Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2018

62451 entrées :

A

1) Symb. de l’ampère.
2) Symb. pour nombre de masse.
3) Symb. d'alanine dans la formule des protéines.
4) Symb. d'adénine ou d'adénosine dans la formule des nucléotides, d'adénylique dans la formule des acides nucléiques.
5) L'un des groupes sanguins, dont la séquence glucidique caractéristique est :
GalNAc alpha1-3-(L-Fucalpha1-2-) Gal bêta1-3-GlcNAc bêta1-3-Gal.

[B1, C1, F1]

Édit. 2017

A-bêta 40

A-beta-40

peptide amyloïde A-bêta, amyloid precursor protein, maladie d’Alzheimer

[C1, C3, H1, H3]

Édit. 2017

A-bêta 42

A-beta-42

peptide amyloïde A-bêta, amyloid precursor protein, maladie d’Alzheimer

[C1, C3, H1, H3]

Édit. 2017

A. Ivanov-Smolenski, psychologue russe (1949) ; I.V. Pavlov, physiologiste russe, prix Nobel de médecine de 1904 (1849- 1936) ; C.G. Jung, psychiatre suisse (1875-1961) ; E. Kretschmer, psychiatre allemand (1888-1964) ; K. Schneider, psychiatre allemand (1887-1957)

A.O. sigle pour Association pour l’Ostéosynthèse

Association for the study of internal fixation (ASIF) 

Groupe de recherche pour l’étude et l’enseignement du traitement des fractures.
Le principe du système A.O. est la fixation rigide des fractures après réduction parfaite. L’ostéosynthèse stable est obtenue au moyen de plaques adaptées à l’os traité et placées en fonction des contraintes qu’il doit supporter : plaques de tension, de neutralisation, de pression.
Le dessin des vis est adapté à leur support osseux : vis corticale, malléolaire, pour tissus spongieux, pour petits fragments etc. avec leur matériel ancillaire. La coaptation parfaite des fragments permet d’obtenir une consolidation per primam.

M. E. Müller, chirurgien suisse (Arbeitsgemeinshaft OsteoSyn.thesefragen) (1987)

AAD sigle pour Antiviral à Action Directe

Anti-viral qui agit directement sur le virus de l’hépatite C.

asunaprévir, bocéprévir, daclatasvir, dasabuvir, lédipasvir, ombitasvir, siméprévir, sofosbuvir, télaprévirl, virus de l'hépatite C

[D1, G5]

Édit. 2017

AAI

Code désignant un stimulateur cardiaque atrial en mode sentinelle.

stimulateur cardiaque

[K2]

Édit. 2018

AAIR

Code désignant un stimulateur cardiaque atrial en mode sentinelle (R = avec capteur d'activité).

stimulateur cardiaque

[K2]

Édit. 2018

AAL sigle pour

acide delta-aminolévulinique

[C1, C3, G4]

Édit. 2017

Aarskog-Ose-Pande (syndrome d') l.m.

Aarskog-Ose-Pande’s syndrome, SHORT syndrome (Short stature, Hyperextensibility, Hernia, Ocular depression, Rieger anomaly, and Teething delay).
Association d'une lipoatrophie non évolutive de la face et des fesses, d'un syndrome de Rieger, d'une petite taille et d'un diabète insulinodépendant.
On trouve également une macrocéphalie, des cheveux rares, des bosses frontales saillantes et un front bombé, une face ridée et petite avec étage moyen enfoncé, un nez en bec d'oiseau, une macrostomie, et un retard osseux. En plus du syndrome de Rieger, il peut exister une énophtalmie, un strabisme, une mégalocornée et des anomalies pupillaires. L’affection est autosomique dominante (MIM 269880) due à des mutations dans le gène PIK3R1, codant la sous-unité régulatrice de la phosphatidylinositol 3-kinase.

D. Aarskog, pédiatre et généticien norvégien, L. Ose, Helene Pande, pédiatres norvégiens. (1983)

Syn. lipodystrophie partielle avec anomalie de Rieger, petite taille, et diabète sucré insulinodépendant

Rieger (syndrome de), lipoatrophie, macrocéphalie, macrostomie, énophtalmie, mégalocornée, phosphatidylinositol 3-kinase

[I2, P2, Q2]

Édit. 2017

Aarskog-Scott (syndrome d') l.m.

