Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2020

41 résultats 

fossette inférieure du quatrième ventricule l.f.

Syn. trigone du nerf vague

trigone du nerf vague

[A1]

Édit. 2018

quatrième ventricule l.f.

fourth ventricle

Cavité rhomboédrique située dans la partie centrale des étages bulbaire et protubérantiel, visible après avoir dégagé la face postérieure du tronc cérébral par section des trois paires de pédoncules cérébelleux, permettant de détacher le cervelet.
Le fond ou plancher apparait alors, ainsi que le toit ou membrana tectoria, elle-même recouverte par la toile choroïdienne et adhérente à la face antérieure du cervelet.
C'est par l'aqueduc de Sylvius que le quatrième ventricule communique avec le troisième ventricule, intracérébral, et que s'écoule le LCR. Ouverts dans le toit, les trous de Magendie et Luschka permettent la communication, donc une répartition entre deux secteurs : sous-arachnoïdien (115 cm3) et ventriculaire (25 cm3).
Évoluant surtout chez l'enfant, les tumeurs de cette région provoquent un blocage aigu du LCR et une hypertension intracrânienne, avec notamment violentes céphalées et hydrocéphalie.

quatrième ventricule (tumeur du) l.f.p.

fourth ventricle tumors

Tumeurs définies par leur topographie voisine de la cavité du rhombencéphale, surtout observées chez l'enfant.
Il s'agit d'épendymomes ou de papillomes du plexus choroïde, plus rarement de méningiomes ou de cholestéatomes.

épendymome, papillome du plexus choroïde, méningiome, cholestéatome

rameau choroïdien du quatrième ventricule de l'artère inféro-postérieure du cervelet l.m.

ramus choroideus ventriculi quarti arteriae inferioris posterioris cerebelli (TA)

choroidal branch to fourth ventricle of posterior inferior cerebellar artery

artère inféro-postérieure du cervelet, artère cérébelleuse inféro-postérieure

sillon médian du quatrième ventricule l.m.

sulcus medianus ventriculi quarti (TA)

median sulcus of fourth ventricle

Sillon longitudinal de la fosse rhomboïde allant, sur la ligne médiane, de l’angle supérieur à l’angle inférieur de la fosse.
Son extrémité supérieure se continue par le sillon médian de la paroi antérieure de l’aqueduc du mésencéphale. Son extrémité inférieure, élargie en V renversé, forme le sommet du trigone du nerf hypoglosse ; elle se perd sur la paroi du canal central de la moelle allongée au niveau d’une petite dilatation dite ventricule d’Arancius.

Syn. anc. tige du calamus striptorius

sillon médian du quatrième ventricule l.m.

sulcus medianus ventriculi quarti (TA)

median sulcus of fourth ventricle

Sillon longitudinal de la fosse rhomboïde allant, sur la ligne médiane, de l’angle supérieur à l’angle inférieur de la fosse.
Son extrémité supérieure se continue par le sillon médian de la paroi antérieure de l’aqueduc du mésencéphale. Son extrémité inférieure, élargie en V renversé, forme le sommet du trigone du nerf hypoglosse ; elle se perd sur la paroi du canal central de la moelle allongée au niveau d’une petite dilatation dite ventricule d’Arancius.

Syn. anc. tige du calamus striptorius

stries médullaires du quatrième ventricule l.f.p.

striae medullares ventriculi quarti (TA)

medullary striae of fourth ventricle

Stries de substance blanche au nombre de trois à six qui parcourent a fosse rhomboïde.
Elles sont réparties en stries cochléaire antérieure, cochléaire intermédiaire et cochléaire postérieure. Elles sont tendues transversalement entre la tige du calamus scriptorius et l’angle latéral du ventricule, un peu au-dessus de la limite entre les triangles bulbaire et pontique. Elles contournent latéralement les pédoncules cérébelleux inférieurs et gagnent le tubercule acoustique. Parfois une de ces stries suit un trajet plus ascendant, latéralement, entre le colliculus facial et la base de l’aile blanche interne, et se porte vers le point de convergence des trois pédoncules cérébelleux : c’est la baguette d’harmonie de Bergmann. Les stries médullaires du quatrième ventricule représentent le faisceau dorsal des deutoneurones cochléaires issus des noyaux ventral et dorsal.

