Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2018

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amygdale rhinencéphalique l.f.

 

corps amygdaloïde

[A1,H5]

Édit. 2017

angle Q l.m

 

Q angle

[A1,B2]

Édit. 2017

accoutumance n.f.

 habituation

processus par lequel un organisme devient progressivement insensible à certaines modifications de l'environnement.
2) Au sens général :
tolerance
Processus de durée variable par lequel une cellule, un individu ou une population est capable d'accepter une modification du milieu.
3) En pharmacologie :
tolerance
Phénomène qui consiste en une diminution progressive de la sensibilité de l'organisme à un médicament ou à un toxique et qui se traduit par la nécessité d'augmenter la dose pour obtenir le même effet.
Si l'accoutumance est obtenue très rapidement, elle prend le nom de tachyphylaxie. L'accoutumance peut conduire, pour certaines substances, en particulier psychotropes, à la pharmacodépendance et à la toxicomanie.

Étym. de la fin du XIIe siècle acustumer du lat. ad… : vers ; de la fin du XIe siècle custume ; du lat. pop. cosetudine ; du lat. clas. consuetudinem : coutume

tachyphylaxie, toxicomanie, psychotropes, pharmacodépendance, mithridate, mithridatisme

[C3,E1,G3,G4,G5]

Édit. 2017

aide visuelle l.f.

 visual helps

Appareil ayant pour objet d’aider, de près et/ou de loin, le sujet malvoyant, en permettant le grossissement de l’image ou l’élargissement du champ visuel selon l’affection en cause.
Pour une atteinte centrale, on a le choix, entre des loupes, des systèmes microscopiques, télescopiques, des téléloupes ou des agrandisseurs électroniques. Pour une atteinte tubulaire du champ visuel, on a le choix entre un objectif à grand angle ou une lentille de paysagiste. Pour une hémianopsie, entre des systèmes catoptiques ou des prismes (l’un et l’autre décevants).
L’adaptation du sujet est souvent délicate.

Syn. aides visuelles optiques, aides optiques

[B3,P2]

Édit. 2017 

Alagille (syndrome d')  l.m.

Alagille’s syndrome

Génopathie à transmission autosomique dominante (MIM 118450), dont le diagnostic est posé sur l’association d’au moins trois des cinq critères majeurs : un faciès particulier (front bombé, petit menton pointu, hypertélorisme), un embryotoxon postérieur, des vertèbres en aile de papillon, une sténose des branches de l’artère pulmonaire ou une tétralogie de Fallot et une cholestase chronique due à une paucité des voies biliaires inter-lobulaires.
D’autres organes peuvent être concernés. L’atteinte rénale, fréquente peut se manifester par une acidose tubulaire et une insuffisance rénale. Une hypertension artérielle peut compliquer l’évolution. Le diagnostic peut d’ailleurs être porté à l’âge adulte devant une maladie hépatique inexpliquée ou devant la découverte d’une atteinte rénale ou d’une hypertension artérielle
L'évolution vers la cirrhose n'est pas constante et peut apparaître à partir de l’adolescence, faisant discuter une transplantation hépatique ; laquelle peut aussi être indiquée plus précocément en cas d’ictère persistant depuis la naissance associé à des xanthomes et un prurit sévère.
Deux gènes sont impliqués dans le syndrome d’Alagille : JAG1 et NOTCH2. Des mutations du gène JAG 1 sont identifiées chez plus de 80% des patients. Ce gène code une protéine qui lie un récepteur transmembranaire (Notch) impliqué dans la différenciation cellulaire à des étapes précoces du développement. Le gène NOTCH2 est plus rarement impliqué. Un diagnostic moléculaire anténatal est disponible, mais dans 2/3 des cas les mutations sont sporadiques.

D. Alagille, pédiatre et biochimiste français(1975)

Syn.  AGS, AHD, AWS, dysplasie artériohépatique, Alagille-Watson (syndrome d’), cholostase avec sténose pulmonaire périphérique, hypoplasie des canalicules biliaires (syndrome d’)

hypertélorisme, embryotoxon, Fallot (tétralogie de)

[Q1,O1,L1]

Édit. 2018

Allgrove (syndrome de) l.m.

