Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2013

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fossette sus et rétropleurale de Sebilleau l.f.

Dépression anguleuse située au-dessus et en arrière du dôme pleural.

Elle est limitée en arrière par le col de la première côte, en dedans par le ligament vertébropleural, en dehors par le ligament costopleural, en dessous c’est le fascia endothoracique plaqué au-dessus de la cupule pleurale, enfin le ligament vertébropleurocostal est au-dessus et en dehors.

Elle contient le ganglion cervicothoracique. L’anastomose qu’envoie le premier nerf thoracique au huitième nerf cervical passe au-dessous du ligament costopleural. Le tronc artériel costocervical croise la face externe du ganglion cervicothoracique et, atteignant le col de la première côte il se divise dans la fossette en artère intercostale suprême et artère cervicale profonde.

[Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica]

Pierre Sebilleau, anatomiste et chirurgien français (1859-1953)

fossettes des granulations de Pacchioni l.f.p.

à fossettes granulaires

fossettes granulaires l.f.p.

granular depressions

Petites fossettes apparaissant sur les radiographies du crâne comme des images lacunaires dont, en général, un bord est net tandis que le bord opposé est flou, d’où un aspect "ourlé" caractéristique. Sur le cliché de face, elles siègent de part et d’autre de l’image du sillon du sinus sagittal supérieur.

On peut en trouver également sur le cliché en incidence de Worms et Bretton, de part et d’autre de l’image du sillon du sinus transverse. Les fossettes granulaires contiennent des granulations arachnoïdiennes ou granulations de Pacchioni.

Syn. fossettes des granulations de Pacchioni

fossette vestibulaire inférieure l.f.

à aire vestibulaire inférieure du méat acoustique interne

fossette vestibulaire supérieure l.f.

à aire vestibulaire supérieure du méat acoustique interne

Foster-Kennedy (syndrome de) l.m.

Foster-Kennedy’s syndrome

Syndrome neuro-oculaire associant une atrophie optique du côté de la lésion à une stase papillaire controlatérale.

Caractéristique du syndrome préchiasmatique, il est provoqué par une lésion qui, simultanément, comprime progressivement un des deux nerfs optiques intracrâniens, ce qui produit l’atrophie optique homolatérale, et induit une hypertension intracrânienne, traduite notamment par l’œdème papillaire du côté opposé.

Il s’agit généralement d’une tumeur de la base du crâne (méningiome de la petite aile du sphénoïde) ou d’une tumeur du lobe frontal, celle-ci généralement accompagnée d’une anosmie homolatérale par rapport à l’atrophie optique.

Les neuropathies optiques ischémiques peuvent simuler ce syndrome (pseudosyndrome de Foster-Kennedy).

R. Foster-Kennedy, neurologue irlandais-américain (1884-1952)

—> neuropathies optiques

Fothergill (opération de) l.f.

Fothergill’s operation

—> Manchester (opération de)

Fotopoulos (syndrome de) l.m.

Fotopoulos’ syndrome

Amyotrophie spinale associée à une chorée de Huntington.

Foucault (courants de) l.m.p.

Eddy’s currents

Dans un volume conducteur, courants électriques induits par une variation rapide de champ magnétique.

En IRM, les variations des gradients encodeurs sont à l’origine de courants de Foucault qui perturbent les courants utiles et créent des artéfacts. On les évite en utilisant des contre bobines de gradients ou des courants compensateurs.

foudroiement l.f.

lightning injuries

Atteinte par la foudre ou un choc électrique, dont les manifestations fréquentes intéressent en général le système nerveux central, encore insuffisamment connues, qui peuvent être liées aux effets du courant proprement dit, à la surpression ainsi provoquée (barotraumatisme), à un traumatisme par projection et/ou à un arrêt cardiorespiratoire, ce dernier à l’origine d’une hypoxie cérébrale.

Une perte de connaissance immédiate ou même un coma survient dans 75% des cas, avec amnésie régressive par la suite. Bien plus rarement, sont relevés un infarctus, une hémorragie cérébrale. ou une atteinte cérébelleuse. Une amyotrophie spinale ou une myélopathie progressive retardée sont possibles. Une neuropathie périphérique avérée reste exceptionnelle chez les foudroyés, contrairement aux électrocutés par le courant industriel, qui passe habituellement par l’extrémité d’un membre, et chez qui interviennent des brûlures directes ou une compression (syndrome des loges).

La plupart des foudroyés présenteraient une "kéraunoparalysie" (J.M. Charcot, I890), ou paralysie flasque avec troubles vasomoteurs, régressive en 24 heures, dont le mécanisme reste imprécis.

De nombreuses atteintes non neurologiques sont observées (cutanées, cardiovasculaires, respiratoires, otologiques, ophtalmologiques, insuffisance rénale, etc.).

Au long cours, des troubles mnésiques durables sont fréquents, de multiples manifestations de conversion, souvent transitoires, possibles, ainsi que des modifications de la personnalité, voire des états dépressifs. Une surveillance est nécessaire.

—> électrique (premiers secours aux victimes d’un accident), syndrome des loges

foulure n.f.

strain

Entorse bénigne liée à une distension ligamentaire sans mouvement anormal.

fourche aortique l.f.

aortic bifurcation

—> carrefour aortique

fourche de réplication l.f.

replication fork

Ouverture de la molécule double brin du chromosome bactérien, apparaissant à l’origine de réplication et progressant dans les deux directions jusqu’à la terminaison de la réplication.