Syn. anc. barbes du calamus, stries acoustiques

toile choroïdienne du quatrième ventricule l.f.

tela choroidea ventriculi quarti (TA)

tela choroidea of fourth ventricle

Large repli de la pie-mère qui s’invagine dans la profonde anfractuosité qui sépare la face inférieure du cervelet du toit de la partie bulbaire du quatrième ventricule.
Cette toile choroïdienne est formée de deux feuillets, l’un cérébelleux, l’autre bulbaire qui sont en continuité l’un avec l’autre le long de la base de la membrana tectoria. Le feuillet bulbaire de la toile choroïdienne recouvre la membrana tectoria à laquelle il est uni. Il est en outre parcouru, de part et d’autre de la ligne médiane, par les plexus choroïdes médians qui se continuent à leur extrémité supérieure avec les plexus choroïdes latéraux.

toit du quatrième ventricule l.m.

tegmen ventriculi quarti  (TA)

roof of fourth ventricle

Paroi postérieure de la cavité du quatrième ventricule.
Elle comprend trois parties : la partie moyenne, cérébelleuse, se situe entre la lingula en haut, le nodule et le voile médullaire inférieur en bas, et les pédoncules cérébelleux latéralement ; la partie supérieure, vestibulaire, est formée par le voile médullaire supérieur ; la partie inférieure est constituée par la membrana tectoria doublée de la toile choroïdienne du quatrième ventricule.

tumeur du quatrième ventricule   l.f.

fourth ventricle tumor

 quatrième ventricule (tumeurs du)

ventricule (quatrième -) l.m.

ventriculus quartus (TA)

fourth ventricle

Dilatation du canal épendymaire comprise entre les différentes parties du rhombencéphale : moelle allongée, pont et cervelet.
Elle a la forme d’un rhomboèdre auquel on distingue une paroi antérieure ou plancher occupé par la fosse rhomboïdale, une paroi postérieure ou toit du quatrième ventricule, quatre bords et quatre angles.

quatrième ventricule cérébral l.m.

ventriculus quartus (TA)

fourth ventricle

Dilatation du canal épendymaire comprise entre les différentes parties du rhombencéphale : moelle allongée, pont et cervelet.
Elle a la forme d’un rhomboèdre auquel on distingue une paroi antérieure ou plancher occupé par la fosse rhomboïdale, une paroi postérieure ou toit du quatrième ventricule, quatre bords et quatre angles.

[A1]

Édit. 2019

éminence médiale du quatrième ventricule l.f.

eminentia medialis fossae rhomboideae (TA)

medial eminence of rhomboid fossa

Chacune des deux saillies médiales du plancher du quatrième ventricule situées de chaque côté de la tige du calamus scriptorius (triangle bulbaire).
Elles prennent le nom d’aire vestibulaire au niveau bulbaire et d’éminence ronde à la partie inférieure du segment protubérantiel.

Syn. . anc. fasciculus teres, funiculus teres

[H5]

Édit. 2019

quatrième doigt de la main l.m.

digitus quartus manus (TA)

ring finger

annulaire

quatrième orteil n.m.

digitus quartus pedis (TA)

Orteil du quatrième rayon du pied

quatrième maladie l.f.

Filatov-Dukes’ disease, fourth disease

Exanthème infectieux de l’enfant qui n’est pas une entité distincte, mais une variante probable de la nécrolyse épidermique staphylococcique ou de la scarlatine staphylococcique.
Il a été ainsi appelé parce qu’il n’entrait pas dans le cadre des trois grandes maladies érythémateuses : rougeole, rubéole, scarlatine.

N. F. Filatov, pédiatre russe (1883) ; C. Dukes, médecin britannique (1900)

Syn. rubéole scarlatiniforme

scarlatine, nécrolyse épidermique toxique de Lyell

angle pontocérébelleux (tumeurs de l') l.f.p.

pontocerebellar angle tumors

Groupe de néoformations variées, dominé par le neurinome de l'acoustique, lequel représente 80 à 95% de celles-ci.
Facilité si les signes cochléovestibulaires sont mineurs ou absents et si l'image radiologique du conduit auditif est normale, le diagnostic différentiel avec le neurinome doit être porté devant les affections suivantes : méningiome, anévrisme, neurinome de la Vèmepaire ou d'un nerf mixte, cholestéatome dit aussi kyste épidermoïde. Ce dernier, relevé principalement chez l'adulte jeune, peut être situé dans d'autres régions (supra- ou rétrosellaire, ventriculaires).
Ce diagnostic est aidé notamment par la notion d'une localisation légèrement différente par rapport au conduit auditif interne, confirmée par l'imagerie. Il peut surtout hésiter au cas d'un méningiome qui, cependant, se distingue surtout par une survenue tardive de la surdité, l'absence d'élargissement du conduit auditif interne et par des calcifications anormales ou des images de condensation du rocher.

neurinome de l'acoustique

[H1,H5]

Édit. 2017

APUD (tumeurs) acr. angl l.f. p. pour Amine Precursor Uptake Decarboxylation l.f.p.

