Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2014

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apex de la corne dorsale de la moelle spinale l.m.

apex de la corne postérieure de la moelle spinale

apex de la corne postérieure de la moelle spinale l.m.

apex cornu posterioris medullae spinalis (TA)

apex of posterior horn of  spinal cord; apex of dorsal horn of spinal cord

Extrémité pointue de la tête de la corne postérieure de la moelle spinale.

Syn. apex de la corne dorsale de la moelle spinale

arachnoïde spinale l.f.

arachnoidea mater spinalis (TA)

spinal arachnoid mater

Partie de l’arachnoïde qui enveloppe la moelle spinale et la racine des nerfs spinaux jusqu’aux foramens intervertébraux.

Syn. anc.  arachnoïde rachidienne

artère de l’intumescence lombale l.f.

lumbar intumescence artery

Artère essentielle pour la vascularisation de la moelle épinière thoracique et lombaire.

Le plus souvent unique, naissant de la branche postérieure d’une artère lombaire gauche, elle suit un des nerfs spinaux entre le neuvième nerf thoracique et le deuxième nerf lombaire. Elle se divise en artères médullaires postérieure et antérieure. Elle peut être double. Parfois, elle nait à droite ou d’une artère intercostale postérieure entre la septième et la onzième, ou de l’artère souscostale. Elle suit alors un des nerfs thoraciques entre le cinquième et le huitième. Sa lésion entraine une paraplégie.

A. Adamkiewicz, médecin et anatomopathologiste autrichien (1850-1921)

Syn. artère spinale lombaire anc. artère du renflement lombaire, artère d’Adamkiewicz, grande artère radiculaire antérieure

artère spinale antérieure l.f.

arteria spinalis anterior (TA)

anterior spinal artery

Branche de l’artère vertébrale née un peu avant la constitution de l’artère basilaire.

Elle passe sur la face ventrale de la moelle allongée et fusionne sur la ligne médiane avec son homonyme du côté opposé pour former un tronc spinal antérieur.

artère spinale postérieure l.f.

arteria spinalis posterior (TA)

posterior spinal artery

Artère née de l’artère vertébrale au point où elle croise la face latérale de la moelle allongée.

Elle se dirige en bas et en dedans jusqu’à la face postérieure de la moelle allongée et de la moelle spinale, de chaque côté du sillon médian dorsal. Elle se divise en deux branches: une branche médiale en dedans des racines postérieurs des nerfs spinaux et une branche latérale en dehors de celles-ci. Ces branches descendent parallèlement au sillon dorso-latéral de la moelle spinale en s’anastomosant largement et en se terminant à la partie inférieure de la moelle cervicale où elle s’anastomose avec des branches venues des artères spinales latérales.

artère spinale lombaire l.f.

artère de l’intumescence lombaire

arthrodèse intervertébrale postérolatérale l.f.

postero-lateral spine fusion

Arthrodèse du rachis par décortication des articulations intervertébrales postérieures, des lames et des apophyses transverses avec apposition de greffons.

 Etym. gr. arthron : articulation ; dèsis  : fusion

arthrodèse vertébrale postérieure l.f.

posterior spine fusion

Fixation de deux ou plusieurs vertèbres par intervention sur les arcs postérieurs avivés, greffés et éventuellement fixés par du matériel métallique, destinée à assurer la correction de déformations et à maintenir la rigidité de la zone greffée durant le temps de consolidation.

De très nombreuses techniques ont été décrites selon le mode d’avivement, le type de greffon osseux, le matériel d’ostéosynthèse employé, la méthode d’immobilisation postopératoire. La greffe d’Albee par greffon osseux encastré dans les apophyses épineuses dédoublées parait très insuffisante. La technique de Hibbs comporte l’avivement des interarticulaires postérieures avec ou sans encastrement de copeaux osseux. Les techniques les plus utilisées associent un avivement très large de toute la face postérieure de l’arc postérieur depuis les apophyses épineuses jusqu’aux apophyses transverses à l’apport de greffons corticospongieux et spongieux et une fixation métallique. D’autres techniques sont plus spécifiques à la fixation lombosacrée et cervico-occipitale.