Allgrove’s syndrome

Affection génétique rare se caractérisant par l’association d’une maladie d’Addison, d’une achalasie du cardia et d’une alacrymie, auxquels s’associent parfois une dysautonomie et d’autres atteintes neurologiques.
Prédominant en Afrique du Nord, elle débute dans l’enfance, se révèle par l’absence de larmes et la sécheresse oculaire. La dysphagie liée à l’achalasie du cardia apparaît ordinairement à l’adolescence, de même que l’insuffisance surrénale lente liée à une résistance à l’action de la corticotrophine (ACTH) responsable de la mélanodermie et d’un risque de décompensation aigüe. Parfois une atteinte du système nerveux végétatif entraîne des altérations sudorales, des signes de dysfonctions urinaire, sexuelle, digestive. Une atteinte pyramidale, une neuropathie périphérique sont possibles, de même qu’une neurodégénérescence bulbaire, rendant compte d’amyotrophie, de difficultés de la marche, de troubles sensitifs, sensoriels, oropharyngés et vélopalatins.
L’affection est invalidante et sévère, améliorée par la substitution hormonale, les dilatations œsophagiennes ou la myotomie cardiale, et les larmes artificielles.
La transmission se fait selon un mode autosomique récessif, en liaison avec des mutations du gène AAAS (12q13), codant pour la nucléoporine ALADIN.

J. Allgrove, endocrinologue et pédiatre britannique (1978)

Syn.  : syndrome triple A, syndrome des 4 A

maladie d'Addison, achalasie, alacrymie congénitale, dysautonomie, nucléoporine ALADIN

[Q2]

Édit. 2018

amygdaleum profundum laterale de Brockhaus l.m.

   

noyau latéral de l'amygdale

[A1,H5]

Édit. 2017

amygdaleum profundum mediale l.m.

   

noyau basomédial de l'amygdale

[A1,H5]

Édit. 2017

amygdaleum profundum ventrale  l.m.

   

noyau paralaminaire de l'amygdale

[A1,H5]

Édit. 2017

apixaban n.m.

 apixaban

Anticoagulant de la famille des nouveaux anticoagulants oraux (NAOC) inhibiteur du facteur Xa actif par voie orale.
L’apixaban est un inhibiteur direct, sélectif et réversible du facteur Xa libre et fixé au caillot. Son excrétion est partiellement rénale (27%) et hépatique ce qui implique une réduction des doses en cas d’altération de la fonction rénale et contrindique son emploi en cas de clearance de la créatinine < 15 ml/mn et en cas d’insuffisance hépatique grave. Utilisation prudente en cas de clearance entre 15 et 30 ml/mn et en cas d’insuffisance hépatique modérée. Son début d’action est rapide (pic plasmatique dans les trois à quatre heures et sa demi-vie est de douze heures. L’activité de cet anticoagulant n’est pas influencée par l’alimentation. Les interactions médicamenteuses sont peu nombreuses à l’exception des molécules interférant avec la glycoprotéine P et le cytochrome CYP3A4. Une surveillance biologique n’est pas requise en routine. Il n’existe pas encore d’antidote spécifique en cas d’hémorragie sévère.

nouveaux anticoagulants oraux

apraxie magnétique l.f.

magnetic apraxia

Comportement irrépressible observé chez des patients porteurs de lésions frontales, dont la main semble suivre un objet présenté par l'examinateur, comme guidée par un aimant.
Si l'examinateur interrompt son mouvement, le patient saisit l'objet (comportement de préhension pathologique).
Trouble souvent associé au grasp reflex et au collectionnisme.

D. E. Denny-Brown, neurolophysiologiste américain d’origine néo-zélandaise (1958)

Étym. gr. apraxia : inaction (a : privatif ; praxis : action)

Syn.  apraxie d'aimantation

arcade pancréatique antérieure et inférieure l.f.

Anastomose, sur la face antérieure de la tête du pancréas entre l’artère pancréatico-duodénale inférieure droite et les branches de l’artère pancréatico-duodénale inférieure née de l’artère mésentérique supérieure.

Syn.  arc antérieur de Kirk

arcade veineuse dorsale du pied l.f.

arcus venosus dorsalis pedis (TA)

dorsal venous arch of foot

Arcade transversale formée par l’anastomose entre les veines marginales interne et externe du pied, au niveau de la region métatarsienne du dos du pied.
Elle reçoit les veines dorsales des orteils et les veines interdigitales.

Syn.  arcade veineuse dorsale superficielle du pied

arc iliopectiné l.m.

arcus iliopectineus (TA)

iliopectineal arch

Lame fibreuse tendue du ligament inguinal à l’éminence iliopubienne.

