Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2015-2

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urétéropyélostomie n.f.

ureteropyelostomy

Abouchement d’un uretère dans l’autre pyélon d’une duplicité pyélo-urétérale.

Il s’agit presque toujours de l’abouchement du moignon urétéral du pyélon supérieur dans l’inférieur. Cette opération permet l’urétérectomie totale de l’uretère supérieur et la conservation d’un pôle supérieur rénal encore fonctionnel, p. ex. dans la cure d’un abouchement ectopique de l’uretère ou d’une urétérocèle ectopique.

duplicité urétérorénale, urétérectomie, urétérocèle

urétérosigmoïdostomie n.f.

ureterosigmoïdostomy

Abouchement de l’uretère dans le côlon sigmoïde

Cette dérivation urinaire interne utilise le côlon et le rectum comme nouveau réservoir urinaire, le sphincter anal comme moyen de continence. Elle crée un mélange des matières et des urines et des mictions anales. Mieux supportée par la femme que par l’homme, ses inconvénients potentiels sont le reflux gazeux et fécal dans la voie excrétrice, l’infection urétérorénale, les troubles hydro-électrolytiques engendrés par les phénomènes de réabsorption (acidose hyperchlorhémique, hypokaliémie), et à long terme l’apparition de tumeurs colorectales. Il existe de nombreuses techniques différentes d’anastomose (Coffey, Stiles, Hinman, Charbit, Nesbit, Cordonnier, Goodwin, Petit-Leadbetter, Mathisen) comportant ou non une trompe urétérale, un tunnel sousmuqueux antireflux, une suture urétérocolique "bord à bord", etc.

R. C. Coffey, chirurgien américain (1929); J.J. Cordonnier, urologue américain (1949); R.M. Nesbit, chirurgien américain (1949); W.F. Leadbetter, urologue américain (1951); W.E. Goodwin, urologue américain (1953); W. Mathisen, urologue norvégien (1953); F. Hinman Jr, urologue américain (1955); M. Petit, urologue français (1984); L. Charbit, urologue français (1987) R.E. Stiles, urologue américain (1969)

Coffey (technique de)

Syn. implantation urétérocolique

urétérostomie n.f.

ureterostomy

Abouchement de l’uretère ailleurs que dans la vessie ou à la peau.

transurétéro-urétérostomie cutanée, urétérocysto­néostomie, urétérosigmoïdostomie, urétérostomie cutanée, urétérostomie cutanée transintestinale, urétéro-urétérostomie, urétérostomie in situ

urétérostomie cutanée l.f.

cutaneous ureterostomy

Abouchement de l’uretère à la peau en vue d’une dérivation urinaire externe définitive.

Il s’agit de la plus simple et la plus ancienne des techniques. Elle peut être uni ou bilatérale. Elle nécessite un appareillage par poches collées étanches; elle peut être conçue avec ou sans sonde en place permanente. Elle est maintenant presque abandonnée en raison de ses inconvénients: sténoses fréquentes de l’abouchement urétérocutané, infection urétérorénale, lithiase, difficulté de cathétérisme pour le remplacement périodique des sondes d’urétérostomie, qui aboutissent trop souvent à la destruction rénale.

dérivation urinaire, urétérostomie, urétérostomie cutanée latérale, urétérostomie cutanée transiléale, urétérostomie cutanée transintestinale

urétérostomie cutanée latérale l.f.

lateral loop ureterostomy

Variante technique de l’urétérostomie cutanée surtout utilisée dans la chirurgie du méga-uretère de l’enfant, qui n’interrompt pas la continuité de l’uretère extériorisé et permet donc un rétablissement ultérieur de la continuité .

dérivation urinaire, urétérostomie

urétérostomie cutanée transiléale l.f.

trans-ileal cutaneous ureterostomy, Bricker’s procedure

Technique d’urétérostomie cutanée transintestinale non continente utilisant un segment iléal.

dérivation urinaire, urétérostomie

Syn. opération de Bricker

urétérostomie cutanée transintestinale l.f.

trans-intestinal cutaneous ureterostomy, Bricker’s procedure

Mode de dérivation urinaire externe abouchant les uretères dans un segment intestinal (iléal ou colique) isolé, lui-même abouché à la peau.

L’interposition d’un segment intestinal, dans la majorité des cas iléal (opération de Bricker), parfois sigmoïdien, a pour but la réduction à un seul orifice de la stomie cutanée ainsi plus facilement appareillable et mieux supportée par le malade, une meilleure protection contre l’infection, l’inutilité de sondes urétérales à demeure et donc une meilleure préservation de la fonction rénale, tous éléments de progrès par rapport à l’urétérostomie cutanée simple. Cette dérivation donne lieu à un écoulement continu des urines vers l’extérieur sauf dans le cas où un système de continence est chirurgicalement confectionné.

E.M. Bricker, chirurgien américain (1950)

Bricker (opération de), conduit colique, dérivation urinaire, dérivation urinaire continente, urétérostomie cutanée, urétérostomie cutanée transiléale

urétérostomie in situ l.f.

temporary ureterostomy in situ

Mode de drainage externe temporaire des cavités rénales par une sonde urétérale sortant à travers la paroi urétérale ou vésicale.

Il en existe deux variétés techniques, selon le niveau de l’intervention sur l’arbre urinaire. La sonde urétérale, avant de traverser la paroi musculaire et la peau, transperce soit la paroi de l’uretère lombaire, soit la paroi vésicale, la sonde intubant alors la jonction (ou l’anastomose) urétérovésicale. Ce mode de drainage, employé surtout après la chirurgie réparatrice de la voie excrétrice supérieure, a l’avantage de ne pas blesser le parenchyme rénal et de permettre une mobilisation précoce de l’opéré.

dérivation urinaire, urétérostomie

urétéro-urétérostomie l.f.

uretero-ureterostomy

Abouchement d’un uretère dans l’uretère controlatéral, ou homolatéral d’une duplicité.