R.A. Hibbs, chirurgien américain (1911)

  → Albee (greffe d’), Harrington (instrumentation de), C.D. (instrumentation), Hibbs (opération de)

Étym. gr. arthron : articulation ; dèsis  : fusion

arthrose lombaire l.f.

osteoarthritis of lumbar spine

Atteinte dégénérative du rachis lombaire pouvant toucher les disques: discarthrose, et les articulaires postérieures: arthrose inter-apophysaire postérieure.

Étym. gr. arthron : articulation; ose : suffixe caractérisant une maladie chronique

Syn. lombarthrose

arthrose vertébrale (complications neurologiques de l’) l.f.p.

neurologic complications of spinal arthrosis

Vieillissement des structures anatomiques discovertébrales, commune après la cinquantaine, qui peut être responsable de compressions radiculaires, médullaires et plus rarement vasculaires.

Les syndromes radiculaires sont des névralgies cervicobrachiales, des lomboradiculalgies sciatiques ou crurales, plus rarement une méralgie paresthésique radiculaire L2 ou L3, parfois une névralgie intercostale. La compression foraminale ou dans le trou de conjugaison peut être aggravée par un bourrelet ou une hernie discale.

Les syndromes médullaires sont l’apanage de la moelle cervicale: c’est la myélopathie cervicarthrosique, plus fréquente lorsque le canal cervical est congénitalement étroit.

Les compressions vasculaires: artères radiculomédullaire, vertébrale dans le canal transversaire, spinale antérieure, spinale postérieure, veines médullaires épidurales et radiculaires, sont également décrites.

Le traitement est le plus souvent médical (repos, antalgiques, anti-inflammatoires). Une intervention chirurgicale de décompression peut être nécessaire.

cervicarthroses et sténoses du canal rachidien (myélopathies des)

Étym. gr. arthron : articulation; ose : suffixe caractérisant une maladie chronique

ataxie spinale héréditaire l.f.

Friedreich hereditary spinocerebellar ataxia

Friedreich (ataxie de)

ataxies spinocérébelleuses à hérédité autosomique dominante l.f.p.

autosomal dominant cerebellar ataxias

Affections neurologiques constituant un groupe de survenue généralement tardive (âge moyen de début: 30 ans), classé selon trois types (Harding).

De façon variable, le type I associe à l’ataxie une atrophie optique, des troubles oculomoteurs supranucléaires, des signes pyramidaux et extrapyramidaux, une amyotrophie et des fasciculations linguales et péribuccales. Généralement, il s’agit de lésions d’une atrophie olivo-ponto-cérébelleuse, dont les structures sont plus ou moins dépassées. Ce type est hétérogène au plan génétique, avec, pex., un locus sur le chromosome 6p22-23. Certaines formes sont liées à l’expansion anormale de triplets nucléotidiques CAG (cytosine, adénine, guanine) dans la région codante du gène de la maladie. Un même locus 14q32.I est en cause dans l’ataxie spinocérébelleuse 3 (SCA 3) et la maladie de Machado-Joseph. L’amplification CAG porte sur le chromosome 12p12 dans l’atrophie dentato-rubro-pallidoluysienne.

Dans le type II, qui reste imprécis sur le plan génétique, une dystrophie musculaire pigmentaire s’associe à l’ataxie.