Syn.  arcade iliopectinée

artère fibulaire l.f.

arteria fibularis ; arteria peronea (TA)

fibular artery ; peroneal artery

Branche latérale du tronc tibio-fibulaire qui descend dans la loge postérieure de la jambe en fournissant des rameaux au muscle soléaire, au muscle long fléchisseur des orteils, aux muscles long et court fibulaires, et le rameau nourricier de la fibula.
Elle se termine en deux branches, l’artère fibulaire antérieure et l’artère fibulaire postérieure et s’anastomose au-dessus de la malléole médiale avec l’artère tibiale postérieure.

Syn.  artère péronière

artère fibulaire antérieure, artère péronière postérieure

artère récurrente radiale l.f.

arteria recurrens radialis (TA)

radial recurrent artery

Branche collatérale supérieure de l’artère radiale qui monte dans la gouttière latérale du pli du coude.
Elle s’anastomose avec un rameau antérieur de l’artère brachiale profonde et donne des rameaux aux muscles voisins.

Syn.   anc. artère récurrente radiale antérieure ; artère des épicondyliens

artère submentonnière l.f.

arteria submentalis (TA)

submental artery

Branche volumineuse de l’artère faciale longeant la face interne du corps de la mandibule.
Elle fournit de rameaux à la glande submandibulaire, aux muscles mylo-hyoïdien et digastrique et aux parties molles du menton où elle s’anastomose avec les rameaux mentonniers de l’artère alvéolaire inférieure.

Syn.  artère sous-mentale, artère sous-mentonnière, artère submentale

[A1]

Édit. 2017  

arthrose fémororotulienne l.f.

 patello-femoral joint osteoarthritis

arthrose fémoropatellaire

articulation cotyloïde l.f.

articulatio cotylica (TA)

cotyloid joint

Articulation dont les surfaces sont des segments de sphère.
Les mouvements s’y exécutent dans trois directions principales (articulation à trois axes). Le type en est l’articulation coxale.

Syn.  articulation sphéroïde ; énarthrose

articulation du genou l.f.

 articulatio genus (TA)

 knee joint

Articulation trochléenne composée qui réunit le fémur au tibia et à la patella.
Elle est le siège des mouvements de flexion extension de la jambe.

articulation sphéroïde l.f.

articulatio spheroidea ; enarthrosis (TA)

ball and  socket joint ; spheroideal joint

Syn.  énarthrose

articulation cotyloïde

articulations costo-chondrales l.f.p.

articulationes costochondrales (TA)

costochondral joints

Synarthroses qui unissent l’extrémité antérieure des côtes aux cartilages costaux.

Syn.  articulations chondro-costales

articulations de la ceinture pectorale l.f.p.

articulationes cinguli pectoralis (TA)

ovial joints of pectoral girdle

Syn.  articulations de la ceinture du membre supérieur

articulation de la ceinture du membre supérieur

aspartyl protease n.f.

aspartyl protease

Famille d’enzymes protéolytiques appartenant au groupe des endoprotéinases, qui clivent des liaisons peptidiques au sein des protéines.
Les aspartyl protéases, ou aspartyl protéinases, sont ainsi dénommées car elles possèdent en général deux résidus d’acide aspartique dans leur site actif. Elles sont trouvées chez les vertébrés, les végétaux  et les virus, en particulier les rétrovirus. Elles jouent un rôle majeur en physiologie humaine, puisqu’elles incluent des enzymes telles que la rénine qui clive l’angiotensinogène en angiotensine I,  la pepsine, enzyme du suc gastrique, essentielle dans la digestion des protéines alimentaires, et la cathepsine D, aspartyl protéase jouant un rôle majeur dans la présentation de peptides au complexe majeur d’histocompatibilité de type II.
Une aspartyl protéase est également exprimée par le génome du virus HIV-1(HIV-1 protéase). Cette protéase parait particulièrement impliquée dans l’acquisition du caractère infectieux de celui-ci.  Elle clive les polyprotéines codées par le génome viral , produisant ainsi les protéines nécessaires pour son infectiosité. Son inhibition pourrait donc empêcher la maturation des particules virales et la contamination des cellules voisines

Syn.   aspartyl protéinase

atrophie choroïdienne maculaire et alopécie l.f.

 regional choroidal atrophy and alopecia

Association d'une hypotrichose avec cheveux sombres à la naissance qui tombent et sont remplacés par des cheveux fins et blonds, d'une syndactylie de l'index et du médian, et d'ongles hypoplasiques.
Il existe une atrophie du pôle postérieur avec quelques pigments et en angiographie fluorescéïnique une atrophie choroïdienne. L'acuité visuelle est basse de 1/10 à 1/20ème.

J.B. Moloney ophtalmologue irlandais (1988)

Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture

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