Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2020

64030 entrées :

a frigore l.m.

Expression utilisée pour désigner l’action du froid.

Étym. lat. a frigore : par le froid

[N1]

Édit. 2018

a vacuo l. lat

Expression utilisée pour exprimer l’action du vide.

Étym. lat. a vacuo : par le vide

A-bêta 40

A-beta-40

peptide amyloïde A-bêta, amyloid precursor protein, maladie d'Alzheimer

[C1,C3,H1,H3]

Édit. 2017

A-bêta 42

A-beta-42

peptide amyloïde A-bêta, amyloid precursor protein, maladie d'Alzheimer

[C1,C3,H1,H3]

Édit. 2017

A.O. sigle pour Association pour l’Ostéosynthèse

Association for the study of internal fixation (ASIF) 

Groupe de recherche pour l’étude et l’enseignement du traitement des fractures.
Le principe du système A.O. est la fixation rigide des fractures après réduction parfaite. L’ostéosynthèse stable est obtenue au moyen de plaques adaptées à l’os traité et placées en fonction des contraintes qu’il doit supporter : plaques de tension, de neutralisation, de pression.
Le dessin des vis est adapté à leur support osseux : vis corticale, malléolaire, pour tissus spongieux, pour petits fragments etc. avec leur matériel ancillaire. La coaptation parfaite des fragments permet d’obtenir une consolidation per primam.

M. E. Müller, chirurgien suisse (Arbeitsgemeinshaft OsteoSyn.thesefragen) (1987)

AAD
sigle pour Antiviral à Action Directe

Anti-viral qui agit directement sur le virus de l’hépatite C.

asunaprévir, bocéprévir, daclatasvir, dasabuvir, lédipasvir, ombitasvir, siméprévir, sofosbuvir, télaprévirl, virus de l'hépatite C

[asunaprévir, bocéprévir, daclatasvir, dasabuvir, lédipasvir, ombitasvir, siméprévir, sofosbuvir, télaprévirl, virus de l'hépatite C]

Édit. 2017

Aarskog-Ose-Pande (syndrome d') l.m.

Aarskog-Ose-Pande syndrom

Association d'une lipoatrophie non évolutive de la face et des fesses, d'un syndrome de Rieger, d'une petite taille et d'un diabète insulinodépendant.
Il existe également une macrocéphalie, des cheveux rares, des bosses frontales saillantes et un front bombé, une face ridée et petite avec étage moyen enfoncé, un nez en bec d'oiseau, une macrostomie, et un retard osseux. En plus du syndrome de Rieger, isont parfois associés une énophtalmie, un strabisme, une mégalocornée et des anomalies pupillaires. L’affection est autosomique dominante (MIM 269880) due à des mutations dans le gène PIK3R1, codant la sous-unité régulatrice de la phosphatidylinositol 3-kinase.

D. Aarskog, pédiatre et généticien norvégien, L. Ose, Helene Pande, pédiatres norvégiens. (1983)

Syn. lipodystrophie partielle avec anomalie de Rieger, petite taille, et diabète sucré insulinodépendant

Rieger (syndrome de), lipoatrophie, macrocéphalie, macrostomie, énophtalmie, mégalocornée, phosphatidylinositol 3-kinase

[I2, O1, P2, Q2]

Édit. 2020

Aarskog-Scott (syndrome d') l.m.

Aarskog-Scott’s syndrome

Ensemble malformatif comprenant une petite taille, une dysostose faciodigitale, un hypertélorisme, une antéversion des narines, une lèvre supérieure épaissie, une ectopie testiculaire et un repli scrotal  surplombant la verge.
On observe également un visage arrondi, une crête métopique, des sourcils hauts, un ptosis, un épicanthus, une mégalocornée, des anomalies digitales, spinales et scrotales (fusion), une hyperlaxité ligamentaire, et des ptérygions. Il existe parfois un lymphœdème des pieds. La femme vectrice présente également les signes de la maladie mais sous formes atténuées. Le locus touché, FGD1 (pour FYVE, RhoGEF and PH domain-containing protein 1), est localisé en Xp11.22. L’affection est liée au chromosome X (MIM 305400) mais il y a des évidences d’hérédité autosomique dominante ou récessive (MIM 100050 et 227330).