Relativement pur, sans signes associés oculaires ni extrapyramidaux, le type III correspond aux formes dominantes de l’atrophie cérébello-olivaire de Holmes. Cette affection, dont il existe aussi une forme récessive, est superposable, au plan anatomoclinique, à l’atrophie corticale tardive sporadique de Pierre Marie, Foix et Alajouanine.

amplification de triplets nucléotidiques (affections neurologiques liées à l’)

Étym. gr. a: priv.; taxis: ordre

atrophie olivoponto-cérébelleuse de type I l.f.

olivopontocerebellar atrophy I

Atrophie cérébelleuse débutant à la troisième ou quatrième décennie avec ataxie cérébelleuse, mouvements choréiformes, paralysies bulbaires.

Le syndrome débute aux membres inférieurs puis supérieurs et évolue en moins d’une décennie vers la démence. Il existe des mouvements incoordonnés, une parole scandée, une hyperréflexie, et une altération du noyau des nerfs crâniens. Histologiquement on trouve une atrophie de la substance blanche du cervelet, du pédoncule cérébelleux et des noyaux bulbaires (olives et pont). Au niveau oculaire on peut constater une ophtalmoplégie progressive de type supranucléaire ou internucléaire, avec au tout début uniquement un ralentissement des mouvements oculaires avec saccades. Il peut également y avoir une atrophie optique. L’affection est autosomique dominante (MIM 164400).

P.Menzel, médecin allemand, (1891)

Étym. gr. a: privatif; trophê: nourriture

Syn. ataxie spinocérébelleuse I

barrière hématomédullaire l.f.

blood–spinal cord barrier

Les structures sont les mêmes qu’au niveau de la barrière hématoencéphalique.

Leurs modalités de fonctionnement sont identiques.

barrière hématoencéphalique

base de la corne postérieure de la moelle spinale l.f.

basis cornu posterioris medullae spinalis (TA)

base of posterior horn of spinal cord, base of dorsal horn of spinal cord

Partie de la corne postérieure de la moelle spinale adjacente à la substance intermédiaire latérale.

bord médial de la scapula l.m.

margo medialis scapulae (TA)

medial border of scapula

Bord qui sépare en dedans les faces antérieure et postérieure de la scapula.

Il dessine un angle très ouvert en dehors dont le sommet répond à l’extrémité médiale l’épine

de la scapula. Le muscle petit rhomboïde s’insère au-dessus de l’épine, le muscle grand

rhomboïde au-dessous.

Syn. anc. bord spinal de l’omoplate

bord spinal de l’omoplate l.m.

bord médial de la scapula

bourse sous-tendineuse du muscle infra-spineux l.f.

bourse subtendineuse du muscle infra-épineux

bourse subtendineuse du muscle infra-épineux l.f.

bursa subtendinea musculi infraspinati (TA).

Subtendinous bursa of infraspinatus

Bourse synoviale de glissement située entre le tendon du muscle infra-épineux et la capsule de l’articulation gléno-humérale.

Syn. bourse sous-tendineuse du muscle infra-spineux anc.  bourse séreuse du sous-épineux

branche externe du nerf spinal l.f.

extern connect of the spinal nerve

 rameau externe du nerf accessoire

branche dorsospinale des artères intercostales postérieures l.f.

Plus grosse collatérale de l’artère intercostale postérieure, qui nait au niveau de l’extrémité postérieure de l’espace intercostal.

Elle se porte en arrière et s’engage dans le foramen intervertébral antérieur où elle se divise en un rameau spinal et un rameau dorsal.

La Terminologia Anatomica ne reconnait que le rameau dorsal et les rameaux spinaux isolément.

branche externe du nerf spinal l.f.

lateral branch of the spinal nerve

rameau externe du nerf accessoire

Budge (centre vésicospinal de) l.m.

Budge’s vesicospinal center

contrôle de la miction

canal central de la moelle spinale l.m.

canalis centralis medulae spinalis (TA)

central canal of spinal cord

Canal filiforme longitudinal s’étendant sur toute la hauteur de la moelle spinale, du quatrième ventricule au ventricule terminal.

Il est situé au centre de la commissure grise.

Syn. anc.  canal de l’épendyme

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