Cette opération comporte une exclusion ou exérèse d’un segment urétéral distal (dans la cure d’un obstacle ou d’une destruction urétérale), et l’abouchement de l’uretère proximal dans la continuité de l’autre uretère, sain, par anastomose terminolatérale, rétablissant ainsi une voie excrétrice perméable pour le rein ou hémirein fonctionnel sus-jacent à la lésion.

urétérocèle, urétéropyélostomie, urétérostomie,

uréthrostomie périnéale n.f.

perineal urethrostomy

Abouchement de l’urèthre bulbopérinéal à la peau du périnée.

Cette méthode de dérivation externe des urines était utilisée autrefois soit en prévision d’une chirurgie uréthrale réparatrice d’aval, soit comme solution transitoire ou définitive de restauration des mictions en amont de lésions uréthrales jugées incurables, soit comme voie d’abord plus directe de l’urèthre postérieur (surtout chez l’enfant).

Elle n’est plus guère utilisée aujourd’hui en tant qu’intervention isolée, mais elle est réalisée de fait lors de la mise à plat de l’urèthre en un premier temps d’uréthroplastie cutanée.

uréthroplastie cutanée

vaso-épididymostomie n.f.

vaso epididymostomy

Anastomose entre le canal déférent et le conduit épididymaire.

Cette anastomose microchirurgicale, destinée à la cure de certains obstacles de la voie spermatique, peut être faite à plein canal entre le conduit épididymaire dilaté et la lumière du canal déférent sectionné (anastomose terminoterminale) ou le déférent ouvert dans le sens longitudinal et l’épididyme incisé (anastomose latérolatérale).

Syn. anastomose épididymodéférentielle

vaso-vasostomie n.f.

vasovasostomy

Anastomose microchirurgicale terminoterminale d’un canal déférent, généralement effectuée après vasectomie, dans le but de faire recouvrer à l’homme des possibilités procréatrices.

vasectomie

Syn. reperméation des canaux déférents

ventriculo-atriostomie n.f.

ventriculoatriostomy

Création d’une communication entre un ventricule cérébral latéral et une oreillette par un tube plastique muni d’une valve assurant le sens unique du liquide céphalorachidien afin d’évacuer l’excès de ce dernier dans certaines hydrocéphalies.

Nulsen et Spitz (1952)

hydrocéphalie, dérivation du liquide céphalorachidien

ventriculo-cisternostomie n.f.

ventriculo-cisternostomy

Création d’une communication entre les ventricules cérébraux et les citernes des espaces sous-arachnoïdiens pour évacuer dans certaines hydrocéphalies, l’excès de liquide céphalotachidien.

Cette intervention peut mettre en relation soit le III ème ventricule avec la citerne interpédonculaire 1, soit le venticule latéral avec la citerne cérébello-médullaire 2 . W. Dandy, neurochirurgien américain (1922); 2 A. Torkildsen, neurochirurgien norvégien (1939)

hydrocéphalie, dérivation du liquide céphalorachidien

ventriculo-péritonéostomie l.f.

ventriculoperitoeal shunt

Création d’une communication entre les ventricules cérébraux et la cavité péritonéale pour évacuer dans certaines hydrocéphalies, l’excès de liquide céphalorachidien.

W. Kaush, chirurgien allemand (1908), W.V. Cone,neurochirurgien canadien (1948)

hydrocéphalie, dérivation du liquide céphalorachidien

ventriculostomie n.f.

ventriculostomy

Mises en relation d’un ventricule latéral cérébral avec une oreillette cardiaque ou avec la cavité péritonéale pour évacuer le liquide céphalorachidien dans certaines hydrocéphalies.

hydrocéphalie, dérivation du liquide céphalorachidien

Étym. lat. ventriculus : ventricule; gr. stoma : bouche

vésicostomie n.f.

tubeless cutaneous vesicostomy, trans-ileal cutaneous vesicostomy

Mode de dérivation "basse" externe des urines, par abouchement de la vessie à la peau hypogastrique.

Peu usitée, cette dérivation ne comporte pas de sonde à demeure, mais nécessite soit un appareillage externe, soit des autosondages si le dispositif est continent. L’abouchement vésicocutané a recours à une plastie par lambeau plan ou tubulé de la paroi vésicale, ou encore à l’interposition d’un segment iléal isolé: c’est la vésicostomie cutanée transiléale.

cystostomie

Witzel (iléostomie de) l.f.

Witzel’s ileostomy

Technique dans laquelle une sonde est enfoncée sur une dizaine de centimètres dans un manchon intestinal séromusculaire.

Ce procédé est indiqué dans les iléostomies provisoires car il facilite la fermeture de la stomie après suppression de la sonde.

O Witzel, chirurgien allemand (1856-1925)

xérostomie en psychiatrie l.f.

xerostomia in psychiatry

Sensation plus ou moins accentuée de sécheresse de la bouche.

Elle se rencontre chez les dépressifs, mais est surtout provoquée par certains neuroleptiques et principalement par les antidépresseurs, du fait de leurs effets anticholinergiques. Dans les chimiothérapies au long cours, une surveillance stomatologique régulière et une correction de l’hyposialie sont indispensables pour prévenir les candidoses rebelles et les délabrements dentaires.

Étym. gr. xeros : sec, et stoma : bouche

Syn. hypo-, aptyalisme, et hypo-, asialie

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