D. Aarskog, pédiatre et généticien norvégien (1970) ; C. I. Scott Jr, généticien américain (1971)

Syn. dysplasie faciodigitogénitale, dysplasie faciogénitale

dysostose acrofaciale de Weyers, hypertélorisme, crête métopique, ptosis, épicanthus, mégalocornée, ptérygion, lymphœdème

[I2,M2,Q2]

Édit. 2017

Aarskog-Scott (syndrome d') l.m. (SAS)

Aarskog-Scott syndrom

Trouble rare du développement, de nature clinique et génétique hétérogène, caractérisé par des anomalies faciales, digitales, génitales et une petite taille.
Moins de 100 cas ont été rapportés dans la littérature mais la prévalence est estimée autour de 1/25 000. La maladie affecte majoritairement les hommes.
Les anomalies faciales incluent une implantation frontale des cheveux en V et un hypertélorisme (observés également chez les femmes porteuses), avec fentes palpébrales obliques, arête nasale large, narines antéversées, hypoplasie maxillaire, sillon incurvé sous la lèvre inférieure et oreilles protubérantes, de basse implantation.
Les mains et les pieds sont courts et larges, avec des  plis palmaires transverses, une clinodactylie, une hyperextensibilité des articulations interphalangiennes proximales et une flexion des articulations interphalangeales distales causant la déformation digitale appelée « cou de cygne ».
Les anomalies génitales peuvent inclure cryptorchidie, macroorchidisme, scrotum en châle et plus rarement hypospadias. La fertilité est normale.
La taille est généralement normale à la naissance, mais la croissance est lente entraînant une petite taille jusqu'à la puberté, elle-même souvent retardée. Malgré une poussée de croissance à la fin de l'adolescence la taille demeure modérément petite.
Les patients peuvent présenter un phénotype neuro-développemental avec troubles de l'apprentissage et du comportement souvent limités à la petite enfance. Quand il est présent, le déficit intellectuel est rarement sévère.
La forme la plus caractéristique de la maladie est due à des mutations sur le gène FGD1 (gène de la dysplasie faciogénitale 1; Xp11.21). D'autres gènes sont sûrement impliqués étant donné que la plupart des cas familiaux n'ont pas de cause génétique identifiée. Des transmissions autosomiques dominante et récessive ont aussi été rapportées
En l’absence de signature  moléculaire, le diagnostic différentiel doit envisager les syndromes de Noonan, de Robinow, SHORT et la pseudo-hypoparathyroïdie.
Le SAS est une maladie liée à l'X, mais des transmissions autosomique dominante et autosomique récessive ont aussi été rapportées. Le conseil génétique nécessite donc un examen approfondi des antécédents familiaux.
L'administration d'hormone de croissance pendant l'enfance ne semblent pas avoir d'effet notable. Les troubles de l'apprentissage et de l'attention, et l'hyperactivité peuvent quelques fois nécessiter une prise en charge neuropsychiatrique.

D. Aarskog,  pédiatre et généticien norvégien (1970), C. Scott  Jr, pédiatre et généticien  américain (1971)

Réf. Orphanet, A. ORRICO (2012)

syndrome de Noonan, syndrome de Robinow, syndrome SHORT, pseudo-hypoparathyroïdie

[H3, I2, M3, P1, P2, Q2]

Édit. 2020

AAS sigle angl. pour Aarskog-Scott Syndrome

Aarskog-Scott (syndrome d')

[I2, M2, P1, P2, Q2]

Édit. 2020

Aase (syndrome d') l.m.

