Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2016-1

67 résultats :

thorax n.m.

thorax (TA)

thorax

Partie supérieure du tronc située au-dessus du diaphragme qui le ferme en bas.

Ses parois sont constituées en outre par les éléments du squelette thoracique unis par les articulations thoraciques et complétés par les muscles thoraciques et leurs fascias. Ces parois délimitent la cavité thoracique.

cavité thoracique, squelette du thorax, articulations du thorax, muscles du thorax, diaphragme

pectus carinatum l.m.

pectus carinatum, chicken breast

Déformation de la paroi antérieure du thorax projeté en avant dans le sens vertical.

Le sternum et les cartilages costaux sont augmentés en longueur, la déformation peut être symétrique ou asymétrique, elle peut concerner la totalité du sternum ou seulement une partie, elle s’accentue avec la croissance pubertaire, elle est souvent familiale. Certains thorax en carène sont associés à une cyphose rachidienne.

Étym. lat. pectus : poitrine ; carinatus : en carène

Syn. thorax en carène, thorax en bréchet.

pectus excavatum l.m.

funnel chest, funnel breast, pectus excavatum

Déformation en creux de la paroi antérieure du thorax, accentuée en inspiration, s’aggravant au cours de la croissance.

Le creux est plus ou moins étendu en hauteur, en profondeur et en largeur. Le fond du creux correspond à la dernière pièce sternale. On peut distinguer des formes infundibulaires relativement étroites et des formes à thorax plat qui se voient dans certains cas de maladie de Marfan. Le caractère familial se retrouve dans 15 à 25% des cas.

Étym. lat. pectus : poitrine; excavatum : creusé

Syn. thorax en entonnoir

sommet du thorax l.m.

thorax summit

ouverture supérieure du thorax

thorax de pigeon l.m.

pigeon breast

pectus arcuatum

thorax en bréchet l.m.

thorax en carène

Syn. thorax en carène

thorax en carène l.m.

pectus carinatum, pectus gallinatum

Déformation avec saillie médiane sur toute la hauteur de la lame sternale.

Malformation rare sans retentissement fonctionnel, sauf autres malformations associées en particulier cardiovasculaires.

Elle est observée surtout chez le garçon. Pour certains, elle serait plus souvent associée à un syndrome de Marfan que le thorax en entonnoir.

L’indication opératoire, malgré le caractère très inesthétique de la déformation, est à discuter.

B. Marfan pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1896)

Syn. pectus carinatum, thorax en bréchet

thorax en chapelet l.m.

chondrosternal rosary

image en chapelet du thorax

thorax en entonnoir l.m.

pectus excavatum, pectus recurvatum, funnel chest

Rétropulsion du sternum entraînant les cartilages costaux, formant un éperon intrathoracique qui déplace le cœur sur la gauche le plus souvent.

Habituellement congénitale, la déformation respecte le manubrium sternal et intéresse le corps du sternum, le processus xiphoïde et l’insertion supérieure des muscles droits de l’abdomen. La déformation apparait aux alentours de la 7e année. Elle peut comprimer les organes du médiastin.

La lésion est surtout très inesthétique et la pratique très précoce du sport limite l’importance de la déformation.

Les indications chirurgicales de la sternochondroplastie sont rares et réservées aux formes très importantes.

Dans les formes modérées la mise en place de deux lames de redressement rétrosternales par de petites incisions cutanées est une technique peu délabrante donnant de bons résultats (technique de Nuss)

D. Nuss, chirurgien thoracique américain (1986).

Syn. cuvette sternale, pectus excavatum

thorax fermé (chirurgie à) l.m.

closed-chest surgery

Chirurgie pratiquée sans ouverture de la cage thoracique.

La chirurgie cardiaque et notamment coronaire et la chirurgie pulmonaire à thorax fermé ont été rendues possibles par la mise au point de la vidéochirurgie à l’intérieur du thorax. Bien que faisable et réaliste, ses possibilités sont limitées par la complexité technique des gestes de revascularisation chez beaucoup de patients.

articulations du thorax l.f.p.

juncturae thoracis (TA)

thoracic joints

Articulations des différentes pièces osseuses du thorax entre elles et avec la colonne vertébrale.

Elles comprennent les syndesmoses du thorax avec la membrane intercostale externe et la membrane intercostale interne, les synchondroses du thorax costosternales, de la première côte, et les synchondroses sternales. Les diarthroses du thorax sont les articulations costovertébrales, sternocostales, costochondrales, et interchondrales.

base du thorax l.f.

ouverture inférieure du thorax

chylothorax n.m. [K4]

chylothorax

Épanchement aigu ou chronique de chyle dans une cavité pleurale, dont la cause est le plus souvent une effraction traumatique du canal thoracique ou d’une de ses branches, soit par traumatisme thoracique fermé, soit par blessure directe (en particulier chirurgicale).

Plus rarement le chylothorax est lié à un processus pathologique, généralement tumoral. Le chylothorax peut s’assécher spontanément, après une ou plusieurs ponctions. S’il persiste, il devient nécessaire d’oblitérer chirurgicalement la brèche du canal thoracique, le point le plus difficile de ce traitement étant le repérage exact de la fistule

chylothorax spontané l.m. [K4]

thoracic chylous effusion, spontaneous chylothorax

Épanchement pleural d’aspect laiteux ou lactescent dû à une fuite de chyle émanant d’une rupture du canal thoracique ou de ses collatérales souspleurales.

