Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2018

32 résultats :

épicanthus n.m.

pli palpébro-nasal

[J1, P2]

Édit. 2018

épicanthus inversus l.m.

inversus epicanthus

épicanthus

[J1, P2]

Édit. 2018

épicanthus palpebralis l.m.

palpebralis epicanthus

epicanthus

[J1, P2]

Édit. 2018

épicanthus supraciliaris l.m.

supraciliaris epicanthus

epicanthus

[J1, P2]

Édit. 2018

épicanthus tarsalis l.m.

tarsalis epicanthus

epicanthus

[J1, P2]

Édit. 2018

blépharophimosis-ptosis-épicanthus inversus (syndrome) (BPES) l.m.

blepharophimosis, ptosis, and epicanthus inversus syndrome

Trouble ophtalmique caractérisé par un blépharophimosis, un ptosis, un épicanthus inversus et un télécanthus, s’associant à une insuffisance ovarienne prématurée (type I) ou apparaissant isolément (type II), en relation avec des mutations du gène FOXL2 localisé en 3q23 et codant pour un facteur de transcription.
D’autres manifestions ophtalmiques sont possibles, constituées par des anomalies des voies lacrymales, une amblyopie, un strabisme, des modifications de la réfraction. Des altérations de l’ensellure nasale, une implantation basse des oreilles, un philtrum court sont possibles. L’intelligence est normale lorsque l’affection est en relation purement avec des variants intra géniques de FOXL2. Il en différemment lorsque des réarrangements impliquent FOXL2 et d’autres gènes. L’affection est à transmission autosomique dominante. Les hommes n’ont pas d’atteinte gonadique (ORPHA 126, OMIM 110 100).

N. I. Vignes, ophtalmologiste (1889) ; J. Zlotogora, généticien israélien (1983) ; R. Kohn et P. E. Romano, ophtalmologistes américains (1971) ; J. Komoto, ophtalmologiste japonais (1921) ; T.J. Dimitry, ophtalmologiste américain (1921)

Étym. gr. blepharon : paupière ; phimôsis : rétrécissement ; ptosis : chute

Réf. Orphanet

blépharophimosis, épicanthus inversé, télécanthus, insuffisance ovarienne prématurée

Édit. 2017

analogues nucléosidiques inhibiteurs de la transcriptase inverse l.m.p.

analogues nucléosidiques inhibitory of reverse transcriptase

Antirétroviraux virustatiques, utilisés par voie orale et en association dans le traitement de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH1 et VIH2).
On distingue l’AZT (azidothymidine) et l’abacavir analogues de la thymidine, la ddI analogue de l’adénosine, la ddC analogue de la déoxycytidine, le d4T analogue de la thymidine, le 3TC analogue de la cytidine, le ténofovir, seul inhibiteur nucléotidique de la transcriptase inverse.

azidothymidine, abacavir, ténofovir

[D1, G3, G5]

Édit. 2017

astigmatisme inverse l.m.

Astigmatisme cornéen régulier dans lequel le méridien vertical est plus convergent que le méridien horizontal.

Étym. gr. : privatif ; stigma : marque

condylome inversé l.m.

inverted condyloma

Forme histologique particulière du condylome qui se développe vers la profondeur des tissus en les refoulant par l'intermédiaire de digitations recouvertes de la membrane basale.

[F5]

génétique inverse l.f.

reverse genetics

Consiste à analyser l’impact phénotypique de la modification d’un gène dont on ne connaît pas la fonction. La génétique moléculaire et le séquençage des génomes ont conduit à l'essor de la génétique inverse. Ce paradigme sélectif (le chercheur choisit le gène à muter/perturber) est différent de celui de la génétique formelle ou classique.

génétique formelle

immunologie inverse l.f.