APUD tumors

Ancienne dénomination des tumeurs neuroendocrines.
Les tumeurs neuroendocrines broncho-pulmonaires ont été autrefois rattachées au groupe des tumeurs du système APUD. Cette dénomination n'est plus justifiée puisque les études embryogénétiques modernes ont démontré que ces tumeurs étaient, au niveau bronchique, d'origine endodermique et ne dérivaient pas de la crête neurale.

classification internationale des tumeurs l.f.

classification TNM

[F2]

mycosis fongoïde à tumeurs d'emblée de Vidal-Brocq l.m.

Vidal-Brocq’s Mycosis fungoides with tumors straightaway

E. Vidal, membre de l'Académie de médecine et L. Brocq, dermatologistes français (1885)

Étym. gr. mukès, champignon ; lat : fungosus de fungus : dans le sens de spongieux, tumoral

Vidal-Brocq (mycosis fongoïde à tumeurs d'emblée de)

nævus élastique en tumeurs disséminées l.m. (obsolète)

hamartome élastique cutané

stroma gonadique (tumeurs du) l.f.p.

non germ cell tumours of the testis, tumours of the gonadal stroma, sex cord and stromal tumours

Tumeurs du testicule nées aux dépens des cellules non germinales : cellules interstitielles de Leydig, cellules de Sertoli.
Elles sont bénignes ou malignes et souvent sécrétantes.
Il peut exister des tumeurs indifférenciées ou des associations de plusieurs types histologiques. Le gonadoblastome associe à la tumeur stromale une prolifération germinale.

gonadoblastome

tumeurs bénignes des bronches l.f.p.

bronchial benign tumors.

bronches (tumeurs bénignes des)

tumeurs carcinoïdes et valvulopathie l.f.p.

carcinoid tumor

Valvulopathie en rapport avec la sécrétion de sérotonine par une tumeur carcinoïde.
Les tumeurs carcinoïdes surtout entéroappendiculaires sécrètent de la sérotonine et des kinines. Elles provoquent un dépôt fibreux blanc nacré qui tapisse les cavités droites, laissant l'endocarde intact. Les lésions valvulaires ainsi créées sont l'insuffisance tricuspidienne et le rétrécissement pulmonaire.

Étym. lat. tumor : gonflement

sérotonine, insuffisance tricuspidienne, rétrécissement pulmonaire

tumeurs cérébrales n.f.p.

brain tumors

Englobant toutes les tumeurs se développant à l’intérieur de la boîte crânienne, elles se divisent en deux grands groupes, les tumeurs primitives et les secondaires (métastases).
Leur fréquence relative est diversement appréciée : elle est de l’ordre de 10 à 15 / 10 0000 habitants, pour les premières, 3 à 4 fois plus élevée pour les secondes.
Les tumeurs primitives sont représentées principalement (dans près de la moitié des cas) par celles d’origine neuroépithéliales (gliomes), suivi par les méningiomes (25%) et d’autres variétés plus rares, tumeurs de la région sellaire (10%), tumeurs des nerfs crâniens et lymphomes (environ 10% pour chacun des deux groupes). Les gliomes eux-mêmes représentent un groupe hétérogène allant des variétés bénignes (astrocytomes) à des lésions très évolutives (lymphomes).
Pour les métastases, le cancer primitif est le plus souvent d’origine pulmonaire (50% des cas), suivi par le sein, le rein et le mélanome. Les métastases peuvent être uniques ou plus souvent multiples (2/3 des cas).
La symptomatologie révélatrice peut être brutale (le plus souvent crise d’épilepsie) ou plus ou moins rapidement progressive. Tantôt non spécifique (hypertension intracrânienne) ou focale et liée à la topographie de la lésion : il peut s’agir alors d’un déficit moteur ou sensitif, de troubles visuels, d’une aphasie ou de perturbations cognitives.
Le pronostic global, en dehors de l’état neurologique, de l’âge est essentiellement fonction de la nature histologique, allant d’une guérison complète en cas de tumeur bénigne chirurgicalement accessible à une évolution rapidement mortelle dans les gliomes malins (12 à 15 mois). Les astrocytomes ont un pronostic intermédiaire. Cependant des progrès récents ont été observés grâce aux découvertes de la cytogénétique et de la biologie moléculaire.

gliome, méningiome, lymphome primitif cérébral, astrocytome (neuropathologie), méningiome

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