Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2013

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calcification nodulaire isolée de Winer l.f.

solitary nodular calcification of the skin

Nodule cutané congénital localisé le plus souvent sur la tête, le cou ou les extrémités, à surface lisse ou parfois verruqueuse, correspondant à des dépôts intradermiques de concrétions calcaires que l’on peut encore mieux identifier par la coloration de von Kossa.

L. H. Winer, dermatologiste américain (1952)

calcification placentaire l.f.p.

placental calcification

Dépôts calciques dans le placenta, plus fréquents en fin de grossesse et en cas de nécrose intervilleuse et d’infarctus placentaire.

calcifications mammaires l.f.p.

breast calcification

Dépôt de calcium au sein du tissu mammaire bien visible à la mammographie.

Sa valeur diagnostique dépend de son aspect : les macrocalcifications sont bénignes. Les microcalcifications n’évoquent un foyer de cancer mammaire que si elles sont groupées, de forme irrégulière ou agencées en rayon de roue. Elles doivent alors faire l’objet d’une biopsie chirurgicale.

microcalcifications

calcinose nodulaire l.f.

calcification nodulaire isolée de Winer

calcinose salivaire l.f.

salivary calcinosis

Processus calcifiant du parenchyme salivaire, surtout parotidien.

Elle diffère de la lithiase, où les calculs se développent dans la lumière des canaux excréteurs.

parotidite calcifiante, lithiase salivaire, colique salivaire

Syn. parotidite calcifiante

calcul biliaire l.m.

biliary calculus

Formation solide située dans les voies biliaires, vésicule, canaux biliaires intra- ou extrahépatiques.

On reconnaît trois types de calculs biliaires selon leur couleur: jaune (cholestéroliques), marron (pigmentaires marron) et noirs (pigmentaires noirs). Les calculs à dominante cholestérolique sont solubles dans les solvants organiques comme le méthylterbutyléther. Le plus souvent leur composition est mixte: le noyau central noirâtre contient des pigments biliaires, la couche superficielle en anneau contient des sels de calcium.

Syn. lithiase biliaire

calcul salivaire l.m.

salivary calculus, salivary stone

Concrétion solide formée dans les canaux excréteurs des glandes salivaires.

colique salivaire, lithiase salivaire, parotidite calcifiante

Syn. sialolithe

calcul urinaire l.m.

urinary stone

Concrétion pierreuse, faite de matière organique, minérale ou mixte, se formant dans la lumière de la voie excrétrice urinaire.

lithiase urinaire

Caldero-Barcia (classification de) l.f.

Caldero-Barcia’s classification

Classification des ralentissements du rythme cardiaque fœtal pendant le travail en deux groupes ou «dip» : le dip 1 définit un ralentissement strictement contemporain, et image en miroir, d’une contraction utérine; le dip 2 définit un ralentissement dont le nadir est retardé par rapport au zénith de la contraction utérine et qui persiste après la fin de la contraction.

R. Caldero-Barcia, gynécologue uruguayen (1921-1996)

Caldero-Barcia (théorie du gradient descendant de) l.f.

Caldero-Barcia’s myometrial gradient theory

Hypothèse selon laquelle la contraction utérine se propagerait avec une force décroissante depuis le fond vers le segment inférieur puis le col de l’utérus.

R. Caldero-Barcia, gynécologue uruguayen (1921-1996)

Caldero-Barcia (théorie ocytocique de) l.f.

Caldero-Barcia’s oxytoxin theory

Hypothèse selon laquelle le déclenchement de la parturition serait dû à une augmentation de libération pulsatile d’ocytocine par la posthypophyse.

Sur la foi de cette hypothèse, l’éthanol, uninhibiteur de l’excrétion de l’ocytocine, a très longtemps été utilisé comme médicament tocolytique dans les pays anglosaxons.

R. Caldero-Barcia, gynécologue uruguayen (1921-1996)

Caldwell et Moloy (classification de) l.f.

Caldwell and Moloy‘s classification

Classification radiologique du bassin obstétrical en quatre types : gynécoïde ou rond, androïde ou triangulaire, platypelloïde, aplati d’avant en arrière, et anthropoïde, aplati transversalement.

W. E. Caldwell (1880-1943), H. C. Moloy (1903-1953), gynécologues américains

Caldwell (incidence de) l.f.

Caldwell’s incidence

W. E. Caldwell (1880-1943)

incidence de face haute

Caldwell-Luc (intervention de) l.m.

