Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2015-2

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magique (pensée) l.f.

magical thinking

Mode de pensée libéré des références logiques ("prélogique"), fondé sur la toute-puissance du désir.

Commune chez l’enfant, la pensée magique était classiquement considérée comme caractéristique de la mentalité dite "primitive".

En fait, cette recherche de forces mystérieuses, voire de croyances mystiques, demeure assez générale. Elle est souvent formée par des rémanences de clichés et désirs immémoriaux.

En psychiatrie, elle se manifeste chez les personnalités limites et schizotypiques, par les rites conjuratoires des névroses obsessionnelles, dans les schizophrénies paranoïdes et certains syndromes délirants organiques.

Étym. gr. magikos: relatif à la magie, de mageia, sorcellerie pratiquée par le magos, prêtre persan, mage

Magitot (périmètre de) l.m.

Magitot’s perimeter

Instrument ancien qui comportait un arc périmétrique orientable avec appuie-tête.

Le test était présenté au sujet à l’aide d’un pistolet projecteur d’index. Ce périmètre était une adaptation pour l’examen clinique du périmètre de recherche de Ferree et Rand.

E. Magitot, dentiste français, membre de l’Académie de médecine (1833-1897); C.E. Ferree et G. Rand, psychologues américains (1920)

magnésiémie n.f.

magnesiemia,

Concentration de magnésium dans le plasma; elle est normalement comprise entre 0,70 et 1,10 mmol/L.

Dans le plasma, le magnésium est pour les deux tiers sous forme d’ions libres et pour un tiers lié à des protéines. Dans les globules rouges, la concentration de magnésium est plus élevée que dans le plasma (2,5 à 3,0 mmol/L)

La magnésiémie augmente dans les insuffisances rénales, au cours des ictères par rétention ou du coma diabétique. Elle diminue dans certaines diarrhées sévères, dans divers syndromes tétaniques, dans l’hyperaldostéronisme primaire, en cas de carence alimentaire ou de syndromes de malabsorption. Le dosage du magnésium érythrocytaire est un meilleur marqueur des carences en magnésium que son dosage plasmatique.

magnésium

Étym. gr. ou lat. magnes : aimant : haima : sang

magnésium n.m.

magnesium

Élément de numéro atomique 12, et de masse 24,3. Métal d’aspect brillant, ductile, qui s’oxyde à l’air et brûle en produisant une flamme éblouissante.

Il se combine aisément avec les métalloïdes; il décompose l’eau à 70° C. Il est très utilisé dans l’industrie. Très répandu dans la nature, dans divers minerais, dans l’eau de mer, dans des eaux minérales, il est un constituant important des végétaux, entrant notamment dans la composition de la chlorophylle. Il a un rôle physiologique comme activateur ou cofacteur de nombreux systèmes enzymatiques, en particulier des réactions où intervient l’ATP. Sa carence se traduit par une hyperexcitabilité musculaire et des convulsions. Un excès de magnésium peut provoquer une dépression du système nerveux central et une perturbation de la transmission nerveuse périphérique.

Symb. Mg

Étym. gr. ou lat. magnes : aimant (la magnésioferrite, oxyde de fer et de magnésium, d’où on peut obtenir de la magnésie, étant très magnétique)

magnétisation n.f.

magnetization

Anglicisme souvent employé à tort pour aimantation.

aimantation

magnétisme n.m.

magnetism

Phénomène physique responsable de l’attraction, de la répulsion et de l’orientation de certains corps, ayant pour origine les particularités de l’interaction entre les charges électriques, lorsqu’elles se déplacent à des vitesses proches de celle de la lumière. Il est défini physiquement par le moment magnétique.

On peut observer des phénomènes magnétiques au voisinage de conducteurs électriques, comme au voisinage de corps dont les molécules sont ordonnées de façon à ce que certaines orbites électroniques, assimilables à des boucles de courant élémentaires, présentent des orientations propres à conjuguer leurs effets de façon permanente. Dans l’un et l’autre cas, on dit être en présence d’un aimant.

ferromagnétisme, paramagnétisme, diamagnétisme

Étym. gr. ou lat. magnes : aimant ( la province de Magnésie, en Asie Mineure, étant riche en pierres aimantées naturelles)

magnétite non stœchiométrique l. f.

not stœchiométric magnetite

Suspension buvable de cristaux d’oxyde de fer(175 mg de fer/litre) enrobés de silicone, dont les propriétés paramagnétiques entraînent la suppression du signal IRM .

