Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2016-1

20 résultats :

chondrite n.f. [I1]

chondritis

Inflammation du tissu cartilagineux, pouvant entraîner des douleurs avec, au niveau de la lésion, des signes inflammatoires locaux.

Cette inflammation peut se localiser en divers endroits. Au niveau des cartilages costaux, elle réalisera le syndrome de Tietze. Au pavillon de l’oreille et au nez, elle se place dans la polychondrite chronique atrophiante. , chirurgien allemand (1921)

Étym. gr. khondron: cartilage; ite: suffixe indiquant l’inflammation

corps étranger articulaire l.m. [I1, I2]

loose body

1) Fragment ostéocartilagineux provenant d’un foyer de nécrose osseuse localisée, séquelle d’une ostéochondrite disséquante au stade de séquestration et libéré dans l’articulation.

Son revêtement fibrocartilagineux et sa forme ovalaire lui donnent une mobilité intraarticulaire qui lui vaut son nom de souris articulaire.

2) Élément libre ou fixé situé dans une articulation, d’origine intrinsèque (fracture ostéochondrale, synovite) ou extrinsèque (par pénétration accidentelle).

arthrophyte

Syn. ostéochondrite disséquante

dysplasie épiphysaire multiple l.f.

multiple epiphysal dysplasia

Ostéoarthrite sévère des hanches se développant chez l’enfant ou l’adulte jeune.

Atteinte symétrique des articulations des membres, troubles de la marche, hypotonie et hyperlaxité ligamentaire, petite taille et brachydactylie, kératose pilaire atrophiante de la face; kératodermie palmoplantaire en aires; ongles dystrophiques. Au niveau oculaire peuvent exister une dystrophie cornéenne sousépithéliale et une cataracte. L’affection est autosomique dominante (MIM 132400). Locus du gène (MED) en 19q12.

Fairbank (1935)

Étym. gr. dus : difficulté; plasein : façonner

Syn. MED, Fairbank (dysplasie épiphysaire de), polyostéochondrite, Lehmann-Ribbing-Muller (syndrome de), dysplasie polyépiphysaire dominante, Valentin (maladie de )

ostéochondrite n.f.

osteochondritis

Dystrophie de croissance intéressant le cartilage et l’os adjacent.

Elle peut concerner toute surface articulaire, les zones d’insertion tendineuse et les jonctions ostéocartilagineuses.

Quand elle n’est pas de nature inflammatoire, le terme «ostéochondrose» lui est préférable.

 ostéochondrose

Étym. gr. osteon : os; chondros : cartilage

ostéochondrite après réduction l.f.

avascular osteonecrosis following treatment

Trouble trophique de l’épiphyse fémorale supé­rieure constaté après traitement d’une luxation congénitale de la hanche et considéré comme un trouble vasculaire iatrogène de la tête fémorale.

Les lésions sont classées en 4 groupes selon l’importance de l’atteinte de la tête fémorale: dans le groupe I, l’atteinte est partielle et l’évolution est favorable; dans le groupe IV, la nécrose du noyau fémoral est totale avec atteinte de la région métaphysaire, le pronostic est très défavorable. La gravité des groupes intermédiaires dépend de l’extension plus ou moins importante des lésions et de l’âge de l’enfant.

Lorenz (méthode de)

Syn. épiphysite postréductionnelle

ostéochondrite de la rotule (ou de la patella) l.f.

rotule (ostéochondrite de la)

Syn. ostéochondrose de la rotule

ostéochondrite disséquante l.f.

osteochondritis

Isolement et détachement éventuel d’un fragment ostéocartilagineux d’une surface articulaire par un processus de nécrose d’évolution lente, aboutissant à la formation d’un séquestre qui peut se détacher et tomber dans l’articulation formant un corps étranger articulaire.

Elle atteint surtout les grosses articulations, genou, hanche, coude, cheville au niveau des zones portantes ou soumises à des pressions. La zone intéressée peut évoluer vers la guérison, surtout chez le sujet jeune, avant fermeture du cartilage de conjugaison, ou vers la nécrose avec formation d’un séquestre en grelot dans une niche de la surface articulaire avant de se détacher en corps étranger libre dans l’articulation.

F . König, chirurgien allemand (1887)

corps étranger articulaire

Syn. maladie de König

ostéochondrite juvénile l.f.

juvenile osteochondrosis

Souffrance ischémique du noyau d’ossification de la tête fémorale qui atteint l’enfant entre 5 et 10 ans, avec atteinte unilatérale dans la plupart des cas, la boiterie étant souvent le seul signe, parfois associé à une gonalgie.