Affection congénitale associant une maladie de Blackfan-Diamond à des anomalies des pouces munis de trois phalanges.

J. Aase, pédiatre américain (1969)

Blackfan-Diamond (maladie de)

[F1, I1, Q2]

Édit. 2020

AAT

Code désignant un stimulateur cardiaque atrial monochambre asservi aux ondes P.

stimulateur cardiaque

[K2]

Édit. 2020

abacavir n.m.

Antirétroviral, analogue de la thymidine, inhibiteur nucléosidique de la transcriptase inverse, prescrit, par voie orale, en association, dans le traitement de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine.
L'abacavir est un analogue structural des bases puriques mais il diffère notablement d'autres inhibiteurs de la transcriptase inverse (didanosine, lamivudine, stavudine, zalcitabine, AZT) par le substrat osidique (didésoxyribose) qui est ici remplacé par un simple noyau carbocyclique. Les résistances à l'abacavir sont le résultat de mutations dans le gène codant la transcriptase inverse.

thymidine,  transcriptase inverse, sida

[D1, G5]

Édit. 2020

abactérien adj.

abacterial

Se dit d’un objet ou d’un milieu exempt de toute bactérie, ce qui n’exclut pas la présence d’un autre organisme vivant.

[D1]

Édit. 2020

Abadie (signe d') l.m.

Abadie's sign

Analgésie avec pression indolore du tendon d'Achille, observée dans le tabès.
Elle peut s'associer à un trouble identique au niveau du nerf ulnaire.

J. Abadie, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1905)

tabès

[H1]

Édit. 2017

abaisse-langue l.m.

tongue spatula, tongue depressor

Instrument utilisé pour examiner la cavité orale et l’oropharynx.
L’abaisse-langue en métal, en forme de palette coudée, est actuellement remplacé par une languette en bois jetable qui ne permet qu’un examen mais très succinct.

[B3, P1, P3]

Édit. 2020

abaisse-langue n.m.

tongue depressor

Instrument destiné à déprimer la langue pour faciliter un examen ou une intervention.

[B3, P1]

Édit. 2020

abaissement de la cataracte

reduction in the cataract

Technique historique de cure chirurgicale de la cataracte, consistant en une bascule vers l’arrière et par pression sur le cristallin dans le corps vitré.

Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)

cataracte

[P2]

Édit. 2020

abaissement des bras en obstétrique l.m.

descent of arms

Manœuvre obstétricale permettant, en cas de dystocie, de faire franchir le détroit supérieur au bras du fœtus.
Dans la dystocie des épaules, l’engagement du diamètre bi-acromial ne peut s’obtenir qu’en introduisant la main, la droite si le dos du fœtus est à droite ou inversement, dans l’utérus, le long de l’humérus du fœtus en lui imprimant une pression qui le fait pivoter en « mouchant » le tronc puis la face. Le bras s’abaisse en engageant l’épaule, le bras antérieur dans la manœuvre de Couder, le postérieur dans la manœuvre de Jacquemier.
Dans la présentation du siège, le relèvement des bras se traite par l’abaissement du bras antérieur selon la manœuvre de Pajot, ou par la double rotation axiale de Lövset.

L. Couder, obstétricien français ; J. M. Jacquemier gynécologue accoucheur français, membre de l’Académie de médecine (1846) ; Ch. Pajot, gynécologue obstétricien français (1865) ; J. Løvset gynécologue obstétricien norvégien (1937)

manœuvre de Couder, manœuvre de Jacquemier,  manœuvre de Pajot

[O3]

Édit. 2020

abaissement du bras antérieur (en obstétrique) l.m.

descent of the anterior arm

Dans la présentation du siège, manœuvre obstétricale permettant le dégagement du bras antérieur en cas de relèvement des bras.
Dans le cas le plus fréquent, où les deux bras sont relevés en avant de la face, le bras antérieur est dégagé en premier. La main de l’opérateur remonte dans l’utérus derrière la symphyse pubienne jusqu’au pli du coude du fœtus. Le pouce dans le creux de l’aisselle du fœtus, l’index fait pivoter l’humérus vers le bas en « mouchant » la face puis le sternum fœtal.