Caldwell-Luc’s operation

Intervention chirurgicale portant sur le sinus maxillaire consistant à trépaner la fosse canine par la voie du vestibule buccal et à réaliser une contre-ouverture, dans le méat inférieur de la fosse nasale, pour assurer le drainage du sinus maxillaire.

G. W. Caldwell, médecin américain (1893); H. Luc, ORL français (1889)

calendrier des vaccinations l.m.

vaccination schedule

Programme de vaccinations recommandées à l’ensemble d’une population ou obligatoires et ayant pour objectif l’élimination des infections correspondantes.

En France, un calendrier des vaccinations est régulièrement publié par la Direction générale de la santé.

calendrier mictionnel l.m.

voiding record

Document utilisé pour l’analyse clinique des troubles mictionnels, constitué habituellement par le patient lui-même par la notation régulière, pour chaque miction, de son horaire et de la quantité d’urine émise, des fuites d’urine éventuelles, et parfois des boissons absorbées.

Il est complété éventuellement par la mesure échographique, clinique ou instrumentale du résidu postmictionnel.

calendrier pollinique l.m.

pollen schedule

Calendrier dressé pour chaque pays des différentes saisons polliniques au fil de l’année, avec désignation des pollens allergisants.

n.m. Calicivirus

Genre de virus à ARN, non enveloppés, appartenant à la famille des Caliciviridae .

Transmis par les selles, ces virus provoquent des gastroentérites bénignes chez les jeunes enfants, sous forme de petites épidémies ou de cas sporadiques, surtout en Asie du Sud-Est.

Syn. catalogue mictionnel, grille mictionnelle

Camurati-Engelmann (maladie de) l.m.

Camurati-Engelman’s disease

Ostéopathie héréditaire du développement symétrique progressive des diaphyses des os long et condensation des os de la base du crâne avec épaississement anormal du périoste.

L’affection est décelée dans la deuxième enfance; l’attention est attirée par les douleurs des membres, une difficulté de la marche, une faiblesse musculaire. La puberté est retardée. A l’examen radiologique les os longs cont condensés, épais, les corticales sont irrégulières, la cavité médullaire rétrécie; le rachis et la base du crâne peuvent être densifiés. Les métaphyses, les épiphyses et les extrémités des membres sont épargnées. Le pronostic est ordinairement favorable sous réserve de l’apparition d’une anémie, d’une déviation vertébrale, de la compression d’un nerf crânien.

La transmission est autosomique dominante, liée à une mutation du gène TGF-β1 en 19q13.1-q13.3. Certaines formes n’ont pas cette mutation.

M. Camurati, pédiatre italien (1922), G. Engelmann, médecin allemand (1929); première description par E.A. Cockayne, médecin britannique (1880-1956) (1920)

dysplasie diaphysaire progressive, Engelmann (maladie de)

Syn. maladie d’Engelmann, dysplasie diaphysaire progressive

canal cervicosegmentaire l.m.

low uterine segment

Canal constitué sur l’utérus gravide par l’intégration du col dans le segment inférieur lorsque la dilatation est complète.

Syn. canal cervico-utérin

canal cervicovaginal l.m.

cervico-vaginal canal

Canal qui, en fin de travail, lorsque la dilatation est complète, met directement en continuité la cavité utérine au niveau du segment inférieur et la cavité vaginale.

Syn. canal cervicosegmentaire

canal cochléaire l.m.

ductus cochlearis

cochlea duct

Canal membraneux prismatique, enroulé dans le limaçon osseux.

Il contient:

- l’organe de Corti (ganglion spiral), neuroépithélium constitué de cellules réceptrices sensorielles (cellules ciliées internes et externes entourées de cellules de soutien), et recouvert par la membrane tectoriale au-dessus des cellules sensorielles ;

- l’origine des fibres du nerf cochléaire, portion auditive de la VIIIe paire crânienne.

compression du nerf ulnaire (syndrome de) l.f.

nervus ulnaris compression

Syndrome sensitif et moteur dans les territoires innervés par lenerf ulnaire : dysesthésies, hypo ou anesthésie, parésies ou paralysies, provoqué par une compression le plus souvent d’origine extrinsèque.

