 2019

halo d'œdème l.m.

ring of edema

1) Historiquement, en radiologie digestive, image constituée par une couronne hypodense entourant la niche gastrique ou bulbaire emplie d'opacifiant.
Cet aspect était celui d'une niche ulcéreuse vue de face, entourée de son bourrelet d'œdème, plus particulièrement visible par compression abdominale élective ou par la technique de couche mince.
2) En IRM, halo en hypersignal en T2 entourant une lésion et traduisant son caractère évolutif.
Sa transformation graisseuse milite en faveur de la régression de la lésion (lésion « regraissante » = lésion régressante). J Malghem.
J Malghem, radiologue belge.

Syn. image en cocarde

[B2,B3]

Édit. 2018

œdème n.m.

edema

Infiltration par un liquide séreux d’un tissu conjonctif de soutien, s’accompagnant souvent d’exsudation dans une cavité parenchymateuse ou séreuse, p. ex. alvéole pulmonaire, plèvre.
On distingue :
1) l’œdème inflammatoire (exsudat) dû à une fuite plasmatique d’eau, d’électrolytes et de protéines au cours de la réaction inflammatoire, à partir des vaisseaux sanguins ou lymphatiques ;
2) l’œdème hémodynamique ou de stase (transsudat) qui traduit une modification de l’équilibre défini par une augmentation de la pression hydrostatique, essentiellement dans le secteur artériolo-capillaire.
Il se développe surtout dans les tissus lâches comme le tissu conjonctif sous-cutané. Quand la pression du doigt sur la peau laisse une empreinte en godet l’œdème est dit mou ; dans le cas contraire il est dit dur. Il est mal toléré dans les tissus bridés par une enveloppe résistante, gaine ou aponévrose, comme dans le rein, le foie, les muscles ou le cerveau. Dans les cavités, il se manifeste par un épanchement séreux. Il existe des œdèmes localisés, p.ex. consécutifs à une compression veineuse ou lymphatique et des œdèmes viscéraux, p.ex. œdème pulmonaire secondaire à une défaillance cardiaque. Au cours de la toxémie gravidique, sa localisation à la face indique l’imminence d’une crise d’éclampsie.
L’œdème généralisé est un anasarque.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

congestion, hyperhydratation, loge (syndrome de), pression oncotique, pression osmotique, anasarque, syndrome œdémato-ascitique

Édit. 2017

œdème aigu cardiogénique du poumon l.m.

acute pulmonary oedema

Œdème aigu du poumon causé par un état d'insuffisance aigüe du cœur gauche.
L'œdème devient manifeste au bout de 30 min. quand la pression capillaire pulmonaire dépasse 30 mm de Hg, généralement à la suite d'une élévation de la pression télédiastolique du ventricule gauche ou d'un obstacle à la vidange des veines pulmonaires.
Le diagnostic repose sur les signes cliniques : le malade se tient assis, angoissé et présente une tachypnée superficielle caractéristique, accompagnée d'une toux avec expectoration mousseuse qui ne le soulage pas ; on note des signes d'insuffisance cardiaque gauche (tachycardie, bruit de galop et marée montante de râles crépitants à l'auscultation des poumons).
Le traitement consiste à administrer de l'oxygène au masque sous pression positive (CPAP) et à soulager la précharge par l'administration intraveineuse d'un diurétique d'action rapide comme le furosémide, voire d'un dérivé nitré délivré par perfusion continue à la seringue électrique (y associer les digitaliques). Sauf en urgence et faute de mieux, la saignée est abandonnée. Il ne faut jamais coucher de tels malades pendant leur transport et ils doivent être laissés assis dans leur lit.
Toutes les cardiopathies affectant le cœur gauche peuvent se compliquer d'œdème aigu du poumon : cardiopathies ischémiques, hypertensives, myocardiopathies non obstructives, cardiopathies valvulaires touchant les valves mitrales ou aortiques.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

filtration, IPPB, œdème, œdème aigu du poumon, orthopnée

Édit. 2017

œdème aigu hémorragique de la peau du nourrisson l.m.

acute hemorrhagic oedema of childhood, infantile acute haemorrhagic oedema

Affection résultant d'une vascularite aigüe du jeune enfant de 5 mois à 2 ans avec, comme facteurs déclenchants, une infection des voies aériennes supérieures, une vaccination ou la prise d'un médicament, se traduisant par une fièvre à 38-40°C et quelques signes cutanés qui associent un œdème douloureux et un purpura polymorphe avec des médaillons en cocarde, et dont l'évolution est le plus souvent favorable sans séquelles.
Il n'y a pas d'examens complémentaires discriminants ; on doit éliminer une méningococcémie.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Syn. purpura en cocarde infantile postinfectieux de Seidlmayer