Syn. manœuvre de Pajot, double rotation axiale de Lövset

abaissement des bras

[O3]

Édit. 2017

abaissement du bras postérieur (en obstétrique) l.m.

descent of the posterior arm

Dans la présentation du siège, manœuvre obstétricale permettant le dégagement du bras postérieur en cas de relèvement des bras.
La main de l’opérateur remonte dans l’utérus le long de la concavité sacrée jusqu’au pli du coude du fœtus. Le pouce dans le creux de l’aisselle, l’index imprime à l’humérus une pression qui le fait pivoter vers le bas en « mouchant » la face puis le tronc du fœtus.

Syn. manœuvre de Jacquemier

abaissement des bras

[O3]

Édit. 2017

abaissement du canal anal l.m.

couching of the anal canal

1) Traitement chirurgical des formes basses de l'imperforation anale qui consiste en une incision de la fossette anale et du cul-de-sac rectal, puis une suture anocutanée.
2) Terme parfois appliqué à la réparation chirurgicale de déchirures anciennes et complexes du périnée qui comprend un temps de sphinctéroplastie et une suture anocutanée.

[L2,O2]

Édit. 2017

abaissement en adduction l.m.

depression in adduction, downshoot in adduction

Abaissement de l'œil non fixateur qui, dans le regard latéral, est en adduction : œil droit dans le regard latéral gauche, œil gauche dans le regard latéral droit ; il augmente (ou peut seulement apparaître) dans le regard oblique : regard en bas et à gauche pour l'abaissement de l'œil droit, regard en bas et à droite pour l'abaissement de l'œil gauche (déviation diagonale).
L'abaissement en adduction, comme l'élévation en adduction, est un signe clinique dont la recherche est fondamentale dans l'étude d'un trouble de la motilité oculaire, qu'il s'agisse d'une paralysie ou d'un strabisme concomitant. Dans le strabisme convergent, si l'angle est important, il peut être déjà évident avant mise en train du cover test, le nez faisant automatiquement écran quand l'œil fixateur est en abduction.
L'abaissement en adduction, beaucoup moins fréquent que l'élévation en adduction, est symptomatique d'une hyper-action du muscle oblique supérieur du bulbe de l’œil; quand il est peu marqué, il est plus évident dans le regard oblique, c'est-à-dire quand on place l'œil concerné dans le champ d'action du muscle oblique supérieur du bulbe de l’œil. Dans les cas typiques, il est associé à une hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil opposé (antagoniste opposé du muscle oblique supérieur du bulbe de l’œil). Cette hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil opposé doit être systématiquement recherchée ; s'il y a hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil droit, elle est recherchée dans le regard en haut et à gauche (champ d'action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil gauche), en maintenant l'œil droit fixateur. Dans le strabisme concomitant non opéré, l'abaissement en adduction est très souvent bilatéral symétrique ou asymétrique. Dans le strabisme opéré, il peut être consécutif à un affaiblissement d'un ou des deux muscles obliques inférieurs du bulbe de l’œil. Il peut être associé à une déviation verticale dissociée dont il faut éventuellement tenir compte quand on recherche l'hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil, son antagoniste opposé.

[P2]

Édit. 2017

abaissement en ophtalmologie n.m.

depression

duction

[P2]

Édit. 2020

abaissement rénal l.m.

lowering of the kidney

Artifice technique chirurgical permettant d'abaisser le rein pour compenser une perte de substance de l'uretère initial et permettre le rétablissement de continuité de la voie excrétrice.
Outre la néphrolyse il peut comporter une transposition de la veine rénale sur la veine cave.

autotransplantation rénale

[M2]

Édit. 2017

| /2562 | page suivante