reverse immunology

Procédé permettant de prédire et d’identifier des peptides immunogènes à partir de la séquence de la protéine produite par le gène d’intérêt chez un patient donné.
La présentation d’un peptide à la surface des cellules présentatrices d’antigènes, ou des cellules tumorales, nécessite des étapes successives de protéolyse, transport et liaison aux molécules du complexe majeur d’histocompatibilité de classe I (CMH-I). Des algorithmes de prédiction des sites de coupure de la protéine par les protéasomes et d’autres des séquences peptidiques susceptibles de se lier aux molécules du CMH d’un patient donné ont été développés en utilisant des données déjà validées. On identifie ainsi de nouveaux épitopes à partir de séquences d’antigènes connus ou de nouveaux antigènes potentiels à partir de données génomiques. Les mutations tumorales sont en effet la source de néoantigènes à identifier dans un but thérapeutique.

complexe majeur d’histocompatibilité, protéasome

inhibiteurs de la transcriptase inverse l.m.p.

reverse transcriptase inhibitors

Antirétroviraux inhibant la réplication des virus de l’immunodéficience humaine ; ils ne sont que virustatiques et ne peuvent aboutir à l’éradication du VIH.
Tous doivent être utilisés en association.
Les analogues nucléosidiques inhibiteurs de la transcriptase inverse sont actifs sur les virus VIH1 et VIH2. On distingue la zidovudine (AZT), la d4T (stavudine) et l’abacavir analogues de la thymidine, la ddI (didanosine) analogue de l’adénosine, la ddC (zalcitabine) et le 3TC (lamivudine) analogues de la cytidine. Le ténofovir, est le seul inhibiteur nucléotidique de la transcriptase inverse. Tous se prescrivent par voie buccale. Seule la zidovudine peut être utilisée également par voie intraveineuse. Outre les effets indésirables propres à chaque médicament, l’acidose lactique par cytopathie mitochondriale représente une toxicité commune à tous.
Les analogues non nucléosidiques de la transcriptase inverse (delavirdine, efavirenz, névirapine), actifs sur VIH1, agissent sur un site différent de celui des inhibiteurs nucléosidiques ; ils sont utilisés par voie orale et induisent surtout des réactions d’intolérance cutanée.

sida

inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse l.m.p.

reverse transcriptase not nucléosidiques inhibitors

Antirétroviraux virustatiques, actifs uniquement sur le VIH1, utilisés par voie orale et en association dans le traitement de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine.
On distingue la névirapine, la delavirdine, l’efavirenz. Ils peuvent induire surtout des réactions d’intolérance cutanée

sida

inverse du carré de la distance (loi de l’) l.f.

Expression mathématique de la variation d’une grandeur physique y qui décroît de façon inversement proportionnelle au carré de la distance x considérée : y = x2

Elle a un caractère très général pour des grandeurs liées à la propagation en espace libre du rayonnement émis par une source ponctuelle, par exemple la fluence et la dose diminuent en 1/x2 en fonction de la distance x à la source.
Elle gouverne aussi la force de Coulomb entre deux charges électriques ponctuelles, la force gravitationnelle entre deux masses ponctuelles, etc.

C. de Coulomb, physicien français (1785)

force de Coulomb

mamelon inversé l.m.

nipple inversion

Anomalie congénitale du mamelon (papilla mammae) qui est enfoui dans l’aréole.
Elle peut être uni ou bilatérale. Parfois simple éffacement en creux modéré elle peut se corriger ultérieurement. En cas d’inversion persistante, l’allaitement est impossible. Une correction chirurgicale esr réalisable. L’anomalie peut être isolée ou faire partie d’un syndrome malformatif  (syndrome de Robinow, syndrome kabuki)

M. Robinow, médecin américain (1969)

mammaire (malformation), kabuki (syndrome), Robinow (syndrome de)

microscope inversé l.m.

inverse microscope

microscope chimique

[A2, A3, B1, B3]

Édit. 2017 

mutagénèse inverse l.f.

reverse genetics, surrogate genetics

Processus consistant en la mutagénèse in vitro d'un gène cloné, suivi de son retour dans la souche originelle à l'état muté par remplacement d'allèle.

mutation inverse l.f.

reverse mutation

Dans un gène muté, mutation ponctuelle rétablissant le phénotype originel ; elle a lieu généralement à un autre locus.
Quand elle a lieu au même locus, rétablissant ainsi le génotype d'origine, on parle de mutation en retour.