L’incidence radiographique de Löwenstein permet, sur un cliché de face du bassin, de montrer un élargissement apparent de l’interligne, une trame irrégulière et surtout une zone claire souschondrale avec un noyau céphalique rétracté et densifié. Si nécessaire, la scintigraphie confirme l’atteinte du noyau de la tête du fémur, en montrant un déficit de fixation. Si l’évolution continue, un stade de nécrose survient avec densification du noyau céphalique. Le stade de fragmentation ou de revascularisation lui fait suite et enfin le stade de reconstruction intervient, au cours duquel le noyau reprend une texture normale mais garde le plus souvent une forme aplatie: coxa plana. Le diagnostic au stade précoce est essentiel pour éviter cette déformation. Le traitement consiste en une mise en décharge et, si nécessaire, une chirurgie pour recentrer la tête par diverses ostéotomies.

ostéochondrite primitive de la hanche l.f.

deformans juvenilis osteochondrosis, Legg-Perthes-Calvé’s disease

Altération de l’épiphyse fémorale supérieure survenant chez l’enfant de 2 à 12 ans, surtout entre 4 et 8 ans, lié à une ostéonécrose plus ou moins étendue du noyau épiphysaire.

D’origine inconnue, l’ostéochondrite atteint surtout les garçons. Cette affection évolue vers la guérison en quelques mois ou années après un passage par plusieurs stades radiologiques de condensation, de fragmentation et de réparation, avec des séquelles fréquentes dont la plus importante est l’aplatissement de la tête fémorale ou coxa-plana. Le traitement a pour but d’éviter ces séquelles.

A.T. Legg, chirurgien américain (1910), G.Perthes, chirurgien allemand (1910), J. Calvé, chirurgien français (1910)

Catterall (classification de), Meyer (dysplasie de), coxa plana

Syn. ostéochondrose déformante juvénile, maladie de Legg-Perthes-Calvé, maladie de Calvé

ostéochondrite vertébrale l.f.

spinal osteochondrosis

épiphysite vertébrale

ostéochondrose n.f.

osteochondrosis, osteochondritis

Altération concomitante du cartilage et de l’os adjacent survenant le plus souvent en cours de croissance.

Elle atteint les surfaces articulaires, les épiphyses, les cartilages de croissance, les apophyses, les synchondroses. Elle est souvent asymptomatique ou entraîne des douleurs modérées spontanées, à l’effort et à la presion locale. Un épaississement, une élévation de la température locale peuvent être perçus en cas de lésion peu profonde.

Elle se traduit en imagerie médicale par des irrégularités trabéculaires, des microgéodes, un amincissement du cartilage, l’association de plages claires et de zones condensées, des tassementes osseux. L’examen histologique montre la juxtaposition d’os remanié, de cartilage plus ou moins modifié, de sclérose et de zones de nécrose. L’évolution est lente, en plusieurs mois ou années. Les lésions cicatrisent en fin de croissance, pouvant laisser des séquelles à type de déformations articulaires ou para-articulaires.

De très nombreuses affections peuvent être qualifiées d’ostéochondrose:1) selon leur localisation : épiphysites des membres et du rachis, apophysites et enthésites (maladie des insertions), souvent aux points d’ossification secondaire; 2) selon leur mécanisme: tassement ou arrachements traumatiques ou microtraumatiques, fractures de fatigue, nécroses avasculaires dans les épiphyses et les os courts. La cause est souvent méconnue ou reste imprécise.

épiphysite, apophysite, enthésite

Étym. gr. osteon : os; chondros : cartilage; ose : suffixe qualifiant une affecion chronique non inflammatoire

Syn. ostéochondrite, terme plus souvent employé pour qualifier cette lésion, bien qu’il soit préférable de réserver la désinence en ite pour qualifier une lésion inflammatoire.

ostéochondrose du capitellum   l.f. [I2]

capitellum (or capitulum) osteonecrosis

Nécrose de la partie inférieure du condyle latéral de l’humérus.

Son origine peut être traumatique ou microtraumatique ou dystrophique.

H.J. Panner, radiologiste danois (1927)

Étym. lat. capitulum : petite tête. Le terme capitellum n’existe pas en latin

Syn. maladie de Panner, ostéochondrite ou ostéochondrose disséquante du condyle huméral

Panner (maladie de) l.f.

Panner’s disease

Ostéochondrose du condyle huméral ou capitulum avec nécrose ostéocartilagineuse.