Le produit ne franchit pas la barrière gastro-intestinale. Utilisé en IRM par voie orale ou rectale pour repérer le tube digestif et faciliter le bilan d’extension des tumeurs pelviennes et la recherche d’adénopathies.

stœchiométrique

Étym. gr. stoichelion : élément ; metrikos: métrique, de metron: mesure

Magnin et Naudin (méthode de) l.f.

Magnin and Naudin’s procedure

Technique de radiopelvimétrie où la mesure du détroit supérieur est effectuée en procubitus et où celles du diamètre bisciatique et bi-ischiatique effectuées sur une patiente en décubitus dorsal, cuisses fléchies à 45° se trouvent dans le même plan horizontal.

Les clichés sont surimpressionnés à travers un écran ponctué permettant le calcul des différents diamètres. Cette technique mesurant les diamètres des détroits supérieur, moyen, inférieur. Technique obsolète remplacée actuellement par la pelvimétrie tomodensitométrique

P. Magnin, gynécologue-obstétricien français, membre de l’Académie de médecine et E. P.Naudin, radiologues français (1975)

Magnin et Naudin (position de) l.f.

Magnin and Naudin’s position

Position d’étude radiopelvimétrique de l’arcade pubienne.

La femme est en décubitus dorsal, genoux écartés et jambes et cuisses demifléchies. Le tube est centré sur la symphyse pubienne et incliné de 30° sur la verticale.

P. Magnin gynécologue-obstétricien français, membre de l’Académie de médecine et E.P. Naudin, radiologue français (1966)

Magnin et Thoulon (classification de) l.f.

Magnin and Thoulon’s classification

Méthode d’évaluation des cicatrices d’hystéro­tomie à partir d’une image hystérographique de profil.

L’existence d’une lacune en regard de la cicatrice et son importance permettent de déterminer 4 classes de cicatrices.

P. Magnin, gynécologue français, membre de l’Académie de médecine, E.P. Naudin, radiologue français et J.M. Thoulon, gynécologue français (1975)

Magnin (indice de) l.m.

Magnin’s index

Somme des mesures radiopelvimétriques du diamètre transverse médian (DTM) et du diamètre antéro-postérieur utile, diamètre promonto-rétropubien.(DPRP).

Cette somme DTM+DPRP est normalement supérieur à 230 mm. Cet indice, confronté au diamètre bipariétal, permet d’évaluer le pronostic obstétrical.

P. Magnin, gynécologue-obstétricien français, membre de l’Académie de médecine (1975)

radiopelvimétrie

magnosystème n.m.

magnosystem

Partie du système visuel empruntant la voie magnocellulaire du corps géniculé latéral, particulièrement dévolue au traitement des signaux de contraste et de mouvement.

Les cellules de la voie magnocellulaire sont particulièrement sensibles aux hautes fréquences temporelles (papillotement) et aux contrastes inférieurs à 8%.

Étym. lat: magnus : grand; gr. sustêma: ensemble

magot chinois l.m.

Boudha posture

Aspect que revêt un fœtus dont les bras et les cuisses sont écartés du tronc et de l’abdomen par l’œdème et l’ascite.

Mahaim (fibres de) l.f.p.

Fibres myocardiques anormales et inconstantes possédant la capacité de conduire la stimulation auriculoventriculaire qui représentent, quand elles existent, une des voies de conduction accessoires doublant le système hissien normal et sont responsables de certains troubles du rythme cardiaque.

I.B. Mahaim, cardiologue suisse (1937)

Mahalanobis (coefficient de) l.m.

Mahalanobis’ coefficient

P.C. Mahalanobis, mathématicien indien (1936)

coefficient de Mahalanobis

Mahgoub (technique de) l.f.

Mahgoub’s technique

Intervention où les ovaires sont transposés en avant du ligament large et dont l’objectif est d’assurer une stérilisation réversible .

S. El Maghoub, gynécologue égyptien (1978)

Mahler (signe de) l.m.

Mahler’s sign

Tachycardie progressivement croissante dans le cadre d’une phlébite.

R. Mahler, médecin allemand (1895)

Mahon (manœuvre de) l.f.