Aarskog-Scott’s syndrome

Ensemble malformatif comprenant une petite taille, une dysostose faciodigitale, un hypertélorisme, une antéversion des narines, une lèvre supérieure épaissie, une ectopie testiculaire et un repli scrotal  surplombant la verge.
On observe également un visage arrondi, une crête métopique, des sourcils hauts, un ptosis, un épicanthus, une mégalocornée, des anomalies digitales, spinales et scrotales (fusion), une hyperlaxité ligamentaire, et des ptérygions. Il existe parfois un lymphœdème des pieds. La femme vectrice présente également les signes de la maladie mais sous formes atténuées. Le locus touché, FGD1 (pour FYVE, RhoGEF and PH domain-containing protein 1), est localisé en Xp11.22. L’affection est liée au chromosome X (MIM 305400) mais il y a des évidences d’hérédité autosomique dominante ou récessive (MIM 100050 et 227330).

D. Aarskog, pédiatre et généticien norvégien (1970) ; C. I. Scott Jr, pédiatre américain (1971)

Syn. dysplasie faciodigitogénitale, dysplasie faciogénitale

dysostose acrofaciale de Weyers, hypertélorisme, crête métopique, ptosis, épicanthus, mégalocornée, ptérygion, lymphœdème

[I2, M2, Q2]

Édit. 2017

Aartrijke (bacille de)

Aartrijke (bacillus)

J. De Nobele, bactériologiste belge (1898)

Étym. commune belge de la Province de Flandre-Occidentale d’où provient le premier cas reconnu

Syn. bacille d'Aartrijke-Breslau, Salmonella enterica sérotype Typhimurium.

Salmonella enterica, toxi-infection alimentaire

[D1]

Édit. 2017

Aase (syndrome d’) l.m.

Affection congénitale associant une maladie de Blackfan-Diamond à des anomalies des pouces munis de trois phalanges.

J. Aase, pédiatre américain (1969)

Blackfan-Diamond (maladie de)

[F1, I1]

Édit. 2018

AAT

Code désignant un stimulateur cardiaque atrial monochambre asservi aux ondes P.

stimulateur cardiaque

[K2]

Édit. 2018

abacavir n.m.

Antirétroviral, analogue de la thymidine, inhibiteur nucléosidique de la transcriptase inverse, prescrit, par voie orale, en association, dans le traitement de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine.
L'abacavir est un analogue structural des bases puriques mais il diffère notablement d'autres inhibiteurs de la transcriptase inverse (didanosine, lamivudine, stavudine, zalcitabine, AZT) par le substrat osidique (didésoxyribose) qui est ici remplacé par un simple noyau carbocyclique. Les résistances à l'abacavir sont le résultat de mutations dans le gène codant la transcriptase inverse.

[D1, G5]

Édit. 2017

abactérien adj.

abacterial

Se dit d’un objet ou d’un milieu exempt de toute bactérie, ce qui n’exclut pas la présence d’un autre organisme vivant.
 

[D1]

Édit. 2017

Abadie (signe d') l.m.

Abadie's sign

Analgésie avec pression indolore du tendon d'Achille, observée dans le tabès.
Elle peut s'associer à un trouble identique au niveau du nerf ulnaire.

J. Abadie, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1905)

[H1]

Édit. 2017

abaisse-langue l.m.

tongue spatula, tongue depressor

Instrument utilisé pour examiner la cavité orale et l’oropharynx.
L’abaisse-langue en métal, en forme de palette coudée, est actuellement remplacé par une languette en bois jetable qui ne permet qu’un examen mais très succinct.

[B3, P1, P3]

Édit. 2017

abaissement de la cataracte

reduction in the cataract

Technique historique de cure chirurgicale de la cataracte, consistant en une bascule vers l’arrière et par pression sur le cristallin cataracté dans le corps vitré.

Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)

cataracte

[P2]

Édit. 2017

abaissement des bras (en obstétrique) l.m.

descent of arms

Manœuvre obstétricale permettant, en cas de dystocie, de faire franchir le détroit supérieur au bras du fœtus.
Dans la dystocie des épaules, l’engagement du diamètre bi-acromial ne peut s’obtenir qu’en introduisant la main, la droite si le dos du fœtus est à droite ou inversement, dans l’utérus, le long de l’humérus du fœtus en lui imprimant une pression qui le fait pivoter en « mouchant » le tronc puis la face. Le bras s’abaisse en engageant l’épaule, le bras antérieur dans la manœuvre de Couder, le postérieur dans la manœuvre de Jacquemier.
Dans la présentation du siège, le relèvement des bras se traite par l’abaissement du bras antérieur selon la manœuvre de Pajot, ou par la double rotation axiale de Lövset.