Dans près de la moitié des cas, il a une cause tumorale et alors 3 fois sur 4 c’est un lymphome. Parmi les autres causes, on peut retrouver une filariose, une compression ganglionnaire. La thrombose du tronc veineux brachiocéphalique gauche est une cause exceptionnelle. Chez la femme, on évoquera une lymphangio­myomatose.

chylothorax traumatique l.m. [K4]

traumatic chylothorax

Épanchement de chyle par rupture du canal thoracique au cours d’un traumatisme thoracique.

Ce liquide est riche en triglycérides, sous la forme de chylomicrons émulsionnés, et en protides.

Cet épanchement est exceptionnel au cours des traumatismes fermés du thorax. Il y a souvent une fracture vertébrocostale en regard, difficile à déceler. Sa reconnaissance impose le jeûne avec nutrition parentérale et drainage. La persistance du recueil d’un volume de liquide supérieur à 300mL par 24 heures, au-delà de 8 à 10 jours, impose une intervention pour lier le canal thoracique de part et d’autre de la rupture.

Bien particuliers et plus fréquents sont les chylothorax postopératoires. après pneumo­nectomies, œsophagectomies ou curages lymphatiques médiastinaux. Ils posent les mêmes problèmes thérapeutiques.

circonférence inférieure du thorax l.f. [A2 2015]

ouverture inférieure du thorax

circonférence supérieure du thorax l.f. [A2 2015]

ouverture supérieure du thorax

fascia endothoracique l.m.

fascia endothoracica, fascia parietalis thoracis  (TA)

endothoracic fascia, parietal fascia of thorax

Couche de tissu celluleux qui double la face périphérique de la plèvre.

Elle prend le nom de membrane sous-pleurale au niveau de la paroi thoracique et de fascia phrénico-pleural au niveau de la face supérieure du diaphragme.

Syn. fascia pariétal du thorax anc. aponévrose endothoracique, fascia sous-pleural, lame sous-pleurale, tissu sous-pleural

fascia pariétal du thorax l.m.

fascia endothoracique

hémithorax n.m.[A1-2015]

hemithorax

Moitié droite ou gauche du thorax située de part et d’autre du médiastin .

hémopneumothorax n.m.[K1]

haemopneumothorax

hémopneumothorax traumatique

hémopneumothorax spontané l.m. [K1]

spontaneous haemopneumothorax

Épanchement d’air et de sang dans la cavité pleurale.

Il s’observe surtout chez l’homme jeune (9 fois sur 10). Son apparition implique l’existence simultanée d’une bulle et d’une bride. La bulle se perfore déterminant un pneumothorax bridé. Si la fistule aérienne persiste, lorsque la pression intrapleurale est suffisante, la bride se rompt entrainant le saignement de son vaisseau, tributaire des artères intercostales. L’abondance de l’hémorragie est variable, de 100mL à 2litres.

Le traitement est le drainage du sang et de l’air ; la poursuite du saignement imposerait d’aller coaguler la bride.

bulle d’emphysème pulmonaire, bride, pneumothorax

hémopneumothorax traumatique l.m. [K1]

traumatic haemopneumothorax

Épanchement d’air et de sang dans la cavité pleurale dû à une déchirure pulmonaire ou à un embrochage du poumon par un fragment costal.

D’habitude il y a beaucoup d’air et peu de sang. La mise en place d’un petit drain entre 2 côtes en est alors le traitement simple.

Parfois l’épanchement sanglant est important, il s’agit alors d’une hémorragie des vaisseaux de la paroi thoracique le plus souvent. La persistance de l’hémorragie, malgré le drainage, impose une intervention d’hémostase.

hémothorax n.m.[K1]

haemothorax

Épanchement sanguin dans la plèvre.

L’hémothorax est généralement d’origine traumatique par blessure du poumon, du cœur ou d’une artère de la paroi thoracique. La blessure peut être directe par un projectile ou une arme blanche, elle peut aussi être consécutive à une fracture de côte si un fragment acéré de celle-ci embroche le poumon ou le cœur à travers la plèvre. Les hémothorax spontanés sont souvent d’origine tumorale. Enfin l’ouverture chirurgicale d’une plèvre entraîne un certain épanchement qu’il convient de drainer préventivement en fin d’intervention sur le poumon.

La perte de sang peut être considérable et mettre en danger la vie du patient. Un épanchement important entraîne une insuffisance ventilatoire grave, surtout si, lors des secours, on couche le blessé sur le côté opposé à l’épanchement.

Le sang de l’épanchement devient rapidement incoagulable. Il peut être réinjecté au patient par autotransfusion.

autotransfusion, drainage pleural, hémothorax spontané, hémothorax traumatique

Étym. gr. haima: sang; thôrax: poitrine

hémothorax spontané l.m. [K1]

spontaneous haemothorax

Épanchement sanglant dans la cavité pleurale en dehors de tout traumatisme.

Sa cause la plus fréquente est une tumeur pleurale maligne, plus souvent secondaire que primitive.

Il doit être distingué des exsudats hémorragiques. Son traitement immédiat est le drainage.

drainage pleural, hémothorax

Étym. gr. haima: sang; thôrax: poitrine

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