Syn. rétromutation

nystagmus latent inverse l.m.

inverse latent nystagmus

Forme clinique de nystagmus congénital latent apparaissant en fixation binoculaire, mais disparaissant ou diminuant à l'occlusion d'un œil.
C'est donc l'inverse du nystagmus latent proprement dit.

Étym. gr. nustazô : je m'incline

occlusion ophtalmique inverse l.f.

inverse occlusion

Modalité d'occlusion thérapeutique consistant à occlure le mauvais œil dans le traitement de l'amblyopie.

Étym. lat. occludere : fermer

Syn. occlusion ophtalmique indirecte

Édit. 2017

osmose inverse l.f. 

Traitement physico-chimique et antimicrobien visant à extraire par rétention les substances

inorganiques et organiques de l’eau.
Il est le plus souvent mis en œuvre après un adoucissement et une ou plusieurs filtration(s) et
peut constituer le dernier traitement d’une filière d’amélioration de la qualité de l’eau.
L’osmose inverse est réalisée par passage de l’eau à traiter sur une membrane semi-perméable qui laisse passer les molécules d’eau et retient la majorité des composés présents dans l’eau (micro-organismes, particules en suspension, colloïdes, ions contaminants organiques dont les endotoxines bactériennes). Toutefois il ne s’agit pas de traitements stérilisants.
La conductivité d’une eau osmosée est plus faible que celle de l’eau initiale et sa corrosivité importante.

Édit. 2017

papillome inversé l.m.

inverted papilloma

Variété de papillome dans laquelle les végétations épithéliales, au lieu d'être exophytiques, s'étendent, de façon inversée, dans le chorion de la muqueuse, nasale et vésicale notamment.
Sur la conjonctive palpébrale, le comportement de cette formation papillomateuse paraît moins menaçant que son équivalent des fosses nasales.

papillome inversé des fosses nasales l.m.

inverted papilloma

Forme particulière de papillome dans lequel la prolifération épithéliale pénètre à l’intérieur du stroma.
Il est susceptible de dégénérer, surtout après une exèrèse insuffisante.

papillome urothélial inversé l.m.

inverted urothelial papilloma

Tumeur papillaire de vessie dont la prolifération endophytique s'étend vers l'épaisseur de la paroi vésicale, en sens inverse de la tendance habituelle exophytique vers la cavité vésicale.
Cette particularité la rend invisible en cystoscopie ; le diagnostic est fait par résection endoscopique de la zone pariétale suspecte.

tumeur papillaire de vessie

pharmacologie inverse l.f.

Pharmacologie de développement récent, qui résulte de l'isolement dans le génome de gènes identifiés par homologie avec d'autres gènes ou à la suite de séquençages industriels sans sélection préalable.
Ces gènes exprimés dans les cellules pouvant les rendre sensibles à l'action de certaines substances, on en déduit qu'ils codent pour des enzymes ou des récepteurs actifs pharmacologiquement.
Cette pharmacologie suit donc une démarche qui va du gène à la fonction, alors que la pharmacologie moléculaire traditionnelle procédait de la fonction à la protéine puis au gène : elle recherchait une protéine douée d'activité biologique dite pharmacologique, en se fondant sur l'effet de substances sur certaines cellules. Le biochimiste isolait la protéine et, par synthèse d'oligonucléotides basés sur la séquence, localisait le gène correspondant.
La pharmacologie inverse a ainsi identifié de nombreux sous-types de récepteurs, par ex. de la sérotonine (14 sous-types au lieu de 3 ou 4 attendus de la pharmacologie classique) ou de la dopamine (7 au lieu des 2 connus), etc.

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