Mahon’s manoeuvre

Manœuvre destinée à traiter la dystocie des épaules en plaçant l’index dans le creux de l’aisselle postérieure afin d’abaisser l’épaule postérieure sous le détroit supérieur.

R. Mahon, obstétricien français (1902-1990)

dystocie des épaules

Mahony (réflexe de) l.m.

Mahony’s reflex

Contraction périnéale volontaire utilisée pour inhiber la contraction du détrusor vésical.

Ce réflexe est utilisé lors de la rééducation des incontinences urinaires féminines (p. ex. après un sondage vésical prolongé en réanimation) en montrant à la patiente les contractions enregistrée sur écran grâce à un capteur pour lui permettre d’y associer les sensations qui accompagnent cette contraction.

D.T. Mahony, urologue américain (1977)

Mahran (technique de) l.f.

Mahran’s technique

Technique chirurgicale de cerclage du col par voie abdominale où l’on place une bandelette à la hauteur de l’isthme utérin.

M. Mahran, gynécologue obstétricien américain (1978)

maïeuticien n m

maieutician, maieuticist

Homme exerçant la profession d’accoucheur.

Ce néologisme , équivalent masculin du terme de sage-femme, a été proposé par l’Académie Française en 1980 mais refusé par l’ordre des sages-femmes.

Étym. gr. maïeutikê : art de se faire accoucher

Maillard (réaction de) l.f.

Maillard’s reaction

Réaction entre les amino-acides des protéines et les sucres réducteurs contenus dans les aliments survenant lors de la cuisson à haute température, entraînant la production de composés donnant du goût aux aliments mais dont certains comme sont toxiques: les AGE ( Advanced Glycation End products) ou PTG (produits terminaux de glycation), s’accumulant dans l’organisme et intervenant dans les processus de vieillissement.

Cette réaction est une glycosylation non enzymatique irréversible avec production dacrylamide. Elle est produite dans les aliments associant des protéines et de sucres, glucose et fructoses et des produits amylacés: viandes grillées, fritures, patisseries, produits torréfiés (café, cacao) soumis à des températures élevées de 140° à 165° et plus; leur brunissement serait fonction de la concentration en AGE. Elle serait responsable du vieillissement cellulaire par stress oxydatif et interviendrait dans l’athérosclérose et les maladies dégénératives: neurologiques cérébrales et périphériques, rénales, articulaires, oculaires.

Dans l’organisme, à température ordinaire, la réaction peut se produire entre les protéines et les sucres. Dans le sang la fraction de l’hémoglobine l’HbA1c réagit avec le glucose pour former l’hémoglobine glyquée (ou glycanée) dont l’excès (N=6%), liée à une hyperglycémie persistante, a une valeur pronostique en particulier dans les complications vasculaires du diabète.

L-C. Maillard, chimiste français (1912)

ACE, glycation, hémoglobne glyquée

maillet (doigt en) l.m.

mallet finger

Attitude en demi-flexion permanente de la phalange distale d’un doigt long par rupture souscutanée du tendon extenseur près de sa terminaison à la base de la troisième phalange ou par arrachement de son insertion terminale à la base de la 3e phalange d’un doigt long.

L’attitude est liée au défaut d’extension active de la 3e phalange, la flexion active, l’extension passive sont possibles. La rupture de l’extenseur est souvent liée à un traumatisme minime.

Syn. rupture sous-cutanée du tendon extenseur

main bote ulnaire l.f.

manus vara

Malposition de la main associant une déviation vers le bord ulnaire (médial) de l’avant-bras et une flexion palmaire.

La main bote ulnaire par malformation congénitale est associée à des rétractions musculo-tendineuses et souvent à des aplasies ou des déformations du rayon médial de l’avant-bras.

main bote

Étym. germ. butta : émoussé ; ulna  : avant-bras

main bote radiale l.f.

manus valga

Malformation congénitale de la main associant sa déviation vers le bord radial (latéral) de l’avant-bras, une absence du radius, un raccourcissement de l’avant-bras et une saillie de la tête de l’ulna.

Elle s’observe surtout dans un contexte poly­malformatif: malformation cardiaque, atrésie de l’œsophage, malformation vertébrale, etc.

main bote

Étym. germ. butta : émoussé ; radius : rayon de roue, baguette

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