H. Panner, radiologue danois (1871-1930)

Syn. ostéochondrite du condyle huméral

périchondrite auriculaire l.f.

auricular perichondritis, pina perichondritis

Affection grave du pavillon de l’oreille, d’origine bactérienne, pouvant évoluer vers la nécrose.

Elle peut survenir après un traumatisme, un hématome du pavillon, un furoncle du conduit, une intervention portant sur le cartilage ou sur une otite moyenne chronique.

furoncle, otite moyenne chronique

périchondrite laryngée l.f.

laryngeal perichondritis

Infection des cartilages laryngés à partir d’un foyer infectieux endolaryngé.

Elle est devenue exceptionnelle depuis l’ère des antibiotiques, mais peut encore survenir dans les traumatismes graves du larynx ou dans les cancers irradiés.

Étym. gr. peri : autour; chondros : cartilage

polychondrite chronique atrophiante l.f.

relapsing polychondritis, chronic atrophic polychondritis

Maladie rare et grave caractérisée par des épisodes récidivants d’inflammation suivis de dégénérescence et de déformation de certains cartilages, notamment des oreilles, du nez, du larynx et de la trachée, débutant le plus souvent entre 40 et 60 ans et pouvant également se manifester par des atteintes articulaire, oculaire ou de l’oreille interne, de la fièvre, des signes cardiovasculaires et cutanés ou une néphropathie.

L’évolution se fait par poussées intermittentes régressant spontanément ou sous l’effet des traitements. Son étiologie reste inconnue. Sa capacité à toucher de nombreux organes et son association avec d’autres maladies systémiques la rapprochent du groupe des connectivites. Son traitement fait appel à la corticothérapie générale ou à la dapsone.

MAGIC syndrome

Syn. polychondrite à rechute

polyostéochondrite n.f.

epiphysal dysplasia multiple

Syn. maladie de Valentin

dysplasie épiphysaire multiple

rotule (ostéochondrite de la) l.f.

Larsen-Johansson disease, Sinding Larsen-Johansson disease

Ostéochondrose de la patella entraînant chez l’adolescent, douleur et gonflement du genou.

Deux formes principales peuvent être distinguées selon la localisation à la pointe ou à la base de l’os.

1 - la patellite de la pointe: la radiographie montre des irrégularités osseuses au niveau de l’insertion du tendon rotulien sur la rotule. (Larsen 1921 - Johansson 1992).

2 - la patellite de la base: des irrégularités siègent le long de la base du bord supérieur de l’os.

Dans les deux cas, il semble s’agir d’une enthésite, maladie des insertions, sur un os en voie de croissance.

Syn. ostéochondrite de la patella, patellite des adolescents, patellite de croissance, ostéochondrose de la patella, maladie de Larsen-Johansson

Silfverskiöld (syndrome de) l.m.

Silfverskiöld’s syndrome, polyepiphyseal dysplasia

Syndrome congénital fait de troubles de croissance des épiphyses osseuses et des métaphyses, prdominant aux extrémités.

L’affection, d’hérédité autosomique dominante, se manfeste vers l’âge de 3 ans par la déformation des mains et des pieds qui sont courts, avec des doigts et des orteils d’aspect boudiné et des ongles bombés.

Elle entre dans le cadre des dysplasies épiphysométaphysaires et son atteinte distale en fait une forme«périphérique» de ces dysplasies. Elle est très proche de la pléonostéose de Léri.

L.O. Silfverskiöld, médecin suédois (1926)

pléonostéose

Syn. dysplasie épiphysométaphysaire à forme périphérique, polyostéochondrite de type Silfverskiold

Tietze (syndrome de) l.m.

Tietze’s disease

Tuméfaction douloureuse d’un ou plusieurs cartilages chondrocostaux supérieurs, le plus souvent le 2 e ou le 3 e, à début aigu ou progressif.

L’affection est observée chez l’adulte aux alentours de la quarantaine dans les deux sexes; elle est ordinairement unilatérale. La douleur est aggravée par l’inspiration profonde, la toux l’éternuement, par les mouvements du bras et de l’épaule; elle peut irradier au bras et à l’épaule. La jonction chondrocostale est gonflée, saillante, douloureuse à la pression et à la mobilisation . La biopsie est normale. L’origine est inconnue. Les caractères de la douleur, les constatations cliniques permettent d’éliminer une douleur d’origine coronarienne. Le traitement repose sur les antalgiques et les anti-inflammatoires non stéroïdiens.

A. Tietze, chirurgien allemand (1921)

chondrite

Syn. costochondrite