Le nerf ulnaire au cours de son trajet de l’aisselle à la main peut être comprimé par une lésion d’origine traumatique, dystrophique, inflammatoire ou tumorale ; il est particulièrement exposé dans trois régionsoù il peut être bridé par des formations fibreuses ou ostéofibreuses :

- A la partie moyenne du bras, le nerf passe de la loge antérieure vers la loge postérieure à travers la cloison intermusculaire médiale qui peut être renforcé par une bande fibreuse, l’arcade de Struthers sous laquelle passe le nerf. Cette arcade peut dans de rares cas être une cause de compression. Une rare anomalie osseuse de l’humérus, l’épine susépicondylienne médiale (ou susépitrochléenne) peut fixer ou dédoubler le nerf et être une gêne à sa mobilité lors des mouvements.

- Au coude le nerf est comprimé dans le canal ulnaire le plus souvent à son entrée par un renforcement fibreux ou fibromusculaire de l’arcade qui unit les deux faisceaux d’origine du muscle flexor carpi ulnaris (m. cubital antérieur), l’arcade d’Osborne, étendue de l’épicondyle médial à l’olécrane. Dans le canal inextensible et étroit le nerf peut être comprimé par des causes extrinsèques: fracture, kyste, lésions d’arthrose et du rhumatisme inflammatoire ou par des lésions intrinsèques: épaississement du nerf, microtraumatismes, tumeur.

- Au poignet le nerf peut être comprimé dans le canal (ou loge) de Guyon.

C’est à la main que les signes objectifs de compression sont recherchés: griffe des deux derniers doigts, hypoesthésie de l’auriculaire et de la partie médiale de l’annulaire, parésie ou paralysie des muscles interosseux, du muscle adducteur du pouce, du faisceau profond du court fléchisseur. Le signe de Tinel peut donner une approximation du siège de la compressionet les troubles de conduction décelés par l’EMG donnent des indications sur sa localisation et son importance.

canal ulnaire (syndrome du), canal de Guyon, canal de Guyon (syndrome du), arcade de Struthers, arcade d’Osborne, Tinel (signe de)

canalicule biliaire l.m.

bile canaliculus

Structure intrahépatique permettant le drainage de la bile dès qu’elle est sécrétée par les hépatocytes, limitée directement par les membranes cytoplasmiques de deux hépatocytes contigus au niveau de leur pôle biliaire hérissé de microvillosités

L’ensemble des canalicules biliaires forme un réseau anastomotique d’un diamètre moyen de 0,5 à 1,25µm, qui communique avec les ductules ou cholangioles biliaires par le passage de Hering.

canalicule cochléaire l.m.

à aqueduc de la cochlé

canalicule épididymaire aberrant l.m.

ductulus aberrans

Diverticule inconstant de la tête ( ductus aberrans superior ) ou de la queue (ductus aberrans inferior ) de l’épididyme.

Syn. canalicule aberrantde Haller, vasa aberrantia

canal lombaire étroit (syndrome du) l.m.

narrow lumbar canal

Rétrécissement du canal lombaire soit constitutionnelle avec brièveté des pédicules, des lames et diminution de la distance interpédiculaire ou bien plus souvent, dégénérative par calcification et ossification des ligaments communs postérieurs, arthrose des articulaires postérieures, décompensant assez souvent un canal étroit constitutionnel.

Les troubles sensitifs et moteurs dépendent du niveau de la compression et de son intensité.

canal médullaire l.m.

medullary cavity.

Cavité centrale des os longs sur toute leur longueur, contenant la moelle osseuse.

canal sous-orbitaire l.m.

canalis infra-orbitalis

infra-orbital canal

Canal emprunté par le nerf maxillaire supérieur, branche sensitive du nerf trijumeau, qui se termine à ce niveau par le nerf sous-orbitaire cheminant avec les vaisseaux sous-orbitaires.

canal ulnaire l..m.

canalis ulnaris (TA)

ulnar canal

Tunnel ostéofibreux situé à la partie médiale du coude formé en avant par la partie postérieure et inférieure de l’épicondyle médial creusée en gouttière ( sulcus ulnaris ), latéralement par le bord médial de l’olécrane, la capsule articulaire et le ligament collatéral médial et en arrière par le retinaculum arciforme tendu entre le bord de l’épicondyle médial et l’olécrane,