L’un des brins, répliqué en continu, est dit brin directeur, l’autre répliqué en fragments discontinus appelés fragments d’Okasaki, est dit brin discontinu jusqu’à rétablissement de la continuité après ligature.

fourche urétérale l.f.

ureteral branch

Lieu de réunion des deux uretères d’une fibidité urétéropyélocalicielle.

fourchette n.f.

Région anatomique qui correspond à la partie postérieure du vestibule vulvaire.

fourchette vulvaire l.f.

posterior vulvar commissure

—> commissure vulvaire postérieure

Fourier (plan de) l.m.

Fourier’s plane, k space

En IRM, dans la technique 2DFT, matrice bidimensionnelle intermédiaire entre le plan de coupe, composé de voxels, et la matrice-image définitive, formée de pixels.

Véritable canevas de l’image, le plan de Fourier ou espace des k (espaces des fréquences spatiales k) est une matrice 2D dans laquelle sont stockées les données brutes, codées en phase et en fréquence, placées en rang de lignes et de colonnes. Mais une ligne ou un point de ce plan ne correspond pas à une ligne ou à un point de la matrice image définitive, mais à une fraction de l’image entière. Ainsi, si la matrice a 256 lignes, chaque ligne du plan de Fourier correspond à 1/256 de l’image totale. Dans ce plan, le signal est maximal (rephasage maximal) au centre du plan (qui correspond aux basses fréquences); il est minimal (déphasage maximal) à la périphérie (hautes fréquences). Il en résulte que le centre du plan de Fourier gouverne le contraste de l’image, et la périphérie la résolution spatiale. On passe du plan de Fourier à la matrice image définitive par une transformation de Fourier effectuée dans chacune des deux directions y (codage par la phase) et x (codage en fréquence), d’où le nom de double transformation de Fourier (2DFT)

à gradient bipolaire, gradient de codage de phase, gradient de codage en fréquence,

Syn. espace des k, fenêtre de lecture

Fourier (série de) l.f.

à Fourier (théorèmes de)

Fourier (théorèmes de) l.m.p.

Fourier’s theorems

1) Toute fonction périodique peut être considérée comme la somme de toutes les fonctions sinusoïdales ayant des fréquences multiples de celles de la fonction primitive (harmoniques), mais avec des amplitudes diverses et des déphasages éventuels.

L’expression mathématique de ce théorème est une suite convergente de fonctions sinusoïdales telles que:

A=a 1 sinw t + a 2 sin (2w t + j 2 ) + a 3 sin (3w t+j3 ) +… etc. dans laquelle a 1 est l’amplitude de la vibration fondamentale; a 2 , a 3 … les harmoniques 2, 3 …; w la pulsation et j la phase de l’harmonique 2, 3 …

2) Toute fonction non périodique peut être considérée comme une demi-période d’une fonction périodique et, en tant que telle, peut être décomposée en une série convergente de Fourier.

Il existe une méthode mathématique (qu’un ordinateur sait utiliser), capable de décomposer une fonction en série de Fourier.

J. Fourier, mathématicien français (1768-1830)

Fourier (transformation de) l.f.

Fourier’s transformation, Fourier’s transform

Opération mathématique permettant de décomposer un signal complexe quelconque en une somme de termes sinusoïdaux, de fréquence et de phases différentes.

En imagerie numérisée et en scanographie, la reconstruction de l’image à partir des données brutes utilise une transformation de Fourier.

En IRM, la reconstruction d’une coupe à partir du plan de Fourier (où les signaux sont codés en phase et en fréquence) utilise une double transformation de Fourier (technique 2 DFT); la reconstruction d’un volume, une triple transformation de Fourier (technique 3 DFT).

à Fourier (transformée de), Fourier (théorèmes de)

Fourier (transformée de) l.f.

Fourier’s transform

Résultat d’une transformation de Fourier ; image obtenue par une transformation de Fourier.

Ainsi p. ex., la fonction de dispersion ponctuelle d’un système d’imagerie est la transformée de Fourier de la fonction de transfert de modulation de ce système.

En imagerie numérisée, les données numériques contenues dans la matrice après reconstruction sont la transformée de Fourier des données brutes enregistrées par la machine.

à Fourier (transformation de)

fourmillement (d’une image) n.m.

swarming

Anomalie d’une image dynamique qui, en chaque point, présente une variation aléatoire rapide de sa luminance.

Il peut être causé par un défaut électronique de l’imageur. Il peut aussi apparaître dans l’utilisation d’un amplificateur de luminance à très faible débit d’exposition, dû à la fluctuation quantique de la densité des photons X.

Faible en radiologie traditionnelle, en raison de l’importance des flux de photons X utilisés, il est plus important en tomodensitométrie et surtout en scintigraphie où les flux de photons sont limités par des considérations radiobiologiques. En IRM il est moyen, indépendant du signal en cause, et d’origine technologique.

à rapport signal/bruit

Syn. bruit

fourmis (morsure de) l.f.

bite of ants

Morsure de la fourmi commune avec ses pinces buccales, elle déverse ensuite son venin par l’abdomen: sa piqure est peu douloureuse.

La fourmi Myrmica (Nord et Centre de la France) possède un aiguillon, sa piqure est douloureuse.

à envenimation

Étym. lat. formica : fourmi

fovea centralis

fovea centralis

Syn. fovéa moléculaire

fovéa maculaire l.f.

central fovea

Dépression centrale de la macula, qui ne comporte que des cônes au nombre de 20 à 30000 autour d’un bouquet central d’environ 2500 cônes.

Syn. fovea centralis

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