L. Couder, obstétricien français ; J. M. Jacquemier gynécologue accoucheur français, membre de l’Académie de médecine (1846) ; Ch. Pajot, gynécologue obstétricien français (1865) ; J. Løvset gynécologue obstétricien norvégien (1937)

[O3]

Édit. 2017

abaissement du bras antérieur (en obstétrique) l.m.

descent of the anterior arm

Dans la présentation du siège, manœuvre obstétricale permettant le dégagement du bras antérieur en cas de relèvement des bras.
Dans le cas le plus fréquent, où les deux bras sont relevés en avant de la face, le bras antérieur est dégagé en premier. La main de l’opérateur remonte dans l’utérus derrière la symphyse pubienne jusqu’au pli du coude du fœtus. Le pouce dans le creux de l’aisselle du fœtus, l’index fait pivoter l’humérus vers le bas en « mouchant » la face puis le sternum fœtal.

Syn. manœuvre de Pajot, double rotation axiale de Lövset

abaissement des bras

[O3]

Édit. 2017

abaissement du bras postérieur (en obstétrique) l.m.

descent of the posterior arm

Dans la présentation du siège, manœuvre obstétricale permettant le dégagement du bras postérieur en cas de relèvement des bras.
La main de l’opérateur remonte dans l’utérus le long de la concavité sacrée jusqu’au pli du coude du fœtus. Le pouce dans le creux de l’aisselle, l’index imprime à l’humérus une pression qui le fait pivoter vers le bas en « mouchant » la face puis le tronc du fœtus.

Syn. manœuvre de Jacquemier

abaissement des bras

[O3]

Édit. 2017

abaissement du canal anal l.m.

couching of the anal canal

1) Traitement chirurgical des formes basses de l'imperforation anale qui consiste en une incision de la fossette anale et du cul-de-sac rectal, puis une suture anocutanée.
2) Terme parfois appliqué à la réparation chirurgicale de déchirures anciennes et complexes du périnée qui comprend un temps de sphinctéroplastie et une suture anocutanée.

[L2, O2]

Édit. 2017

abaissement en adduction l.m.

depression in adduction, downshoot in adduction

Abaissement de l'œil non fixateur qui, dans le regard latéral, est en adduction : œil droit dans le regard latéral gauche, œil gauche dans le regard latéral droit ; il augmente (ou peut seulement apparaître) dans le regard oblique : regard en bas et à gauche pour l'abaissement de l'œil droit, regard en bas et à droite pour l'abaissement de l'œil gauche (déviation diagonale).
L'abaissement en adduction, comme l'élévation en adduction, est un signe clinique dont la recherche est fondamentale dans l'étude d'un trouble de la motilité oculaire, qu'il s'agisse d'une paralysie ou d'un strabisme concomitant. Dans le strabisme convergent, si l'angle est important, il peut être déjà évident avant mise en train du cover test, le nez faisant automatiquement écran quand l'œil fixateur est en abduction.
L'abaissement en adduction, beaucoup moins fréquent que l'élévation en adduction, est symptomatique d'une hyper-action du muscle oblique supérieur du bulbe de l’œil; quand il est peu marqué, il est plus évident dans le regard oblique, c'est-à-dire quand on place l'œil concerné dans le champ d'action du muscle oblique supérieur du bulbe de l’œil. Dans les cas typiques, il est associé à une hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil opposé (antagoniste opposé du muscle oblique supérieur du bulbe de l’œil). Cette hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil opposé doit être systématiquement recherchée ; s'il y a hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil droit, elle est recherchée dans le regard en haut et à gauche (champ d'action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil gauche), en maintenant l'œil droit fixateur. Dans le strabisme concomitant non opéré, l'abaissement en adduction est très souvent bilatéral symétrique ou asymétrique. Dans le strabisme opéré, il peut être consécutif à un affaiblissement d'un ou des deux muscles obliques inférieurs du bulbe de l’œil. Il peut être associé à une déviation verticale dissociée dont il faut éventuellement tenir compte quand on recherche l'hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil, son antagoniste opposé.

[P2]

Édit. 2017

abaissement en ophtalmologie n.m.

depression

duction

[P2]

Édit. 2018

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