Il sert de gaine pour le passage du nerf ulnaire et de son rameau artériel collatéral, en arrière et sous l’épicondyle médial et se prolonge sur trois à cinq centimètres dans la partie proximale de l’avant-bras. Le tissu fibreux postérieur est renforcé à l’entrée du canal par l’arcade du m. flexor carpi ulnaris (arcade d’Osborne) prolongée par les fibres les plus proximales du muscle et à la sortie du canal par un épaississement inconstant, l’arcade d’Amadio, épaississement de l’aponévrose entre le chef huméral du flexor carpi ulnaris et le m. flexor digitorum superficialis . Le nerf ulnaire glisse dans le canal lors de mouvements de flexion-extension du coude. Le canal , sous-cutané, peut être exploré cliniquement. Son contenu, le nerf ulnaire et son artère peuvent être lésés, comprimés ou irrités et provoquer un syndrome douloureux sensitif ou sensitivomoteur. Une laxité ou une rupture ligamentaire ou osseuse peuvent entraîner une instabilité du nerf qui se subluxe ou se luxe en avant en flexion du coude.

canal ulnaire (syndrome du), compression du nerf ulnaire (syndrome de), instabilité du nerf ulnaire au coude, arcade d’Osborne

Syn. canal cubital

canal ulnaire (syndrome du) l.m.

ulnar tunnel syndrome

Troubles sensitifs ou sensitivo-moteurs liés à le plus souvent une compression d’origine extrinsèque ou intrinsèque du nerf ulnaire dans son passage dans le canal ulnaire au coude.

Les femmes sont plus souvent atteintes (70 %) et 50 % des cas sont bilatéraux. Les douleurs locales au coude ne sont pas constantes. Les troubles sensitifs siègent à la main et aux doigts: dysesthésies, hypoesthésie de la partie médiale de la main, de l’auriculaire et de la moitié médiale de l’annulaire. Les troubles moteurs correspondent aux muscles innervés par le nerf ulnaire: amyotrophie des espaces interdigitaux, attitude en griffe des doigts, principalement des IV ème et V ème par paralysie des muscles interosseux et des deux derniers muscles lombricaux ( mm. lubricales) , parésie ou paralysie du muscle adducteur du pouce et du faisceau profond du m. court fléchisseur avec faiblesse de la pince latérale pouce-index (signe de Froment) et écartement permanent de l’auriculaire de l’axe de la main (signe de Wartenberg). Un ralentissement de la conduction nerveuse sensitive et motrice (< 50m/s) et des anomalies des enregistrements des muscles intrinsèques sont décelés à l’EMG.

La cause peut être extrinsèque: osseuse, articulaire, synoviale, tumorale, neuropathie, ou intrinsèque: tumeur, épaississement du nerf, réaction inflammatoire. Très souvent il s’agit d’une anomalie de la gaine fibreuse en particulier d’un épaississement du fascia fibreux entre les deux chefs du m. flexor carpi ulnaris à l’entrée du canal (l’arcade d’Osborne), découverte lors de l’intervention chirurgicale. Cette atteinte peut être liée aux conditions de travail avec une hyper-sollicitation répétée des gestes de flexion-extension ou de flexion forcée du coude, et plus exceptionnellement à une compression directe du nerf dans la gouttière épitrochléo-olécrânienne.

Cette affection est reconnue comme professionnelle (tableau 57 des maladies professionnelles)

canal ulnaire, compression du canal ulnaire (syndrome de), arcade d’Osborne

canaux alvéolaires l.m.p.

alveolar ducts

conduits alvéolaires

canaux biliaires intrahépatiques l.m.p.

intrahepatic ducts

Ensemble des canaux biliaires drainant les différents territoires hépatiques et se réunissant pour constituer le canal hépatique droit et le canal hépatique gauche.

Du lobule vers les canaux hépatiques droit et gauche, les canaux biliaires intrahépatiques sont: les canaux interlobulaires, les canaux segmentaires, les canaux droit et gauche.

canaux semi-circulaires l.m.p.

semi-circular canals

Partie de l’appareil récepteur périphérique des informations vestibulaires.

Ils constituent avec l’utricule et le saccule le labyrinthe membraneux postérieur. Au nombre de trois de chaque côté, situés dans le rocher, l’un est horizontal et les deux autres verticaux. Ils répondent aux stimulations angulaires d’accélération et de décélération grâce aux mouvements de l’endolymphe. Le récepteur sensoriel est situé dans la crête ampullaire, à une des extrémités de chaque canal.

cancer à cellules claires du rein l.m.

clear cell renal cell carcinoma

P. Grawitz, anatomopathologiste allemand (1883)

cancer du rein, tumeur de Grawitz

Syn. carcinome rénal à cellules claires

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