Édit. 2017

œdème aigu pulmonaire lésionnel l.m.

détresse respiratoire aigüe de l'adulte (syndrome de) (SDRA)

Édit. 2017

œdème angioneurotique

angioneurotic edema

Réaction œdémateuse de survenue brutale, de cause diverse, héréditaire ou non, caractérisée par un œdème cutanéomuqueux et/ou viscéral d'intensité variable, p. ex. l'œdème de Quincke.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

œdème de Quincke

Édit. 2017

œdème angioneurotique héréditaire l.m.

Affection débutant le plus souvent avant l'âge de 20 ans et se manifestant par des œdèmes aigus frappant essentiellement le tissu sous-cutané, le plus souvent aux extrémités, mais aussi les organes profonds.
L’atteinte d’organes abdominaux, spécifique et se traduisant par des douleurs abdominales parfois pseudo-chirurgicales, ainsi que de l'appareil respiratoire supérieur, génère un risque d'œdème laryngé qui fait la gravité de cette maladie.
Cette affection, transmise sur le mode autosomique dominant, est aujourd'hui considérée comme due à une mutation du gène de l'inhibiteur de la C1 estérase. La prophylaxie des épisodes aigus fait appel aux androgènes atténués tels le danazol ou le stanozolol.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Syn. angio-œdème héréditaire

œdème de Quincke

Édit. 2017

œdème bleu de Charcot l.m.

phlegmatia cærulea dolens

Édit. 2017

œdème cellulaire l.m.

cellular oedema

Augmentation de volume d'une cellule par gonflement cytoplasmique, par surcharge d'eau ou de substance soluble, liée à un trouble de la perméabilité membranaire.
Ce terme doit être distingué de celui d'hypertrophie.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Syn. tuméfaction iso-osmotique

Édit. 2017

œdème cérébral l.m.

cerebral oedema

Accroissement du volume du cerveau par augmentation de sa teneur en eau entraînant une inondation du tissu nerveux par défaillance de la barrière hémato-encéphalique.
Son mécanisme peut être double : avant tout, issue de plasma hors des capillaires (œdème vasogénique, de nature circulatoire), plus rarement, accumulation de liquide à l’intérieur des cellules nerveuses consécutive à des altérations des parois cellulaires le plus souvent d’origine ischémique (œdème cytotoxique).
Du fait de la situation du cerveau dans la boîte crânienne qui est inextensible, l'œdème cérébral comprime les voies vasculaires efférentes (veines, drainage lymphatique) ce qui entraîne une hypertension intracrânienne traduite par des céphalées, des vomissements, des paralysies, un coma. En imagerie par résonance magnétique, l’œdème cérébral se manifeste comme un hypersignal en T2 et en séquence FLAIR.
En cas d’infarctus massif, l’œdème régional met en jeu le pronostic vital par un mécanisme d’engagement. Un arrêt de la circulation artérielle provoquerait rapidement la mort cérébrale.
Le traitement doit rétablir au plus vite la nutrition du cerveau en abaissant la pression intracrânienne qui dépend en partie de la pression artérielle et de la pression veineuse voisine de la pression alvéolaire moyenne (d'où l'intérêt de la pression expiratoire négative) et d'autre part de la pression oncotique du sang (d'où l'intérêt des injections d'albumine ; le mannitol et le sulfate de magnésie ont aussi été préconisés). Pour le reste, il s'agit de soins de réanimation à pratiquer en unité de soins intensifs.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

hypertension intracrânienne, œdème, tonus membranaire, transport aqueux

Édit. 2017

œdème conjonctival l.m.

Infiltration de liquide entraînant un gonflement indolore plus ou moins translucide de la conjonctive.
Il peut être dû  à un traumatisme, à une brûlure ou à une conjonctivite allergique.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Syn. chémosis

chémosis

Édit. 2017

œdème cornéen l.m.

corneal oedema

Imbibition aqueuse excessive du stroma cornéen avec pour conséquence une opalescence cornéenne.
Les causes en sont multiples : atteinte de l'épithélium, du stroma mais surtout de l'endothélium cornéen.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Édit. 2017

œdème cornéen congénital l.m.

congenital corneal oedema

dystrophie cornéenne endothéliale congénitale

Édit. 2017

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